Titre: Sumeragi→ The war between my feelings and my duties ( La guerre entre mes sentiments et mon devoir)
Auteur: Reiku E. Suzuki
Couple : Reituki!
Genre : Amour, amitié, guerre, trahison...
Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.
Commentaires:
J'ai décidé de changer la fin de cet histoire. J'hésitais entre deux fins, en vrai... Finalement j'en ai choisi une troisième, complètement différente^^'. Oui, je parle déjà de fin... parce que la fin de cette fic arrive petit à petit... Enfin, si on veut! Je prévois faire 17 chapitres^^' (et je prépare déjà la fin alors que je suis qu'au chapitre 10... Oui, je suis prévoyante, je sais! Mais au moins, je sais où je m'en vais!). Enfin, bon... désolé d'avoir mis du temps à poster cette suite^^' J'ai un peu trop de travaux à l'école, et puis je suis un peu trop sur les rps ces temps-ci, je l'avoue... (Mais je joue un Reituki en rp que j'adore vraiment... ça compte comme excuse?). Et en passant, je suis toujours ouverte pour de nouveaux rps, si quelqu'un est partant XD (ah, mais ça va ralentir mes sorties de fics...)
Chapitre 11
Étendu sur mon lit, j'avais encore les deux yeux grands ouverts malgré l'heure tardive. Je n'arrivais pas à m'endormir, ou plutôt, je n'arrivais pas à cesser de réfléchir. À chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais Ruki, son sourire, ses expressions... Je sentais la douceur de sa peau, son odeur un peu sucré, son souffle chaud, ses lèvres... Juste ces pensées que trop réelles suffisait à chasser toute trace de sommeil et à me faire monter le sang au visage.
Malheureusement, il ne s'agissait là que de la moitié des pensées qui passaient et repassaient en boucle dans ma tête. Je revoyais Uruha, mon meilleur ami... Mon ''amoureux'', que j'avais tout bonnement trompé pour un autre. Comment j'allais faire pour lui faire face à nouveau, sans me laisser envahir par le remord et la culpabilité? Comment j'allais pouvoir continuer à l'embrasser, à le rendre heureux, alors que je ne pourrais plus que penser à Ruki?
Mais merde, pourquoi je pensais tout ça alors qu'en ce moment même, Uruha devait encore être en train de négocier pour nous éviter une guerre! C'était la le plus important, la sécurité du pays, la sécurité de l'Empereur... Je suis descendu bien bas pour penser à mes émotions avant de penser à mon devoir...
Toc toc toc
-Qui c'est?
-Rei? Tu ne dors pas encore?
-Ah, Uruha... entre.
Le bel Empereur entra comme une ombre dans ma chambre, et en quelques secondes, je me retrouvais coincé entre ses bras. Je pouvais deviner le sourire sur ses lèvres, alors que je devais être blanc comme un drap. Comment... que dire... quoi faire... Bon Dieu, je sais que je suis mauvais comédien, mais aidez-moi à jouer la comédie!
Je repoussai Uruha pour pouvoir m'asseoir et allumai une bougie sur la table de chevet, histoire de faire un peu de lumière. Il s'assit à côté de moi, un peu trop proche.
-Je pensais que tu dormirais déjà...
-Je n'arrivais pas à dormir.
-C'est peut-être pour ça que tu ne vas pas bien, ces temps-ci. Tu devrais dormir plus.
-Euh...
-Hm... c'est vrai, c'est peut-être ma faute. Gomen ne^^'
Je ne trouvai rien à redire à ça. C'est vrai qu'il abusait un peu de moi, ces derniers temps... depuis qu'on est en couple, en vrai. Je sais pas comment il peut avoir toujours autant d'énergie. D'ailleurs, que venait-il faire dans ma chambre si tard le soir? J'avais un peu peur...
-Ne, Uruha... Les pourparlers avec l'autre pays se sont bien passé?
-...
-Quoi? Ça s'est si mal passé que ça?
-...
-Oh, aller, ne me cache rien. Je te signale que c'est moi qui doit diriger notre armée, si on doit aller en guerre. Alors s'il te plait, ne me cache rien.
-Justement, tu ne voudrais pas être promu à un titre de conseiller, ou n'importe quel poste qui te tiendrait loin du champ de bataille?
-Uruha...
-Bon, d'accord, j'ai échoué les discussions. Ils vont attaquer à la prochaine pleine lune...
-3 semaines? C'est un temps beaucoup trop court! J'aurai jamais le temps de préparer les hommes à un affrontement d'ici là... Et même pire qu'un affrontement, une véritable guerre!
-J'aimerais que tu quittes ton poste de général.
-Au moins, ils vont attaquer notre frontière Est, la plus facilement défendable grâce aux montagnes... Je n'aurai pas besoin de faire venir des hommes du sud ou du Nord, d'ailleurs on peut s'attendre à ce que d'autres pays essaies de nous attaquer en même temps, comme on sera occuper à l'Est...
-Reita, s'il te plait...
-Il faudra recruter des villageois sur place pour former une milice... 3 semaines, c'est pas assez! Il faut penser à la nourriture, aux armes...
-Reita!
J'avais presque oublié sa présence, trop occupé à réfléchir aux préparatifs de guerre. Du coup, il avait presque crié pour que je retourne vers lui mon attention. Je fus surpris de le voir un peu tremblant, hésitant. Il avait l'air vraiment fragile en cet instant...
-Ne t'en fais pas, Uruha, je ne les laisserai pas traverser la frontière et ils n'arriveront jamais jusqu'au château, tu n'as pas à t'inquiéter pour ta sécurité.
-C'est pas pour moi que je m'inquiète, Baka!
Il passa ses bras autour de mon cou et enfoui son visage contre mon torse. Il s'inquiétait... pour moi? Vraiment? Ça me peinait, beaucoup. Je me rendais compte à quel point Uruha tenait à moi, à quel point il m'aimait, alors que moi je ne pouvais même pas lui rendre son amour. Je ne pouvais pas l'aimer comme lui il m'aimait, parce que mon cœur appartenait à quelqu'un d'autre.
-Je ne quitterai pas mon poste, tu le sais très bien.
-Je sais! Et tu finiras par te faire tuer!
-C'est fou ce que tu as confiance en mes capacités...
-Ne rigole pas, Reita. Je sais à quel point tu es fort, mais il y a toujours une chance pour que...
-Pour que je me fasse tuer, je sais. Mais ça ne me fait pas peur, puisque je vais me battre pour accomplir mon devoir.
-Je ne veux pas que tu m'abandonnes... Promets-moi que tu ne mourras pas!
-Désolé, je ne peux pas te promettre ça.
Il se serra encore plus contre moi. On resta comme ça un instant, puis il se releva, et me regarda d'un air étrange.
-Tu sens pas comme d'habitude.
-Ah... Ah?
Il se repencha vers moi, prit une grande inspiration, avant de se reculer, et de croiser les bras, l'air pas très content.
-Il y a une autre odeur que la tienne.
-C'est peut-être les courtisanes, qui...
-Non, c'est une odeur d'homme.
-Dis donc, tu es doué pour sentir ça, toi. Tu arrives à différencier autant les odeurs?
-Tu oserais pas me tromper, hein...?
Aie.
-Pour qui tu me prends, voyons! Tu sais bien que je te suis toujours fidèle! Je suis ton Général, tu peux croire ma parole.
-Hmmm... Je ne voudrais pas devoir douter de toi alors que tu vas bientôt défendre mes frontières, alors je te fais confiance. Mais d'où viens cette odeur?
-C'est... un nouveau savon, c'est ça. J'ai eu envie de changer, pour... faire changement!
-Tu ne sentais pas ça quand on s'est quitté tout à l'heure...
-J'ai pris un bain pendant que t'étais parti...
-Hm... Bon, je te laisse te reposer, les prochains jours vont s'en doute être mouvementé. Bonne nuit.
Il m'embrassa, se leva puis quitta ma chambre. Je poussai un grand soupir de soulagement une fois la porte refermée. Merde, merde, merde, merde! Qu'est-ce que j'allais faire si dans les prochains jours, il se rendait compte que l'odeur que j'avais sur moi était celle de Ruki? J'avais comme l'impression que mes jours étaient comptés, et que je ne verrai sans doute pas le prochain changement de saison...
La semaine qui suivit fut effectivement mouvementée. Heureusement, je ne croisai que rarement la route d'Uruha ou de Ruki. Quand je croisais Uruha, se dernier en profitait pour m'arrêter, échanger avec moi quelques paroles, quelques câlins, ou même un baiser volé au passage. Quand je croisais Ruki, on se caressait parfois la main, subtilement, ou encore on échangeait des regards qui en disaient long... Ah, ce que j'avais envie de pouvoir le serrer dans mes bras, l'embrasser, le caresser... Mais il fallait que je me concentre. Dès le lendemain, j'allais me diriger vers le front pour donner mes ordres aux hommes qui allaient se battre à mes côtés, contre l'envahisseur.
Je me dirigeai vers les bains pour me détendre avant la longue chevauché qui m'attendait le lendemain. Le contact avec l'eau chaude me fut vraiment bénéfique. Je fermai les yeux, et poussai un long soupir. La guerre ne m'inquiétait pas vraiment. Je savais qu'on allait remporter la victoire. Mon armée était bien entraînée, j'avais confiance en mes hommes. Bien sûr, il y aurait des morts. Peut-être même que je devrai aussi mourir. Mais ça ne m'inquiétait pas. Chaque fois que je fermais les yeux, c'était les visages d'Uruha et de Ruki qui me hantaient sans cesse.
Lorsque j'ouvris les yeux, je me reculai vivement en voyant le visage de Ruki à quelques centimètres du mien.
-Désolé, je ne voulais pas te faire peur. Je t'ai appelé plusieurs fois mais tu répondais pas...
-Je... ne t'avais pas entendu.
-À quoi tu réfléchissais, comme ça?
-À... la guerre qui se prépare.
-Menteur. Chaque fois que tu mens, tu regardes par terre, puis tu détournes la tête vers la droite. À quoi tu réfléchissais?
-Tu es... observatif. Même Uruha ne sait pas quand je mens...
-C'est qu'il a une confiance aveugle en toi. Mais ne change pas de sujet!
-Pourquoi t'es si curieux?
-Aller, dis-moi...
-Ah, tu m'énerves. C'était à toi que je pensais...
-Je le savais!
Je ne pus m'empêcher de sourire en le voyant sourire ainsi. J'étirai le bras pour lui caresser la joue, puis je l'attirai à moi pour coller mes lèvres aux siennes, donnant naissance à un long et langoureux baiser. Il finit par me repousser gentiment, avec toujours ce sourire si craquant aux lèvres.
-Tu n'as pas peur qu'on nous voit?
-Il n'y a jamais personne qui vient à cette heure-ci.
Je l'embrassai de nouveau, mais il recula et mit fin à notre baiser bien vite.
-Mais on ne sait pas, il pourrait y avoir quelqu'un qui vienne, se soir...
-Pourquoi ça te fait sourire? On dirait que tu voudrais presque que quelqu'un vienne.
J'attrapai son poignet, et tirai légèrement pour l'attirer vers moi, mais il se dégagea encore et recula davantage.
-Ah non, je ne voudrais pas qu'on vienne nous déranger...
-Alors pourquoi tu t'enfuies? J'ai besoin de toi, Ruki...
-Ah oui, vraiment? Tu n'en as pas assez d'Uruha? Tu as encore son goût sur les lèvres... Vous vous êtes encore embrassé cette après-midi, non?
-On... oui, s'est vrai. Mais tu sais que je n'y peut rien.
-Ah si, tu y peux quelque chose. Tu n'as qu'à lui dire que tu ne l'aimes pas.
-Je ne peux pas faire ça!
-Alors je ne peux pas non plus être avec toi, puisque la place est déjà prise.
-Ruki, je t'en pris...
Je continuai à avancer vers lui, alors qu'il continuait à reculer. J'avais l'impression qu'on faisait une course au ralenti, ne pouvant aller trop vite à cause de la densité de l'eau. Mais c'était plus un jeux du chat et de la souris. À chaque fois que j'arrivais à le toucher, il s'éclipsait de nouveau, et je devais encore ''courir'' pour le rattraper. Mais il avait l'air de plutôt bien s'amuser, lui... C'était ses éclats de rire qui m'empêchait de me fâcher. Toutefois, je fus bientôt fatigué de ce petit jeu. Je fronçai les sourcils, avant d'accélérer et de jouer sérieusement. J'étais en bien meilleure forme physique que lui, si bien que je n'eus pas de difficulté à lui attraper le poignet et le tirai assez fort pour le coller contre moi. Je lui bloquai toute fuite en passant mon bras autour de sa taille, pour le sceller contre moi.
-Gagné.
-Tss! C'est pas du jeu! Relâche-moi!
-Non. J'ai gagné, j'ai donc le droit à une récompense, non?
-... Qu'est-ce que tu veux?
Il avait l'air faussement fâché, et faussement résigné. Je voyais bien qu'il s'amusait autant que moi à ce petit jeu. Toujours sans le lâcher, je revins vers le bord des bains. Là, je l'accotai contre le mur pour qu'il arrête de s'échapper et je vins de nouveau coller mes lèvres contre les siennes. Au lieu de se défendre cette fois, il me rendit mon baiser, et passa ses bras autour de mon cou pour caresser mes cheveux mouillés. Je caressai ses hanches, le bas de son dos, tout en mettant un peu de pression contre son membre avec ma cuisse. Il m'avait tellement manqué pendant toute la semaine...
-Rei...
-Hm?
-Je veux pas te voir partir à la guerre...
-Pas un autre qui vient me demander de quitter mon poste de général...
-Uruha t'as dit la même chose?
-Pas dans les même mots, mais ça voulait dire ça. Arrêtons de parler de lui, je veux profiter complètement de se moment avec toi.
J'embrassai son cou, sa mâchoire, fermai les yeux pour bien le sentir, pour bien l'aimer. Dans un sens, je me fichais un peu que quelqu'un nous voit. J'aimais Ruki, pas Uruha. C'était un amour impossible, mais c'était l'homme que j'aimais... Je ne devrais pas faire ça, mais qu'importe. Je ne suis vraiment heureux que quand je peux tenir mon Ruki dans mes bras...
-Rei...
-Hm?
-Tu vas revenir, hein?
-Je peux pas te le promettre.
-A... alors on est mieux de faire de ce soir des souvenirs mémorables, hein? Comme c'est peut-être la dernière fois qu'on se voit...
-Je vais peut-être pas mourir.
-T'as pas l'air sûr...
-... je peux rien promettre.
-Je ne veux pas que tu meures.
-Je veux pas mourir.
Il m'embrassa de nouveau, avant de se tourner et d'appuyer ses mains contre le mur. Je savais ce qu'il attendait de moi. Je me collai contre lui, embrassa la peau tendre de son dos, avant de le pénétrer d'une poussé. Je l'entendis gémir, puis nos souffles commencèrent à s'accélérer à chacun de mes mouvements. D'une de mes mains, j'attrapai son membre et commença à faire des vas et vient, et de l'autre, je serrai sa main. Puis, après un gémissement plus long, plus rauque, et plus intense, je m'arrêtai et me retirai avant de me laisser retomber sur mon amoureux. Il se retourna, heureux. Puis il vint coller ses lèvres aux miennes pour la dernière fois.
Fin du chapitre
Voilà, c'était joli, ne? Avec Uruha qui commence déjà à douter... Et Ruki et Reita qui s'en vienne pas subtil... ils vont finir par se faire prendre, ces deux-là! Ou pas... Je vous spoilerai pas (ou du moins, j'essairai de pas vous spoiler... mais quand on a les 7 derniers chapitres d'écrits dans sa tête, c'est dur de pas parler de la suite...)
Bon, d'accord, je me tais.
