Inondation

Reconnaissance de dette: A moi dans mes rêves, à Square Enix en vrai! ;D

Note d'une fille bavarde: Comme promis, un petit nouveau après le bac! ^^ Il y a eut de gros orages chez moi récemment, et on a manqué d'être inondés, ça nous est déjà arrivés), d'où l'idée de ce one-shot. Je crois bien que c'est un de mes préférés, avec "Rivaux". Sans doute parce que c'est à peu près dans le même registre. Quoiqu'il en soit merci beaucoup à vous pour tous vos encouragements, il me font chaud au coeur, et ça me donne encore plus envie de martyriser Squall et Seifer! XD N'hasitez pas à m'en laisser d'autres! ;) Surtout si vous trouvez quelque chose à redire, ça m'aide à m'améliorer. Mais si c'est pour dire des trucs gentils, vous avez le droit aussi, hein!^^

Au fait, ils sont très "hors caractère" dans ce chapitre là. Enfin bon, quand on fait du yaoï c'est déjà détruire le script alors on est pas à ça près. Un p'tit coup de fluff -mais pas tant que ça pour une fois, j'essaie de ne pas trop malmener leur virilité- et surtout ...de la séduction! XD Qu'est-ce qu'ils seraient canons s'ils se tournaient autour ces deux-là...alàlà...(rêve).

Sur ce, bonne lecture!^^


"De l'eau! De l'eau! De l'eau!"

Le gamin en t-shirt rayé serrait étroitement son doudou -un lapin en peluche rapiécié- contre lui. Ses grands yeux verts arrondis, il marchait à petits pas vifs et maladroits autour de son lit, totalement sous le choc de l'évènement improbable et incompréhensif qui se déroulait autour de lui. Il répétait de sa petite voix aïgue les seuls mots de son faible vocabulaire capables de traduire aussi bien la situation elle-même que son étonnement, attendant sans doute qu'un adulté, alerté par ses cris, vienne enfin remettre les choses dans l'ordre.

"De l'eau! De l'eau! De l'eau!" couina-t-il encore une fois.

C'est alors que la porte s'ouvrit brusquement, envoyant une gerbe d'eau voler dans les airs lorsqu'elle racla le sol et chassa les pariticules humides en masse. Un homma entra précipitament et se dirigea droit vers lui. Le gamin cessa de marcher, son angoisse atténuée par la simple présence d'un 'grand'. A présent il savait que tout allait s'arranger, d'une quelconque façon. Les adultes arrangeaient toujours tout. Le plus âgé le souleva pour le prendre dans ses bras et le poser sur le lit, enroulant le corps frêle dans la couverture pour le sécher, car l'enfant avait barboté dans l'eau jusqu'à mi-cuisse pendant sans doute plusieurs minutes avant son arrivée.

"Ca va? Tu n'as rien?" lui demanda-t-il.

Le garçonnet fit signe que non de la tête, enfonçant son pouce dans la bouche alors que l'homme tentait de le sécher.

"Comment tu t'appelles?"

"Dan."

"D'accord. Ecoutes-moi bien Dan: il ne faut pas avoir peur. C'est une innondation, c'est tout. Tu sais ce que c'est? Ca veut dire qu'avec l'orage, il a beaucoup plût et la mer a débordé. C'est pas grave, mais il va falloir que toi et tes copains vous alliez dormir ailleurs ce soir. On va vous amener à Balamb avec un vaisseau."

Il n'eut pas le temps de pousuivre son explication plus en avant qu'un énorme coup de tonnerre retentit et ébranla le sol de l'orphelinat, prélude macabre d'une soudaine averse. Squall pesta, atttrapa sa lampe-torche et prit de nouveau le gamin dans ses bras, se hâtant de sortir de la chambre.

"Squall!"

Le brun se tourna à l'entente de son nom -un vrai miracle étant donné la violence de l'orage dehors. Comme lui, Seifer avait enfilé une paire de grosses bottes de caoutchouc et courait dans l'eau sale, un enfant dans les bras. La fillette avait l'air particulièrement terrifiée par le temps alors que Dan, lui, se contentait d'observer avec curiosité ce qui se passait. Sans doute ne comprenait-il pas bien ce qui se déroulait réellement à cause de son âge. Après un nouveau coup de tonnerre, la gamine se mit à sangloter d'effroi contre l'épaule du blond qui lui frotta doucement le dos en lui murmurant des mots de réconfort.

"Eh, les gars!" cria Quistis par dessus le vacarme. "L'hydre a réussi à se poser! Dépêchez-vous de faire rentrer les derniers!"

Les deux hommes acquièscèrent et se précipitèrent vers l'extérieur où il traversèrent la distance qui les séparait de leur moyen de transport le plus vite possible, espérant que la pluie n'atteindrait pas trop durement leurs petits protégés. Ce genre de climat était très rare sur la côté de Central et durant leur enfance passée ici, aucun ne se souvenait d'un orage si violent. Heureusement qu'ils étaient venus passer quelques jours de permission à l'orphelinat pour aider Edéa, sans quoi la pauvre aurait eut bien du mal à trouver une solution pour un problème aussi gros.

Arrivés essoufflés dans le sas rouge pétant de l'Hydre Selphie et Edéa prenaient en charge les enfants terrifiés, préparant des couchettes dans l'une des nombreuses salles et rassurant tant que faire se peut. Au milieu des tapis rangés en rangs d'oignons, Squall aperçut Zell faisant le pitre et racontant une histoire qui parlait d'un dragon pour le plus grand bonheur des mômes qui oubliaient peu à peu ce début de nuit cauchemardesque.

"Ca y est, fini!" soupira Seifer en épongeant la moiteur de son front avec la manche mouillée de sa veste. "Maintenant que les gosses vont se recoucher au sec, on va pouvoir se reposer!"

"C'était du sport." commenta simplement Squall en déboutonnant sa chemise.

"M...mais qu'est-ce que tu branles?"

Seifer eut un mal fou à déglutir lorsque le brun fit tomber son vêtement sur le sol et s'attaqua aux boutons de son pantalon. Ils se trouvaient certes seuls au milieu du sas, les autres étant trop occupés avec les enfants dans d'autres parties du vaisseau pour leur préter une attention particulière, mais le blond commençait sérieusement à se demander ce qui se passait dans la boite crânienne de son ami. Squall n'avait jamais eut assez de pudeur pour rougir quand il fallait se désahiller devant les autres cependant il n'avait pas de tendance exibitionniste pour autant!

"J'enlèves mes vêtements, ça ne se voit pas? Je ne compte pas laisser des traces de boue dans tout le vaisseau", répliqua-t-il sobrement. "Et puis je n'aime pas rester dans des fringues détrempées, c'est désagréable."

Seifer hocha la tête sans pouvoir répondre verbalement. D'un geste absent, il déboutonnait à son tour sa veste et sa chemise, le regard braqué sur son cadet dont le pantalon gisait à présent à terre alors que celui-ci retirait les bouts de tissus tranformés en serpillères qui servaient autrefois de chaussettes. Il ne pouvait pas s'empêcher de détailler les jambes quasi féminines de Squall et la cambrure de ses reins lorsque le brun se pencha en avant pour ramasser les vêtements abandonnés sur le sol.

Hyne, qu'est-ce qu'un boxer mouillé pouvait être sexy!

"Tu sais par où est la salle de bain, Squally-boy?"

"Suis-moi."

Seifer manqua de lui répliquer qu'il le suivrait partout, même jusqu'à la chambre s'il le voulait, mais jugea plus judicieux de se taire pour le moment. A la place, il se contenta de suivre son supérieur hiérarchique -bon dieu, qu'est-ce qu'il détestait ces deux mots!- dans les labyrinthes robotisés qu'un architecte farfelu avait osé nommer couloirs. Finalement ils atteignirent le niveau de la salle de bain. L'espace n'était pas bien grand et provoqua chez Seifer un soupir. Après une soirée pareille, il aurait donné n'importe quoi pour rester des heures sous le jet d'eau chaude d'une douche spatieuse, comme celles qui leur étaient réservées à Esthar. Mais maintenant qu'il y pensait, cela tenait sans doute du fait que la magnifique paire de fesses devant lui avait des gènes en commun avec le président de la ville futuriste.

Plongé dans ses pensées ô combien poussées intellectuellement, il ne se rendit compte qu'après un certain délai que Squall avait quitté son boxer et s'était enfermé dans l'une des cabines, cachant à la vue de Seifer la vision de son corps nu.

Seifer se gifla mentalement d'avoir loupé un tel spectacle.

Puis il se dirigea à son tour vers une des douche où il savoura l'eau chaude. Quand il sortit, une serviette autour de la taille, Squall fouillait dans son sac de voyage visiblement pour dénicher un pull, ne portant sur lui qu'un jeans, les cheveux chocolats dégoulinants sur ses épaules. Seifer sauta dans des vêtements secs puis s'empara d'une serviette éponge séche. Il se rapprocha de l'autre gunblader, et d'un geste à la fois doux et lent, essuya le dos trempé de son partenaire. Squall sursauta si fort qu'il manqua de lui décocher un coup. Le brun fit volte-face, le regard foudroyant, et Seifer se demanda aussitôt s'il n'avait pas fait une bêtise. En même temps ce n'était pas non plus comme s'il lui avait mis une main sur son si joli fessier. Alors pourquoi toute cette colère dans les iris bleu-grisé?

"Tu va chopper la crève si tu reste le dos mouillé."

Excuse tout à fait valable...mais si Squall ne lui hurla pas dessus, sa colère ne disparut pas pour autant.

Il lui arracha la serviette des mains sans prononcer un mot, sortant enfin un sweat-shirt de son paquage, et sortit de la pièce d'un pas rageur, laissant Seifer perplexe face à cette attitude.

Et oui, il enrageait. Plus contre lui-même d'ailleurs. Si le blond ne maintenait pas plus sérieusement ses distances de sécurité, il lui sauterait dessus sans lui demander son avis. Et s'il se mettait à le toucher, cela n'arrangerait pas les choses pour le moins du monde!

Quand Squall y pensait, ça le rendait dingue. Seifer lui plaisait. Et pas qu'un peu. Suivant les conseils d'Ellone, il avait décidé de tenter sa chance. Après tout, Seifer et lui se connaissait depuis la couche-culotte. Si le blond ne voulait pas de lui, il saurait le lui faire comprendre.

Or, c'était bien cet imbécile qui ne comprenait rien.

Lors d'une sortie collective à la discotèque, ils avaient dancé ensemble. Prenant cela comme une réaction positive, Squall avait entreprit de l'inviter à sortir. Seifer avait été surpris, mais plus par le fait que lui, Squall Leonhart, puisse ressentir l'envie de se détendre que par l'invitation elle-même. Ils avaient passé un bon moment durant leur après-midi à la plage de Balamb mais impossible de faire le premier pas. Squall lui tournait autour depuis deux bons mois à présent, flirtant avec lui, riant avec lui pendant les soirées dans les bars, déployant tout son arsenal de séduction dès qu'il le pouvait.

Mais Seifer ne remarquait rien.

Ou plutôt, pensait Squall, agissait comme si. Mais le blond avait eut suffisement d'expériences amoureuse pour repérer son petit jeu. Si il faisait l'innocent, cela signifiait clairement qu'il n'était pas intéressé. Alors qu'il n'essaie pas ensuite de se rapprocher!

Ou bien...

Ou bien l'autre venait enfin de percuter!

A cette pensée Squall s'arrêta net au milieu du corridor. Il soupira d'énervement, priant intérieurement de ne pas avoir déjà foutu sa chance en l'air. Finalement il se rendit à la cuisine du vaisseau où Quistis empilait les dernières assiettes en carton vides pour les envoyer directement dans l'incinérateur. L'épéiste en déduisit que les enfants avaient terminé leur "repas-consolateur" et qu'ils allaient pouvoir manger en paix à leur tour. La blonde se contenta de se retourner vers lui et de lui adresser un sourire chaleureux, sans une parole. Le cadet plaça un gobelet en plastique sous la machine distributrice de café et appuya sur le bouton rouge bénit. Au bout de trois secondes l'odeur de son carburant favori commença à se répendre dans la pièce sous l'oeil amusé de Quistis, qui ne pouvait s'empêcher de trouver hilarante l'expression désespérée de son ami. Oui, la soirée avait été longue et difficile. Des pas se firent entendre et la porte automatique s'ouvrit bientôt sur Seifer qui se servit à son tour un café.

Quistis se lava les mains et déclara d'une voix enjouée:

"Bon, moi, je vais me coucher. Bonne nuit les garçons!"

Elle lança un clin d'oeil mi-encourageur mi-moqueur à Squall avant de quitter la salle, Seifer lui répondant une vague "bonne nuit" alors qu'elle sortait dans son dos.

Squall se renfrogna. Quistis avait démasqué son jeu avec Seifer, il en était certain. Pourquoi les femmes avaient-elles se sens de déduction?

Le brun se reprit. Puisqu'il était seul avec son aîné, autant en profiter pour avancer ses pions...ou ses pieds en l'occurence.

Affichant son visage le plus neutre en stock, Squall avala une gorgée de liquide noir et poussa légèrement son pied en avant pour que celui-ci bute contre la cheville de son camarade. Il répéta l'opération à quelques reprises, sans s'excuser de son geste, ce qui étonnait le blond qui comprenait enfin que ce n'était pas un accident. Osant à peine y croire, il fit semblant de ne rien remarquer tandis que les petits coups de Squall se faisaient plus répétés. Sans le savoir, il rentrait dans le jeu.

Il fut cependant surpris de la témérité du brun quand celui-ci, toujours l'air aussi indifférent, fit glisser son pied nu sous le pantalon de Seifer dans une caresse.

"Dis donc, je rêve ou tu es en train de me faire du pied, Squall?"

"Sans blague?" lui répondit-il en esquissant un sourire presque séducteur, aussitôt caché par le gobelet qu'il portait de nouveau à ses lèvres.

"Tu serais pas en train de me draguer par hasard?"

"Tu t'en rends enfin compte?" soupira Squall en levant les yeux au ciel. "Il t'en faut du temps pour percuter."

Ils s'échangèrent un regard. Rassuré par la lueur d'intérêt qui brillait dans les orbes bleu marine, le cadet s'autorisa à ajouter:

"Ca fait combien de temps que j'essaie d'attirer ton attention déjà? Deux mois, à peine?"

"Je croyais que tu plaisantais." se défendit le blond.

"Tu me vois souvent plaisanter?"

"Non. Mais tu fais pas souvent du pied non plus, hum?"

Squall grimaça. Seifer venait de marquer un point. C'était bien la première fois où il déployait autant ses atouts pour plaire à quelqu'un, et sans doute le blond n'avait-il jamais été présent au moment où Squall tentait sa chance avec d'autres conquêtes.

Seifer cacha un baillement derrière sa main, arrachant un sourire à Squall.

"Bon...comme je vois que tu es sur le point de plonger, je reviendrais plus tard te faire du pied", se moqua-t-il en le levant et en jetant son verre vide dans l'incinérateur.

Mais à peine avait-il fait un pas en dehors de la pièce que deux mains s'emparèrent de ses hanches, lui interdisant d'aller plus avant, et que deux lèvres humides sucotèrent la peau sensible de son cou. Il frissonna, de la surprise et du plaisir de la sensation, et l'aîné prit cela comme une autorisation. Il referma totalement sa prise sur Squall, le collant à son torse, sa bouche remontant lentement sur la gorge. Squall laissa échapper le court souffle qui était resté coincé dans sa cage thoracique. Il ferma doucement les paupières, laissant petit à petit le poids de son corps reposer contre celui de Seifer et pencha la tête en arrière pour faciliter à son ami sa démonstration affective. Tendrement pris au piège. Le souffle du blond effleura sa pomme d'adam, se coupa pour exercer la douce pression des lèvres à plusieurs endoits aléatoires, menant un chmin vers l'amont. Seifer s'empara amoureusement du menton de sa victime, lui volant un minuscule gémissement de plaisir, puis s'appropria la lèvre inférieure et la bouche toute entière qu'il apprit par coeur, en bon élève. Se saisissant de l'occasion, Squall affectionna les lèvres qui s'appliquaient à lui dire "je t'aime". Finalement, les deux bouches se décrochèrent l'une de l'autre mais le brun, les yeux mi-clos, continua son petit manège en abandonnant paresseusement des baisers sur la machoire de son compagnon. Seifer ressera un peu plus fort sa prise, si cela était encore possible, ronronnant, et le berçant presque de ses bras.

"On dort dans la même chambre?" proposa timidement le brun qui se surprenait à être effrayé que Seifer ne brise leur étreinte.

"On dort dans le même lit?" chuchota sensuellement une bouche à son oreille.

Un sourire et une main baladeuse furent la seule réponse.


Les scribouilleuses, c'est comme les poules: faut le donner du blé pour qu'elle ponde.

Si vous n'avez pas de sous, je prends aussi les reviews! ;D

30/06/2009: Tadaaaam! Les mots manquants ont été rajouté, les doublons enlevés, les lettres qui ne servent à rien et se baladent enlevés, les fautes diverses corrigés. Bref, voici un texte enfin (normalement) lisible! XD