Chapitre 10 : Murmures dans les couloirs

Pdv Lily :

Lorsque j'ouvris les yeux ce matin-là, mon humeur était légèrement différente de celle de la veille. C'est en soupirant que je me préparais pour descendre prendre le petit déjeuner. Je retrouvais Valentine dans le hall avec un certain soulagement. J'avais une foule de chose à lui raconter. Entre l'attaque de la furie, la demande expresse de McGonagall de ne rien révéler à personne et les conflits entre James et Albus, j'avais passé la nuit à réfléchir et à me tourner dans tous les sens sans parvenir à trouver le sommeil.

-Salut alors prête pour les cours... mais tu as une mine affreuse ! Dit Valentine dès qu'elle me vit.

-Merci beaucoup Valentine...

-Désolée mais c'est vrai. Me répondit ma meilleure amie en m'adressant une mine contrite. Tu as dormi cette nuit ?

-Pas beaucoup, en réalité il faut que je te parle. Soupirais-je.

C'est en le disant que je me rendis compte d'à quel point j'en avais besoin. Je jetais un regard dépité aux portes de la Grande Salle à l'intérieur de laquelle Valentine et moi mangions séparément. En plus James, Rose et Hugo devaient déjà être attablés, et les voir était vraiment la dernière de mes envies en l'état actuel des choses. La Serdaigle semblait cependant avoir suivi mon regard.

-Si tu veux je vais piquer quelques toasts et on va manger dans un endroit tranquille où on pourra parler ? Me proposa-t-elle gentiment.

-Merci Valentine, je ne sais pas ce que je ferai sans toi.

Elle m'adressa un sourire indulgent et posa brièvement sa main sur mon épaule avant de se diriger vers les portes. Après son départ je me laissais tomber à même le sol. Ma tête vint s'appuyer sur le mur et je poussais un soupir de bien-être au contact de la pierre froide contre mon front. Les nuits blanches me provoquaient toujours des migraines carabinées. Peut-être que Madame Pomfresh pourrait me prescrire quelque chose pour ma tête. Si j'allais la voir maintenant, je serais à l'heure pour mon premier cours…. Mais si je faisais ça, adieu le petit déjeuner. En plus je risquais de croiser Albus et lui non plus, je n'avais pas envie de le voir.

Je ne comprenais pas vraiment d'où venait ce soudain désir de m'éloigner de ma famille. Après tout l'incident de la veille n'était pas si grave. Albus allait bien, la furie était morte... Mais quelque chose me disait que ce n'était que le commencement de nos ennuis. Tout de même de là à en faire une nuit blanche… Mais hier soir, mon cerveau avait semblé incapable de s'arrêter. Et plus je réfléchissais, moins je comprenais. Personne, et je dis bien personne n'aurait pu braver le système de sécurité de Poudlard et y introduire une furie ! Il n'y avait aucun moyen ! À part peut-être si c'était McGonagall qui l'avait fait entrer. Cette idée insensée m'arracha un petit rire.

-Ça me fait plaisir de voir que tu es toujours capable de rire toute seule ! S'exclama Valentine qui était de retour, accompagnée d'une irrésistible odeur de pain grillé. Bon tu viens ?

Je m'empressais de la suivre. Sur le chemin, je ne pus m'empêcher de repenser à la soirée de la veille. Après avoir quitté l'Infirmerie, James s'était montré particulièrement odieux dans ses propos. Il restait persuadé que Kendra Mills et Scorpius Malefoy avaient leur part de responsabilité dans ce qu'il appelait : le plan « anti-Potter », et qu'ils s'étaient attaqués au maillon faible, à savoir Albus. Une théorie un tantinet trop tirée par les cheveux si vous voulez mon avis. Pour moi elle n'était basée que sur sa profonde hostilité envers les verts et argents et je me refusais à y accorder le moindre crédit. Quant à Hugo, il avait semblé dans la lune toute la soirée. Il n'avait pas prononcé un mot quand nous étions dans l'Infirmerie et ne s'était guère montré plus loquace par la suite, se contentant d'un vague « bonne nuit », avant de disparaitre dans son dortoir.

Mais ce n'étais même pas ça qui m'inquiétait le plus. Non, ce qui me faisait peur, c'était la réaction de mon père. Sa façon de sous-entendre que peut-être quelqu'un avait fait entrer volontairement cette furie, comme pour faire diversion. Lui qui était d'ordinaire si soucieux de dire la vérité, lui qui ne nous avait jamais rien caché, nous traitant toujours comme si nous méritions de savoir, comme si nous pouvions comprendre, n'avait rien dit quand la directrice nous avez demandé de garder le silence. Il avait même eu l'air de se demander ce qu'il devait nous révéler ou pas. Kendra Mills et Scorpius Malefoy avaient fait irruption dans l'infirmerie avant que Papa ne se soit décidé à nous dire quoi que ce soit, mais il y avait autre chose là-dessous, j'en étais persuadée.

Le silence des couloirs puis l'air frais du parc soulagèrent un peu ma migraine. Valentine et moi marchâmes un moment avant de nous asseoir sur une souche d'arbre au soleil, en bordure de la Forêt Interdite. Je croquais dans un toast, et mastiquais de façon mécanique. Je n'avais pas spécialement faim et ce n'étais pas le bacon et le fromage fondue qui allaient m'aider à avoir moins mal au crâne. Le silence en revanche aurait pu aider, mais c'était sans compter Valentine.

-Alors tu m'explique ? Me questionna-t-elle aussitôt ma première bouchée avalée.

Je grimaçais en reposant mon toast à peine entamé, et d'une voix lasse, je lui racontais toute l'histoire. D'abord ma convocation à l'Infirmerie, puis les blessures de mon frère, l'arrivée de mes parents, la dispute de Maman et de la directrice, la consigne de silence, et enfin, surtout, la réaction inquiétante de mon Père. Lui parler me fit un bien fou. Cette histoire était trop surréaliste pour que je puisse la garder pour moi. Et si j'éprouvais une once de remord en pensant que j'enfreignais sciemment la consigne de silence de la directrice, je me consolais en me répétant que de toute façon, Valentine ne parlerait à personne de cette histoire. Et puis Scorpius et Kendra étaient déjà au courant, et je savais que Rose ne cachait rien à Melissa et Janice, donc personne ne viendrait me faire la morale.

-Attends, attends ralentis. Dit Valentine lorsque j'eus fini de parler. Ton frère, s'est fait attaquer par une créature maléfique, qui est entre parenthèses censée avoir disparue de Grande-Bretagne depuis des années, la directrice en personne t'a ordonné de mentir à toute l'Ecole et toi ce qui t'inquiète, c'est la réaction de ton Père ?

Valentine avait dit tout ça très vite, comme si elle avait peur que je l'empêche de parler. Ses longs cheveux bruns semblaient jouer avec le vent et ses grands yeux bleus me fixaient d'un air sérieux. La jeune fille semblait réellement perplexe et pour la première fois j'eus le sentiment que peu importe ce que je lui dirais, elle ne me comprendrait pas. Ma meilleure amie avait grandi sans parents, dans un orphelinat et parfois je prenais conscience du fossé qui nous séparais, moi qui avais toujours eut une famille aimante.

Mais c'était vrai que ma relation avec mon Père était assez spéciale. J'étais sa seule fille donc forcément nous avons des liens très fort. J'étais depuis toujours sa protégée, sa petite fille, sa petite dernière, mais c'était plus que ça. Parfois nous parvenions à nous comprendre d'un simple regard. Albus disait que c'était parce que j'étais celle qui ressemblait le plus à Papa. C'était peut-être vrai. Mais dans tous les cas, comment étais-je supposée expliquer cette complicité à quelqu'un qui avait grandi sans père ? Parfois il y avait des choses qu'il fallait vivre pour réellement les comprendre.

-Non, ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus... Enfin si. Je n'avais jamais vu mon père comme ça avant tu sais. Commençais-je. Il semblait tellement plongé dans son passé comme s'il revivait son époque et... On sait tous ce qu'il se passait à son époque. C'est dur à expliquer mais mon père a un sixième sens en ce qui concerne le danger et hier... Il a senti que quelque chose n'allait pas. Je ne sais pas vraiment si... Enfin si tu peux comprendre. Quand on ne fait pas partie de la famille, c'est dur.

Les grands yeux bleus de la Préfète se posèrent pensivement sur moi. Un long silence s'installa, puis elle murmura :

-Tu as raison, je ne comprends pas.

Plus tard alors que nous retournions au château, je sentis une drôle de boule se former dans ma gorge.

Conformément au plan du professeur McGonagall, l'histoire d'Albus Potter et de « l'acromentule des cachots » comme l'avait surnommée les élèves, se répandit telle une traînée de poudre dans les couloirs du Château. Afin d'éviter que nos versions ne se contredises, il avait été décidé que nous éviterions au maximum les questions des autres élèves. Mon frère resta donc imperturbable face à l'assaut des commères de l'Ecole. Ainsi à la fin de la journée la version « officielle » relatait un épique combat à mains nues qui se serait soldé par l'empoisonnement à mort d'Albus, sauvé in-extremis par l'infirmière. Bien sûr. Curieusement cette version ne semblait pas déplaire à mon plus jeune frère qui arborait un étrange petit sourire au moment du repas du soir.

-Quand même, une furie ! Me souffla une nouvelle fois Valentine à l'oreille.

Nous étions attablés dans la Grande Salle et j'étais occupée à expliquer pour la centième fois à une insupportable espèce de microbe de première année avec un appareil dentaire, prénommée Léa, que non je n'étais pas présente dans les Cachots, que non je n'avais pas vue l'araignée, et que non je ne lui présenterais pas Albus.

En entendant ma meilleure amie je me tendis immédiatement. Elle était venue s'asseoir à ma table s'attirant ainsi de nombreux regards réprobateurs, principalement de la part des membres de sa maison. Les Serdaigle étaient les plus attachés aux traditions de l'Ecole, et voir une de leur préfète assise à la table des rouges et or, même si ce n'était pas officiellement interdit par le règlement, ne leur plaisait pas beaucoup. Mais leurs regards noirs n'avaient pas le pouvoir d'entamer la soif de connaissances de ma meilleure amie, qui me bombardait de questions depuis le matin.

-Aller vas rejoindre tes amis Léa. Soupirais-je dans une dernière tentative de me débarrasser de la première année.

Joyeusement, le microbe s'éloigna en sautillant et je me tournais vers Valentine en serrant les dents.

-Moins fort tu veux. Chuchotais-je. J'ai déjà enfreint la règle en te parlant de ça, alors...

-Lily, Lily ! S'écria soudain une voix que je connaissais bien.

Je levais le nez de mon assiette à l'appel de Rose. Cette dernière se dirigeait vers moi d'un pas rapide. Ses longs cheveux roux, noués en queue de cheval, se balançaient dans son dos au rythme de sa marche. Elle arborait son air de miss je-sais-tout, et j'entrevoyais déjà mes maux de tête revenir au galop.

-Je crois que j'ai compris. S'exclama ma cousine en se laissant tomber sur un banc près de nous.

-Compris quoi ? Ça a un rapport avec la furie ?

Aux mots de Valentine je replongeais aussi sec le nez dans mes petits pois tandis que Rose levait un regard scandalisé vers moi.

-Tu lui as dit !? S'exclama-t-elle.

-Mais non, elle rigole. M'empressais-je de lui répondre en envoyant mon pied de toute mes forces dans le tibia de ma meilleure amie, qui poussa un glapissement peu crédible.

-Alors premièrement ma chère cousine, tu ne sais pas mentir, tu es aussi rouge que Papa le jour où il a dû avouer à Maman qu'il avait cassé son vase préféré. Et deuxièmement même si tu avais su mentir, ce n'est clairement pas son cas ! Chuchota furieusement Rose en pointant Valentine du doigt.

-Désolée... Me murmura la Serdaigle avant de se lever et de trottiner jusqu'à sa table, m'abandonnant à mon sort.

-Donc je disais. Repris Rose en attrapant un bout de pain dans une corbeille proche. Tu lui as dit ! La directrice a pourtant été très claire...

-Je sais ce qu'elle a dit Rose, j'étais là tu sais. Lâchais-je en abandonnant définitivement mon assiette de petits pois. Ecoute Val n'es pas du genre à participer aux rumeurs et elle ne répètera rien, alors je ne vois pas où est le problème. En plus tu ne vas pas me dire que ni toi ni James n'avez mis Melissa au courant ! Et Janice ?

Je compris que j'avais visé juste en voyant Rose rougir. Cette sale habitude de rougir rapidement était un trait commun chez les Weasley, et un instant j'eus presque pitié de ma cousine. Presque.

-Bon ça va, c'est vrai que je leur en ai parlé. Marmonna-t-elle. Et je comprends que tu aies eu besoin de te confier. Mais ne le dis à personne d'autre, ok ?

-Ne t'inquiète pas cousine, Valentine et moi, on sait garder un secret. Et si tu me disais plutôt ce que tu as compris ?

-J'ai passé la pause de midi à la Bibliothèque. Je ne pense pas qu'une créature aussi puissante qu'une furie ait pu être introduite dans le Château. Les protections magiques sont bien trop puissantes pour que ça soit envisageable. Donc si on ne l'a pas fait entrer ça veut dire...

-Qu'elle a dû naître à l'intérieur.

-Exactement. Approuva Rose.

Un silence s'installa entre nous et j'en profitais pour me maudire intérieurement. Une journée entière à réfléchir, à chercher et à retourner le problème dans tous les sens et je n'avais même pas envisagé cette possibilité.

-À partir de là, j'ai cherché un endroit où quelqu'un aurait pu élever une furie sans que personne ne la découvre. Reprit la Gryffondor. Je me suis renseignée sur les furies aussi. Il leur faut beaucoup de nourriture, l'équivalent de deux bœufs en viande par jour ! Vu que la nourriture est l'une des cinq exceptions à la loi de Gamp sur la métamorphose élémentaire...

-Rose... La coupais-je.

Règle numéro une avec les Potter-Weasley, ne jamais laisser Rose, Albus ou Tante Hermione commencer à parler des lois de Gamp... Sinon, on en avait pour des heures d'explications et de débat sur la Métamorphose élémentaire, une discipline qui personnellement ne m'enchantait pas particulièrement.

-Et donc il y a un endroit dans le Château où une telle chose s'est déjà produite, une créature élevée et gardée en vie pendant des années.

Je compris où elle voulait en venir une fraction de seconde avant qu'elle ne le dise.

-La Chambre des Secrets. Les yeux de ma cousine se mirent à briller quand elle ajouta : Et j'ai bien l'intention d'aller y faire un tour pour vérifier !

-Tu sais où est l'entrée ? Demandais-je doucement.

-Bien sûr. Il suffit de lire un peu. Par exemple la localisation de la Chambre est donnée dans Harry Potter l'histoire en sept volumes ou dans Chroniques de la seconde guerre, ou encore dans Tom Jedusor, les sombres secrets.

-Papa ne veut pas qu'on lise ce genre de bouquins. M'exclamais-je. Ces récits d'après-guerre sont pleins de faux renseignements. Tu devrais le savoir avec la Mère que tu as !

-C'est vrai mais dans le cas où les trois ouvrages donnent la même indication, on peut supposer qu'elle est véridique. Dit Rose. Et puis je me vois mal demander des informations sur la Chambre des Secrets à Oncle Harry. En revanche on va avoir un problème, il faut parler Fourchelangue pour pouvoir déverrouiller la porte.

Nous discutâmes quelques minutes de ce nouveau problème, mais sans entrevoir la moindre solution, puis Rose s'excusa et partit rejoindre Janice en me faisant promettre d'y réfléchir. Précaution inutile, mon cerveau tournait déjà à cent à l'heure. Je me dépêchais de finir mon repas et je me dirigeais vers la sortie, toujours plongée dans mes réflexions. Dans les escaliers, je me fis de nouveau abordée, par Aiden cette fois.

-Hey Lily-Jolie ! Quoi de neuf ? Alors ces nouveaux cours ? Me questionna-t-il avec entrain.

-Oh salut Aiden. Bien, très bien, j'ai eu le premier cours de Soins aux Créatures Magiques hier, c'était très intéressant.

-Intéressant ? Mais attends, ce n'est pas le cours pendant lequel les licornes ont déboulé en écrasant la moitié du potager d'Hagrid !? S'exclama-t-il.

-Euh si. Maintenant qu'il le disait, cette histoire de licorne me revenait. J'avais complètement oublié.

-Oublié ? Ça fait le tour de Poudlard et toi tu avais oublié ?

-Ben il faut dire qu'avec cette histoire d'attaque dans les Cachots, je n'ai pas eu le temps d'y penser.

-C'est vrai que c'est ton cousin qui s'est fait attaquer par cette araignée. Dit-il d'un ton compatissant. Mais maintenant ça va, il se sent mieux ?

-Oui, oui, il n'avait presque rien. Marmonnais-je.

-Et toi ça va ? Me questionna-t-il en me scrutant d'un air inquiet. Tu as l'air fatigué.

-Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit, mais ça va. C'est juste que… disons que ça fait beaucoup d'émotions pour une première semaine.

-Tu m'étonne ! Dit-il. En tout cas ce qui est sûr, c'est qu'on ne s'ennuie jamais avec ta famille ! Entre James et ses blagues, Albus et cette araignée et Hugo et les licornes ! Sans parler de vos exploits aux Quidditch.

-Oh tu sais, Hugo a juste entendue les licornes arriver parce qu'il a une bonne ouïe. Mais il n'a rien à voir dans cette histoire. Quant à Albus il été au mauvais endroit au mauvais moment. Et je ne me souviens pas que James ai fait de blague cette semaine.

-Non, mais ce n'est que la première semaine. Crois-moi, ça ne va pas tarder !

Je commençais à en avoir un peu marre de cette réputation agaçante de bête de foire. D'accord nous avions tous le chic pour nous retrouver mêlés à des histoire bizarre et James était le champion des blagues toutes catégories, et c'était vrai que nous étions, pour la plupart, doués au Quidditch. Mais ce n'était pas une raison pour nous étiqueter « attraction de l'Ecole ». Moi tout ce que je voulais, c'était aller en cours, passer du temps avec Valentine et mes cousins. Je n'avais aucune envie d'être traitée comme « Lily la fille d'Harry Potter et la petite sœur de James Potter » jusqu'à ma septième année.

-Au fait, à propos de famille, tu crois que tu pourrais me rendre un tout petit service Lily ? Reprit Aiden.

Il arborait sa petite bouille de chien battue absolument adorable, et je compris rapidement que j'allais être incapable de lui résister. Une mèche de cheveux, toujours la même, lui tombait sur les yeux d'une façon très perturbante et je résistais à l'envie de la lui remettre en place d'un doux geste de la main.

-Ok, qu'est-ce-que tu veux Praven ?

-Tu crois que tu pourrais me présenter à ta cousine ? J'aimerais la connaître un peu mieux, si tu vois ce que je veux dire.

Il m'adressa un clin d'œil et je sentis mon cœur tomber comme une pierre au fond de mon estomac. Entendons-nous bien, je n'étais pas amoureuse d'Aiden Praven. D'abord il était bien trop vieux pour moi, et ensuite, ce n'était absolument pas mon type. Non pas que j'ai un « type » de garçon, du haut de mes quatorze ans, mon expérience en matière de relations amoureuses était limitée pour ne pas dire inexistante. Mais je savais déjà qu'Aiden n'était pas le genre de personne avec qui je pourrais sortir. Il était trop arrogant, trop exubérant pour moi. Quand on avait grandi avec James Potter, on avait tendance à aspirer à un peu de calme !

Mais ne pas vouloir sortir avec lui ne m'empêchait pas de me sentir mal à l'aise à l'idée qu'il veuille draguer ma cousine. Aiden était mon ami, mais il n'était au fond pas si différent des autres. Il ne m'avait pas abordé pour me demander comment j'allais, ou pour passer du temps avec moi. Il voulait que je lui présente Rose. Et une fois de plus, je n'étais pas Lily Potter, je n'étais que la fille d'Harry Potter, la sœur de James Potter, la cousine de Rose Weasley.

Petit rappel : les auteurs se nourrissent de review ! Ne me laissez pas mourir de faim…

Sinon un grand merci à Akkemi pour son soutient, pour me relire, m'encourager, me supporter…. Je t'aime fort ! 3

oOo

08/03/19 : Je re-poste mes chapitres de début parce que je me suis rendue compte récemment qu'aucun ne me satisfaisait réellement^^ Voilà petit caprice d'auteur mais je vous jure de rapidement poster la suite malgré tout ! Zoubis, zoubis 3