Désolée pour ce postage aléatoire, mais je dois faire face à un problème régulier avec internet depuis quelque temps donc je suis obligée de poster que quand je le peux. Ce sera sans doute pareil pour le reste de la fic, qui est d'ailleurs, bientôt terminée.

Voilà la suite, dont je suppose que certaines et certains attendaient grandement !

Votre petit gâteau

Chapitre Onzième:

Je ne dis rien et m'en vais comme je suis venu. Dehors, Neji m'attend.

Il me sourit et ne dit rien, puis m'emmène en direction de la voiture. Personne ne parle pendant le trajet, l'atmosphère est vraiment lourde… je me demande pourquoi. Est ce que j'ai fais quelque chose de mal ? Ou bien… est ce qu'il s'inquiète pour moi ? Même, ça ne colle pas. Il me le dirait. C'est plus grave que ça.

On arrive chez lui, un petit appart' à côté de l'immense maison des Hyûga. Il n'a jamais voulu habiter là, c'est pourquoi sa famille a fait construire cet endroit tout à fait modeste pour lui. Enfin. Ils l'ont surtout fait pour arrêter ses fugues à répétition si vous voulez mon avis…

Il ne m'a toujours pas parlé. C'est tellement… bizarre ! Il est le premier à me poser des tonnes de question pour savoir ce que je fais dans le moindre détail, pourquoi là il ne dit rien ? Et c'est alors que je m'apprête à briser ce silence pesant qu'il me demande:

"Alors ? Ça s'est bien passé ?"

Ah ben voilà! Il lui en a fallut du temps pour réagir!

"Oui, oui, très bien!"

Je lui réponds avec un grand sourire, pour lui remonter le moral. Je n'ose pas vraiment lui dire ce qu'il s'est passé pour de vrai parce que.. Parce que… parce que je ne sais pas pourquoi. Voilà. J'ai l'impression qu'il ne faut pas que je le fasse, j'ai cette horrible sentiment de malaise qui me prend la gorge à chaque fois que j'y pense, alors je préfère me faire confiance et ne rien lui dire.

"Tu… t'es souvenu de quelque chose?"

Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que ça lui coûte de me poser cette question. Comme s'il attendait énormément de la réponse que j'allais lui donner. Il me dit ça l'air de rien, mais je le connais Neji, je sais qu'en ce moment même, il est en panique. Et je n'en comprend pas la raison. Je le comprendrais si j'étais mal en point, là, ça serait fondé mais pour l'instant… je me demande. Peut être qu'il s'est passé quelque chose de grave ? Quelque chose qu'il aurait fait, dont il ne voudrait pas que je me souvienne ? Non, il ne me ferait jamais de mal, il a toujours été adorable avec moi. À moins que… ça ne soit moi qui lui ai fait quelque chose et qu'il se force en ce moment à me parler comme si de rien était, parce que les médecins lui ont demandés ? Mais… qu'est ce que j'aurais bien pu lui faire…?

"Euh… oui, de deux ou trois choses. Pourquoi?"

Ah. Il a sursauté.

"Pour rien. Tu t'es souvenu de quoi?"

Alors il me demande ça pour rien, mais veut quand même savoir de quoi de me suis souvenu hein…

"Juste de mes… scarifications."

Il a l'air soulagé. J'arrive pas à croire que c'est bien ce que je pensais. Alors je lui ai vraiment fait quelque chose qu'il ne veut pas que je sache…?

"Ok. Je me souviens du choc que ça m'a fait quand je l'ai appris. Tu me faisais vraiment peur tu sais ?"

"Oui, je sais. Désolé."

"Ne t'excuse pas. Tu n'as rien fait de mal."

"Pas que je me souvienne du moins effectivement…"

"Bon. On se fait un restau ce soir?"

"Oh ouais! À l'Ichiraku! Ça fait une éternité que j'ai pas mangé de bons ramens!"

Il rigole doucement et m'ébouriffe les cheveux. Et c'est après quelques heures et de bons ramens que je pars me coucher, épuisé. Le sommeil tarde a venir…

J'entends un grincement, puis, ma porte s'ouvrir. Des bruits de pas, suivis du bruit du draps se plissant sous le poids de Neji -parce que de toute évidence, ça ne peut être que Neji- se font entendre. Je m'efforce de respirer calmement, de sorte à entendre ce qu'il me dit. Je crois qu'il pleure. Je tends l'oreille et me rends compte avec difficulté qu'il… s'excuse ? Inlassablement, il s'excuse de m'avoir fait du mal. Pourquoi, qu'est ce qu'il s'est passé ? Je sens mon ventre se tordre, nauséeux tandis que je tente de comprendre ce que tout cela signifie, en vain. La mémoire ne me revient pas. Je déteste cette impression de vide, comme si il vous manquez quelque chose d'essentiel, mais qu'il vous l'était caché. Vraiment, c'est insupportable.

"Je… je suis désolé Naruto… je t'aime tellement, je ne voulais pas… je suis désolé… tu vas me détester, c'est sûr, je suis impardonnable… comment est ce que tu as bien pu faire pendant toutes ces années, endurant ce sentiment de culpabilité ? Je ne sais pas, tu es tellement fort, tellement plus fort que moi… j'ai cédé, je n'ai pas supporter de te voir avec lui alors que je t'aime depuis si longtemps… c'était trop dur, je suis sûr que tu me comprends… "

… Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris. Neji m'aime? Et j'étais avec quelqu'un d'autre ? Qui ? C'est quand même incroyable de savoir que l'on est sorti avec quelqu'un sans même s'en souvenir. C'est vraiment…. Horrible comme impression ! Neji est repartit dans sa chambre et moi ben… je cogite. Sur tous ce que vient de me dire Neji, sur mon futur avec Itachi… il est clair que je n'imagine pas ma vie sans lui après ce qu'il s'est passé cette après midi mais… si j'étais avec quelqu'un, et que je m'en rappelle ? Ça changerai sûrement la donne ! Mais je ne veux pas qu'elle change, je ne veux pas avoir à choisir…!

Et c'est dans cet amalgame de sentiments diverses que vient finalement le sommeil, plombant comme de la pierre.

J'arrive enfin dans mon petit appart', où Kiba, mon colocataire, m'attend de pied ferme.

Ce dernier est, pour tout vous dire... un vrai Dieu Grec. Étudiant en médecine, il est plutôt grand, assez musclé, les cheveux châtains, et possède deux tatouages en forme de triangles rouges sous ses yeux bruns foncés. Il s'est aussi fait limer les canines ce qui lui donne un air sauvage assez... déroutant je dirai. Il est très peu pudique et se balade sans arrêts en caleçon... pour mon plus grand bonheur.

Hum. Enfin bref. D'habitude il rentre plus tard que moi, mais il a dû sortir plus tôt.

"Je veux juste… que tu t'ouvres plus, que tu me considère plus, que tu te confies à moi, parce que moi, j'ai besoin de toi! Depuis la première fois ou tu as pleuré dans la voiture, je n'ai eu de cesse de chercher un moyen de t'apaiser, je n'ai pas pu m'empêcher de te chérir plus que ma propre vie, je croyais sincèrement que tu avais compris. Que tu viendrais un soir, en me demandant de t'écouter, que tu me raconterai… mais finalement, après 3 ans, j'apprends toute l'histoire par quelqu'un qui m'est totalement étranger, et… et c'est trop tard ! La douleur est encrée si profondément en toi, que je ne peux plus rien faire pour t'aider ! Je me sens tellement impuissant Naruto… qu'est ce que, qu'est ce que je peux bien faire pour t'aider, je suis dépassé par les événements, j'ai épuisé mes ressources, je ne sais pas quoi faire pour toi, alors que tu as tellement mal !"

"Si je tiens le coup Kiba, c'est grâce à toi. Merci…"

"Je t'aime, petit ange."

Je me réveille, en sueur. Ça y est ! Je me souviens! Kiba ! Mon amour, l'homme qui m'a supporté, moi et mes crises, qui m'a aimé, choyé, soigné… je l'ai laissé tombé, abandonné ! Nooon ! Il doit se sentir tellement seul, j'étais tellement bien avec lui pourquoi… et maintenant, c'est trop tard ! J'ai Itachi, et… il m'est bien trop indispensable… il faut que je l'appelle, il faut qu'il vienne… je compose le numéro. Après quelques sonneries, il décroche.

"Allô…?"

"Itachi? Viens, je t'en prie, je me souviens, je me souviens Kiba… Kiba ! Je l'ai laissé à Paris ! Il a besoin de moi !"

"Attends calme toi, j'arrive."

Il raccroche. Non ! Je ne veux pas qu'il me laisse… je me sens trop mal… je me recroqueville sur moi même, comme pour me protéger de la douleur, de la culpabilité qui me guette, qui se fraie d'ailleurs déjà un chemin en moi. Je suis pris de soubresauts, c'est comme si je ne contrôlais plus rien, je ne sais pas quoi faire… tellement partagé entre l'idée d'aller retrouver Kiba le plus vite possible, ou bien de le fuir, le fuir encore pour oublier définitivement ce que j'ai vécu avec lui. Parce que si je retourne le voir… je ne suis pas sûr de pouvoir le repousser si il me fait des avances, je ne suis pas sûr de ce que je vais ressentir, et je ne veux pas blesser Itachi…

J'ai envie… de me scarifier. J'en ai vraiment, vraiment envie. Mais je n'ai rien, rien qui puisse me permettre de me faire mal. Je sais que c'est mal. Qu'avant je n'en avais pas envie. Que tous ça n'a rien à voir avec Sasuke. Mais pourtant, c'est comme une drogue, une addiction, je sais que si je le fais, ça me calmera, et je pourrais dormir sans penser à Kiba qui m'attend, à Itachi qui arrive… et à moi qui ne sais pas quoi faire avec ces sentiments qui refont surface d'un coup, sans prévenir. J'aime sincèrement Kiba. Mais avec Itachi c'est… différent. C'est vital. Je me demande quand est ce que je suis devenu aussi accro...

Je me lève et commence à fouiller dans les tiroirs, essayant en vain de trouver un rasoir, un compas, ou quelque chose de tranchant, la respiration rapide et inégale quand soudain, un bruit me fais sursauter. Ça vient de ma fenêtre ? Je m'approche et vois Itachi. L'appart est plein pied alors j'ouvre et le fais entrer. Je me rend compte peu à peu, que l'impression désagréable de tout à l'heure s'est envolée. Dès que je l'ai vu. Il est debout en face de moi, essoufflé, les sourcils froncés.

"Naruto… je peux savoir ce que tu cherchais ?"

"Rien."

"… ne me mens pas, je te connais plus que tu ne veux bien le croire."

"Je cherchais quelque chose de tranchant."

"… Pourquoi?"

"Parce que je veux voir Kiba. J'en meurs d'envie. Mais je sais à quel point ça te ferai souffrir de me voir partir le voir, sachant que j'ai des sentiments encore bien présents pour lui je…"

"Non, ne pleure pas Naruto, s'il te plait. Je vais t'aider. Je vais t'aider… "

"Mais… mais ça va te faire du mal ! Je ne veux pas !"

"Il faut que tu le vois. Il faut que tu mettes les choses au clair avec lui, je suis capable de comprendre ça."

"J'ai jamais dis que tu étais incapable de comprendre, au contraire, je sais que tu fais ça pour moi, parce que tu sais que c'est la meilleure décision à prendre. Mais moi ce que je dis, c'est que tu te force, tu n'en as aucune envie, parce que tu sais qu'il va vouloir coucher avec moi et que moi, je ne vais pas être en mesure de me retenir, parce qu'il est la personne qui m'a aidé pendant trois ans, que j'aime !"

Je le toise, ne sachant pas trop quoi penser. Je ne sais pas si je dois être en colère contre lui, parce qu'il ne se montre pas assez possessif à mon goût, ou bien contre moi même, parce que je le force indirectement à se sacrifier pour moi, parce que je n'arrive pas à me décider entre lui et Kiba. Il se penche vers moi brusquement et m'embrasse sauvagement. Ses longs doigts glissant sous mes oreilles et dans ma nuque, me donnant des frissons. J'entrouvre la bouche, pour le laisser m'embrasser plus profondément encore, passant mes mains sous son tee-shirt. Il s'écarte doucement et me chuchote à l'oreille:

"Ne me dis pas ça, j'essaye de faire des efforts pour toi, de me montrer compréhensif, mais si tu commence à me dire de but en blanc que si tu y vas, tu vas coucher avec lui, je ne réponds plus de rien… je t'enferme à clef dans une pièce sombre et t'inflige des tortures si agréables, que plus jamais, de ta vie, tu ne t'imagineras coucher avec quelqu'un d'autre que moi…"

Je rigole doucement.

"Monsieur est bien présomptueux ce soir, ne voudrait il pas me montrer l'étendue de ses talents…?"

Lui susurrais-je malicieusement alors qu'il me mord nerveusement l'oreille. Je tourne un peu la tête et l'embrasse à mon tour, faisant jouer nos langues, encore et encore. Il me pousse sur le lit d'un coup, tandis que je lui enlève son haut, impatient. Il embrasse ma clavicule, mon cou, les mords de temps en temps, tout en pinçant mes bouts de chairs rosis de plaisir. Je soupire en essayant de me contenir, Neji ne dort pas loin. J'écarte lascivement les jambes, de sorte à sentir son érection contre la mienne… je sens ses mains monter et descendre, tantôt relevant mon tee-shirt, tantôt agrippant mes hanches, les soulevant à un rythme saccadé, provoquant frictions entre nos membre et frissons d'impatience alors que sa langue joue avec mes tétons.

Je ne sais plus où donner de la tête, ses mains, sa langue, son odeur, tous ça m'envahit en une chaleur que je découvre un peu plus à chaque attention qu'il me donne. Je respire fort, ai le tournis et murmure inlassablement son prénom, maintenant j'en suis sûr, je l'aime, à la folie furieuse. Je ne sais pas comment c'est possible, mais c'est pourtant vrai, c'est bien là, présent en moi. Et il me déshabille toujours un peu plus, jusqu'à ce que sa main vienne se poser sur mon membre tendu. Je soupire de plaisir.

Il enlève mon caleçon avec une lenteur criminelle et commence a me suçoter le bas du ventre, me frustrant énormément puis, prend soudainement mon membre en bouche. Je ne peux pas empêcher un gémissement surpris de passer mes lèvres humides, tandis qu'il entame de longs et lents vas et viens. J'essaie de me retenir, j'essaie vraiment mais… c'est trop bon ! Je le sens, inlassablement, il est partout sur moi, ses mains parcourant la moindre parcelle de mon corps en sueur, sa langue suçant de plus en plus avidement et moi qui, qui… sature complètement, j'ai le cœur prêt a exploser, la respiration hachée, je me sens venir…

"aah.. Aah.. Ita je.."

Il s'arrête brusquement.

"Aaaah non…! Me fais pas ça! Espèce de pervers… sadIIque!"

Il me lève brutalement le bassin et lèche amoureusement mon intimité tout en enfonçant un doigt en moi. Je me crispe un peu sous l'intrusion mais m'y fais très vite. Il écarte l'entrée avec des pouces et s'arrête un instant. Il prend mon membre en main, m'empêchant de jouir, me regarde, et m'embrasse tout en enfonçant son sexe en moi. Je me sens brûler sur place, le sentir, si chaud, le sentir se mouvoir, toujours plus vite, plus précisément, je crois que je vais fondre. Je me sens comme… absorbé par lui. Comme si je voulais à tout prix qu'il me retourne, qu'il me renverse, qu'il me bouleverse, comme si cet état second me permettrai de passer à autre chose… mais à autre chose par rapport à quoi ?

Je n'ai pas le temps d'y penser plus que ça tandis qu'un violent coup de reins me ramène à la réalité, déferlante de plaisir. J'ouvre fiévreusement les yeux, et vois, peinte sur le visage d'Itachi, une expression que je n'aurais jamais cru voir. Je crois que même si j'avais essayer de l'imaginer je n'y serait pas arrivé. Ses longs cheveux, humides d'effort, tombent de chaque côtés de son visage opalin rosis par le plaisir, quelques mèches restant collés dessus. Il a les sourcils légèrement froncés, les yeux un peu plissés, la bouche entrouverte… un véritable appel à la luxure. Et cette expression, il ne la montre qu'à moi.

J'attrape son visage à deux mains tandis que nous nous libérons en un râle rauque mal contenu. Deux rubis intenses se plongent dans mes yeux bleus, alors que j'essaie vaguement de me remettre de mes émotions. Je me colle un peu plus contre lui, apaisé, et m'endors en un rien de temps.