Bonjour à tous ! Et voila pour vous ! La suite de ma fic ! Je sais que certains d'entre vous sont impatient de la lire (notamment les personnes dans le fond avec des couteaux de bouchers et des battes de base-ball), alors je ne vous retiens plus longtemps !
Bon je précise : non je ne l'ai pas abandonnée, et non il n'est pas question que cela arrive ! J'ai juste eux tout les derniers mois qui se sont enchainés à une vitesse folle et j'ai rien vu passé !
Juste un truc, les Reponses aux Review (RAR) du chapitre 10, sont dispo sur mon profil.
Enjoy !
Chapitre 11 - Alliance
- J'ai bien peur que vous ne fassiez erreur ma chère...
Tonks écarquilla les yeux.
- Harry Potter se tenait exactement à votre place il y a de cela une semaine...
Black-out.
Inspiration. Expiration.
Remise en route cerveau.
Préchauffage voix.
Cerveau prêt.
Compression Diaphragme. Envoi d'air en cours.
Expiration massive:
- DE QUOI ? cria Tonks.
Damon et Mac grimacèrent de concert, ça ne serait pas étonnant qu'elle leur ait percés les tympans... Mac soupira et reprit :
- Peut-être serait-il nécessaire que nous vous expliquions qui nous sommes avant...
- Euh..., l'interrompit Damon, tu t'en charge. J'ai jamais été bon pour les explications.
- Attendez là ! Quel rapport avec le fait que vous m'annoncez qu'Harry est vivant ? s'exclama la jeune femme.
- Mais tout ! Voyez-vous, si Harry est vivant, c'est grâce à notre organisation.
Devant son air incrédule, Mac soupira...
- Marchons un peu, voulez-vous...
L'homme l'entraina jusqu'à une porte et la fit sortir dans la rue (Moldue, remarqua-t-elle). Longtemps, rien ne fut dit, Tonks réfléchissais, Mac la laissait digérer la nouvelle. Ce fut elle qui reprit :
- Donc... Qu'est-ce que vous... votre "organisation"... est ?
- Je pense que vous comprendrez mieux si je vous fais réfléchir par vous-même. Dîtes-moi : Quelle différence y-a-t'il entre Magie Blanche et Magie Noire ?
-Eh bien... La Magie Noire est l'ensemble des actes magiques qui entrainent la mort de quelqu'un, son asservissement ou encore sa souffrance. Les Impardonnables en sont l'exemple parfait. La Magie Blanche est le reste, elle n'est pas létale.
- Le Ministère fait bien son travail... Le Petrificus Totalus est-il un sort de Magie Noire ?
- Bien sûr que non, rigola Tonks.
- Vraiment ? Pourtant si je pétrifiais quelqu'un et que je le lançais ensuite dans un lac, il se noiera, ou d'une falaise auquel cas il sera dans un état proche de la bouillie, j'aurais tué quelqu'un avec l'aide d'un sort. De même pour faire souffrir une personne, un sort de découpe suffit, ou un sort pour allumer les chandeliers. Quand à l'asservissement... J'ai bien peur que l'être humain regorge d'ingéniosité pour cela, et ce n'est pas forcément en utilisant la Magie Noire.
- Vous voulez dire que la Magie Noire est partout ? fit Nymphadora en s'asseyant sur un banc.
- Non ma chère, sourit Mac en s'asseayant à son tour. Je veux dire qu'il n'existe pas de Magie Noire, tout comme il n'existe pas de Magie Blanche. Ce ne sont que des classements culturels selon ce qui est qualifié comme bon ou non dans une société. En réalité, il n'existe que la Magie, la Magie et la Nature tout simplement.
- Et c'est vous qui définissez ce concept ?
- Oh là non ! Je n'ai pas la prétention de définir quoique ce soit. Je ne fais que vous énoncer le point de vue des créateurs de notre organisation.
- Et ce n'est pas vous ?
- Je ne crains que vous ne me rajeunissiez mon amie, rigola Mac. Non, nos créateurs ont quelques siècles derrière eux... L'un d'eux était un certain Merlin...
- Quoi ? LE Merlin ?
- En effet. Trop peu sont les personnes à se souvenir de cette façon de penser malheureusement...
- Mais... Et votre organisation là-dedans ?
- J'y viens, j'y viens. Dîtes-moi, est-ce que tuer est contre-nature ?
- Oui ?... hasarda Tonks, n'ayant pas encore envie de se tromper.
- Pourtant la Nature à créer les animaux carnivores, et ils tuent pour se nourir. Tout comme ils tuent aussi pour un territoire ou pour pouvoir honorer une femelle. Nous mêmes les humains, nous mourront tous. Si une personne se fait assassiner, c'est qu'il était marqué dans son destin et sa Magie qu'il faudrait qu'elle meurt à ce moment. Et ce afin de maintenir un certain équilibre contre le chaos. Je crois que les Moldus appellent cela l'effet papillon, quelque chose comme...
- Un battement d'aile de papillon entraîne un ouragan à l'autre bout du monde.
- Voila ! s'exclama-t-il joyeusement. Imaginez qu'une personne qui devait mourir ait été sauvée par un acte magique, et imaginez que l'ont aurait découvert que la cause de cette mort était une épidémie inconnue. Maintenant que la personne est sauvée, il n'y a plus d'avertissement, et nous parlons de milliers de contaminés !
- Je vois... La mort est nécessaire pour l'accomplissement d'autres choses.
- Oui ! Mais la mort n'est qu'un exemple.
- Donc... vous... tuez... ce qui ne sont pas mort mais qui aurait du l'être ?
- En quelques sortes... Mais encore une fois ce n'est qu'un exemple de notre travail. En général, nous traquons tout ce qui est contre Nature et contre Magie.
- A écouter votre définition, ça n'a pas l'air d'exister.
- J'aime cet état d'esprit, ça veut dire que nous faisons correctement notre travail. Les actes contre Nature et contre Magie sont infiniment plus dangeureux que n'importe laquelle des pratiques dites de "Magie Noire" et nous nous efforçons d'en faire disparaître toute trace, jusqu'à la connaissance même.
- Attendez... Vous faîtes ça... A trois ?
- Nous avons des agents infiltrés et des agents dormants qui nous fournissent des informations un peu partout. Comme une confrérie.
- Et si Abel était en mission dans les cachots de Vous-Savez-Qui...
- Oui, Voldemort est dans notre ligne de mire.
- Il a fait des choses contre Nature ?
- Vous n'avez pas idée... soupira Mac. Bien, si nous rentrions ? Vous n'êtes pas encore tout à fait remise.
Le trajet du retour se fit tout aussi silencieusement que celui de l'aller, cependant cette fois-ci Tonks regarda partout autour d'elle afin de mémoriser l'endroit où elle se trouvait. Bien que ces personnes l'aient sauvée, et que son coeur lui disait d'avoir confiance, elle ne pouvait ignorer sa raison qui lui disait de rester sur ses gardes.
Apparemment elle se trouvait dans une banlieue résidentielle comme on en trouve partout en Angleterre, en fait cette banlieue ressemblait un peu à Privet Drive mais ça ne l'était pas pour autant... Non, cette ville semblait... "étrange"... Il leur fallut moins de cinq minutes pour rejoindre la maison qu'ils avaient quittés, maison totalement banale soit dit en passant.
En pénétrant dans la maison, Mac la conduisit vers une pièce à droite du salon. Celle-ci comprenait un bureau, deux lits, et diverses armoires contenant des potions, des bandages et du matériel médical Moldu.
- Bienvenue dans notre salle d'examen Miss ! lui dit Mac, confirmant ainsi ses soupçons.
- Quoi ? Mais... Je vais très bien !
Oui elle détestait les hôpitaux et alors ?
- Laissez le toubib vous dire cela ! s'exclama Damon en arrivant. Mac, tu veux bien...
- Hum, pardon ? demanda celui-ci en sortant de sa contemplation d'une armoire.
- Casse-toi !
Mac soupira et obéit en rechignant.
- Excuse-le, cet abruti est légèrement pervers sur les bords... Bien, allonges-toi.
- Mais sans rire, ça va !
- Ce n'est qu'une visite de contrôle. Et puis, on ne peut pas passer cinq jours dans les cachots de Jedusor, et deux semaines de coma et juste dire "ça va" !
- Qu... Quoi ? Tonks était abasourdie. "Alors ça fait trois semaines que je suis aux abonnées absents dans ma vie !"
- Est-ce que tu as des problèmes de concentrations ou de pertes de mémoire ? Des problèmes d'idées noires ?
- Pas plus que d'habitude... Je suis juste un peu fatiguée.
- Oui... je me doute, j'avais pourtant dit à Mac pas plus de dix minutes... J'ai besoin que tu retires ton haut.
La métamorphomage s'éxecuta en rougissant et s'allogea sur le dos, alors que Damon restait imperturbable. Le pire fut quand il posa ses mains sur son ventre et qu'il commença à appuyer légèrement.
- Pas de douleurs à l'estomac ?
- Non... murmura-t-elle.
"Bon... Calme..."
Sauf que Damon remonta ses mains vers ses côtes. Tonks préféra se concentrer à détailler son médecin pour ne pas penser au fait qu'un inconnu était en train de la tripoter (surtout une zone où elle était très chatouilleuse), et qu'elle était à moitié nue devant lui.
Damon avait l'air relativement jeune, 25 peut-être 30 ans, cependant ses cheveux était entièrement blanc, mi-longs et raides. Il avait tronqué son long manteau rouge sang pour un pantalon en cuir noir délavé, des bottes en cuir marron, un pull à col roulé sans manche rouge sang, surmonté d'une jaquette marron foncée.
- Tonks ? Est-ce que ça va ?
Et des pupilles blanches (mais pas aveugle). "C'est une manie les yeux bizarres dans leur club ?"
- Hum, pardon ? préfera-t-elle répondre.
- Tu n'as pas de soucis de respiration ? De Douleur ?
- Non, juste une gêne quand j'inspire...
- C'est normal, tu avais deux côtes fêlées et une autre cassée à ton arrivée ici.
- Et j'ai réussir à courir avec ça ?
- Ne jamais sous estimer les pouvoirs de l'adrénaline, lui fit-il avec un clin d'oeil. Bon, il ne reste plus qu'à voir ces marques de ton dos. Retournes-toi s'il-te-plait.
Celle-ci obéit en serrant les dents, non elle n'aimait pas ses marques, oui elle était gênée.
- Il faut que tu retires ton soutien-gorge s'il-te-plait.
- Quoi ?
- L'attache de ton soutien-gorge me gêne, ne t'en fait pas, tu pourras le remettre après.
- Mais...
- Tonks, je suis agréé médecin, Moldu et Magique, j'ai beaucoup d'années d'expériences à mon actif, alors tu n'es pas la première femme que je traite. Tu es ventre contre la table, je ne verrai rien de compromettant.
- Très bien... Très bien...
- Et puis, tu n'es pas mon type... finit le médecin, un sourire dans la voix, avant de dégraffer le sous-vêtement.
Oui, très très gênée ! La sorcière enfouit sa tête dans ses bras croisés pour ne pas montrer son rougissement.
- Est-ce que tes blessures te font toujours aussi mal ?
- Pas autant que là-bas...
- Bien, c'est normal après tout... Tu es tombé dans le coma pendant deux semaines, elles ont guéries un peu entre temps.
- Pourquoi je suis tombé dans le coma ?
- Au moment de ta fuite, tu as été atteinte par un sort de Voldemort. Heureusement ce n'était pas le sort mortel, ce qui est une chance quand on connait le bonhomme, mais tu t'es effondrée. Abel t'a récupéré et on c'est barré fissa. J'ai eu du mal à te sortir du coma, mais au moins tu n'as pas senti la douleur quand l'adrénaline a diminuée.
- Oh !
- Je suis désolé, mais si j'ai pu guérir entièrement et faire disparaître la plupart de tes blessures physiques...
"Non pas ça..."
- J'ai bien peur que le sort laisse des marques et des cicatrices ineffaçable sur ton corps.
- Je vois...
- Tu peux te rhabiller, j'ai fini.
Damon s'éloigna et se tourna vers une armoire, en lui tournant le dos, lui permettant de se rhabiller très vite. Une fois qu'elle eut finie, il revint vers lui et s'assit sur le lit en face d'elle.
- Bon, tes blessures physiques se remettent bien, tes ecchymoses devraient rester pendant encore une à deux semaines. La gêne pour ta respiration mettera plus de temps par contre. Bien que tes poumons n'aient pas été perforés, ils ont subi un choc. Aussi je préconise un mois sans activité physique intense, jogging et galipettes sous la couette inclus.
- Quoi ? Mais... Attend, je bosse moi ! Comment je peux pas justifier ça ?
- T'es bien traitée à Ste Mangouste ?
- Oui pourquoi ?
- Bouge pas.
Elle le vit s'éloigner en direction du bureau et fouiller dans les tiroirs à la recherche apparement de quelque chose, il ne cessait pas d'émettre des sons comme "Où je l'ai mit ?" "Mais tu vas venir oui !" et autres joyeuseté du même accabit.
- Saloperie de me... Ah ! Trouvé !
L'objet ressemblait à un ordonancié sur lequel il écrivit quelques lignes avant d'en arracher la première feuille et de l'amener à Tonks.
- Voila ! Arrêt maladie de trois semaines pour commencer, en bonne et due forme.
- Tu es médecin de Ste Mangouste ?
- J'y suis accrédité. Bon, pour l'excuse, je colle la véritable où je déballe un flan ?
- Vu que j'y étais pour l'Ordre... J'aimerai éviter que ça se sache...
- Bon ! Va pour un flan !
La métamorphomage et le médecin finalisèrent l'excuse qu'ils allaient donner, puis Damon reprit un air sérieux en s'asseyant en face d'elle.
- Bien. Maintenant, j'ai une proposition à te faire.
- Oui ?
- Je te propose de devenir ton médecin traitant attitré...
- Quoi ? Pourquoi ?
- Parce que je dois te donner un traitement médical et je suis donc obligé de le consigner à ton dossier, ainsi que tes blessures. La Magie Noire et les tortures peuvent entrainer des répercussions avec un autre traitement, même des années plus tard. Donc où j'envoye ton traitement et mes conclusions à Ste Mangouste, ou c'est eux qui m'envoyent tout ton dossier.
- Mais je ne sais même pas comment te joindre !
- Oh ! C'est vrai ! Tu connais le téléphone Moldu ? Bien ! Voici ma carte, si tu as le moindre soucis, tu m'appelles, et si c'est urgent, une goutte de ton sang, une larme, un cheveux, enfin un morceau de ton ADN sur la carte suffira pour que je me pointe.
- Je...,réfléchit-elle, très bien... Tu me sembles compétent...
- Ce n'est pas un mariage tu sais, rigola Damon, tu pourras aller voir d'autres toubib du moment que je sois informé de ce qui t'arrive et de ton traitement pour que je les ajoutes à ton dossier.
- D'accord, d'accord ! Que dois-je faire ?
- Juste remplir ce formulaire, je l'enverrai à Ste Mangouste. Bon je te laisse, je te retrouverai dans le salon avec Mac dès que tu auras fini.
Nymphadora remplit rapidement le formulaire, jeta un coup d'oeil sur son arrêt de travail et sur sa prescription, dont elle reconnue certains anti-douleurs et reconstituants musculaires, et fourra le tout dans sa poche. Bon, elle était chez une sorte de groupuscule qui prétendait agir pour la Magie, avec un vieux qui avait l'air d'être le chef du groupe, et qui paraissait puissant si elle se rappelait bien... Oui, il avait fait exploser un mur sans baguette et avait tout de même pénêtré chez le Seigneur Noir.
Ce vieux dégageait une certaine... prestance. Si elle devait le décrire rapidement elle dirait : gentleman, puissant et mystérieux. Et pervers d'après Damon.
Tiens justement, celui-là parlons-en. Il avait l'air d'être le médecin de la bande... Et très compétent si Abel et elle étaient déjà sur pied. Ce mec semblait plein de compassion. Pour lui, ça serait plus : sympathique, professionel... et puissant. Vraiment bizarre quand on voit le nom et les goûts vestimentaires... "Tu peux parler !" lui susurra une voix dans son esprit. Pour le physique, elle ne savait pas mais il y avait un truc qui la dérangeait, elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus cependant.
Bon le dernier maintenant... Abel... Si elle restait sur sa première impression, un seul mot suffirait : Connard, et en puissance même ! Mais d'après les deux autres, elle devait changer son opinion. Bon c'est vrai qu'il avait passé trois mois dans les cachots de l'autre psychopathe taré. Et apparement il allait s'excuser. Avis final : en attente.
Bon, elle avait suffisement fait attendre ses hôtes, il était maintenant temps de les rejoindre. Tonks respira un bon coup et se rendit dans le salon. Mac et Damon semblait l'attendre, l'un lisant un magazine, l'autre en écrivant dans un cahier. Le plus vieux leva la tête vers elle et lui sourit :
- Ah ma chère, heureux de vous revoir ! Je vous en prie, asseyez-vous.
La sorcière s'éxecuta en tendant le formulaire à Damon.
- Je l'ai rempli, dit-elle simplement.
- Ah ! Merci !
- J'aimerai vous demander une faveur, si vous ni voyez pas d'inconvéniant Miss Tonks...
- Vous m'avez sauvée la vie et soignée, je vois difficilement ce que je peux vous refuser, rigola la concernée.
- Je sais que vous faites parti de l'Ordre de Dumbledore.
- En effet. Mais depuis l'annonce de la mort de Harry, je ne m'y investie plus beaucoup.
- Nous aimerions que vous arrangiez une rencontre entre certains membres de cet Ordre et des membres de notre groupe. Trois hommes de l'Ordre et trois du notre. L'endroit et les membres de l'Ordre sont à la convenance de Dumbledore, nous voulons juste sa présence.
- Vous comptez vos allier à l'Ordre ?
- Pas tout à fait, sourit Mac, mais nous avons un ennemi commun, autant éviter de faire deux fois les mêmes choses.
- Très bien, je le ferai.
- Bien, j'en suis heureux !
- Je peux transplanner ? demanda-t-elle à son nouveau médecin.
- Oui je pense. Mais pas de surmenage, de toute façon je pense que tu n'auras pas le choix, ça va t'épuiser.
- D'accord. Je... Je crois que je vais rentrer tout de suite, mes amis doivent m'attendre et les membres de l'Ordre aussi.
"En trois semaines, ça serait étonnant..."
- Très bien. Je vais te raccompagner à la porte, lui dit Damon en l'entrainant vers la porte alors que Mac les suivait. Tu sais, Tonks, maintenant que je suis ton médecin traitant, tu peux me contacter si jamais tu as besoin de parler ou si tu as un problème d'idées noires.
- Merci, je ne l'oublierai pas. Bon, et bien, au revoir.
- A bientôt plutôt, je pense que nous nous reverrons bientôt, dit Mac.
Tonks allait partir, lorsqu'elle s'arrêta et dit sans se retourner :
- Répondez-moi franchement, j'ai des chances de revoir Harry ?
- C'est probable, souffla Mac.
La jeune femme sourit et disparu le coeur léger.
Putain cinq ans... Cinq ans qu'il ne l'avait pas vue... Depuis ce jour-là... Et quand leur rencontre avait eu lieu, elle était dans un de ces états. Serrant le poing tout en marchant, il se promit encore une fois que cet enfoiré de Tom et ses larbins allaient payer, cet face de rat venait de lui donner une raison supplémentaire de lui botter le... Il fallait qu'il se calme... Bon, au moins il n'allait pas la revoir, elle le croyait mort et enterré.
Il détestait cette mascarade, mais c'était mieux ainsi. L'amour de la jeune femme avait certainement disparu avec le temps et le deuil. Bien sûr il se voilait la face, comment aurait-il pu disparaître, alors que celui que lui-même portait à la jeune femme était toujours présent ? C'est avec ces pensées qu'il rentra de sa ballade et pénétra dans la maison de Mac.
- Ya quelqu'un ?
- Dans le salon ! lui répondit le maître des lieux.
Il trouva ses deux amis en train de bavarder tranquillement autour d'un verre.
- Eh bien Damon ! Boire pour un médecin, ce n'est pas sain ! Que ferait ta patiente hein ? rigola-t-il.
- Absolument rien, elle est partie il y a une heure. La ballade a fait du bien, Harry ?
- Un bien fou ! s'exclama le doublement-Survivant en s'affalant sur un fauteuil. Il repéra un rapide et discret regard entre Damon et Mac, et s'inquiéta :
- Quoi ?
- Rien ! Absolument rien ! s'exclama très rapidement Mac.
- Quoi ? insista Harry. Réponds grand-père ou je te fais manger ton magazine et pas par la voix naturelle !
- Rien... soupira Damon. On a peut-être laisser échapper à Tonks que tu n'étais pas si mort que ça...
"Hein ? ... Deux, Trois :"
- VOUS AVEZ QUOI ?
- J't'avais dit qu'il apprécierait pas, ironisa le médecin vers Mac.
- POURQUOI VOUS AVEZ FAIT ÇA BORDEL ?
"Pas taper. Pas taper. Pas taper."
- Oh boucle là un peu tu veux ! Ça se voit que cette femme t'as dans la peau ! Je pouvais pas continuer à lui faire croire ta mort, c'est la faire souffrir inutilement !
"PAS TAPER ! PAS TAPER ! PAS TAPER !"
- Ah oui, c'est sûr que maintenant qu'elle sait que je suis vivant et qu'elle "m'a dans la peau", elle ne va pas souffrir inutilement si on ne la revoit jamais !
Autre regard.
- Quoi ? susurra Harry.
- Euh... C'est-à-dire que... Je suis devenu comme qui dirait son médecin attitré...
- Oh putain c'est pas vrai je suis maudit ! fit Harry en se prenant la tête entre les mains. Mais qu'est-ce qui t'a prit ? Enfin..., sembla se calmer le jeune homme, il n'y aura que toi qui va la revoir.
Nouveau regard.
- Arrêtez avec vos regards ou je vous arrache les yeux... siffla-t-il.
- Eh bien il se pourrait qu'on se mette à travailler avec l'Ordre du Phénix, dit lentement Mac, et il probable que la rencontre se fasse à Poudlard avec elle...
- Et quand tu dis on...
- Notre organisation, oui.
- Génial !
Brusquement Harry se leva et se dirigea vers la porte.
- Où tu vas ? demanda le toubib.
- Faire un tour ! répondit le garçon en fouillant ses poches.
- Encore !
- C'est ça, ou je file des baffes ! cria le Survivant en mettant une cigarette à sa bouche.
VLAM ! La porte claqua violement.
- Un ange ce garçon, ricana Mac avant de relire son magazine.
Épuisé qu'il avait dit ? C'est ça oui ! Elle était carrément claquée ! Bon finalement, elle préviendrait tout le monde après. Re-voyons les priorités !
1) Trouver un lit.
2) Dormir
3) Dormir encore
4) Se réveiller... Peut-être, elle verrait...
Le programme laissait à désirer, mais bon elle s'en contenterai. Sa dernière pensée avant de s'endormir alla comme toujours vers un jeune homme aux yeux verts, mais cette fois-ci elle s'endormie avec le sourire aux lèvres.
Ce fut le lendemain qu'elle se réveilla pleine de courbatures et avec une douleur pas possible dans tout le corps. Chaque mouvement entrainait sa douleur correspondante. Se retournant, elle sentit quelque chose de bizarre contre son flanc droit, elle eu la réponse à sa question en sortant de sa poche un tube de comprimés moldus et un mot :
"Analgésique. Ça fera passer la douleur le temps d'aller prendre tes médocs à l'apothicaire. Un toute les trois heures max.
Le toubib."
Elle ne savait même pas comment ce flacon était arrivé là, mais elle n'allait pas s'en plaindre ! Avalant un comprimé, Tonks réussit tant bien que mal à s'asseoir sur son lit et due attendre un peu que la douleur disparaisse et que le médicament fasse son effet. Une fois cela fait, elle se fit une toilette rapide (en essayant vaguement de ne pas regarder son dos), enfila des vêtements propres et prit la Cheminée direction le Ministère avec son arrêt maladie en poche.
Cela lui prit dix minutes pour donner son arrêt à son chef, cinq de plus pour répondre à toutes ses questions, et deux pour rejoindre l'attrium en insultant mentalement de tout les noms d'oiseaux possibles le dit-Chef. C'est donc en grande forme que la métamorphomage reprit la Cheminée direction Remus. Le lycan était déjà attablé le temps qu'elle arrive et malheureusement en train de boire son café. Malheureusement car quand il la vit dans la cheminée, Reus recracha totalement son café sur son pauvre journal.
- Tonks ! Merlin qu'est-ce qu'il c'est passé ? Ça va ? On n'avait plus de nouvelles puis Severus nous a dit que tu étais prisonnière de Tu-Sais-Qui ! Il te pensait morte ! T'as l'air en forme !
- Doucement Remus ! rigola-t-elle. Respire, voila, ça va mieux ? Elle attendit qu'il acquiesce avant de continuer.
- Oui ça va mieux maintenant...
- Comment tu as réussi à t'échapper ?
- C'est une longue histoire... J'aimerais éviter de me répéter... Tu pourrais appeler Dumbledore et lui dire que je souhaite lui parler ?
- Bien sûr !
Lupin prit son pendantif entre ses mains et parla tout seul pendant une à deux minutes avant de le relacher.
- Bien ! Dumbledore souhaite nous voir dans une heure au QG. Tu veux quelque chose ? Du jus de fruit ? Des oeufs ? Du... journal au café ? fit-il en désignant la table des mains.
- Non, c'est bon... T'es partant pour une virée sur le Chemin de Traverse ?
- Evidement ! Tu me donnes deux secondes ?
D'un mouvement de baguette, Remus rangea magiquement la table et d'un second attira sa cape à lui. Laissant galament Tonks prendre la Cheminée la première, il installa le sort d'alarme, puis prit lui aussi la Cheminée en direction du Chaudron Baveur. Saluant rapidement Tom, il rejoignit Tonks dans l'arrière boutique où le passage était déjà ouvert. Les deux amis parlèrent beaucoup, la sorcière prenant principalement des nouvelles de ce qui c'était passé en son absence. Ainsi, elle apprit que l'Ordre avait été mis au courant de son enlèvement mais que Dumbledore ne voulait pas encore risquer la couverture de leur espion, ils avaient donc lancés des recherches. Puis il y a deux semaines, Rogue avait annoncé sa disparition et la plupart des membres avaient cru en sa mort. Ensuite son meilleur ami lui apprit que Voldemort était resté assez calme (c'est-à-dire seulement cinq villages rasés et une dizaine de sorciers tués en trois semaines, c'était en effet calme avec le Mage Noir).
- Où on va Tonks ?
- Chez l'apothicaire, se contenta-t-elle de lui répondre.
- Médicaments ?
- Exactement. J'en ai pas mal à prendre...
- Tu veux me raconter ce qui c'est passé là-bas ? hésita Remus.
- Non... Pas vraiment... S'il-te-plait n'en demande pas plus...
Le ton de la voix de Tonks était si suppliant que Remus se tut tout le reste du temps passé au Chemin de Traverse (bien qu'il vit le nombre conséquent de médicaments et leurs effets).
Ils arrivèrent pile à l'heure au QG. Evidement tout les membres étaient là...
"Super..."
- Ah ! Nymphadora ! Quelle joie de vous revoir !
"Ça faisait plus sincère dans la bouche de Mac..."
- Bonjour Monsieur.
- Comment allez-vous ?
- A votre avis ? retorqua-t-elle légèrement à cran.
- Je comprend... Abrégeons ce moment au plus vite voulez-vous ? Pourriez-vous tout nous raconter ?
Bien que préparée à cette question, Tonks bloqua. Elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas ! Raconter tout ça, c'était le revivre, c'était accepter les marques dans son dos, les humiliations, et les souvenirs noirs... Elle ne voulait pas raconter... Remus lui pressa gentiment la main, gage de son soutient, de son innébranlable amitié... Il suffit d'un regard, et elle raconta. Elle leur narra tout, ou presque tout. Elle leur raconta comment elle était arrivée là, elle enchaina sur son traitement en détaillant et en s'étalant le moins possible. Elle vit clairement la terreur, la pitié et la compassion sur leur visage. Alors elle enchaîna, elle raconta sa fuite, et son réveil chez Mac. Elle ne donna jamais de nom, mais elle leur raconta leur but contre Voldemort et le fait qu'ils l'avaient soignée. Elle termina en ces mots :
- Ils m'ont demandés de faire passer un message : ils veulent vous rencontrer. Trois membres de l'Ordre dont vous, à la date et au lieu que vous choissirez.
- Vous ont-ils dit pourquoi ?
- Pour coordonner vos actions contre les Mangemorts...
- Monsieur, si je peux me permettre une réflexion, commença Rogue. Il serait mal avisé de répondre favorablement à cette demande... De toute évidence, Miss Tonks a subi un choc psychologique qui lui a provoqué certaines... hallucinations... Non pas qu'elle...
- Severus ? Ta gueule ! Gronda Remus ayanat apparement du mal à garder son clame. Tu aurais pu lui éviter tout ça et tu n'as rien fait, alors met là en veilleuse !
- Messieurs, s'il-vous-plait calmez-vous ! tempéra Albus. Très bien merci Nymphadora, vous pouvez rentrer vous reposer, Remus vous dira notre décision.
La Métamorphomage ne protesta même pas contre le fait qu'elle ne participerait pas à la réunion. Tout ce qu'elle voulait, c'était rentrer et être seule chez elle... Mais Remus devait savoir pour Harry ! C'était décidé, elle lui en parlerait dès qu'il viendrait la voir !
En rentrant, la sorcière s'occupa de ses blessures. Et alors qu'elle attendit le retour de Remus, ce fut la tête de Dumbledore qui apparu dans la cheminée pour lui informer que le lycan était en mission et que le rendez-vous était accepté, le lendemain dans son bureau à Poudlard. Tonks prit un peu de monnaie moldue pour aller à la cabine téléphonique la plus proche :
- Allo ?
- Allo Damon ? C'est Tonks !
- Ah Tonks ! Comment vas-tu ?
- Je me remet... Tu pourras dire à Mac que Dumbledore est d'accord pour vous voir, à Poudlard, dans son bureau, dès demain à 13h.
- Excellent ! Est-ce qu'il t'a dit... Oui... Oui Mac je lui dit bonjour de ta part... Non ! Ça je ne lui dirait pas !... hum, excuse-moi Tonks. Je disais donc : est-ce qu'il t'a dit qui viendrait ?
- Non, il avait certainement peur que je vous le dise...
- C'est pas faux... D'après nos estimations, on pense à Dumbledore, Rogue et Shacklebolt.
- Ce sont des piliers de l'Ordre, c'est possible.
- Bien, je dois te laisser, on doit se préparer. Je te dis à demain Tonks.
- A demain toubib.
- Où est Harry ? questionna Mac en voyant Damon raccorcher.
- Comme d'hab'... Il bosse.
- Je m'inquiète pour lui... depuis qu'il a revu Nymphadora, il s'enferme de plus en plus dans son travail et ses recherches... La dernière fois que c'est arrivé...
- Je sais Mac, je sais... Mais là, les circonstances sont différentes... Pour ne rien te cacher cette situation m'inquiète aussi...
- Vraiment ? questionna le plus vieux en haussant un sourcil. Tu me sembles du genre impertubable plutôt.
- Oh ! Ce n'est pas pour Harry que je m'inquiète, c'est pour les personnes à Poudlard, si jamais Harry vient avec nous...
- Je leur dévisse la tête et je m'en sers comme lustre pour les toilettes ! fit une troisième voix.
- Harry ! s'exclamèrent les deux autres en coeur.
- Nan, c'est Einstein ! Mais causez entre vous hein, je vais aller préparer des tartines pendant ce temps-là.
- On a bien le droit de s'inquiéter pour toi non ? demanda doucement Mac.
- Si vous avez envie de perdre votre temps, répondit tout aussi doucement Harry. Et cette situation est totalement différentes de Kalina, Mac !
- Je sais, Harry, je sais...
- Quand à Poudlard, si j'y vais, c'est sûr qu'il y a des risques de voir des quiches dans la tête se perdre... Mais je sais me maîtriser maintenant.
- Ça fait cinq ans maintenant Harry... Tu ne leur as toujours pas pardonné ?
- Rappelle-moi de combien est ma peine déjà Damon ? ironisa Harry en sortant une cigarette.
- Pas dans la maison ! beugla Mac.
- Maintenant..., commença Harry en inhalant sa première bouffée et en la soufflant sur Mac, je te parie que si mon innocence venait à être prouvée, cette bande de mou du slip redeviendrait tout sucre tout miel avec moi, me fournissant ainsi un autre pretexte de vouloir leur mettre une tête au carré rien qu'avec des baignes.
- Tu en veux au monde britannique sorcier tout entier toi ! rigola Damon.
- Non pas tout à fait. Il ya quatre personnes parmi les anglo-sorciers encore vivants en qui je n'en veux pas. Il y a le vieux pervers tout bougon à ma droite, bien que je me demande tout les jours pourquoi... Tonks, qui a toujours cru en moi; Remus, bien que je ne l'ai su que lorsqu'il a installé ma "tombe"; et Rogue.
- Rogue ? Le professeur qui t'a pourri la vie ?
- Ouais, lui-même. Parce que justement, que je sois innocent ou coupable, vivant ou mort, c'est le seul qui soit resté constant avec moi, ricana l'hériter Potter.
- Tss... Débile... Bon, je vous laisse, il faut que je prépare ma valise ! s'exclama Damon.
- Ouais... C'est sûr qu'il va nous falloir de la préparation... soupira Mac.
- Pourquoi tu dis "nous" ? Je ne sais pas si je viens moi ! Et je t'avouerai que j'ai pas tellement envie d'y aller...
Trois personnes en robe de sorcier, un bureau avec des dizaines de tableaux, trois personnes en costume trois pièces moldus. Et au milieu, un concierge.
- Merci monsieur Rusard, vous pouvez nous laisser, merci à vous. dit calmement Dumbledore.
Le concierge partit en regardant suspicieusement les nouveaux venus qui restèrent de marbre.
- Bien ! Permettez-moi de présenter mes compagnons et moi-même. Voici le professeur Severus Rogue, l'Auror Ronald Weasley, quand à moi je suis le Professeur Albus Dumbledore, directeur de Poudlard et créateur de l'Ordre du Phénix.
- Enchanté, répondit le plus vieux. Voici Pierce Brosnan (le plus jeune, avec des yeux mauves, hocha la tête), Roger Moore (un homme aux cheveux blancs et aux yeux blancs, les salua aussi), quand à moi je me nomme Sean Connery.
- Nous sommes, nous aussi, enchantés. Je souhaite vous transmettre les remerciements de l'Ordre tout entier pour le sauvetage de Miss Tonks.
Trois hochements de tête synchronisés lui répondirent.
- Bien, si nous commençions ? relança Sean. Pierce, si tu veux bien...
Ce dernier se déplaça en avant et dit calmement :
- Nous sommes deux organisations qui avons pour le moment une cible commune. Nous savons que vous vous occupez principalement de vous renseigner sur les Mangemorts et que vous défendez aux attaques qu'ils provoquent...
- Et pourrions-nous savoir comment vous avec eu vent de cela ? sussura Rogue.
Pierce le regarda longtemps et lui sourit :
- Non. Et ne tentez pas de rentrer dans ma tête, vous risqueriez d'avoir une surprise désagréable.
- Vous voulez quelle sorte de collaboration, monsieur Brosnan ? recentra le directeur.
- L'Ordre du Phénix nous donne toutes ces informations sur les Mangemorts, et pendant que vous vous occupez de ramasser les dégâts pendant les attaques, nous, on se charge de l'offensive.
- Dois-je comprendre que vous nous proposer une alliance ?
- Non, on ne vous propose rien. On vous demande juste de nous fournir vos infos et de ne pas essayer de nous mettre des bâtons dans les roues.
- Pourquoi est-ce que nous devrions obéir ?
- Parce que dans tous les cas, on va faire ce travail. Avec vos infos, on gagnera un peu de temps. Mais ça sera fait même si on ne les avait pas.
- Et qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
- Rah ! J'en ai marre, expliques-lui toi ! s'exclama-t-il en se tournant vers son compagnon.
- Parce que si vous ne le faites pas, je connais une personne autre que Voldemort et ses Mangemorts qui seraient ravi de vous tuer, Dumbledore...
Sean avait les poings sur le bureau du directeur, et regardait celui-ci droit dans les yeux.
- Sean, je t'en prie... fit Roger. Ecoutez professeur, que souhaitez-vous ? Que les massacres s'arrêtent, non ? Que toutes les familles sorcières ne vivent plus dans la crainte de voir apparaître la Marque au dessus de leur maison ?
- Evidement.
- Eh bien, c'est ce que nous vous proposons. Vos effectifs sont limités, vos membres surveillés et par les Mangemorts et par le Ministère, vous avez une marge de manoeuvre restreinte. Nous, aucun des deux camps ne nous connait, et nous avons une organisation mieux structurée autant sur le plan du nombre que sur le plan tactique.
- Oui... Mais êtes-vous vraiment tous sérieux ? ricana Rogue en regardant par dessus l'épaule de Sean et Roger.
- Qu... ? Pierce !
Ce dernier, profitant de l'occupation général de toutes les personnes présentes par le discours de Roger, c'était glissé derrière Ron et avait allumé un briquet près, tout près, des cheveux de celui-ci. Ron s'éloigna précipitement en regardant Pierce comme s'il était fou.
- Mais qu'est-ce qu'il fait celui-là ? beûgla le rouquin.
- Ben quoi ? Parait qu'il fallait brûler les roux chez les sorciers !
-Qu'est-ce qu.. ? Roh le con... C'est les Moldus qui brulaient les roux parce qu'ils pensaient qu'ils étaient des sorciers ! Et c'était au Moyen Âge ! cria Sean pendant que Roger soupirait "Je t'avais dit qu'il ne fallait pas lui faire lire ce bouquin..."
Ron regarda longuement, de haut en bas, Pierce Brosnan et lui demanda très lentement comme si il parlait à un enfant :
- Est-ce que tu es attardé ?
- Pas le moins du monde mon gars ! sourit Pierce. C'était marrant non ?
- Marrant ? Il est hors de question de vous fournir quoique ce soit ! cria Ron.
Pierce reprit un air sérieux et regarda son interlocuteur droit dans les yeux :
- Tu n'es pas le responsable de l'Ordre du Phénix. Fais silence.
- Ne me parle pas comme si j'étais un chien !
- Mais tu es un chien. Tu es un soldat je te rappelle, il n'y a pas grande différence... Peut-être niveau pillosité, et encore...
Ron gronda et abattit son poing dans la machoîre de Pierce, celui-ci répondit en donnant un puissant crochet du droit dans la tête du roux et en le plaquant contre un mur en l'étranglant.
- Te tuer me serait si facile, Weasley...
- Messieurs calmez-vous ! tempéra Dumbledore en se levant.
Bien que Weasley sembla ne plus vouloir taper Pierce, celui-ci ne bougea pas d'un poil.
- Pierce... S'il te plait... demanda Roger.
- T'as du bol toi... murmura Brosnan avant de reprendre sa place initiale.
- Il faut que l'Ordre débatte de votre proposition... Mr Rusard vous conduira dans un des salons pour invités du château.
Les trois hommes habillés en Moldus sortirent silencieusement sous les regards des membres de l'Ordre du Phénix.
Tonks était légérement énervée. D'abord, elle voulait annoncer à Remus que Harry était toujours vivant, mais Dumbledore l'avait envoyé en mission. Ensuite, elle avait espérée que le directeur la choissise pour être présente à la rencontre, mais il avait prit Ron, qui n'était qu'un cadet Auror. Et enfin, elle avait mal dormie et avait mal au dos, alors oui, elle était légérement énervée ! Alors quand cet abruti de concierge avait commencé à lui chercher des poux, elle avait préférée partir avant de commettre l'irréparable...
Aussi lorqu'elle entendit des bruits de pas derrière elle, elle ralentit en espèrant pouvoir ce venger du concierge de malheur. Tonks ne s'attendait pas à tomber sur eux !
- Mais qu'est-ce que...
- Ah ! Miss Tonks ravi de vous revoir ! Vous vous rappelez de moi ? Je suis Sean Connery !
"Ou Mac, Damon et Abel ont tout les trois des jumeaux, ou ils ont donnés une fausse identitée à l'Ordre..."
- Oui bien sûr que je me souviens de vous !
- Ah ! J'en suis ravi ! Peut-être pourriez-vous nous accompagner ?
Alors qu'elle se mettait en route, la métamorphomage se rendit compte qu'ils n'allaient pas vers la sortie.
- Oui, le directeur a eu la gentillesse de nous offir l'hospitalité en attendant que l'Ordre délibère.
"Et je ne suis pas invitée au vote ? Super..."
- C'est ici. grogna Rusard en ouvrant une porte.
Tonks et les trois autres entrèrent et refèrement la porte sur eux. Le salon ressemblait grandement à la Salle Commune de Gryfondor, les tentures rouges et or en moins.
- Bien et qu'est-ce que... commença la sorcière avant de s'interrompre sur un geste de Damon.
Abel faisait tranquilement le tour de la pièce, regardant chaque mur, puis il se tourna vers Damon et tapota son oreille gauche et son oeil droit. Le toubib hocha la tête, joigna ses mains et prit un air concentré. Soudain une boule lumineuse, comme faite d'une matière transparente, apparue entre ses mains, et lorsqu'il écarta les bras, la boule se propagea dans la pièce et sembla épouser parfaitement la forme des murs avant de disparaître.
- Je déteste me faire espionner, sourait Mac. Vous pouvez parler librement ici Nymphadora, mais il faudra faire attention à la façon dont vous nous appelerez hors de cette pièce. Pour eux, je suis Sean ; Damon est Roger et Abel est Pierce.
- Sympathique pour démarrer une alliance, railla Tonks.
- Ce n'est pas une alliance mais une collaboration qu'on leur demande...
- Voyons d'abord ce qu'ils en pensent ! Coupa Abel en sortant un étrange boitier de sa poche, il appuya sur un bouton et un grésillement se fit entendre dans la pièce.
- Il est en place ? Demanda Damon à Abel.
- Oui, répondit Mac. Et exécuté d'une main de maître, je n'ai moi-même quasiement pas vu le mouvement.
- Weasley non plus n'a pas vu le mouvement Mac...
- De quoi vous parlez ? demanda la seule représentante féminine de la pièce.
- Abel a fait exprès de déclencher une altercation avec Ronald Weasley, lui répondit son médecin. Au fait Abel, t'aurais pu faire autrement que choisir un truc juste parce qu'il est roux !
- Moins marrant, répondit distraitement le concerné, concentré en tournant les boutons de son boitier.
- Enfin bref, il a déclenché une altercation et une bagarre dans le seul but de glisser un micro Moldu, spécialement modifié par Mac pour emmettre en milieu magique, sur Weasley. Ce qui fait que nous allons pouvoir écouter leur réaction...
- Je l'ai ! s'exclama Abel.
Il enclencha un bouton et une voix féminine se fit entendre :
- Et donc qui sont ces gens ?
- Hermione Granger, précisa Tonks, ébahie.
- Ils disent s'appeler Sean Connery, qui a l'air d'être le meneur, Roger Moore et Pierce Brosnan. Arthur, pourriez-vous vou renseigner sur eux ?
- C'est inutile, répondit Hermione. Ce sont de fausses identitées. Sean Connery, Roger Moore et Pierce Brosnan sont trois acteurs Moldus connus pour avoir interprêtés le même personnage.
- Dommage, notre couverture vient de tomber à l'eau, soupira Mac.
- Fais pas comme si tu en étais triste, railla Abel.
- On fera comme si nous l'ignorions pour l'instant, pour les mettre en confiance. Ronald, pourriez-vous faire un portrait robot des trois pour aider aux recherches ? Bien. Résumons donc ce que nous savons sur eux.
- Ils nous mentent et ils nous ordonnent, déclara Rogue.
- On ne peut pas leur faire confiance ! C'est peut-être un piège de Vous-Savez-Qui ! Il faut les enfermer et les interroger ! s'exclama Ron.
- Typiquement Gryffondor, donc typiquement stupide Weasley... Maintenant que Potter n'est plus là, vous vous décidez à reprendre le flambeau de l'être le plus irréfléchi du monde connu ? Ils sont dangeureux et en savent beaucoup, il faudrait mieux leur faire croire que nous leur faisons confiance et voir leurs actions et les indices qu'ils laisseront échapper.
- Joli ! apprécia Abel.
- Messieurs s'il-vous-plait ! Arthur, trouvez le maximum sur eux, vous aussi Ronald. Je tâcherai de les garder un peu au château pour les surveiller... Nous sommes encore pendant les vacances scolaires, j'espère avoir assez d'information avant la rentrée... Bien passons au reste des rapports.
- Pourrais-je te parler ? mumura Abel à Tonks.
- Bien sûr... accepta-t-elle, réticente.
- Yo ! On vous laisse !
- Je peux venir ? s'exclama Mac un sourire étrange sur les lèvres.
- Ok, on te fera un résumé, répondit Damon. Toi le pervers, poses tes miches sur ce fauteuil !
La porte se referma sur eux, et Tonks et Abel se retrouvèrent seuls dans le couloir.
- Il paraît que la vue de la tour d'Astronomie est grandiose, peut-être pourions-nous y aller ? demanda douceument le jeune homme.
Tonks prit la tête de la marche qui se fit silencieusement. Une fois arrivée, Abel monta sur le parapet et s'asseya dessus, une jambe tendue, l'autre pliée.
- Les rumeurs disaient vrais... magnifique... soupira-t-il.
Il sortit un paquet de cigarette et s'en alluma une, il semblait plongé dans ses pensées. La métamorphomage en profita pour mieux le détailler. Ces cheveux noirs étaient attachés en catogant, il semblait légèrement musclés à travers son jean noir moulant et son pull noir également. Sa veste en cuir lui donnait l'air d'être assez carré au niveau des épaules. Mais ses yeux mauves semblaient arborer une expression de pûre tristesse.
- Que voulais-tu me dire ? attaqua-t-elle la première.
- Je souhaitais m'excuser. De mon comportement envers toi... là-bas... En temps normal j'aurais été ravi de faire ta connaissance, mais là ce n'était pas le cas... Je sais que Damon et Mac t'ont expliqués pourquoi j'ai agis ainsi, mais je préfère m'excuser tout de même... Pour tout te dire, je pensais qu'en te traitant ainsi, les Mangemorts verrait que tu ne représentais rien pour moi, et tu tuerais directement sans te faire souffir... Pour moi, c'était la seule façon de te faire sortir de cette cellule libre.
- Tu veux dire que...
- En trois mois, tu as été la deuxième qu'ils ont utilisés pour que je m'attache. Et leur manipulation a marchée avec la première au début, il m'a fallu deux jours pour comprendre ce qu'ils faisaient et changer mon comportement envers elle, mais c'était trop tard... Elle... Elle est morte... face à moi... en me regardant dans les yeux...
La voix d'Abel était basse maintenant, presque un murmure.
- Elle a été persuadée d'un bout à l'autre que je n'étais qu'un connard sans coeur qui ne trésaillais même pas alors qu'ils la torturaient et la violaient face à moi... Alors qu'en réalité, je souffrais à chacunes de ses tortures... Je peux te jurer que si je retombe sur ces mecs... Ils suppliront le Diable en personne de s'occuper d'eux pour ne plus être entre mes mains !
- Abel.. murmura Tonks, touchée. Pourquoi avoir été là-bas...
- Il le fallait, se contenta-t-il de répondre.
- Pour des informations ? Quelles informations valent trois mois de tortures ?
- Il existe un moyen simple de faire révéler les secrets des gens et sans les torturer. Il faut les mettre en position de supériorité, de dominance. Les mégalo vont parler automatiquement.
- Qu'est-ce que tu as découvert là-bas ? demanda doucement la métamorphomage en se mettant à son niveau.
- Ne m'en veux pas, mais je ne peux pas te répondre pour l'instant...
- Est-ce à cause de ce que tu as découvert sur Tu-Sais-Qui...
- Voldemort. C'est son nom, coupa Abel. Et si tu ne veux pas l'utiliser, trouves-lui un autre surnom, comme "face de peau de fesse", ou "taré mégalomane", n'utilise pas le surnom qu'il a imposé... lui sourit Abel en la regardant.
"Et quel sourire !" pensa-t-elle.
- que... tête de détraqueur ?
Abel hocha la tête.
- que tête de détraqueur est dans votre ligne de mire ?
- En parti oui.
- Comment ça ?
- Eh bien...
La porte de la tour s'ouvrit avec fracas sur Damon. Celui-ci avait l'air grave et s'adressa directement à Abel :
- On a un problème.
Bon ça a été ? =P
Alors avant la preview, je tiens à faire un petit peu de pub ! Après deux menaces de morts, quelques "connard sans coeur" et de nombreux "je te déteste", ma chère amie SNT59 m'a convaincu de lui faire de la pub pour sa fic. (Allez savoir, un moment de faiblesse probablement... *nan pas taper !* ). Je ne sais pas si certains d'entres-vous on regardé X-Men Le Commencement (xmen first class), mais si c'est le cas, ma tendre amie la douce bourrine SNT59 a fait une fic intitulée "Quand passé et présent se mêlent". Il s'agit de romance avec une dose d'humour le tout saupoudrée d'action. Un petit mélange que personnellement j'apprécie beaucoup ! Allez donc lire cette fic et laisser une review dessus ;) (faites une recherche d'auteur "SNT59", il n'y en a qu'une ;) )
Bien maintenant que cette pub est faite, SNT59, tu peux retirer ce flingue de ma tempe s'il-te-plait ? =P
Dans le prochain chapitre :
"
- Ecoutes-moi bien, old man, tu aimes peut-être sacrifier tes pièces sur le grand echequier du Bien, mais si t'as un truc un savoir sur nous c'est qu'on abandonne jamais les notres !
- Lâchez-moi, monsieur Brosnan...
- J'espère que t'as imprimé mon discours Dumbledore, je ne le répéterai pas...
Pierce lâcha Dumbledore du mur contre lequel il le maintenait, se tourna et dit :
- Bien, à ton tour... Severus..."
A bientôt j'espère pour Nous opérons différement...
