Note : Ceci est une traduction dont j'ai obtenu l'autorisation de la traduire.

Auteur:Helena Dax

Titre : Atrapa ese snitch

Rating/ Paring :M ; Slash HD

Disclaimer : Malheureusement tous les personnages appartiennent à J.K Rowling et l'histoire à Helena Dax

Important : Pour tous ceux qui m'envoient des reviews anonymes laissé moi votre e-mail pour que je vous réponde car c'est interdit d'y répondre dans les chapitres. Votre adresse ne sera visible que par moi, sinon je vous remercie beaucoup pour vos messages !

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CHAPITRE 11 Les quarts de finale : Angleterre-Espagne

''Salut, Harry.

Je ne sais pas si tu recevras la lettre avant la parution des éditions spéciales des journaux, mais de toute façon, je vais quand-même te raconter tout ce qu'on m'a dit et tu sauras.

Apparemment, Abacha était un peu bourré pendant leur fête et il n'a pas tenu sa langue face à Emma Sowande, l'une des Poursuiveuses. Le plus idiot c'est qu'il ne s'est pas rendu compte qu'il y avait un journaliste français assis à deux mètres d'eux, écoutant tout. Le journaliste n'a pas mit longtemps à le raconter à notre entraîneur, qui a prit contact avec la Fédération, et après il est allé affronter l'entraîneur nigérien. C'est un miracle s'ils n'en sont pas arrivés à utiliser leurs baguettes. Quand je suis arrivé à l'hôtel, il y avait des aurors partout, et pas seulement pour interroger les nigériens, mais aussi pour éviter les duels.

La Fédération s'est réunit en urgence et le résultat du match est maintenant officiellement annulé. Mais ils sont encore en train de débattre pour savoir s'ils vont nous donner la victoire ou s'ils vont nous faire rejouer le match, peut-être le lendemain de l'Angleterre-Espagne. Les nigériens, évidemment, font tout pour que le match soit rejoué et ils affirment qu'ils n'étaient pas au courant des plans d'Abacha ; ils l'ont exclu de l'équipe à vie et la Fédération Nigérienne de Quidditch est en train de débattre de son expulsion du quidditch professionnel à vie aussi.

Dasn tous les cas, nous sommes toujours dans la course. J'imagine que tu ne voudras pas venir aujourd'hui parce que tu as un match demain. Ca te dit le lendemain ? Même si nous rejouions le Nigeria-France, nous pourrions nous voir cette nuit.

Bien, j'attends ta réponse. Mais, ne te chies pas demain et gagne. L'Espagne perd toujours en quarts, ainsi ça ne devrais pas être très difficile, haha.

Bisous.

Draco.''

Harry aurait aimé aller accueillir Andromeda et Ted au Terminaux des Portoloins Internationaux, mais si n'importe quel joueur de quidditch aurait causé une émeute considérable autour de lui, le Garçon-qui-a-survécu pouvait provoquer un chaos authentique. Ainsi il resta à l'hôtel pendant que le second entraîneur allait les accueillir et avant qu'ils arrivent, il entendit à la radio que la FIQ, devant les preuves qu'Abacha avait agit pour son propre compte, avait décidé que le match serait rejoué.

Grâce à Harry, Ted connaissait personnellement tous les joueurs des Cannons et plusieurs d'autres équipes, mais fréquenter l'équipe anglaise au complet le fit se comporter comme un vrai fan. Il semblait être enivré d'une pure joie. Andromeda l'observait avec un demi-sourire qu'Harry trouvait étrangement familier jusqu'à ce que, soudain, il se rende compte qu'il était similaire à celui que Draco lui adressait de temps en temps. ''Draco n'est pas seulement un Malfoy. C'est aussi un Black, comme Andromeda et comme Sirius. Peut-être que Ron et Hermione pourraient enfin le voir comme le neveu d'Andromeda et pas seulement que comme le fils de Lucius.'' Mais il savait que la plus grande différence entre eux deux était le fait qu'elle avait coupé les ponts avec sa famille en se mariant avec Ted Tonks, et que Draco, cependant, avait une relation normale avec ses parents. Si Lucius et Narcissa pensaient toujours qu'un bon moldu était un moldu mort, Draco ne trouvait pas que c'était une raison suffisante pour les rejeter comme Andromeda et Sirius avaient fait avec leurs propres parents.

-Tu es très silencieux, Harry –lui dit-elle, au bout d'un moment-. Tu es en train de penser au match ?

Harry la regarda. Ron, Oliver et Angelina étaient en train de distraire Ted quelques mètres plus loin et ils ne pouvaient pas les entendre.

-Non. Je suis en train de penser à Draco Malfoy.

-Pourquoi ?

Ce n'était pas un sujet de conversation habituel entre eux.

-Nous étions dans le même hôtel pendant les éliminatoires et nous avons parlé ensemble quelques fois. J'ai l'impression qu'il n'est plus la même personne qu'à Poudlard.

Andromeda n'eut pas l'expression de désapprobation ni de méfiance qu'Harry, d'une façon, aurait cru qu'elle aurait.

-Et bien, le fait qu'il soit parti à l'étranger et qu'il essaye de se faire un nom par ses propres mérites et pas sur la fortune de son père m'a toujours fait pensé que c'était un bon signe.

Harry sourit, un peu surpris.

-Oui.- Son enthousiasme sembla attirer l'attention d'Andromeda, qui fixa sur lui ses yeux foncés, pareils à ceux de Bellatrix, et Harry essaya de paraître un peu plus indifférent-. Je te l'ai dit, j'ai trouvé qu'il avait changé.

-C'est bien –dit-elle, sans trop d'intérêt-. Il y a des imbéciles partout dans le monde.

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Les anglais sortirent sur le terrain décidées et ayant confiance en leur chance de gagner. Les espagnols étaient bons, mais ils n'avaient jamais passé les quarts de finale. Certains parlaient d'une ancienne malédiction gitane, même si elle n'avait jamais été prouvée – parce que la Fédération Espagnole de Quidditch n'avait jamais enquêté-. Ca n'avait pas trop d'importance pour Harry : avec ou sans malédiction, il pensait gagner ce match.

Le temps était maussade et à peine une demi-heure après le début, alors que le vif d'or ne s'était pas encore montré, il commença à pleuvoir avec force. Les gens du public se couvrirent à toute vitesse avec des parapluies et des sorts, mais les joueurs volaient dans un rideau d'eau qui se mettait dans leurs yeux et rendaient leurs vêtements trop lourds pour voler avec agilité.

Harry s'approcha du sol, sans toucher terre, pour changer ses lunettes habituelles contre celles qu'il utilisait pour les matchs pluvieux. Un sort d'imperméabilité, en accord avec le règlement, empêcha l'eau d'embrouiller les verres. Mais même ainsi, la pluie était tellement forte qu'on ne voyait plus rien du tout, transformant la recherche du vif d'or en un jeu de hasard.

-Je déteste la pluie –lui dit l'Attrapeuse espagnole, en anglais, quand il s'approcha de nouveau d'elle.

-On ne voit rien –acquiesça Harry, qui avait l'impression d'être sous la douche.

Pendant quelques minutes, l'averse continua sans défaillir. Harry et sa camarade s'employèrent à voguer sur le terrain et à esquiver les cognards tandis que leurs camarades marquaient des buts et défendaient. Après, par chance, ça se calma un peu et les deux Attrapeurs récupèrent la visibilité de tout le terrain. Cependant, leurs vêtements étaient trempés et leurs doigts étaient un peu engourdis par le froid. Ils furent tous les deux forcés de voler avec plus de lenteur qu'ils le souhaitaient, même quand ils aperçurent le vif d'or près de la zone de la presse et qu'ils se lancèrent après lui. Mais Harry était beaucoup plus habitué à jouer sous la pluie que l'Attrapeuse espagnole et il se déplaçait plus facilement avec le poids de la cape mouillée. Pendant que le vif d'or volait en ligne droite, les deux joueurs étaient à égalité, mais quand il commença à bouger en sautant d'un côté à l'autre, Harry réussi à prendre les devants et il attrapa le vif d'or glissant.

Alors que les anglais éclataient en applaudissement et que ses camarades venaient vers lui pour le féliciter, Harry vola vers les loges, où Ted sautait de joie, en agitant une écharpe de l'équipe.

-Harry! Harry!

Il sourit.

-Je te le dédicace, le nain !

Ted fut tellement ému qu'il faillit tomber des gradins, mais Andromeda le retint avec force par le pan de son tee-shirt et elle le rassit sur son siège. Harry échangea un sourire avec elle et il se retourna pour accueillir ses collègues.

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Après la conférence de presse, l'équipe anglaise retourna à l'hôtel et elle s'enferma dans le bar pour célébrer sa victoire. Au début, ils essayèrent de se contrôler pour ne pas trop exacerber les espagnols, mais quand ils s'en allèrent pour retourner dans leur pays, une heure après, ils se sentirent libres de faire tout le vacarme qu'ils voulaient. Harry, qui se souvenait encore du mal de tête que lui avait provoqué sa dernière cuite, but peu. En plus, lui, Ron et Oliver, avaient passé l'après-midi avec les Wood, Andromeda et Ted et ils étaient allés faire un tour en ville dans le monde moldu. Harry aimait marcher parmi une multitude de gens qui ne le reconnaissait pas, ni qui le montrait du doigt ; chez les moldus, les cheveux bleus de Ted attiraient beaucoup plus l'attention. Le garçon, habitué à ce que les sorciers le regardent aussi comme ça, bavardait avec animation avec Sébastian, l'un des neveux d'Oliver, qui avait fini sa première année à Poudlard et qui le rendait fou d'anecdotes.

-Tu n'as jamais songé à avoir des enfants, Harry ? –lui demanda madame Wood, qui était pareille que son fils.

-Et bien, j'aimerais en avoir un jour –répondit-il.

-Tu sors avec quelqu'un ?

-Non, en ce moment, non.

Ron se racla innocemment la gorge derrière son dos, mais par chance, personne ne l'entendit.

-Maman, ne joue pas à la commère –la gronda Sarah, la grande sœur d'Oliver.

-C'est que je suis en train de penser à Nica. –Elle regarda Harry-. C'est ma nièce, Domenica. Elle a plus ou moins ton âge, mais ses parents habitent aux Etats-Unis et elle étudie à Salem, c'est pour ça que tu ne l'as pas connu à Poudlard. Je crois que vous feriez un joli couple. Et elle est très belle. N'est-ce pas, Oliver ?

Pendant qu'Oliver acquiesçait sans conviction, Sarah adressa à Harry un sourire d'excuse.

-Je suis sûre qu'Harry sait lui-même trouver ses propres petites-amies, pas vrai ? Allez, maman, laisse-le tranquille.

-Mais je dis ça pour son bien… Ne me dis pas qu'ils ne feraient pas un beau couple. C'est adorable. Et…

Harry ne chercha pas à éclaircir le fait qu'il aimait les garçons. Il ne voulait pas que les parents d'Oliver aillent le raconter, même si c'était à des gens en qui ils avaient confiance, et d'un autre côté, il était sûr que tout ce qu'il gagnerait serait que madame Wood change Domenica pour un autre de ces neveux. Mais avant qu'il ne trouve quelque chose à dire pour se sortir de cette situation embarrassante, ils remarquèrent presque tous en même temps que la conversation des enfants s'étaient transformé en une discussion beaucoup plus enflammé.

-Retire ça ! –entendit-il crier Ted.

-Je ne retirerais rien ! Tout le monde sait que les Serpentard sont des lâches et des assassins !

Harry arriva à temps pour les séparer, avant que Ted ne frappe Sébastian.

-Ma grand-mère n'a tué personne ! –hurla Ted, en se débattant pour faire lâcher Harry et se jeter sur l'autre garçon.

-Ca suffit, Ted –le gronda-t-il avec sévérité-. Il ne l'a pas dit pour ça.

-Je n'ai rien dit sur sa grand-mère –corrobora Sébastian, échauffé-. Il a commencé à défendre les Serpentard !

Les Wood, conscient qu'Andromeda avait été dans cette maison, semblèrent assez mal à l'aise par rapport à la situation, même si Sarah avait les mains sur les épaules de son fils en un geste protecteur. Harry se rendit compte que Sébastian semblait confus et inquiet ; c'était évident qu'il ne l'avait pas dit avec l'intention de faire du mal à quelqu'un.

-La grand-mère de Ted est allée à Serpentard –lui expliqua Harry, d'une voix calme-. Et naturellement, elle n'a jamais fait de mal à personne. Ne crois pas ce que tu entends sur eux, d'accord ? La plupart d'entre eux sont des personnes normales et ordinaires, comme toi et moi.

C'était le Garçon-qui-a-survécu, en fin de compte, et Sébastian avait grandi en le considérant comme un demi-dieu, il fut donc un peu impressionné d'avoir attiré son attention de cette façon. Cependant, c'était évident que les Wood ne partageaient pas sa vision des Serpentard. La tension latente entre Andromeda et une partie des Wood fut présente le reste de la promenade, mais ils se forcèrent tous à agir comme s'il ne s'était rien passé. Peu après, comme prévu, les Wood retournèrent à leur camping et les autres, à l'hôtel.

-Je suis vraiment désolé, Andromeda.

-Ce n'est pas de ta faute.

-N'y faite pas attention, madame Tonks –dit Ron, avec amabilité-. Nous, nous savons que vous n'êtes pas comme les autres Serpentard.

Andromeda poussa un soupir presque imperceptible.

-Merci, mon cher. Toi aussi tu n'es pas comme les autres Gryffondor.

Harry se mit presque à rire devant l'expression de Ron, se rappelant toutes les fois où il avait aussi eut une réplique similaire d'Andromeda. Elle détestait les mangemorts et elle ne défendait jamais ses sœurs, mais elle ne tôlerait pas qu'on parle mal de la maison de Serpentard en sa présence. Et avec le temps, la mauvaise opinion qu'Harry avait d'eux avait changé, pas seulement parce qu'Andromeda l'invalidait par son propre exemple, mais aussi parce qu'elle lui avait fait comprendre des choses sur les gens de cette maison. Elle était l'une des rares personnes qui lui avait raconté que Snape avait été amoureux de sa mère, depuis ses dix ans jusqu'au dernier instant de sa vie, et la seule qui n'avait pas été trop surprise. ''Les Serpentard sont des personnes avec un cœur très dur, Harry'' avait-elle dit. ''Nous n'aimons pas facilement et certains n'aiment jamais. Mais quand nous aimons quelqu'un, tu vois, c'est pour toujours, quoi qu'il arrive. Je ne sais pas si Snape a vraiment été amoureux de ta mère, mais s'il l'a réellement était, je ne suis pas étonnée qu'il l'ait aimé jusqu'à la fin''. Harry supposa que c'était vrai, parce que neuf ans après être devenue veuve, Andromeda était toujours aussi fidèle au souvenir de son mari comme au premier jour. Bellatrix avait été amoureuse de Voldemort jusqu'à la fin, même si elle s'était mariée avec un autre homme. Et la ténacité de garde-du-corps avec laquelle Narcissa Malfoy veillait sur son mari en public était un fait bien connu par tout le monde.

Avant qu'Andromeda et Ted s'en aillent, Harry parla avec le garçon pour s'assurer que la contrariété qu'il avait eut pendant la promenade était passé. Par chance, Ted se remettait vite de ce genre de chose, et une bagarre avec un autre garçon n'était pas quelque chose qui pouvait troubler le fait d'avoir assisté en direct à une victoire de l'équipe anglaise au Mondial, ni d'avoir bavardé avec tous les joueurs. Harry fut plus tranquille et il leur dit affectueusement au revoir.

Un moment plus tard, il parla aussi avec Oliver Wood.

-Je suis désolé que Ted l'ait pris comme ça, Harry –dit-il, avec sincérité-. Mais tu sais, dès que tu vas à Poudlard, tu entends des choses semblables tout le temps. Tu dois lui expliquer que les gens ne disent pas ça pour sa grand-mère, mais pour les autres.

-Je préfère qu'il grandisse sans aucuns préjugés, merci.

Oliver haussa les épaules.

-Je sais qu'il y a des Serpentard qui sont aussi de bonnes personnes. Mais la réputation qu'ils ont, ils l'ont gagné à la force du poignet.

-Les enfants de onze ans qui sont répartis chaque année aussi ?

-Il me semble me souvenir que certains étaient déjà de petits salauds dès le début. Allons, Harry, ne te fâches pas. Je comprends ce que tu veux dire. Mais pour dire vrai, je n'ai jamais rencontré un Serpentard qui m'ait donné envie de le fréquenter, c'est tout.

Cette fois, Harry ne chercha même pas à répondre ; ennuyé, il acquiesça, lui dit d'oublier ce qu'il s'était passé avec les garçons et il s'en alla.

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Dans la soirée, après le dîner, Harry vit que Romelius et les deux Serpentard de l'équipe, Miles et Marcus, étaient assis à une table avec un verre de bière-au-beurre tout en bavardant et, sans y réfléchir à deux fois, il s'approcha d'eux.

-Je peux m'asseoir ?

L'ambiance entre les Gryffondor et les Serpentard de l'équipe était assez civilisé, mais il y avait une frontière entre eux que seul Harry traversait de temps en temps en tant que capitaine. Miles et Marcus acquiescèrent et ils le regardèrent, attendant qu'il commence à parler.

-Que se passe-t-il, Potter ? –demanda Miles au bout de quelques secondes, courtoisement.

-Il ne se passe rien.

Ils se regardèrent tous les trois sans comprendre, mais Romelius prit en charge la situation.

-Nous étions en train de parler du match de la France contre le Nigéria demain. Tu penses que c'est quelle équipe qui va gagner ?

-La France, bien-sûr. Les nigériens vont arriver avec un Poursuiveur à la place de l'Attrapeur et les français doivent avoir envie de prendre leur revanche face à ce qu'il s'est passé l'autre jour.

-Malfoy va les démolir –convint Miles-. Ce salaud aurait pu voler aussi bien quand nous étions à Poudlard.

-Ils auraient dû donner la victoire aux français, sincèrement –dit Romelius, d'un geste inquiet-. Vu l'état d'esprit entre les supporteurs, ça sera un miracle s'il n'arrive aucun malheur.

-Ils ont dit qu'ils allaient envoyer un contingent spécial d'aurors sur le terrain –intervint Miles.

-Ou avez-vous entendu ça ? –demanda Harry, intéressé.

-C'est Spungen et Runcorn qui me l'ont dit –dit Marcus Flint, en se référant aux Batteurs qui avaient étudié à Durmstrang-. Ils l'ont entendu à une émission allemande. Ils pensent qu'il y aura des problèmes avec les houligans.

Devant ça, Romelius ne semblait même pas un peu inquiet, mais plus amusé et Harry pensa que c'était pour des choses comme ça que les Serpentard étaient aussi mal aimé, au-delà du sujet de Voldemort. Cependant, Marcus jouait dans les Falmouth Falcons et dans cette équipe on pensait qu'un match ne valait pas la peine si un adversaire, au moins, n'était pas envoyé à St Mangouste. Chez les Falcons, en plus, il y avait normalement autant de Gryffondor que de Serpentard.

-Bien, j'espère qu'il ne se passera rien de grave.

Harry était conscient des regards que Ron et ses amis lui lançaient de temps en temps depuis une autre table. Ils étaient curieux, et il se douta qu'ils devaient aussi être en train de penser qu'il parlait avec eux de quelque chose en rapport avec l'équipe.

-Je peux m'asseoir ? –dit Marianne, en occupant une chaise avant qu'ils lui répondent.

-Qu'est-ce qu'il se passe ? C'est la soirée ''asseyons-nous avec les Serpentard'' ?

-Eh, connard, je m'assois toujours avec vous –dit Romelius, paisiblement.

Cette fois, ils regardèrent tous les deux directement Harry.

-Que se passe-t-il ? –s'enquit-il, tranquille-. Vous voulez que je m'en aille ?

Marcus Flint fit une grimace qui le rendit encore plus laid et dentus.

-Nous n'aimons pas les Gryffondor.

Miles lui donna un coup de coude considérablement fort et il lui lança un regard fâché. Marcus serra les lèvres et baissa les yeux. Après, Miles se tourna vers Harry.

-Ne fais pas attention à lui, Potter. Pour moi tu peux t'asseoir où tu veux –dit-il, presque avec cordialité-. Seulement, c'est rare de te voir là et nous nous demandons à quoi s'est dû.

Harry ne savait pas quoi dire. C'était dû au fait qu'il ne voulait pas s'inquiéter pour Teddy si le garçon suivait les pas de sa grand-mère et qu'il terminait à Serpentard. C'était dû au fait que Draco avait été dans cette maison et que finalement c'était un garçon génial. Et à tout ce que Snape avait fait pendant la guerre. Et aussi au fait que ça faisait longtemps qu'il pensait que la discorde qui existait entre les Serpentard et les autres Maisons, transposée après dans la vie adulte, était nuisible pour le monde magique et pour tous ceux qui vivaient dans ce monde.

Mais il n'eut pas besoin de répondre parce que Marianne le fit pour lui, avec un geste énergique.

-Tous ce que vous avez été à Poudlard, étaient des malades mentales. J'en ai marre d'entendre parler des Gryffondor, des Serpentard, des Serdaigle et des Poufsouffle. C'est toute la variété que vous admettez ? Comment pouvez-vous classer les gens selon la Maison du collège dans laquelle les a envoyé un Choixpeau mélomane ?

-Le Choixpeau a analysé ta personnalité –expliqua Miles, un peu impressionné par sa réaction.

Cela n'adoucit pas du tout Marianne.

-Oh, bien-sûr, parce que juger les gens par soi-même c'est trop fatiguant –dit-elle, sarcastique-. C'est beaucoup mieux de se fier au jugement d'un bout de tissu, n'est-ce pas ?

Harry lâcha un petit rire.

-Oh, comme tu as raison…

Miles le regarda avec une grimace de léger dédain.

-Bien, parce que toi tu as toujours défendu les Serpentard, non ?

-Ce que je croyais sur vous au collège n'a rien à voir avec ce que je crois aujourd'hui, Bletchey –répondit-il, tranquillement-. J'aime penser que j'ai murit.

Marianne regarda Miles.

-Si vous croyez qu'Harry se promène partout en parlant mal de vous, vous vous trompez. Je ne le fais pas moi non plus, ni Romel ni le reste de l'équipe. Il y a des personnes capables de juger les autres sur quelque chose de plus que la Maison à laquelle ils sont allés au collège. Et il y a des idiots que non.

Miles pencha sa tête.

-Tu dis ça pour moi ?

-Tu te sens visé ? dit-elle, imperturbable.

Il arqua les sourcils d'admiration.

-Tu aurais dû aller à Serpentard.

Marianne leva les yeux au ciel.

-Je vais prendre la nationalité française, comme Malfoy –dit-elle, en se levant de la chaise.

Harry la regarda s'en aller avec un sourire sur les lèvres. Il ne l'avait pas beaucoup fréquenté jusqu'à maintenant, mais il venait de découvrir qu'il l'aimait vraiment bien. Après il regarda Ron et les autres, qui semblaient attendre qu'il se lève à un moment de sa chaise et qu'il vienne avec eux. Et il se rendit compte que la majorité des gens divisaient le monde en prenant encore Voldemort comme référence, avec lui ou contre lui. Mais le temps était passé, la guerre était terminée depuis neuf ans et il ne pouvait pas continuer à penser comme ça. Il y avait une nouvelle division ; ceux qui voulaient aller de l'avant et laisser la guerre derrière et ceux que non. Harry n'avait pas l'intention de laisser Voldemort être le fait le plus important dans sa vie, ni de considérer Draco comme son ennemi ; il savait très bien quel était maintenant son nouveau camp. Et du fond du cœur, il souhaitait que Ron et Hermione soit aussi comme ça.

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Et oui la suite est bien là avec un jour de retard, je vous l'accorde, mais bon c'est Pâques et chez moi ça se fête donc je n'avais pas trop le temps, désolé lol !!! Bref j'espère que ce chapitre vous aura plut quand-même, laissez moi une petite (ou une grosse) review quand même !!! Je remercie encore toutes les personnes qui me soutiennent et je vous dis au week-end prochain !!!