Titre : Life As Experienced Through Your Fingers.

Auteur : Gold-Snitcher

Rating : M

Ancienne traductrice : Cho3 ; Nouvelles Traductrices: Ju-can, Mimi-chan, La belle de caddix, Wanderin, Chaola, Barbotine, Yepa, Petit poisson rouge.

Correctrice : Tigrou19/Onarluca

Genre : Romance/Drama

État de la fic original : Fini (13) + séquelle

État de la fic Française : 11; Fini; Séquelle : en cours

Chapitre traduit par : Ju-chan et Mimi-chan

Bêta traduction : Vif d'or

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À lire absolument

Nous voici donc de retour avec plein de chapitres!

- ''Merlin's legacy'' est entièrement fini que ce soit la traduction que la correction donc il y aura un chapitre par semaine!

- La fic qui la remplacera est ''A Prince Honor'' qui contient 16 chapitres, elle est fini en anglais et la bonne nouvelle, c'est qu'il reste que 2 chapitre à traduire!! L'auteur est le même que ''Merlin 's Legacy''. Les chapitres sont à la correction!

- La saga ''saving'' a de nouveau 6 traductrices, donc sa mise en suspend est suspendu(mdr)

- ''A broken child'' est fini pour l'instant d'être traduit car nous avons rejoint l'auteur!

- Pour ce qui est de ''Métamorphose'', là désolé, mais aucune nouvelle!

J'ai envoyé des mails, sans résultat, donc si quelqu'un à des nouvelles de ''Angel's heaven'' qu'il nous contacte!

- Sinon toute les autres fics, ont bien avancé donc, à priori, les news devraient redevenir normal!

Onarluca

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Nous vous souhaitons une bonne lecture!

Eni et Onarluca

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Chapitre 11 : Quelque chose de scandaleux ( comme un baiser).

On avait l'impression que ses doigts dansaient, et il se délectait de leur étrange tango. Il n'avait même pas ouvert les yeux pour voir la musique, simplement pénétré par le son et le laisser l'emmener. Les notes coulaient à travers lui comme de l'eau et il savourait la sensation. S'il y avait une chose qu'il aimait le plus dans l'Impromptue Fantastique de Chopin, c'était le rapide changement du frénétique mais gai voyage des notes à la lente et simple danse.

L'un et l'autre des deux, pour Draco, était une sacré libération.

Il avait l'impression qu'il y plongeait et était élevé. Se sentir relaxé et vivifié, et le merveilleux paradoxe le faisait sourire comme il pénétrait dans une autre course. Draco ne pouvait jamais se rappeler un sentiment si libérateur comme il jouait, mais il ne pouvait pas aussi se rappeler la dernière fois où il s'était senti si étonnamment heureux avec sa vie, donc sa nouvelle découverte de la compréhension de la musique, et l'étrange connexion entre ses propres émotions et son état d'esprit et la musique qu'il produisait ne le surprenaient pas.

Il pensa à des choses chaleureuses. Des jours passaient au soleil d'été, rires, des baisers au chocolat et une peau satinée. Cela le fit sourire une fois encore, pensant à Harry. Il souhaitait presque que son petit ami le trouve ici, mais il savait que Harry travaillait sur un projet d'art. Comme la musique revenait plus près, Draco s'assit sur le banc et trouva qu'il souriait follement à la musique, et il ne pouvait pas s'arrêter. Il essaya de contrôler ses traits, mais ça ne marcha pas.

A la place, il roula des yeux et se laissa encore aller au piano, plongeant dans une autre musique et sentant l'étrange calme électrique revenir en lui.

§§§§§§

« Harry, tu sais parfaitement bien qu'elle ne veut pas dire ça comme ça ! » réprimanda Luna et Harry roula des yeux. Ils arrivaient juste de drama où ils avaient joué des monologues. Une des filles de leur classe avait eu une grande difficulté à comprendre le sous-sujet dans le monologue de Harry, et ses critiques sur sa performance avaient envoyé le garçon aux cheveux noirs à tempêter sur sa superficialité et sa stupidité, pour le plus grand amusement de Luna.

« Peut-être que je devrais frapper le dessus de sa tête avec le texte ! Peut-être que ça aiderait sa damnée compréhension ! » gronda Harry.

« Oh, Harry » réprimanda Luna comme elle plaçait une main calme sur son épaule. « Je sais que c'est frustrant mais ne penses-tu pas que tu es un peu extrême ? C'était juste le commentaire d'un étudiante idiote. » Elle pencha sa tête près de lui, clignant des yeux comme lui. Elle sourit quand elle nota que Harry souriait largement, une expression qui était si pleine de joie que ça lui coupa le souffle un instant.

Une autre seconde, et elle réalisa que ce sourire n'était pas pour son compte du tout.

« Draco ! » appela Harry quand le garçon blond arriva assez prés pour être appelé. L'expression sur le visage de Harry montra que toutes ses pensées les plus profondes des irritantes critiques de la classe de drama s'étaient complètement envolées de son esprit. Draco se tourna et sourit en retour, agitant la main et changeant de direction. « As-tu déjeuné ? »

« Bien sûr. Bonjour Luna. » salua Draco, simplement parce que Harry serait probablement en colère s'il l'avait juste ignorée.

« Draco. » salua-t-elle froidement. Draco essayait de prendre le sac de Harry de son épaule, alors que Harry résistait, clamant qu'il pouvait parfaitement bien le porter lui-même et n'était pas d'humeur pour les galanteries mal placées de Draco. Alors promptement Draco exploita un des points faibles secrets de Harry, et quand le garçon aux cheveux ébènes rit hystériquement et supplia Draco d'arrêter ses chatouilles, Draco saisit le sac de l'épaule de Harry et ils traversèrent le Grand Hall.

« Viens Luna ! Je suis affamé ! » appela Harry, et Luna acquiesça et esquissa même un petit sourire, mais à l'intérieur, son coeur était brisé.

Contenu Explicite

Draco s'effondra dans la salle commune tard le vendredi soir. Il avait été forcé de faire un entraînement tardif avec le professeur Snape car l'homme avait décidé que Draco avait besoin de plus d'entraînement. Il n'avait pas prévu que l'entraînement durerait si tard, et en vérité, il n'avait pas remarqué l'heure. Il avait été si absorbé par le jeu que l'heure avait semblé sans intérêt.

Maintenant qu'il était de retour au dortoir, il était sûr de trouver une salle commune vide. Il avait été question au déjeuner d'une expédition en ville pour dîner et danser. Et encore, comme Draco passait les portes, il remarqua en premier le son de la musique, puis la forme souple de son amant qui fredonnait pour lui-même et dansait tout en remuant une tasse de chocolat chaud.

Bougeant silencieusement, Draco jeta son sac sur le divan et se glissa en avant, réduisant lentement la distance entre lui et Harry. Il était sur le point de bondir quand la voix de Harry brisa le silence. « Passe-moi le lait ! »

Draco cligna des yeux, sidéré. Comment Harry l'avait-il entendu ? La musique était forte et Harry était absorbé par sa danse et la préparation de son chocolat chaud. Riant de lui-même, Draco ouvrit le petit réfrigérateur et sortit le lait, le plaçant dans les mains attendantes. « Je voulais te surprendre. » dit-il.

« Tu l'as fait » répondit Harry, se retournant. Draco attrapa un aperçu du grand sourire de Harry avant que le garçon aux cheveux noirs ne l'entraîne dans un long baiser. « Comment était l'entraînement ? » demanda Harry quand, finalement, ils se séparèrent.

« Bien. A merveille » corrigea Draco. « il m'a donné un sac entier bourré de musique. Ainsi, je peux prendre un morceau approprié pour le concert. »

« Il aime planifier à l'avance, n'est-ce pas ? » demanda Harry comme c'était seulement la fin février. Draco répondit avec un grognement évasif comme sa bouche était beaucoup mieux occupée, goûtant la chaire pâle que le col déboutonné de Harry laissait exposé. « Arrête ça, je suis en train de prendre mon chocolat chaud » réprimanda Harry, sans faire cependant un mouvement pour s'éloigner.

« Danse avec moi », demanda Draco soudainement quand il se rendit compte que la chanson avait changé, et une chanson particulièrement bonne pour sauter et se déhancher passait à la radio.

« Quoi ? » demanda Harry. « Sur ça ? » Il semblait surpris. « Je ne peux pas danser sur ce genre de truc. Je suis strictement pour le swing ou les danses de salon, ou les slows, car ça ne demande pas beaucoup. »

« Si tu peux danser le swing et les danses de salon, et que tu te moques des contacts proches des slows, alors tu n'auras aucun problème avec ça » dit Draco, prenant avec soi la tasse des mains de son petit-ami avant de resserrer sa prise autour de la taille de Harry et de l'entraîner dans un endroit libre, loin de la zone pour s'asseoir et de la table. « Reste près, l'astuce est d'oublier qu'il y a quelqu'un qui regarde. »

« Il n'y a pas quelqu'un qui regarde » remarqua Harry, souriant faiblement comme Draco bougeait lentement pour rester derrière lui, mais sans lâcher sa prise sur la taille de Harry.

« Alors ça devrait êtes facile » rétorqua Draco commençant à bouger en rythme. Harry essaya de prendre de la distance par rapport à Draco, ainsi que des mouvements qu'il pouvait sentir contre son dos. C'était gênant et, pensa Harry, c'était aussi embarrassant. Même s'il ne bougeait pas bien, il était plus qu'évident que les mouvements des hanches de Draco contre ses fesses et les mains vagabondes, tous, étaient supposés mimés.

« Ferme les yeux » ordonna Draco quand il devint très clair que Harry n'était pas détendu grâce à la musique et se maintenait encore lui-même éloigné de Draco. « Oublie juste tout et laisse-toi aller à ce que tu ressens. »

Harry, obéissant, ferma les yeux. Il fut laissé dans le noir avec la pulsation lancinante de la musique et la sensation de Draco bougeant contre son dos. C'était très érotique, et pendant un instant, Harry se laissa lui-même oublier tout à part l'incroyable chaleur de tout ça, montant en lui et se pressant sur son dos. Et c'était comme s'il y avait quelques sauvages et noires choses qui étaient venues vivre en lui et il savait - il savait qu'il ne pourrait pas arrêter ça, qu'il était sorti. Et Harry s'en moquait simplement.

« C'est bien » put-il entendre Draco chuchoter, sa voix semblant brutale sur les bords. « Bouge tes hanches. C'est - Seigneur - » dit Draco, car Harry avait bougé ses hanches, et alors Harry devint une chose sauvage, et Draco ne put pas ne pas inspirer son parfum, ne pouvant pas s'arrêter lui-même de mordiller l'arrière du cou svelte. Ne sachant pas pourquoi il devait se contenir.

La chanson finit, mais ils ne s'arrêtèrent pas. Draco était douloureusement excité et il se pressa plus prés du dos de Harry. Il laissa sa main errer sur le torse de son amant, pressant sur les tétons qu'il pouvait sentir en dépit de la chemise, et descendit pour effleurer la propre érection de Harry. C'était fou, ce qu'ils faisaient à chacun d'eux, l'effet qu'ils avaient sur l'autre, et tout le temps, ce putain de temps, Draco était étonné par ça.

Ils s'arrêtèrent de danser. Si Draco était honnête avec lui-même, ce n'était plus de la danse depuis quelques temps. Harry garda encore le rythme, continua de danser, et Draco suivit, se pressant contre le dos du garçon, goûtant la sensation de Harry bougeant ses hanches d'un côté à l'autre, effleurant Draco, se pressant contre son aine, et Draco continua à bouger ses mains sur le corps de Harry, et mordiller les oreilles du garçon, qui, avait-il découvert, étaient un centre de sensation pour le garçon. Harry se détendit même plus qu'avec la musique, passant ses bras derrière avec désinvolture pour saisir l'arrière du cou de Draco, le gardant proche de lui.

En un soudain et alarmant halètement, Draco vint et la sensation de ça, la simple pensée de ça, qu'il pouvait avoir cet effet sur son petit-ami fit Harry le suivre peu après. Ils restèrent ainsi, par la suite. Draco le tenait toujours prés de lui, et ils frissonnèrent et essayèrent de reprendre leurs souffles. « C'est - comment tu danses sur ce genre de musique » dit Draco, la voix semblant un peu tremblante, comme il essayait d'utiliser sa voix traînante normale.

« Ne laisse - » essaya Harry, et fut coupé quand il fut forcé de prendre une bouffée d'air. « Ne refais jamais ça. » dit-il, se sentant incroyablement embarrassé à propos de tout ça. Il se demanda si les gens faisaient vraiment ça en public.

Draco aboya un rire et tourna Harry, embrassant son front et écartant les cheveux humides de sueur de son visage. « Faisons ça plus souvent, » corrigea-t-il. Harry devint d'un cramoisi plus profond et Draco rit encore, embrassant le dessus de la tête ébouriffée du garçon.

Fin du contenu explicite

Lundi après les cours, Harry courait à travers les couloirs de l'étage d'art et glissa pour s'arrêter juste dans la classe de Sirius. Il était un peu à bout de souffle comme il venait de son cours privé de violoncelle qui était dans le sous-sol de l'autre côté du bâtiment. Passant une main dans ses cheveux ébouriffés, Harry prit une grande inspiration et jeta son sac sur une chaise tout en se dirigeant vers son oncle. « Désolé » dit-il ensuite mais Sirius agita une main désinvolte.

« Je ne t'espérais pas plus tôt. Pereskew a tendance à oublier les horaires, et lorsque tu as un instrument entre les mains, je sais bien qu'il ne faut pas que je m'attende à ce que soit dans un petit endroit que j'appelle la réalité. »

Harry lui sourit et se plaça à ses côtés, l'aidant à ranger les blocs d'argiles qui n'avaient pas été utilisés, les enveloppant de manière appropriée afin qu'ils ne soient pas mouillés. « Ca me rappelle quand j'étais petit , lorsque je restais chez toi. Je te regardais tailler ce morceau de savon en licorne. Ca me rappelle quelque chose de similaire. Que tu ne pensais jamais à quelque chose de rationnel - je veux dire, à ce monde. Tu étais juste - quelque part ailleurs. »

Sirius ébouriffa les cheveux de Harry et ferma l'armoire à fourniture. Il se tourna pour arranger son bureau comme Harry sortait la peinture qu'il était venu finir. « La marque des vrais artistes. Quand tu arrives à un point où tu deviens si impliqué dans ce que tu fais, ça ne te viendrai même pas à l'esprit qu'il y ait quelque chose d'autre au delà d'où tu es- quelque soit l'endroit où tu te trouves, qui est en général assez loin du « vrai monde ». Je suppose que c'est bizarre pour les autres gens, mais si tes amis sont tous prédisposés à pareille expérience alors ça semble seulement naturel. »

Harry disposait ses pinceaux précautionneusement et les regarda. « Tu penses à mes parents, n'est-ce pas ? » demanda-t-il après un moment. Il adorait, lui aussi, regarder sa mère au piano, ou son père à sa machine à écrire. Quand il fut plus âgé, autour de 10 ans, ça l'avait toujours fasciné de trouver les similitudes entre l'air d'intense concentration avec une lueur d'exaltation que son père avait toujours quand il savait absolument ce qui allait arriver à ses personnages ensuite, et l'air paisible de sa mère quand elle jouait- se délectant de la musique qu'elle faisait. Quelques fois, quand il se demandait comment des gens aussi différents que sa mère et son père pouvaient être ensemble et formaient un couple si parfait, il tombait sur cette pensée- ils étaient pareils quand ils s'aventuraient dans cet « autre monde » comme l'appelait Sirius.

« Ils étaient rudement prédisposés à voyager dans leur propre petit monde, n'est-ce pas ? » demanda Sirius affectueusement. Harry sourit tristement, le pinceau en équilibre au-dessus de sa toile comme il se rappelait quelqu'une des nombreuses fois où il avait vu ses parents « quelque part ailleurs ».

« Surtout ta mère. James pouvait toujours revenir de l'affaire et trouvait ça juste fascinant, mais Lily ne pouvait jamais être séparée de sa musique. »

Ils travaillèrent en silence un moment, se souvenant simplement. C'était douloureux, pour Harry au moins, comme il essayait toujours de sortir ça de son esprit. Pour lui, les souvenirs de sa famille étaient liés aux hurlements tranchants des pneus, et aux bris de glaces et à la chaleur du feu. Un sentiment de culpabilité, même si sa culpabilité du survivant avait été traité. Et puis, les souvenirs étaient aussi liés au « Et si ? » et Harry était toujours inquiet pour les réponses de ces « et si ».

« Penses-tu... » s'aventura-t-il, après un moment, arrêtant encore sa peinture pour regarder son oncle « ... qu'ils seraient fiers de moi ? Je veux dire - juste que je - » il essaya de revenir sur la question, il l'avait exprimée stupidement, mais Sirius se tourna simplement vers lui avec une expression choquée.

« Es-tu sérieux ? Harry, bien sûr que James et Lily seraient fiers de toi. Ils l'ont toujours été. »

« Non, je veux dire, je sais ça mais- je veux dire, eh bien... » Il essaya de retourner à sa peinture, prétendant qu'il n'avait jamais demandé quelque chose d'aussi idiot. « C'est juste - tout ça avec Riddle - je n'étais pas - enfin, nous savons comment c'est arrivé - et puis avec Draco... Est-ce qu'ils - je veux dire - » Il était un idiot, décida-t-il. Pouvait-il avoir demandé ça d'une manière encore plus ridicule ? Mais Sirius ne parut pas trouver ça stupide du tout, quand Harry leva finalement les yeux pour prendre un très bref aperçu du visage de son oncle, il remarqua que Sirius avait une expression étrange, aimante et triste et un peu mélancolique.

« Harry, tu t'es très bien occupé de Riddle. Tu as demandé de l'aide quand tu en as eu besoin, et tu as été fort. »

Harry rougit. Il ne s'était pas senti fort - toujours pas maintenant. Il souhaitait souvent avoir eu le cran de simplement jeter Riddle dés le début.

« Et penses-tu vraiment que James et Lily auraient pensé moins à toi parce que tu aimes Draco ? » Harry s'interrogeait, cela le troublait depuis un moment, à présent. Car bien qu'il ne pouvait imager ses parents le blâmer pour celui qu'il aimait, ça le harcelait toujours. Aprés tout, il avait entendu parler de parents d'autres personnes qui les avaient jeté dehors pour des choses pareilles.

« Tu sais parfaitement bien qu'ils t'aimaient de toute façon. » Harry sourit. Se le voir confirmer, avoir sa vague d'inquiétude effacée, était super. « Viens ici. » dit Sirius, attirant Harry dans une étreinte. « Il est impossible que personne ne puisse être autre chose que complètement fier de toi, Harry, » dit-il, sa voix étouffée par les cheveux de Harry. Cela fit le jeune homme serrer plus étroitement son oncle. « Et si ça veut dire quelque chose, je suis très fier de toi. »

Harry essaya de prétendre qu'il ne pleurait pas, mais c'était trop. Il resserra son étreinte autour de son oncle. « Ca veut tout dire pour moi. » chuchota-t-il, sa voix légèrement enrouée. « Merci » dit-il.

Le repoussant, Sirius ébouriffa une fois encore les cheveux ébènes. « Maintenant, retourne-y, » ordonna-t-il, Harry se moqua moins saluant la bonne utilisation de la tendance de Sirius à éviter les moments sentimentaux. Encore, et toujours, pensa Harry comme il prenait son pinceau, son oncle savait toujours quand Harry avait besoin d'être rassuré.

§§§§§§

« Draco ! » appela Basil Bronthewait le jeudi soir comme il voyait le blond Adonis marcher à travers le hall, se dirigeant manifestement vers le grand hall. « Draco Malfoy ! » appela-t-il encore, et cette fois le blond se retourna et le reconnaissant, dévia sa course dans le hall et marcha vers lui.

« Basil » salua Draco. « Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda-t-il. Basil partageait la classe de théorie de Draco et ils étaient souvent en paire tout les deux pour certains travaux. A force, ils étaient arrivés à une sorte d'acceptation de chacun d'eux, pour Draco au moins. Basil n'était pas un ami, Draco était très sélectif avec les gens qu'il incluait à ce titre, mais Basil était plaisant, intelligent et un bosseur. Tout compris, Draco ne s'occupait pas de lui.

Mais pour Basil, Draco était son dernier, et plus furieux béguin. Quand il avait vu pour la première fois le garçon au début de l'année, il s'était senti immédiatement attiré. Il avait été horriblement déçu quand Draco avait fini par sortir avec Potter, mais Basil avait appris quelque chose pendant ses années d'école, et c'était que les romances de lycée étaient brèves, et flexibles.

« Y a rien, je voulais juste te parler. De toute façon, tu as l'air comme si tu étais inquiet pour quelque chose. » souffla Basil.

« Pas inquiet » renvoya facilement Draco. « J'étais supposé voir Harry après les cours, c'est tout, et je ne peux pas le trouver. Je me demandais s'il n'était pas déjà allé dîner. » En vérité, Draco était un peu inquiet. Ce n'était pas le style de Harry d'oublier de le voir quelque part, même si l'arrangement avait été fait vite fait, un simple accord de se voir à la cafet' et de prendre leur dîner ensemble. Encore, Draco connaissait assez l'histoire de Harry à l'école et avait appris à être toujours sur ses gardes quand il arrivait à son petit ami d'être en retard ou absent.

« Je suis sûr qu'il est déjà allé dans le Grand Hall. » répliqua Basil, découvrant ses dents légèrement et les changeant en un sourire collant.

« Je sais. Je vais aller là-bas. » dit Draco, se tournant déjà pour partir.

« Attends ! » appela Basil. « Puis-je te demander quelque chose ? » Draco se retourna, un mince sourcil froncé en question.

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« Viens-tu dîner ? » demanda Luna comme elle voyait Harry se dépêchant dans le couloir.

« Ouais, » dit-il, un peu essoufflé comme il ralentissait pour marcher avec elle.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » questionna-t-elle.

« Rien. En fait, j'avais dit à Draco que je le verrai à la cafet' pour dîner ensemble, mais Pereskew m'a gardé longtemps pour l'entaînement et puis j'ai rencontré Snape, et quand je suis allé à la cafet', Draco n'y était pas. »

Luna combattit le froncement de sourcils triste qui voulait s'installer sur son visage et à la place la main et attrapa son bras. « Il est probablement allé dans le Grand Hall pour te chercher. Je suis sure que c'est rien. »

« Je sais » dit Harry, se sentant un peu idiot. « De toute façon, as-tu déjà commencé à travailler sur le projet de notre directeur ? »

Luna roula des yeux. « Je ne peux pas croire que je sois coincée avec Ubu Roi ! C'est trop grossier ! »

« J'ai trouvé ça assez drôle. » dit Harry, en fait il était amusé de sa mauvaise situation..

« Et oui, j'ai commencé. J'ai planifié les costumes et tout ! » dit Luna et se lança dans une description de ses plans. Comme ils passaient le coin, prés du Grand Hall, Harry y nota une figure familière se tenant du coté d'un des coins. Un sourire s'installa sur son visage et il ouvrit la bouche pour appeler juste quand il vit finalement ce qui se passait et Harry arrêta de marcher et regarda simplement.

Draco, son Draco, attendait à un coin avec un autre garçon, que Harry ne pouvait pas voir assez pour l'identifier. Draco était debout avec le garçon pressé contre le mur et ils s'embrassaient. Bouche ouverte. Chaud et lourd.

« Oh mon Dieu... » haleta doucement Harry et Luna, qui avait aussi vu la scéne, se tourna vers lui.

« Harry ? » demanda-t-elle doucement, s'approchant et plaçant une main sur son épaule. « Si tu veux parler... »

« Non, » souffla légèrement Harry. Et puis, d'une voix plus forte, « Non, je ne veux pas parler. Désolé Luna. Je n'ai plus très faim. Je suis... » Sa voix se tut pendant un moment. « Je vais peut-être y aller et faire un somme ou quelque chose. » Hébété, Harry se retourna et traversa le hall, ne sachant pas où ses pieds le menait.

Luna le regarda partir avec une sensation bizarre d'espoir dans sa poitrine qu'elle essaya de réprimer. Prenant une calme inspiration, elle se dépêcha de traverser le hall pour aller au Grand Hall.

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« Qu'est-ce que c'est que ça, par l'enfer ? » cria Draco comme il s'éloignait de Basil et reculait de plusieurs pas.

« C'était un baiser. » répondit Basil timidement.

« Je veux dire, tu pensais faire quoi, putain ? » réitéra Draco. « Je sais pas si tu es au courant, mais je sors avec quelqu'un. Je sors avec Harry Potter, et je suis plus qu'heureux de ça. »

« Je te présentais simplement une autre option, » dit Basil. « Une meilleure, à mon avis. » Draco grondait et voulait se lâcher et donner au garçon un bon et solide coup de poing.

Draco regarda Basil.

Basil battit des cils timidement devant Draco.

Finalement, décidant qu'il n'y avait pas de raison de ne pas le faire, Draco laissa son poing voler.

§§§§§§

« Ils s'embrassaient ? » demanda Sirius, légèrement sidéré et Harry acquiesça simplement. Le garçon aux cheveux noirs avait vaillamment essayé de contôler ses larmes, mais prés de la fin de son récit, il commença à pleurer.

Sirius dut admettre qu'il était plus qu'un peu confus. Draco ne semblait pas être le genres de garçon à faire quelque chose comme ça, mais Harry ne mentirait jamais, et il était indéniable que son filleul était assez secoué. « Hé, chht, » calma Sirius, se rapprochant et entraînant Harry dans une étreinte, le berçant légèrement.

« As-tu dîné, Guppy ? » demanda-t-il après que Harry se soit un peu calmé. Harry renifla et secoua la tête. « Bon, je t'emmène dehors. Tu as besoin d'une pause. »

« Je n'ai pas mon manteau. » murmura Harry en s'asseyant, essuyant ses larmes avec la manche de sa chemise.

« Si on se dépêche, on peut éviter la cafet' et le prendre avant que quelqu'un ne soit revenu du dîner. Et si quelqu'un te coince, et bien, je créerait une diversion et tu courras pour ça. » Harry sourit un peu, il était petit et il semblait tiède. Sirius ébouriffa les cheveux de son filleul et, avec un bras passé autour de son épaule, ils traversèrent les halls vides, se dirigeant vers Hart House.

§§§§§§

« Draco, qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Ron comme Draco entrait dans le Grand Hall. Le blond semblait assez en colère, et Ron remarqua qu'il faisait jouer sa main droite.

« Rien. » dit sèchement Draco.

« D'accord. » dit Ron. « J'ai déjà entendu ça avant. » Quand Draco le regarda simplement, Ron haussa les épaules et secoua la tête. « Où est Harry ? » demanda-t-il à la place, se demandant si ce « rien » avait quelque chose à voir avec son meilleur ami.

« Je sais pas. » dit Draco, et il semblait un peu inquiet, ce qui rendit Ron un peu plus décontracté. Après tout, si Draco pouvait être ouvertement inquiet pour Harry, c'est donc que le « rien » n'avait rien à voir avec Harry.

« Et bien, je suis sûr qu'il arrive. » suggéra Seamus comme il lapait des nouilles.

« Ouais. » dit Draco, et poussa son repas. De toute façon, il n'avait pas faim.

§§§§§§

« Harry, tu ne peux pas te flageller toi-même pour ça. Quoiqu'il se soit passé, c'était la propre décision de Draco et ça n'a rien à voir avec toi. Je suis désolé de ne l'avoir pas vu plus tôt, Guppy, mais honnêtement je croyais qu'il était différent. » Sirius était assez fier de lui-même. Il était furieux. Il bouillonnait de rage. Il voulait tirer et battre cette tête à claque pendant les prochains siècles pour avoir blessé son neveu comme ça, mais Sirius savait que la dernière chose dont avait besoin Harry était la colère, et il essayait de la contrôler.

« Ca ne lui ressemble tout simplement pas. » dit Harry, sans vraiment écouter les mots apaisants de son oncle, simplement heureux qu'ils aient été dit. Lui et Sirius étaient sortit de l'école et étaient à présent assis à un petit resto Thaï et avaient un plaisant, calme et décontracté dîner. « Je veux dire, ce n'est pas son style de courir partout et d'embrasser dans les couloirs sans gène quelqu'un... Enfin... Quelqu'un d'autre. » corrigea Harry, quand il se souvint que Draco avait, juste ce matin, mit Harry dans une position similaire lorsqu'ils s'étaient vu prés de leur classe d'anglais.

« Des fois les gens sont très talentueux pour cacher des choses comme ça. » dit Sirius, avec indifférence.

« Je suis un idiot, n'est-ce pas ? » demanda Harry. « Je veux dire, je fais tout de travers. » modifia-t-il.

« Harry, tu te débrouilles merveilleusement. Le point essentiel qui m'a fait te sortir pour le dîner était que tu puisses avoir un peu de temps pour réfléchir clairement. Ta première décision, de venir me voir, était la bonne. Tu es venu à quelqu'un qui te comprends et peut te supporter et peut-être, t'offrir quelques conseils. Mais au moins, Harry, je peux être un solide repère. La chose importante est de faire quelque chose pour t'aérer la tête, ainsi quand tu décideras de ce que tu veux faire, tu sauras que c'est parce que c'est ce qu'il faut faire, et non pas simplement ta colère ou ta douleur qui ont parlé. »

« Ouais. Mais je veux dire, je ne peux pas juste y penser sans arrêt et être blessé par ça. » dit Harry. « C'est pas juste. Ce qui est arrivé - ce qu j'ai vu - c'est pas juste. Soit Draco n'est pas la personne que je pensais qu'il était, soit quelque chose de vraiment bizarre est arrivé aujourd'hui et je mérite de savoir pourquoi je le jette. » dit Harry, avec plus de conviction qu'il n'en ressentait. Il n'était toujours pas prêt pour admettre que ce qu'il avait vu était vrai. Il n'était pas prêt à considérer ce qu'il devrait faire si Draco s'était joué de lui, et c'était certain, Harry ne pensait pas jeter qui que ce soit, mais il méritait de savoir. Il en avait assez que les gens le bousculent et ne pensaient pas qu'il puisse les repousser.

« Je suis si fier de toi, Harry. » dit Sirius doucement. Il était surpris par le degré de maturité que Harry montrait. Il avait certainement pleuré et avait été en colère. Mais jamais il n'avait pensé à se venger de son petit ami, et après le choc initial, Harry s'était calmé et commençait à penser aux choses logiquement.

« Merci, Siri, » répondit Harry, un petit sourire sur le visage. « Je pense que je suis prêt à rentrer maintenant. »

« Harry ! » salua Blaise comme le garçon aux cheveux ébènes pénétrait dans la salle commune. La tête de tout le monde se leva et ils se tournèrent pour le voir.

« Où étais-tu, mec ? » demanda Ron, Harry lui sourit seulement légèrement et regarda Draco.

« Puis-je te parler ? » demanda-t-il, et Draco fronça les sourcils avant d'acquiescer. Il se leva rapidement et suivit le garçon aux cheveux noirs dans la chambre de Harry. Il ne comprenait pas mais remarqua que Harry ne ferma pas simplement la porte mais s'asseya sur la chaise de son bureau, au lieu de s'installer sur le lit avec Draco comme ils faisaient habituellement.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda Draco.

« Je voulais juste te demander si il n'y avait rien que tu voudrais me dire ? » dit Harry. Il se crispa dés qu'il eut dit ça. C'était un tel cliché et une chose si condescendante à demander. Et encore, pour tout les scénarios que Harry avait pensé sur le chemin de l'école, il n'avait de tout façon pas pris en compte de ce qu'il aurait l'air en parlant à Draco. Tout sonnait toujours bien quand c'était dans sa tête et il pouvait contrôler le dialogue, ainsi que les réactions de Draco.

« Non. » répondit Draco après un moment. « Rien. Harry, qu'est-ce qui ne va pas ? Où étais-tu ? »

« Je t'ai vu, dans le hall, » dit Harry, devenant incroyablement embarrassé avec la manière dont il parlait comme les dialogues de quelques films bon marchés où l'héroïne découvrait que son amant la trompait. Harry se frappa mentalement de s'être comparé lui-même à l'héroïne. « Je t'ai vu l'embrasser, » ajouta Harry. Il espérait savoir exactement qui était celui que Draco avait embrassé, mais il n'était pas resté pour le découvrir. Il espérait que Draco ne continuerait pas à jouer les idiots.

« Tu - tu as vu ? » demanda Draco.

« Je veux savoir, Draco. Je veux savoir ce qui c'est passé. S'il te plait, ne me laisse pas avoir eu tort sur toi. S'il te plait. S'il te plait. S'il te plaît. »

« Harry - tu as vu ? » il semblait un peu hébété, puis, soudainement, quelque chose sembla se mettre en place. « Si tu as vu, alors pourquoi, bon sang, m'accuses-tu ? Si tu as vu, tu dois savoir. »

« Savoir ? » demanda Harry, surpris. « Donc, c'était ainsi que tu avais prévu de me dire que tu m'utilisais ? C'était ainsi que tu avais prévu de rompre ? »

« Rompre ? » demanda Draco. « Qu'est-ce que tu racontes, bon sang ? »

« Je ne veux pas être l'option B dans tes faveurs pour le menu du mois, Draco. Je ne sais pas à quoi tu joues, mais je ne vais pas en faire partie. » C'était accablant, il n'y avait pas d'autre mot pour ça. Harry était prêt à croire tout ce que Draco lui disait. Prêt à croire que Draco l'aimait actuellement, et que leur relation était réelle, était merveilleuse, même si il y avait des temps difficile. « Je ne peux pas croire que je t'avais si mal juger. » admit Harry dans un souffle. Il sentit son coeur se briser.

« Mal me juger ? Qu'est-ce qui te fait croire que tu m'avais mal jugé ? Qu'est-ce que tu penses que j'aurais du faire ? Le remercier ? Et de quoi tu parles, « faveurs du mois » ? » Draco était outragé, confus et se demandait pourquoi Harry était assis, les bras enveloppaient autour de ses genoux et les pieds soutenus par la chaise semblant absolument désespéré. Et puis, dans un flash de compréhension, il s'en rendu compte. « Attends, qu'as-tu vu ? »

« Qu'est-ce que j'ai vu ? Je t'ai vu appuyé contre un type dans ce putain de couloir. Je t'ai vu embrasser quelqu'un-et - » il s'arrêta, conscient qu'il devenait trop émotif. « Donc quoi, Draco. Dis-moi quel sorte de conclusion je peux tirer de ça ? »

« Tu m'as vu embrasser Basil ? »

« Oui. » dit Harry, perdant patience. Il se leva de son siége et commença à faire les cent pas.

« Mais, tu peux pas penser que je voulais l'embrasser... N'est-ce pas ? » demanda Draco.

« Et bien, cela semblait être ce que tu voulais. »

« Non - non non non non. Harry, écoute-moi. J'en avais pas l'intention. Je me dirigeais vers le Grand Hall car je pensais que tu y serais peut-être allé. Basil m'a arrêté, il disait qu'il voulait me posait une question, et puis il s'est jeté sur moi. Il m'a poussé à l'embrasser. »

« Tu étais avec lui pressé contre ce putain de mur. » dit Harry incrédule, essayant de ne pas laisser ses espoirs sortir.

« Il était appuyé contre, et ses bras étaient autour de ma putain de tête. J'étais sacrément choqué ! Qui ne l'aurait pas été, bon sang ? Mais après je l'ai repoussé ! »

« Tu l'as repoussé ? » demanda Harry, toujours incrédule.

Draco avait quitté le lit à présent, bougeant près de Harry avec un air désespéré dans les yeux. « Harry, je ne l'ai pas embrassé. Il m'a dit qu'il « me présentait une autre option » et je l'ai cogné. C'était un accident. Enfin je veux dire... Je ne l'ai pas fait intentionnellement. Et je suis désolé, si ça peut aider, mais il n'y a rien que je pouvais faire. »

Harry se permit une étreinte, et ferma les yeux. C'était un soulagement d'entendre qu'il n'avait pas tort après tout. Que Draco ne l'avait pas trompé, qu'il était toujours possible que Draco pensait tout ce qu'il avait dit. C'était un tel soulagement que Harry eut le vertige et accepta juste de serrer plus fort le blond.

« O.K. » dit Harry après s'être calmé. « Je te crois. » Il se détacha de Draco, et recula d'un pas. « Mais j'ai quelque chose d'autre à te demander. »

Draco acquiesça, regardant Harry hésitant. « Quoi ? »

« Pourquoi ne voulais-tu pas me le dire ? Je veux dire, il me semblait pas que tu allais le faire. »

« Non. » admit Draco. « Je n'avais pas prévu de le faire. » Il semblait un peu penaud, et Harry se mordit la lèvre. C'était un moment crucial, car que ce fut un accident ou pas, Harry méritait de le savoir, ou sinon cela aurait été comme si il trichait, du moins dans son esprit. « Je crois - je ne voulais juste pas t'inquiéter. J'en prenais soin. »

Harry se vexa et serra ses poings avant de les laisser se relâcher encore. Avec un soupir, il entraîna Draco vers le lit et s'assit face à lui, une expression sévère sur le visage. « Tu te souviens quand McLain m'a attaqué dans les couloirs ? Quand j'étais seul et que je l'ai cogné ? » Quand Draco acquiesça, un air amusé sur le visage, Harry continua. « Je ne voulais le dire à personne. J'étais en partie embarrassé, mais aussi, je m'imaginais que je pouvais m'occuper de ça, donc que ce n'était pas important. »

« C'était important, Harry ! Il t'avait attaqué ! »

Harry coupa le tempêtage du blond. « Oui, c'est ça ! Tu ne vois pas ? Je ne voulais pas en parler, mais je savais que tu avais le droit de savoir, et je te l'ai dit. Je te l'ai dit, Draco. Quel genre de relation veux-tu, car, si tu veux de nous, que nous soyons honnêtes avec l'autre, ça veut dire se confier des choses, et ça marche dans les deux sens. »

Draco évita les yeux de Harry pendant un instant avant d'acquiescer. « Je ne suis pas habitué à ça, c'est tout. » expliqua-t-il.

Harry renifla, railleur. « Et tu penses que j'ai plus de pratique ? » Ils se sourirent, mais Harry dit sérieux. « Ca veut dire beaucoup pour moi, Draco. La vérité veut dire beaucoup. Si je ne peux pas compter sur toi pour venir et me parler, alors je ne peux pas te croire - pas vraiment. »

« O.K., Harry. » dit Draco. « Je le ferai. Je promets. »

§§§§§§

« Hé, » salua Ron. C'était le milieu de la nuit, mais le roux avait attendu patiemment, sachant que, à un certain moment, la personne qu'il attendait allait apparaître.

« Tu m'attendais ? » demanda Harry, se sentant coupable.

« Je sais que quelque chose s'est passé et je voulais être sûr que tu allais bien. » dit Ron, il était heureux que la salle commune fut noire car Harry ne pourrait pas le voir rougir, malheureusement, se connaissant comme ils se connaissaient, Harry devait probablement déjà savoir que le rougissement était là. « Veux-tu un peu de chocolat chaud ou quelque chose ? »

« Bien sûr. » dit Harry comme il s'installait sur le divan. « Nous avons éclairci les choses. » expliqua Harry.

« Toi et Draco ? » demanda Ron comme il versait l'eau bouillante dans deux tasses et mettait une cuillère dans chaque, remuant deux fois avant de les prendre et les emmener jusqu'au sofa.

« Ouais. »

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

« Je l'ai vu lui et Basil s'enlacer quand j'allais au Grand Hall. » dit Harry désinvolte. Il savait qu'il aurait dû tourner ça mieux, sachant le caractère de Ron et comment il était rapide à prendre la défense de son ami, mais, à ce moment, Harry s'en moquait. Il venait juste de se réveiller d'un de ses cauchemars et n'avait pas encore vraiment récupéré.

« Il quoi ? » cria Ron.

« Chut ! » réprimanda Harry, faisant signe à son ami de baisser la voix. « C'est rien. En fait, c'est pas vrai, c'était quelque chose. Apparemment, Basil Bronthewait avait une opinion sur la personne avec laquelle Draco devait être exactement. »

« Et, apparemment, tu n'étais pas celui qu'il avait à l'esprit ? » demanda Ron, après s'être calmé, réalisant que, quoiqu'il se soit passé, apparemment Harry n'était plus en colère pour ça. « Tu vas bien ? »

« Ouais. Ca va. Nous semblons juste avoir beaucoup de ce genre de petites querelles. Mais c'est résolu. » Ron acquiesça, se souvenant de l'histoire de Harry sur la Saint Valentin. Ron avait été amusé quand Harry avait écarté l'incident si facilement, disant que cette relation avait besoin de conflit pour continuer de les intéresser et pour être sur que les deux personnes dans la relation grandissaient et mûrissaient.

Ils burent leur chocolat en silence, Ron regardant son ami du coin de l'oeil. Les yeux de Harry étaient un peu fermés, et il était clairement fatigué, et, vu comme il était, apparemment incapable, ou peu disposé, à dormir. « C'était des cauchemars ? » demanda Ron, sa voix brisant le silence.

« L'habituel. » écarta Harry. « Ils ne viennent plus aussi souvent. Je pense que le stress de la journée a dû les faire sortir. Mais ça va. »

Ron acquiesça compréhensif. Ils retournèrent à leur boisson en silence. « Je m'inquéte pour toi, tu sais. » admit Ron. C'était plus facile de dire de telles choses dans le noir, plutôt que directement à Harry dans la grande lumière du jour. Les ténèbres lui laissaient l'illusion qu'il était seul, et que personne n'entendrait l'inquiétude dans sa voix et se moquerait de lui pour ça.

« Je sais, Ron. Mais je vais bien maintenant. » C'était un soulagement que, contrairement aux autres fois quand Harry avait prétendue exactement la même chose, cette fois il semblait sincère.

Harry se leva et posa sa tasse. Ron était presque certain que son ami allait déjà retourner au lit mais deux bras l'entourèrent de derrière et son dos fut collé solidement contre le sofa comme Harry le serrait dans ses bras. Ce n'était pas une étreinte complète, comme Ron était toujours assis, et Harry se tenait derrière le sofa, mais ça transmettait tout ce que Harry voulait dire.

« Merci, » dit encore Harry après qu'il se soit redressé et partait vers sa chambre.

« C'est rien. » confessa Ron une fois que la porte de la chambre de Harry fut fermé. « C'est juste ce que font les amis. »

§§§§§§

Harry la poussa de coté le samedi comme elle se dirigeait vers le Grand Hall pour le repas. Elle était heureuse de le voir car elle avait été inquiète à propos de ce qu'il s'était passé entre lui et Draco après ce qu'ils avaient vu.

Elle demanda si tout allait bien, mais Harry eut un sourire forcé simplement et la poussa dans une salle de classe, fermant la porte. « Pourquoi as-tu fait ça, Luna ? » demanda Harry, après avoir pris une profonde inspiration.

« Fait quoi, Harry ? » demanda-t-elle innocemment.

« Obliger Basil à faire ça ? Pourquoi avoir fait quelque chose comme ça ? Je pensais que nous étions amis ? Je croyais en toi ! » dit-il, et elle fut touchée que sa voix se casse. Pourquoi pensait-il comme ça ?

« Harry, je ne sais pas de quoi tu parles, » dit-elle , prudemment.

« Draco me l'a dit. Basil l'a forcé à l'embrasser, c'était un piége. Je sais tout de ça, et je veux savoir pourquoi. »

« Harry, » dit-elle, avançant ses mains tendue comme si elle avançait vers un animal affolé. « Je n'ai rien fait. J'étais aussi surprise de voir Basil et Draco que toi. »

« Ne mens pas ! » cria Harry. Il n'avait pas cru ça quand Seamus avait mentionné la probabilité que Luna essayait de les faire rompre lui et Draco et qu'ainsi elle puisse avoir sa chance avec Harry. Mais lentement, au fil de la semaine, après avoir entendu la raison derrière le fait, et la théorie étant soutenus par ses camarades, incluant Ron et Draco, Harry avait commencé à parcourir ses rencontres avec Luna dans sa tête encore et encore. « Ils me l'avaient dit depuis longtemps ! Me disant que tu m'observais – que - que » il butait sur les mots et elle était prête à pleurer aussi. Ils n'avaient jamais été aussi proche qu'il l'était avec Ron et Blaise et ses camarades, mais ils se connaissaient depuis qu'ils avaient commencé l'école et étaient devenus rapidement amis. Confiant, familier, apparemment en permanence présent dans la vie de l'autre.

« Qui te l'as dit ? » demanda-t-elle, se sentant trahi, se sentant glacé. Elle n'aurait jamais voulu parlé de ça à Harry. Elle avait fait beaucoup d'efforts pour éviter ça depuis qu'il sortait avec Draco.

« Est-ce important ? » demanda-t-il. « Tous savaient ! Ron, Seamus, Blaise, même Neville ! Pourquoi, Luna ? Pourquoi as-tu fait quelque chose comme ça ? » Il s'énervait et faisait les cent pas et passait sa main dans ses cheveux déjà en bataille.

« Harry, je n'ai rien fait. Non. Je le jure ! »

« Ils me l'ont dit ! » répliqua Harry, se référant, encore un fois, à son air.

« Oui ! » cria-t-elle sèchement. « Oui ! Est-ce important ? Je t'observe ! Je n'y peux rien, Harry. Je t'aime ! » hurla-t-elle presque. Il arrêta d'arpenter la pièce brusquement et sembla devenir un peu pâle. Elle pensa qu'elle devrait faire un pause, et laissait cette, sans aucun doute surprenante, information, être digérée, mais elle était lancée. Il était si bon d'avouer son secret. « Je t'aime et je n'y peux rien. Oui, je t'observe. Et oui, je te touche. La première fois était un accident. Mais tu étais si inconscient, et je ne pouvais rien y faire. Je pouvais flirter et tu ne remarquais jamais. »

« Si » dit-il essoufflé. « Je pensais juste que c'était parce que nous étions proches. Tu étais toujours - différente, » dit-il, et il y avait un étrange rictus sur ses lèvres, avant qu'il ne disparaisse et son expression s'assombrit.

« Je voulais être moi. Tu étais si distant depuis l'accident. Je ne sais pas ce qui t'es arrivé l'année dernière, mais ça a fait de toi quelqu'un d'autre. Je voulais être celle qui te ramènerais. Mais à chaque fois que j'essayais, tu t'éloignais encore plus. » Elle avait arrêté de pleurer, à présent, et reprenais le contrôle de sa voix.

« Harry, je ne sais pas ce qui s'est passé avec Basil. Vraiment. Je ne t'aurais jamais blessé. » De la manière dont elle dit ça, il la crût. « Je sais qu'il n'y aura jamais quelque chose entre nous. Je ne dirais pas que quand j'ai vu Basil et - et Draco, qu'une part de moi n'a pas espéré que tu romps car j'aurais eu une chance... Je sais, c'est mesquin et mal, mais tu n'as aucune idée de ce que c'est de vouloir quelque chose de très proche, mais juste hors d'atteinte. »

Ils restèrent silencieux un moment. Puis un étrange rictus apparus sur ses lèvres. « Ca doit être un monde de dire que je n'en ai pas la moindre idée, » murmura-t-il, énigmatique. « Je suis désolé de t'avoir accusée. C'était stupide de ma part. »

« Oui, » dit-elle avec un petit sourire. « Je suis heureuse d'entendre que toi et Draco êtes toujours ensemble. »

« Vraiment ? » demanda-il.

« Non, » admit-elle, et il y avait actuellement du regret dans ses yeux. « Harry, ça va aller. » Il la regarda douteux et elle aurait dû admettre, à elle au moi,s, qu'elle semblait plus confiante qu'elle ne l'était vraiment. Il lui sourit, semblant toujours mal à l'aise, et elle sut que c'était parce qu'il se sentait coupable. Elle lui donna un sourire d'encouragement et regarda comme il acquiesçait maladroitement et se tournait vers la porte, s'éloignant d'un pas de ça.

« Harry ! » appela-t-elle avant qu'il puisse ouvrir la porte. Il se retourna et la regarda comme elle franchisait le pas qui les séparait. « Il y a juste une autre chose, » murmura-t-elle puis elle saisit ses épaules, le faisant se pencher pour qu'elle puisse presser ses lèvres sur les siennes.

Il essaya de la repousser, bien sur, mais il y eu quelque chose dans le touché qu'il réalisa et comprit. C'était son premier pas vers la guérison, si ça pouvait être nommé ainsi. Il lui accorda un instant, puis il tapa gentiment sur son dos, lui adressant un regard doux qui lui brisa de nouveau le coeur. « Désolé. » murmura-t-il, et elle sourit et acquiesça, acceptant toutes les couches d'excuses et le regardant partir avec un regard mélancolique.

§§§§§§

Draco se réveilla le premier jour de Mars avec une atroce migraine, et un mal au ventre et la sensation que tout les muscles de son corps le faisait souffrir. « Super, » se murmura-t-il. C'était vendredi, et il avait prévu d'aller en ville avec les autres. Si la manière dont il se sentait était juste alors sans aucun doute, il semblait que Draco n'irait nul part, excepté, peut-être, à la salle commune pour se préparer un peu de chocolat chaud. Enfin, si il pouvait s'obliger à bouger.

« Debout, debout. » chantonna Blaise comme il entrait dans la chambre avec une trousse de toilette dans une main et une serviette dans l'autre. « C'est la première fois que je me réveille avant toi ! Allez ! » dit Blaise.

« Blaise, » grogna Draco. « La ferme. » Il se mit à enfouir sa tête sous l'oreiller. Blaise caqueta et se mit à s'habiller, ignorant l'agonie dont son ami souffrait.

« Allez, Draco ! Tu vas manquer le petit-déjeuner. » appela Blaise en prenant son sac et une fois encore en passant la porte.

« Punaise qu'est-ce qu'il fait si foutrement enthousiaste ce matin ? » demanda Draco avant de fermer les yeux, décidant que trop de pensées rationnelles lui donnaient encore plus mal à la tête. Il décida rapidement d'abandonner à prendre un chocolat chaud et ferma les yeux.

Il les ouvrit encore, pas très longtemps après, quand un coup doux à la porte et une voix familière appela son nom. Il sourit autant qu'il put quand la tête ébouriffée de Harry passa par l'entrebâillement de la porte. « Tu es toujours au lit ? » demanda Harry entrant plus dans la chambre. Il était en pyjama et ses cheveux étaient un vrai chaos, apparemment il venait juste de se lever. « Tu vas bien ? »

« Non, » gémit Draco. « J - malade. » Harry s'installa sur le lit, et Draco fut heureux que Harry fit mieux que de ne pas secouer trop son matelas. « Tu devrais y aller, tu vas être en retard en classe. »

« C'est pas important. Je trouverai une excuse, » écarta Harry tout en ôtant gentiment l'oreiller de la tête de Draco et pressa une main fraîche contre le front chaud. « Je pense que tu as de la température, je reviens. » Harry disparut un moment pour revenir avec un thermomètre. « Bon, mets ça sous ta langue, » ordonna-t-il.

« Désolé, je ne t'ai pas réveillé, » dit Draco avant que Harry glisse le thermomètre dans sa bouche et il devint silencieux.

« C'est rien, j'ai mon réveil. Et c'est comme ça que j'ai su qu'il y avait quelque chose . » Harry sourit un peu. « Comment va ton estomac ? » Draco haussa un sourcil, et Harry se souvint du thermomètre. « Oh, oui. Réponds pas. O.K., penses-tu pouvoir boire un peu de thé ? » Draco réfléchit puis acquiesça. « Attends. » Harry disparut encore.

Quand il revint, Harry portait une théière et une tasse de thé, ainsi que quelques gâteaux et deux parts de toasts. « Ca passera mieux si tu te sens nauséeux, » expliqua Harry. Draco acquiesça et Harry reprit le thermomètre. « Fièvre. » annonça Harry. « Définitivement. Enfin, pas trop grave. Allez, prends un peu d'aspirine. » Draco accepta les comprimés et les avala à l'aide du thé. « Je dois aller en classe maintenant. Tu penses que ça ira ? Je reviens pour le déjeuner. »

« Ca va aller. Je vais juste me prendre un peu de repos ou quelque chose. » Harry embrassa sa joue et arrangea les couvertures autour de lui avant de sortir de nouveau de la chambre. Draco soupira, grignota un toast puis rapidement retourna dormir.

§§§§§§

« C'est une bonne chose que ce soit vendredi. » dit Harry en installant Draco plus confortablement sur le sofa. Il avait tenu parole et était revenu pour le déjeuner, emmenant quelques gâteries volées du Grand Hall. Draco, malheureusement, ne se sentait pas assez bien pour les avaler, et donc Harry fit un peu de soupe à la place.

Maintenant, il finissait sa construction de lit pour Draco sur le canapé, comme Harry avait insisté pour y rester avec lui. « Tu devrais sortir. Tu as besoin de la pause » argua Dracoune fois de plus. Sur ce point, Draco savait que c'était futile, Harry était un impossible obstiné, et Draco n'avait jamais été aussi conscient de ça qu'il l'était à présent. Il sourit comme Harry le plaçait antre les couvertures et serrait plus contre lui.

« Je ne vais nulle part, » déclara Harry. Il se redressa et s'installa sur le fauteuil.

« Bon sang, qu'est-ce qu tu fais là ? » gémit Draco.

« Où devrais-je être ? » demanda Harry avec un regard amusé. Draco répondit en se redressant un peu, regardant fixement la pile d'oreillers qui se trouvait derrière lui pour le soutenir. Harry roula des yeux mais pris le siége, prenant quelques oreillers sur ses genoux. Draco grimaça et se réinstalla.

« Qu'allons nous regarder ? » demanda Draco comme le début d'un film d'une qualité douteuse commençait.

« LA Confidentiel. Mon oncle me fait toujours regarder ça quand je suis malade. C'est une tradition. Après ça, je prescrit un peu de Shawshawk Rédemption et puis Fantasia. »

« Fantasia ? » demanda Draco avec un sourire. « Ton oncle est bizarre. »

« Tu n'as pas besoin de me dire ça. De toute façon, sens-toi libre de t'évanouir quand tu veux, » ordonna Harry. « Mais j'ai l'intention de te réveiller pour plus de thé et d'aspirine. Et aussi pour le ballet des hippopotames car c'est mon préféré. » Draco s'installa dans les oreillers et produit un son d'agrément.

§§§§§§

Draco se réveilla sur scène.

En premier il prit conscience de sa désagréable fièvre et de sa sueur glacée. Les sons dans la chambre résonnaient, semblant plus fort qu'ils n'étaient quand il était allé dormir. Le doux ronflement de Blaise, le son du vent dans les arbres. Et, lorsqu'il essayait d'ouvrir les yeux, peu importe que ce soit légèrement, il prenait conscience du fait qu'il y avait une ombre sur son lit qui n'y était pas avant. Et puis, une soudaine conscience de quelque chose sur son front.

Il leva une main pour toucher son front et rencontra un tissu humide. Il se sourit et regarda l'ombre, plissant les yeux légèrement jusqu'à ce qu'il puisse reconnaître Harry, solidement endormie et pelotonné inconfortablement sur la chaise de bureau de Draco qui avait été placée prés du lit. « Harry, » appela-t-il, car, après tout, Harry pourrait se déplacer dans une position plus confortable, de préférence juste à coté de Draco sur le lit.

« Tu es réveillé ? » demanda Harry, semblant groggy et un peu disposé à retourner dans son sommeil. « Comment te sens-tu ? »

« Tout endolori, » répondit Draco honnêtement. « Mais merci pour ça. J'ai le sentiment que ça aurait pu être pire, » il toucha le bord de la compresse froide puis regarda pendant que Harry la prenait prudemment et la trempait dans un bol qui avait été placé sur la table de nuit, puis il essora le tissus avant de remettre encore une fois sue le front de Draco la compresse froide. « Depuis quand es-tu là ? »

« Je ne pouvais pas dormir, » répondit Harry évasif. Draco savait que les seules fois où Harry ne pouvait pas dormir étaient quand il avait des cauchemars, mais il n'insista pas auprès de son amant. « Je suis venu vérifier comment tu allais et tu étais brûlant. Pas que je puisse vérifier proprement mais il me semblait que ta fièvre était très haute. »

« Mm, » acquiesça Draco.

« Ca a empiré. Si tu n'avais pas été mieux d'ici demain j'aurai séché les cours et t'aurais emmené chez le docteur. »

« Emmène-moi juste à Pomfrey, » dit Draco, en parlant de l'infirmière de l'école.

« Non, je ne pense pas, » dit Harry avec conviction. « Elle fera des histoires, finira par prescrire des choses et puis t'enfermeras dans l'aile hospitalière pour deux semaines. »

Draco sourit. « Tu parles d'expérience ? »

« Je parle avec assez d'expérience. Crois-moi pour ça, tu me remercieras plus tard. »

« Je peux te remercier maintenant ? » marmonna Draco, essayant de paraître attirant mais échouant comme sa gorge était vraiment douloureuse.

« Non, remercie-moi plus tard. Je n'ai définitivement pas envie d'avoir une partie de la maladie, quel qu'elle soit, que tu as attrapé, » taquina Harry. « Es-tu fatigué ? »

« Un peu. »

« Repose-toi un peu plus, alors. »

« Seulement si tu me promets quelque chose, » dit Draco, ouvrant à peine les yeux.

« Quoique ce soit en mon pouvoir, » confirma Harry.

« Tu resteras juste ici. »

« OK, » promit promptement Harry, se réinstallant sur la chaise.

« Non, » dit Draco avec un sourire. « Juste ici. » il tapa le matelas à coté de lui.

« Draco - » commença à protestait Harry.

« Tu as promis, » dit Draco, son sourire se transformant en un grand sourire méchant. Harry roula des yeux et grimpa sur le lit.

§§§§§§

Draco se réveilla encore autour de l'heure du repas, se sentant un peu mieux. Il tatonna dans le lit mais réalisa bientôt qu'Harry n'était pas là. Il allait exprimer son mécontentement quand la porte s'ouvrit encore et Harry entra dans la chambre portant un armée de serviettes. « Parfait timing, » félicita-t-il, et Draco fronça les sourcils.

« Je vais te faire prendre un bain. Lève-toi et bouge-toi. » Draco sortit lentement du lit et suivit Harry dans la salle de bain, ignorant les taquineries de Blaise et de Ron qui travaillaient dans la salle commune.

« As-tu viré Blaise de la chambre ? » demanda Draco comme Harry l'emmenait près de la baignoire.

« Oui, il a été un crétin donc interdit jusqu'à ce qu'il ait besoin d'aller dormir. » Draco roula des yeux, surpris de la façon dont sa maladie inquiétait Harry. « Je serais dehors si tu as besoin de quelque chose. » dit Harry, posant les serviettes ainsi qu'un nouveau pyjama qu'il posa sur le lavabo. Draco acquiesça, ne se sentant pas assez bien pour taquiner son petit ami à propos de rester. A la place, il ôta ses vêtements et rentra dans l'eau chaude, se sentant un désorienté avant de soupirer et de fermer les yeux.

« Draco ? » appela une voix de l'autre côté de la porte. « Es-tu tombé dans l'eau ? Que fais-tu dedans ? »

« Va te faire, Blaise. » grogna Draco.

« Harry m'a dit de te sortir de là. Il est allé faire un raid à la cuisine pour un peu de soupe. Allez, bouges tes fesses ! » appela Blaise, frappant bruyamment à la porte. A contrecœur, Draco sortit du bain et se sécha, se glissant dans le pyjama et retournant dans sa chambre où il s'effondra sur le lit. Il ne se sentait pas exactement fatigué, et il était définitivement mieux après le bain, mais il était presque certain qu'Harry lui botterait les fesses si il revenait et trouvait Draco paressant dans la salle commune.

« Tu es là, » dit Harry en entrant, portant un bol de ce que Draco présuma comme devant être de la soupe, et une cuillère. « Mange ça et puis tu auras un massage. » Draco dû admettre que c'était la meilleur chose qu'il avait entendu de tout le week-end, et décida promptement que, avec la manière dont Harry s'était agité pour lui tout le week-end, c'était une très bonne chose d'être malade. « Tu te sens mieux ? »

« Oui, » dit Draco avec satisfaction.

« Bien. J'ai parlé avec Pomfrey et elle dit qu'elle te donnera un mot pour les devoirs, donc si tu retournes en cours, tu n'as besoin de t'inquiéter de rien. »

« Juste comme ça ? Elle n'a même pas besoin de me voir ? » demanda Draco, surpris.

« Eh bien, elle me fait confiance, » dit Harry avec un sourire effronté. Draco finit rapidement sa soupe. « L'heure de la température ! » annonça Harry et il enfourna le thermomètre sous la langue de Draco avant qu'il puisse commencer à se plaindre. « Sais-tu que Snape nous a appelé ce matin ? Il en était malade que tu es manqué les cours. » dit Harry « J'ai rapporté l'appel à McGonagall ainsi elle a pu notifier à ton professeur que tu n'étais pas bien, donc il sait que tu n'as pas séché, mais il insiste pour que tu fasses tes répétitions ainsi tu seras prêt pour le concert. Honnètement, ce satané concert n'est pas avant juin ! Et encore, tu aurais dû voir Blaise répondre au téléphone avec son accent indien et Snape devait s'arracher les cheveux. Je n'ai jamais vu cette expression avant dans ma vie. Tu devras demander à Dean pour la photo. Il dit que la photographie le rendra riche. Selon toutes probabilités, la richesse qu'il auras lui viendras de Blaise. C'est un merveilleux objet de chantage ! » Draco essaya de rire avec la petite tige en verre, mais son problème fût résolut comme Harry prit le thermomètre et le vérifia.

« Bien. Tu t'es rétabli, » annonça Harry avec satisfaction. « OK, enlève ton haut, » ordonna Harry. Draco cligna des yeux puis s'exécuta rapidement, se tournant sur le ventre comme Harry prenait une des bouteilles qu'il avait posées à côté un peu plus tôt. « J'espère que tu te fiches de sentir la lavande. Il n'y a pas le choix. » Draco n'avait pas vraiment envie de savoir où Harry avait obtenu ces huiles de massage, et , comme il n'était pas complètement contre l'idée de sentir la lavande, il autorisa Harry à déboucher la bouteille.

Draco avait souvent été chez un masseur, mais la sensation des doigts sensibles de Harry pétrissant son cou et ses épaules, descendant le long de la colonne vertébrale et relaxant lentement ses muscles douloureux, était quelque chose de différent que la sensation d'un masseur professionnel, même si ceux-ci s'étaient entraînés pendant des années et apparemment savaient ce qu'ils faisaient, quelque part les doigts de Harry étaient mieux sur son dos que n'importe quels autres.

Draco soupira de contentement et s'installa plus confortablement sur le matelas. La douce odeur de lavande imprégnait l'air et la sensation des doigts de Harry glissant sur son dos, le travail rendu plus glissant par l'huile, le réchauffait et le relaxait. Draco était certain qu'il ne s'était jamais senti aussi content, même malgré sa fièvre.

Harry sourit comme il réalisa que Draco s'était endormi. Se penchant prudemment pour ne pas déranger son petit ami, il déposa un baiser sur la tempe de Draco. « Dors bien, » murmura-t-il avant de fermer l'huile à la lavande et se lever. Il secoua la tête quand le blond commença à ronfler doucement, et quitta la pièce, fermant doucement la porte derrière lui.

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« Je fais une dépression nerveuse. » annonça Pansy avec conviction.

Blaise lui lança un regard suspicieux. « Devrais-je avoir peur ? » questionna-t-il.

« Très, » rétorqua-t-elle. « Je ne peux vraiment pas en prendre plus. »

Blaise se déplaça pour lire par-dessus son épaule et se crispa quand il remarqua qu'il n'y avait plus de place dans son agenda, et Pansy avait une très petite écriture. « Tu as besoin d'une pause. »

« Je n'ai pas le temps. Je n'ai pas le temps de manger. Je n'ai pas le temps de dormir. Je n'ai pas le temps pour une satané pause salle de bain ! Mon planning entier est bourré de devoirs et de rapports ! Je deviens folle ! Je le pense, Blaise ! Je fais une dépression nerveuse ! » A la fin de son discours, sa voix monta dans les aiguës.

« Tu n'as pas le temps pour une dépression, » remarqua Blaise, regardant son planning. « Tu es supposée étudier pour ton exam de chimie. » Pansy émit un gémissement malheureux et Blaise roula des yeux, l'éloignant de ses livres et passa ses bras autour de ses épaules pour l'enlacer.

« Écoute un peu, » dit Blaise. « Nous allons sortir d'ici et avoir un relaxant diner en ville. Quand nous reviendrons, tu prendras un bain tranquille, pendant que je regarderais ton planning. Tu as attribué beaucoup trop de temps pour écrire ton devoir d'anglais. Tu es brillante en Anglais et tu as toujours beaucoup de choses à dire. Ca ne va pas prendre tant de temps, et une fois que tu l'auras écrit je le vérifierais et tu pourras passer à ton devoir d'Histoire, auquel tu as aussi attribué beaucoup trop de temps, de toute façon. Je reverrais ton planning et nous le travaillerons sérieusement. Tu devras aussi dormir ce soir, même si je dois t'assommer avec ton livre de chimie pour m'assurer que tu le fasses. T'as compris ? »

« Oui, » dit Pansy.

« Bien. Maintenant attrape ton manteau. » Pansy prit son manteau et suivit Blaise hors de la salle commune.

Ils marchèrent en silence pendant un moment avant qu'elle ne pose sa tête sur son épaule.

« Blaise ? » demanda-t-elle.

« Oui ? »

« Tu n'es pas à moitié mauvais. » dit-elle avec un sourire en coin.

« Non, je ne le suis pas, n'est-ce pas? » demanda-t-il. Elle ria et embrassa son épaule gentiment.

« Si ça peux aider, tu n'es qu'à 49,3 mauvaise. »

« Vraiment ? » demanda-t-elle. « Zut, c'est sous mon but final. »

« Oh, et bien, je peux t'aider à travailler ça, » taquina-t-il.

« Arrête ça, tu me fais me sentir coupable de laisser mes révisions de chimie. »

« L'horreur, » dit-il le souffle court et lui donna un baiser sur la joue. « Je devrai te faire courir jusqu'à la fin du chemin ? »

« C'est incroyablement immature et gamin. »

« C'est un pléonasme, » rétorqua Blaise et il commença à la maudire car elle était déjà descendu sur la route.

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Le groupe se dirigea vers la cafétéria, me bras de Draco passait avec précaution autour de la taille de Harry, et le bras de Harry était drapé autour des épaules de son petit ami. Blaise avait tenté de les taquiner, mais il n'avait reçu que de brillants sourires de leur part et il avait abandonné.

Comme ils approchaient de la cafétéria, Draco remaqua Basil Bronthwait qui approchait par un autre couloir. Il vit Basil ralentir, s'éloignant de son groupe d'amis qui continuaient dans le hall. Les yeux de Basil étaient fixés sur lui et Harry et il ricana méchamment. Harry n'avait pas remarqué Basil, il discutait avec Dean à propos d'un projet d'art qu'on leurs avait assigné, son bras gauche toujours autour de épaules de Draco.

Avec un dernier très brf regard dans la direction de Basil, Draco pressa gentiment la taille de Harry, attirant l'attention de Harry avant de l'entraîner dans une forte étreinte et ensuite dans un baiser passionné. Les mains de Draco couraient le long du dos de Harry comme Harry enroulait étroitement ses bras autour du cou de Draco, laissant ses doigts s'enroulaient autour des douces mèches blondes. Ils se perdirent dans l'épice et le chocolat comme leurs langues entamaient une bataille très agréable. C'était un baiser où la seule chose dont ils avaient conscience était la gravité. Soudain, tout sembla cesser d'exister, il n'y avait juste qu'eux deux et la faim et le doux goût de l'autre.

Quand ils finirent par se séparer, restant toujours étroitement enlacés, Harry posa sa tête sur l'épaule de Draco. Dans le fond de son esprit, il nota que les autres étaient allés dans le Grand Hall et qu'ils étaient seuls. « Puis-je demander qu'est-ce qui a amené ça ? » demanda Harry sans lever la tête.

« Je t'aime, » répondit simplement Draco et embrassa la tête de Harry. Il était bon d'être de nouveau en bonne santé, mais, secrètement, il attendait avec impatience d'être encore malade, si cela signifiait que Harry s'inquiète de nouveau pour lui, et lui donne probablement un autre massage, même si ça lui avait laissé l'odeur de lavande pendant trois jours, malgré de fréquentes douches.

« Mmm, » murmura Harry avec reconnaissance. « Et le fait que Basil soit là il y a une minute n'a rien à voir avec ce baiser plutôt passionné et certainement possessif ? »

« Rien n'a voir, » mentit Draco. Harry roula des yeux et déposa un rapide baiser sur la joue de Draco avant de sortir de l'étreinte, gardant serrer la main de son petit ami, et alla dîner, incapable d'ôter le joyeux sourire de son visage.

À suivre

TEASER

Invitation au Manoir Black

Le concert

Un invité surprise

1 Ubu Roi- pièce en trois actes. C'est une satire de Macbeth. Quand ce fut joué la première fois cela causa une émeute avant la fin du premier acte.