Disclaimer et Avertissement : Cf Chapitre 1
…
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Merci à Mistycal, ma Bêta. … Le lien vers sa page dans mon profil. Comme d'hab, je vous recommande vivement de lire ses fics !
Retour Au Présent 2 / 2
Acte 4 : Retour Vers Un Eden
Harry
Je m'empresse dans les couloirs, pour rejoindre la Tour de Gryffondor. J'ai besoin de retrouver Ron de toute urgence. Je sais que pour lui, cela fait seulement trois heures que nous sommes séparés. Mais pour moi, cela fait six semaines.
Et même si je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer, il m'a tellement manqué !
Et j'en prends toute la mesure maintenant que j'ai quitté Draco…
J'aurais voulu qu'il soit là, dans les moments difficiles, comme dans les moments heureux et je regrette déjà de ne rien pouvoir lui raconter de tout ce que j'ai vécu durant cette retenue. Il saura plus tard, bien sûr, mais c'est maintenant, que j'aurais besoin de lui dire ! Comme j'aurais besoin de lui dire mon inquiétude pour Draco, qui sera seul maintenant chez les Serpentards…
Seul pour affronter les prochains jours…
Seul pour affronter ses cauchemars…
Je me dépêche…
Le portrait de la Grosse Dame, offusquée de mon retour tardif qui la dérange dans son sommeil, s'écarte enfin pour me laisser passer et je m'engouffre dans la salle commune. Ron est là, il m'attend, tranquillement installé avec Hermione dans un coin discret.
Je me retiens de me précipiter dans ses bras…
Hermione se lève et me sourit. Elle a compris, en me voyant, mon besoin d'être seul avec Ron et nous souhaite bonne nuit.
C'est une amie, une vraie amie, une sœur même…
Et je sens une bouffée d'affection éteindre ma poitrine. Elle m'a terriblement manqué, elle aussi !
Alors je la serre dans mes bras et je l'embrasse avec toute la tendresse que j'ai pour elle, avant de monter avec Ron dans notre dortoir.
Alors que nous montons l'escalier côte à côte, Ron glisse sa main dans la mienne, pour me la serrer en un geste rapide, mais amoureux et tendre. Et je comprends qu'il sait lui aussi que j'ai besoin de sa chaleur.
Je lui donne un furtif baiser, effleurant à peine ses lèvres et je lui chuchote de venir me rejoindre dans mon lit, quand les autres seront endormis…
*************************
Ron
Harry est là. Il est de retour enfin !
Je sais qu'il a fait une incursion dans le Temps Ralenti. J'ai senti son départ et son retour. Et son visage un peu plus hâlé me le confirme.
Je sais aussi, qu'il a besoin de moi, de mon amour, de ma tendresse. Je le sais, à l'urgence qu'il y avait dans son regard quand il est entré et qu'il a balayé la salle commune de ses yeux, pour nous repérer Hermione et moi.
Il a besoin que je le prenne dans mes bras pour pouvoir gérer toutes les émotions qu'il ressent.
Il est heureux et triste en même temps.
Inquiet et confiant…
Je ne sais pas ce qui est arrivé durant cette retenue avec Malfoy, je ne le saurais pas tout de suite sans doute, peut-être même jamais. A cause du Sceau du Secret. Mais il s'est passé quelque chose d'important. De vraiment important.
Quelque chose qui le bouleverse.
Quelque chose qui l'a changé…
Nous montons maintenant l'escalier. Je profite qu'il est libre de toute présence pour lui serrer brièvement la main, pour qu'il sache que je sais qu'il a besoin de moi. Je vois dans ses yeux une lueur de compréhension et de reconnaissance et ses lèvres effleurent les miennes avant de me chuchoter de le rejoindre dans son lit, quand les autres seront endormis.
Personne, à part Hermione bien entendu, ne sait pour nous deux.
C'est notre jardin secret.
Un petit Eden rien qu'à nous.
C'est pesant parfois de devoir se cacher, de ne pas pouvoir se prendre la main devant les autres, pour s'encourager ou se réconforter, de ne pas pouvoir s'effleurer les lèvres, pour se dire notre amour et notre soutien quand nous en avons besoin, comme maintenant.
Mais d'un autre côté, c'est bien aussi, de savoir que nous allons pouvoir nous retrouver, à l'abri des regards, que nous partageons quelque chose de fort, quelque chose de beau, qui n'appartient qu'à nous…
Les autres sont en train de se coucher. Ils rient et plaisantent. Je lance une vanne moi aussi, pour qu'ils ne se rendent pas compte que Harry n'est pas tout à fait lui-même.
Il sourit. Il se déshabille en nous regardant et nous écoutant sans rien dire. Puis il enlève ses lunettes et se glisse dans ses draps, en caleçon, et ferme ses rideaux en lançant un « Bonsoir les mômes ! » qui peut sonner joyeux aux oreilles des autres, mais qui ne me trompe pas, moi…
Il est triste…
Je me mets au lit moi aussi. Je reste assis, en tailleur et j'attends.
Les respirations de mes camarades s'apaisent progressivement.
Et enfin, voilà le moment que j'attendais : Neville ronfle. Tout le monde est endormi à présent.
Alors je me lève sans bruit et je rejoins Harry dans la bulle de silence qu'il a déjà mis autour de son lit.
Il se jette dans mes bras…
************************
Harry
Oh ! Merlin !
Comme cela m'a manqué !
J'ai souvent pris Draco dans mes bras pour le serrer contre ma poitrine et le réconforter, comme Ron le fait en ce moment même. Mais je n'avais pas pris conscience que j'en avais tant besoin moi aussi !
Je resserre ma prise autour de sa taille et j'enfouis ma tête dans le creux de son cou, respirant son odeur familière, appréciant sa chaleur rassurante.
Nous restons ainsi longtemps…
Je retrouve mes marques, mes repères dans ce temps. Fini les vacances paisibles dans la grotte-ferme, le soleil d'été et l'air vivifiant des montagnes !
C'est de nouveau la guerre.
Et toutes ses horreurs…
C'est de nouveau la guerre et le risque de voir mourir ceux que j'aime…
Ron me berce… Il sent ma douleur soudaine. Il me caresse le dos et les cheveux, il m'embrasse le front comme il le faisait cet été, quand j'avais besoin d'être consolé de la mort de Sirius…
Et je me détends peu à peu. Tout se remet en place dans ma tête et dans mon cœur. Et quand je me sens mieux, je relève la tête vers lui et je quémande un baiser…
Oh ! Doux Merlin comme c'est bon !
Comme c'est bon d'avoir sa langue dans ma bouche !
Comme c'est bon d'avoir ses grandes mains chaudes sur ma peau !
Comme c'est bon de retrouver ses caresses tendres et douces !
Comme c'est bon d'avoir son corps contre le mien !
J'ai envie de lui ! J'ai envie d'être en lui ! J'ai envie de l'avoir en moi ! J'ai envie de me sentir complet !
Une envie urgente, pressante, de l'aimer et d'être aimé…
Mon cœur explose d'un trop plein d'émotion et d'amour…
« Je t'aime Ron ! Je t'aime ! » murmure-je dans un souffle, la poitrine et la gorge serrés par tout cet amour que je ressens pour lui.
« Je t'aime Harry… » me répond-il dans un chuchotement…
Et nous concrétisons mon désir. Lentement. Longuement. Jusqu'à l'apaisement de mon corps et de mon cœur…
C'est bon de retrouver mon Eden !
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Dimanche 27 octobre 1996
Ron
Harry va mieux maintenant. Je le sens plus serein. Il a calé sa tête dans le creux de mon cou et il frotte son front contre ma peau, me donne des petits baisers sur la clavicule, tout en caressant machinalement mon téton, comme il fait habituellement quand il se sent bien…
Apaisé…
Apaisé et calme.
Pensif aussi.
C'est cela, que le sexe et l'orgasme ont de bon. Cela apaise les tensions du corps et de l'esprit.
Et c'est cela, que l'amour a de bon. Cela permet de rester ainsi, sans avoir besoin de parler pour se comprendre, de savoir comment va l'autre…
Je l'aime…
Avant, je croyais l'aimer comme un frère… Mais je me suis aperçu cet été que ce que je ressens pour lui va bien au-delà de ce que je ressens pour Charly, Bill, Fred et Georges… et pour Percy aussi…
Charly, c'est celui qui est fort. Celui qui se dresse sans peur devant les Dragons et qui les dompte, de sa force tranquille et sûre… On peut se reposer sur lui dans les coups durs car il sait garder son sang froid en toutes circonstances…
Bill, c'est celui qui sait écouter. Celui à qui on peut tout confier et qui vous écoute sans vous juger et donne de précieux conseils… Il est loyal et fort lui aussi, mais d'une façon patiente et confiante…
Fred et Georges, eux, s'amusent de tout… Mais ils savent aussi voir et comprendre. Et s'ils dédramatisent tout à leur manière moqueuse et légère, ils sont plus réfléchis et profonds qu'il y paraît sous leurs airs insouciants et téméraires. Et ils sont sincères et fidèles aussi…
Percy… Percy n'a pas encore découvert tout son courage et il se cache derrière ses principes, son acharnement et sa droiture un peu rigide… Je crois qu'il envie la force de Charly, l'assurance de Bill et la décontraction des jumeaux… Il manque de confiance en lui malgré toute son intelligence. J'espère qu'il ouvrira bientôt les yeux sur lui-même et reconnaîtra sa valeur…
Quant à moi… J'étais un peu comme Percy, je doutais de moi souvent et j'étais un peu envieux des autres, même de Harry…
Mais j'ai appris à avoir confiance en moi cet été… J'ai appris à démêler toutes les émotions contradictoires que je ressentais… A découvrir mes qualités…
Certes, je n'ai pas les résultats scolaires excellents de Percy, mais je ne suis pas pour autant moins intelligent que lui. Je travaille juste beaucoup moins que lui et mes priorités sont différentes des siennes…
Certes, je n'ai pas l'esprit facétieux des jumeaux, mais je sais faire preuve d'humour et détendre l'atmosphère même dans les situations dramatiques…
Certes, je ne suis certainement pas d'aussi bon conseil que Bill, mais je sais écouter les autres et être à leurs côtés quand ils en ont besoin et je suis tout aussi loyal que lui, même si j'ai eu quelques ratés dans le passé.
Certes, je n'ai pas la force tranquille de Charly mais on peut compter sur moi dans les coups durs, je ne me déroberai pas devant le danger…
Et je sacrifierai ma vie s'il le faut, pour sauver une autre vie. Cela, je l'ai déjà prouvé dans le passé…
Je n'ai donc aucune raison d'envier tous mes grands frères, aucune raison de craindre de ne pas être à leur hauteur …
De ne pas être à la hauteur de Harry…
Et je ne rêve plus de recevoir la même gloire que lui, d'être aussi célèbre que lui…
Surtout pas pour les mêmes raisons que lui…
Harry… Qui porte sur ses épaules un fardeau bien trop lourd, une gloire ingrate et souvent cruelle, alors qu'il ne rêve que de tranquillité et de quiétude…
Je suis heureux de pouvoir lui donner cela dans nos moments d'intimités. Comme en ce moment même.
Et je l'aime…
Je m'en suis rendu compte, un matin alors que j'ai ouvert mes yeux sur son sourire et ses yeux pleins d'étoiles. Mon cœur s'est mis à battre la chamade et une bouffée d'amour a étreint ma poitrine. J'ai souri moi aussi et quand il s'est penché vers moi pour m'embrasser, j'ai trouvé cela tout naturel…
Un aboutissement normal de notre entente, de notre amitié, de notre compréhension mutuelle…
Et un prolongement aussi…
Un prolongement de moi-même. La moitié qui manquait à mon équilibre émotionnel… A mon bonheur…
Depuis, je suis le garçon le plus heureux du monde.
Malgré la guerre et tout ce qu'elle implique…
Parce que je l'aime… tout simplement.
Parce qu'il est mon Eden….
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Harry
Je me sens beaucoup mieux. J'avais besoin de Ron, de retrouver sa chaleur, ses caresses et ses baisers. Sa présence silencieuse me fait du bien. Il sait toujours quand il doit me parler ou se taire pour me réconforter.
Il a beaucoup changé lui aussi cet été. Avant, il m'aurait pressé de questions, il aurait voulu tout savoir de ma retenue dans le Temps Ralenti et il aurait été un peu envieux de n'avoir pas été de l'aventure…
Oh ! Il est toujours aussi curieux ! Et je sais bien qu'il me presserait de questions si je pouvais lui répondre et qu'il aurait aimé être à mes côtés…
Mais il n'est plus envieux.
C'est différent maintenant. Son désir de partager toutes mes aventures, n'est plus teinté d'amertume comme cela arrivait parfois avant. C'est uniquement par envie d'être avec moi, de partager des moments forts ou tendres, joyeux ou tristes…
D'être ensemble, tout simplement…
Je l'aime…
Il m'apporte une force nouvelle. Un équilibre émotionnel que je n'avais jamais eu.
Et je l'aime…
Je suis le garçon le plus heureux du monde quand nous sommes ensemble…
Parce que je ne me sens pas jugé, ni épié, même quand il m'observe. S'il le fait, c'est bienveillant. C'est parce qu'il veut s'assurer que je vais bien…
Parce que je ne me sens pas étouffé, ni surprotégé, même quand il me serre dans ses bras. S'il le fait, c'est que j'en ai besoin, que je le recherche. Le reste du temps, je suis libre de mes mouvements…
Parce qu'il me fait confiance et qu'il sait aussi me mettre en garde quand il le juge nécessaire, sans faire pression cependant, juste un avis qu'il me donne, sans chercher à prouver que c'est lui qui a raison et moi qui ai tort…
Parce que si je me trompe, il ne me fait aucun reproche. Il est juste là, pour me réconforter et m'aider à refaire surface…
Je l'aime…
Nous sommes assis maintenant, l'un en face de l'autre, l'un contre l'autre et je sens son souffle qui me chatouille le cou… Il réfléchit. Je le sais. Parce que je sens sur mon épaule les petits mouvements qui animent son visage quand il le fait.
Je ne lui ai rien dit ou presque depuis mon retour mais je sens qu'il va bientôt partager avec moi les conclusions de ses observations de ces derniers jours… depuis jeudi dernier…
Voilà, il se redresse et me regarde. Le moment est venu. Il lève sa main et me caresse doucement la joue.
« Tu l'aimes bien n'est-ce pas ? » me souffle-t-il
« Oui » réponds-je, car je n'ai pas besoin qu'il me précise de qui il parle…
« Je sais que tu ne peux rien me dire Harry… Mais je vais te dire ce que je crois savoir. » me dit-il, son regard bleu clair vrillé au mien.
« Je t'écoute… » dis-je, attentif.
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Acte 5 : Retour En Enfer
Draco
…
Voldemort est nu dans un fauteuil. Les jambes écartées, la droite allongée sur un repose-pied, la gauche repliée et prenant appui sur l'assise de son fauteuil, il exhibe une fois de plus sa queue dressée. Il se caresse en souriant, ses yeux rouges fixés sur moi, qui me tiens droit devant lui. Nu moi aussi.
Et je le maudis du plus profond de mon cœur…
D'un geste négligent de sa baguette, il me lance un Sort. Et j'ai beau lutter contre ses effets, je ne peux me défaire de son emprise puissante… Il me donne l'ordre de prendre le fouet qu'il me tend et de frapper Harry, nu lui aussi et allongé sur le dos, sur le bureau de mon père… Mon bras obéit, comme dirigé par une autre main terriblement plus forte que la mienne
« Résiste Draco ! Résiste ! » me supplie Harry
Mais malgré tous mes efforts pour ne pas obéir à cet ordre, mon bras se lève et frappe. Il frappe, encore et encore. Et Harry, mon ami, mon seul ami, hurle de douleur sous les coups que je lui assène malgré moi. Et je sanglote et lui demande pardon, pardon, pardon à chaque coup. Et le Lord rit…
Il rit, rit, rit de son rire fou et cruel à chaque coup lui aussi…
Puis le fouet disparaît. Voldemort se lève et vient près de moi. Il me dirige vers Harry, me plaçant entre ses jambes maintenues écartées par des liens très serrés et il m'ordonne de le sucer.
Je refuse.
Harry me supplie encore de résister et je le fais de toutes mes forces, mais Voldemort empoigne mes cheveux et m'oblige à me pencher en avant, sous les yeux écarquillés d'horreur de Harry.
Je sanglote toujours, hoquetant sans fin. Le lord force maintenant mes mâchoires à s'ouvrir, sous la pression de son pouce et de son index et, lorsqu'il y parvient, de ses autres doigts, il soulève le sexe mou de Harry et le fait entrer dans ma bouche. Il imprime ensuite un mouvement à ma tête, me contraignant à sucer mon ami, mon seul ami…
Harry sanglote aussi à présent.
Non ! Non ! Non ! dit-il dans une litanie sans fin, des larmes et de la souffrance dans la voix…
Et je devine qu'il intime à son corps et à son sexe de ne pas répondre à ma caresse buccale.
Dans ma tête, je le supplie : Pardon, pardon, pardon Harry !… Et il me dit que ce n'est pas ma faute. Que je ne suis pas responsable et il pleure, pleure, pleure avec moi !… Et Voldemort rit !… Et il presse sa queue en érection contre moi, la frottant d'une manière obscène contre ma peau pour qu'elle durcisse encore…
Puis il se déplace et tout en me forçant encore à sucer Harry, il s'enfonce brutalement en moi. Il défonce mon cul à coups de boutoir rapides et impitoyables qui me déchirent les muscles et les entrailles et je hurle sous la douleur, le sexe de Harry toujours en bouche…
Harry qui se débat dans ses liens avec la force du désespoir et qui crie :
« Non ! Draco ! Non ! Ne lui fais pas de mal, salopard ! Ne fais pas de mal à Draco ! »
Mais Voldemort continue à me labourer le cul de sa queue maintenant aussi monstrueuse que celle de Greyback.
Soudain, il me rejette sur le côté, me donnant l'ordre de rester là et de regarder ce qu'il va faire à mon « Si cher ami Harry » dit-il. Et il l'encule, tout aussi impitoyablement qu'il l'a fait avec moi….
Harry hurle sous la douleur à son tour.
Et ses hurlements me déchirent le cœur.
Mon esprit lutte, lutte, lutte contre le sort qui me maintient figé…
Je hurle aussi ; « Non ! Non ! Non ! Ne fais pas de mal à Harry salopard ! Ne lui fais pas de mal ! »
Et dans les hurlements, mon esprit brise le sort qui me contraint. Je me saisis d'un coupe-papier qui traîne sur le bureau et je frappe !
Je frappe ! Frappe ! Frappe ! Dans la poitrine de Voldemort en hurlant toujours :
« Ne fais pas de mal à mon ami salopard ! »
…
Et je me redresse, trempé de sueur et tremblant, hurlant encore de ce cauchemar.
Le plus horrible que je n'ai jamais fait…
Pour le retour en enfer…
******************
Harry
Ron inspire profondément et se lance.
« Nous avons constaté tous les deux que la fouine bondissante n'était pas très heureuse de sa vie depuis la rentrée. Sous son masque glacé, Malfoy est nerveux et irritable… Et puis, il regarde souvent vers nous et le professeur Dumbledore d'un air bizarre… Comme avec un peu de regret… Nous pensons, toi et moi, qu'il a vécu quelque chose de terrible l'été dernier. Quelque chose qui a à voir avec Voldemort ou les Mangemorts ou son père peut-être… Et avec le sexe aussi. Avec l'homosexualité plus précisément si nous en jugeons sa propension à utiliser le mot « Tapette » d'une manière vraiment haineuse.
Nous prévoyons donc une petite provocation pour tâcher de vérifier si nos soupçons peuvent être exacts, ce qui te vaut une retenue avec Snape et les reproches d'Hermione, qui n'approuve guère la façon dont tu as parlé. D'autant que nous ne l'avons mise au courant de rien, pour ne pas gêner sa sensibilité féminine… et surtout parce que nous savons qu'elle n'approuverait pas… Enfin bref, passons…
Les réactions de Malfoy à tes provocations, auxquelles j'ajoute maintenant, le poing qu'il t'a collé dans la figure jeudi dernier après ta retenue avec Snape, semblent bien confirmer ce que nous pensons.
Nous savons aussi que Snape sait quelque chose à ce sujet, puisque tu t'es payé le culot de faire certaines allusions devant lui et que ses réactions et propres sous-entendus sont assez édifiants quand on sait décoder le Snape comme nous commençons à savoir le faire depuis cet été… Et nous pensons également que Madame De Paimpont, sait également quelque chose ou se doute de quelque chose à ce même sujet.
Et que c'est pour cela, que Snape t'a pressé de remplir la mission que l'Ordre nous a confié à tous les trois, bien que j'ai toujours été persuadé que c'est surtout à toi qu'elle l'a été. Parce que vous avez au moins un point commun tous les deux… Ni l'un, ni l'autre, n'avez eu de véritable enfance et ce point commun peut vous aider à vous comprendre davantage l'un l'autre… Du moins, c'est ce que je crois…
Mais passons aussi sur cela pour le moment, nous en reparlerons plus tard, quand ce sera possible…
Revenons à jeudi soir. Tu vois donc Snape, qui te reproche de ne pas prendre la mission au sérieux, tu rencontres Malfoy, il te colle son poing dans le nez et c'est le moment où Madame De Paimpont entre en scène et vous invite tous les deux à une petite retenue de son cru. Et tu sens que les choses urgent. Ensuite, nous parlons de cela tous les deux et nous décidons qu'il faut surveiller Malfoy et profiter d'un moment où il est seul pour l'approcher à nouveau… Sans en parler à Hermione encore une fois, toujours pour les mêmes raisons… Elle va d'ailleurs nous tuer quand elle va savoir, d'autant qu'elle pense que tu as eu un entraînement privé avec Madame De Paimpont et non une retenue et que nous ne l'avons pas détrompée…
Mais bon, cela est une autre histoire également…
Tout cela nous mène à vendredi… Tu te rends, sous ta Cape d'Invisibilité, sur le stade de Quidditch pour essayer d'entrer en contact avec Malfoy. Quand tu reviens, tu me dis que tu n'as pas pu lui parler. Mais tu es bouleversé, je le sais… Tu n'as rien voulu me dire, m'assurant qu'il s'agit juste d'un petit coup de blues et de fatigue… Mais je sais qu'il s'agit d'autre chose, en rapport avec Malfoy… Tu as juste besoin d'un peu de temps avant de m'en parler, alors je te laisse digérer cela en paix parce que je sais que tu le feras en temps voulu…
Enfin, tu reviens ce soir, non, hier soir maintenant puisqu'il est près de trois heures, de ta retenue avec Madame De Paimpont… Une retenue qui s'est déroulée dans le Temps Ralenti… Je le sais, avec certitude. Je t'ai senti partir. Et revenir aussi. Une heure et demi après, à peu près. Soit six semaines environ dans le Temps Ralenti. Je me trompe ? »
« Non » suis-je étonné de pouvoir répondre
« Mmmm… Ta réponse n'englobe peut-être pas la question du Temps Ralenti, ni celle sur ce qu'a pu vivre Malfoy l'été dernier. Mais peu importe… Je sais que j'ai raison au sujet du Temps Ralenti… J'ai ressenti exactement ce que j'ai déjà ressenti la dernière fois où Madame De Paimpont t'y a emmené sans moi et tu as le teint un peu plus hâlé aussi. Et j'ai également la quasi-certitude de ne pas me tromper sur le reste non plus…
Passons à la suite.
Tu reviens donc de ta retenue. Tu me cherches. Tu es pressé de me voir. Pas seulement parce que cela fait longtemps que tu ne m'as pas vu, mais parce que tu es bouleversé encore une fois. Pas de la même façon cependant que vendredi soir. C'est différent. Tu éprouves des sentiments contradictoires. Tu es à la fois inquiet et confiant, mais aussi heureux et triste.
Alors voilà mes conclusions. Vous avez dû vivre des moments très durs tous les deux. Très difficiles. Et vous vous êtes rapprochés. En fait, je crois que c'est plutôt Malfoy qui l'a eu dur, vraiment très dur… Et que toi tu l'as aidé. D'abord parce qu'il y avait la mission, mais aussi parce que tu ne laisserais jamais personne seul dans la difficulté, pas même ton pire ennemi. Ensuite, cela a changé et tu l'as fait seulement parce qu'il en avait besoin. A ce moment là, je crois que la mission n'a plus eu trop d'importance pour toi parce que tu voulais juste l'aider. Parce qu'il en avait vraiment besoin, parce qu'il souffrait au point que cela t'a chamboulé complètement.
Je crois aussi qu'il t'a confié tout ce qui le tracasse… Et même plus… Car après, Madame De Paimpont a sans doute voulu que vous puissiez souffler un peu, récupérer. Et pendant le reste du temps que vous avez passé je ne sais où, vous avez noué des liens d'amitié. Des liens très forts. Je le sais parce que tu as tiqué quand je l'ai appelé la fouine bondissante, que tes yeux se sont assombris de tristesse. Et que tu es inquiet aussi. Pour lui je pense… Il y a peut-être d'autres raisons associées, mais tu t'inquiètes pour lui j'en suis sûr. Je le vois en ce moment même dans ton regard, dans la façon dont tu réagis depuis que j'ai pris la parole.
Mais écoute bien ce que je vais dire maintenant Harry. C'est bien de t'inquiéter pour lui, si tu estimes qu'il mérite ton amitié et tes inquiétudes. Je te fais confiance là dessus. Mais tu oublies une chose. Vous étiez peut-être seuls là bas, mais vous ne l'êtes plus maintenant. Madame De Paimpont va le protéger le petit Malfoy. Parce que vous lui avez tout raconté n'est-ce pas ? Sinon, tu serais revenu bien plus tôt. Malfoy lui a tout dit à elle aussi et tu penses bien que s'il risque quelque chose dans les quartiers de Serpentard, elle va lui assurer un maximum de protections… Et Snape aussi… Et le professeur Dumbledore…
Alors, fais attention à la façon dont tu vas réagir devant lui maintenant. Vous n'êtes plus seuls et les autres Serpentards ne doivent pas voir que vous êtes devenus amis, jusqu'à ce que ce soit le bon moment… Parce que cela pourrait le mettre en danger. Le mener tout droit en Enfer. Ok ? »
« Ok ! Ron ! » lui dis-je en me collant contre lui, ma tête dans son cou.
Je ne lui ai rien dit mais il a tout deviné ou presque.
Et je me sens une bouffée d'amour incommensurable pour lui…
Il a vraiment changé cet été ! Il est vraiment plus réfléchi, plus mûr, plus observateur aussi !
J'en prends toute la mesure maintenant !
Et il fait vraiment la paire avec Hermione quand il s'agit de faire des déductions et de la logique ! Son cerveau est méthodique et enregistre le moindre mouvement, la moindre réaction et il sait anticiper les choses ! Je comprends maintenant qu'il soit si fort aux échecs !
Plus fort encore depuis cet été d'ailleurs…
Et il accepte mon amitié avec Draco…
Et il me comprend vraiment…
Je l'aime… Oh ! Oui, je l'aime !
Et je comprends aussi que je ne dois pas lui cacher ce que Draco m'a autorisé à lui dire…
Ce serait un manque de respect envers son intelligence et envers l'amour et la confiance qui nous lient…
Alors je prononce dans ma tête le mot de passe qui débloque le Sceau du Secret et je me lance.
« Ron. Je dois te dire quelque chose… »
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Acte 6 : Les Forteresses
Draco
Il faut au moins dix minutes pour que je retrouve mon calme. Je pense très fort à mon coin de Paradis, prenant le temps d'en visionner chaque détail. Et je me remémore aussi la sensation de la chaleur réconfortante des bras de Harry autour de moi, ses paroles et le son de sa voix qui m'apaisent…
Il me manque…
Mon ami me manque…
Cela me fait drôle d'y penser …
De penser « Mon ami »…
Je n'en ai jamais eu jusqu'à présent et maintenant je réalise à quel point cela me manquait d'avoir quelqu'un à qui me confier, une personne avec laquelle partager les joies et les peines…
Mon ami… J'ai un ami maintenant…
Et cette pensée me réconforte autant que mes souvenirs heureux du Temps Ralenti.
J'ai un ami… Moi, Draco Malfoy, j'ai un ami… Et si j'en crois cet ami, j'en aurais bientôt d'autres encore…
J'ai un ami… Un ami qui s'appelle Harry Potter ! Et bientôt j'en aurais un autre qui s'appelle Ron Weasley… Et il y aura aussi Hermione Granger, Neville Longdubat, Luna Lovegood et Ginny Weasley…
Et d'autres encore peut-être…
Tous des « Demi-Sang », des « Sang de Bourbe » et des « Traîtres à leur sang »… Et cela me fait rire… Cela me fait rire parce que je réalise que je suis un « Traître à mon sang » moi aussi…
Mère, je crois que vous pouvez maintenant être vraiment fière de moi ! Quant à vous Père, vous pourrez vous étouffer de rage quand vous l'apprendrez !
Je suis libre !
Aussi libre que cet Elfe de maison que Harry a libéré et qui appartenait au Manoir Malfoy : Dobby…
J'éclate de rire encore… J'ai un point commun avec Dobby, l'Elfe de maison. Harry m'a libéré, comme il a libéré Dobby...
Et bientôt, Mère sera libérée, elle aussi grâce à lui !
Harry Potter le sauveur ! Harry Potter le libérateur des prisonniers du Manoir et du joug des Malfoy !
Cela me fait tellement rire que j'en ai mal aux côtes, comme cette fois où nous avions bu la tisane de Grand-mère Longdubat… Et je me sens revigoré aussi. Les tensions du cauchemar sont parties.
Il faudra que je lui raconte cela…
J'ai envie de le lui raconter maintenant…
Je ne peux pas le voir, mais peut-être que je peux lui écrire. Il me suffira de confier la lettre à un hibou de l'école… Oui, je vais essayer cela… Il faudra juste être prudent en allant jusqu'à la volière, y aller très tôt et faire attention à ce que personne ne me suive.
Je vais pour prendre mon nécessaire à écrire, quand je m'aperçois que je suis dans une sorte de bulle. Je fronce les sourcils, me demandant ce que cela peut bien signifier, quand je me rappelle soudain que Madame De Paimpont a promis de venir poser des protections autour de mon lit…
Et je vois aussi une enveloppe sur mon édredon…
C'est une lettre de Madame De Paimpont, dans laquelle elle m'explique que la bulle qui m'entoure est une protection constituée de plusieurs Sorts. Personne ne pourra m'atteindre quand je suis dans cette bulle. Elle dit aussi qu'il y a plusieurs fonctions et options indépendantes, qui s'activent à l'aide de plusieurs mots de passe.
Fonction 1 : Personne d'autre que moi ne peut entrer dans la bulle. Je peux la laisser en permanence et la traverser à ma guise. Si une autre personne tente d'y entrer, elle sera expulsée sans douceur. A noter que personne d'autre que moi ne peut la voir…
Fonction 2 : Je peux laisser quelqu'un entrer dans ma bulle. Mais il faudra que j'active le mot de passe à chaque fois. Si je fais vraiment confiance en cette personne, je peux lui donner le mot de passe pour qu'elle entre quand elle le veut. Et si je change d'avis, je n'aurais qu'à le désactiver.
Fonction 3 : Une alarme peut se déclencher si je le souhaite au cas où quelqu'un essayerait d'entrer dans ma bulle. Pratique si je suis endormi ou absent. Et puisque cette alarme reste silencieuse pour les autres, je serais le seul à l'entendre, même si je suis loin d'ici.
Fonction 4 : L'emprunte magique de toute personne essayant d'entrer dans ma bulle ou autorisée à y entrer mais le faisant en mon absence peut être conservée. Je pourrais ainsi savoir qui a voulu entrer ou est entré dans ma bulle quand je n'étais pas là.
Fonction 5 : Les options « silence et sons ». Première option : j'entends les autres mais ils ne m'entendent pas. Deuxième option : je n'entends pas les autres et ils ne m'entendent pas. Troisième option : j'entends les autres et ils m'entendent aussi.
Fonction 6 : Les options « voir ou ne pas voir ». Première option : je vois les autres, mais ils ne me voient pas. Deuxième option :Je ne vois pas les autres et ils ne me voient pas. Troisième option : je vois les autres et ils me voient aussi. Quatrième option, je vois les autres et les autres me voient mais c'est une illusion où je parais dormir…
Fonction 7 : En un mot de passe, je peux voir et entendre tout ce qui se passe dans le dortoir, mais les autres ne peuvent ni me voir, ni m'entendre…
Et en attendant que je connaisse tous les mots de passe, je peux laisser le parchemin aux yeux de tous, car je suis le seul à pouvoir le lire… A moins que j'active moi-même un dernier mot de passe pour permettre à quelqu'un d'autre de le faire…
Merlin !
Mon lit est devenu une véritable forteresse !
Et je pourrais espionner mes camarades de dortoir sans risque qu'ils s'en aperçoivent !
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Ron
« Ron. Je dois te dire quelque chose… »
A la façon dont Harry prononce ces mots, je sais qu'il va me révéler quelque chose d'important. Quelque chose qui a à voir avec Draco Malfoy… Quelque chose qui fait partie de ce qui le tracassait depuis la rentrée… Quelque chose qu'il a confié à Harry… Quelque chose qu'il est autorisé à me dire…
Quelque chose qui a à voir avec la guerre…
Et qui me concerne…
Parce que même si Malfoy était très discret depuis la rentrée, j'ai bien vu qu'il avait parfois une façon bizarre de me regarder. De regarder Harry. De regarder le professeur Dumbledore aussi… Surtout ces derniers temps… Quand il était seul, sans sa suite de Serpentards autour de lui…
Et cela va sûrement être dur à entendre… Parce que Harry a hésité à me le dire… Parce qu'il redoute ma réaction…
Alors je respire à fond et je l'amène à me regarder dans les yeux. Pour pouvoir m'ancrer à son regard, à sa force, à son amour pour moi, à mon amour pour lui.
« Vas-y. Dis-moi tout » dis-je, avec fermeté et détermination, malgré mon appréhension.
« Draco… Draco m'a dit qu'il avait une mission. Il devait… se servir de toi pour y parvenir. Mais il ne devait pas t'approcher avant un moment précis. Il devait attendre Halloween. Voldemort lui a précisé que… que ce serait plus facile de t'approcher après Halloween, parce que… tu te sentirais bien seul après cette date… » déclare Harry avec quelques hésitations
J'ai envie de hurler !
J'ai envie de hurler parce que cela signifie que cette enflure de Voldemort va s'en prendre à ma famille !
Ma famille est en danger !…
Oh ! Nous le savions bien sûr ! C'est bien pour cela que nous avons passé l'été au Square Grimmaurd…
Mais cette fois, les choses se précisent, la menace devient réelle, elle dresse son ombre sur les miens, sur le Terrier, sur mes parents, sur mes frères !…
Tout tourne autour de moi.
La seule chose qui me permet de tenir, ce sont les yeux de Harry… La chaleur de ses mains sur les miennes…
Je vois ses lèvres remuer, mais je ne l'entends pas…
« Tu te sentiras bien seul après cette date… Tu te sentiras bien seul après cette date… Tu te sentiras bien seul après cette date… » est tout ce que j'entends en boucle dans mon cerveau hébété par la peur…
Cette même peur qui me vrille les entrailles…
Je ne sais pas combien de temps je reste comme cela, incapable de réagir. Quand je retrouve mes esprits, Harry a lâché mes mains pour prendre mon visage entre les siennes et je sens son souffle sur ma bouche, mes joues et mon nez.
« Ron !… Ecoute-moi Ron !… Madame de Paimpont est au courant de tout ! Des sécurités supplémentaires vont être mises en place !… Tu m'entends Ron ? Toutes les précautions vont être prises !… Ron !… Parle-moi, je t'en prie Ron !… Respire ! Respire mon cœur ! » m'enjoint-il avec urgence et inquiétude
Je relâche mon souffle et j'inspire profondément, plusieurs fois comme il me le commande puis je m'accroche à nouveau à son regard et à ses mains.
« Je veux tout savoir Harry !… Je veux tout savoir… » dis-je précipitamment
« Je ne peux rien te dire de plus… Draco n'en savait pas plus. » répond Harry, l'air si triste que cela me brise un peu plus le cœur.
« Je vais le tuer Harry ! » m'écrie-je, d'une voix douloureuse de larmes contenues
« Mais Draco n'y est pour rien ! Il ne voulait pas le faire ! » fait remarquer Harry, se méprenant sur mes intentions.
« Je ne parle pas de lui Harry ! Je parle de Voldemort ! » corrige-je, dans une bouffée de haine et de colère contre ce salopard monstrueux.
« Tu ne peux pas Ron… Je suis celui qui doit le faire, tu le sais bien… » répond Harry, la voix nouée de tristesse
« Je le ferai avec toi alors ! Je ne le laisserai pas tuer ceux que j'aime sans rien faire ! » m'écrie-je déterminé et affolé en même temps.
« Je ne le laisserai pas faire non plus… » assure Harry, cherchant à m'apaiser en me serrant contre lui et en caressant mon dos
« Je veux tout savoir Harry !… Je veux parler au Directeur et au professeur De Paimpont !… Je veux parler à Malfoy aussi !… Je veux tout savoir ! » fais-je, le ton urgent et impératif
« Tu sauras tout ! Demain nous verrons cela avec Mme De Paimpont. Nous irons après le petit déjeuner. » affirme-t-il dans un chuchotement
« D'accord, après le petit déjeuner… » convins-je, en me raccrochant à lui, à son amour, à son corps chaud et ses caresses apaisantes
Je sens que je recommence à perdre les commandes de moi-même… Que la panique me gagne à nouveau…
On peut s'en prendre à moi autant qu'on le veut, mais il ne faut pas toucher à ma famille !
Il ne faut pas toucher à Harry !
Il ne faut pas toucher à ceux que j'aime !…
Cette perspective me terrifie…
Harry le sait. Il a la même peur…
Je travaille dessus avec Madame De Paimpont, pour que cela ne se retourne pas contre moi… Et j'avais fait des progrès ces derniers temps…
Mais là, devant la réalité de la menace, je perds à nouveau tous mes moyens…
Et Harry le sent…
« Viens là mon cœur » me dit-il en pressant mon corps contre le sien.
Nous nous allongeons dans le lit et je me blottis tout contre lui.
Tout contre lui, où je vais retrouver mon calme et ma force.
Tout contre lui, où je vais retrouver mes esprits et ma lucidité…
Tout contre lui, où je vais retrouver ma combativité…
Tout contre lui, mon Eden…
Ma Forteresse…
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… Note: Le retour de Harry dans ses quartiers et le retour des cauchemars pour Draco... Le prochain chapitre marque les prémices d'une longue, très longue journée...
Avec du Draco, du Harry, du Snape, du De Paimpont et un petit personnage que tout le monde aime bien et qui aura un rôle important à l'avenir...
…Votre avis m'intéresse vivement…
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