Bonjour à tous (: *ose se montrer fièrement, tenant son clavier comme un trophée*
Ca y est, le grand moment est arrivé, l'EPILOGUE de ma fic voitures!
Le fait de lui mettre le statut COMPLETE va tourner une page de 5 ans et lui donner enfin le repos qu'elle mérite ^^
Concrètement, 'en voiture colonel Mustang' ce fut (hors épilogue, le 16/07/2015) :
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Je sais que pour certains ce n'est pas ultra, mais pour moi c'est quand même quelque chose de vraiment génial, et je tiens notamment à souligner toutes celles et ceux qui m'auront suivies jusqu'au bout, et ceux qui ont continué de m'écrire alors que je restais en standby. Comme promis depuis le dernier chapitre, je poste l'épilogue dans les temps. J'ai obtenu mon master et fini mes études alors j'espère pouvoir reprendre l'écriture..
Alors merci (:
J'espère que ce petit épilogue vous plaira.
Epilogue
'Le Car Alchemist ? c'aurait pu être une bonne idée, mais avec quelqu'un de plus stable..'
Des éclats joyeux et animés de voix résonnaient dans le couloir de l'hôpital militaire, plus précisément depuis la chambre 404 dans laquelle résidait le colonel Mustang, hospitalisé depuis sa libération quelques jours plus tôt et dont la convalescence prendrait encore quelques jours. Heureusement pour lui, ses bons et loyaux subordonnés et amis le laissaient rarement passer ses journées seul et il ne se trouvait donc pas un moment dans la journée où Mustang se retrouvait seul (à l'exception des matinées réservées aux soins- moment non regrettés car une jolie infirmière passait tous les matins pour prendre sa tension qui s'avérait anormalement élevée à ce moment là uniquement). Bref, ce soir-là, tout le monde était là, les subordonnés de son équipe, Tory qui n'avait pas fière allure depuis l'arrestation de son supérieur, ainsi que le Commandant Armstrong en tenue d'apparat. Les autres se trouvaient en tenue de soirée chic et élégante. Bref que du beau monde au chevet de leur colonel souffrant.
'Et oui' répondit Falman qui avait l'air visiblement amusé malgré ses points de suture sur la tête, courtoisie du cinglé et des infirmiers qui l'avaient pris en charge. 'Et encore, je ne vous ai pas raconté quand il a embrassé le lieutenant Hawkeye…'
Mustang s'étouffa avec le jus de fruit qu'il avait commencé à boire… jus de fruit qui lui ressortit par les narines, lui arrachant une grimace de douleur 'QUOIIIIIIIIII ?'
Tout le monde se mit à rire avant de se tourner vers Falman, choqués par la révélation choc. Hawkeye étant absente pour démentir une telle révélation, l'adjudant était la seule source d'information viable. Et l'adjudant mentait ou blaguait rarement… Des détails s'imposaient, surtout pour Havoc, Fuery et Breda dont les paris se voyaient clairement perturbés par ce rebondissement.
Falman s'apprêtait à entrer dans le détail lorsqu'une infirmière visiblement contrariée fit irruption dans la chambre.
'Ca suffit maintenant, on vous entend depuis l'autre bout du couloir ! Cessez d'énerver nos patients ! Ils ont besoin de repos'
Elle remit les oreillers de Mustang en place, lui passa des mouchoirs et s'assura de ses constantes avant de repartir en leur lançant un regard d'avertissement. Une fois disparue, toutes les têtes se tournèrent vers Falman qui raconta alors avec exactitude le récit captivant de l'aventure de leur lieutenant. Les mines se décomposèrent puis se ranimèrent en entendant l'épisode du coup de poing. Le soulagement était visible chez Mustang qui se permit de se laisser tomber sur ses oreillers avec un gros soupir.
'Tout de même' intervint innocemment Fuery, 'vous pensez qu'il aurait pu plaire au lieutenant s'il n'avait pas été aussi dingue ?'
'Quoi ? NON ! CERTAINEMENT PAS ! S'affola Roy avec inquiétude.
'Vraiment messieurs, vous devriez vraiment vous taire si vous ne voulez pas que l'infirmière revienne.. elle n'est pas commode' les interrompit une voix douce mais autoritaire, une voix familière qui les fit tous se retourner.
'Lieutenant Hawkeye !' S'exclama Roy ravi. Je pensais que vous ne viendriez plus.
'Voyons, je n'allais pas rater ce qui ressemble à une réunion de famille' répondit-elle dans un sourire. 'Tenez', elle déposa un bouquet de fleurs dans un vase qui semblait les attendre sur la commode de chevet. 'Vous avez reçu ceci au QG de la part des Elric et de Winry. Edward est toujours en convalescence à Resembool. Il semblerait que quelques complications se sont ajoutées au rétablissement de notre ami…'
Riza leur raconta alors comment Edward, revenu à Resembool aurait pris une raclée monumentale par Winry pour avoir failli briser une promesse qu'ils se seraient faite, le détail de la promesse restant confidentiel, Riza n'en savait pas plus. Par la suite, Winry après avoir entendu le récit de l'enlèvement se serait jetée dans les bras de son ami, soulagée qu'il s'en soit sorti relativement indemne. Puis encore, elle aurait vu rouge en constatant l'absence d'automails qu'elle avait confectionné avec tant d'amour, lui aurait fait une scène scandaleuse sur le soin qu'il devrait porter à ses automails avant de le tabasser à grands renforts de clé à molette. Edward Elric se trouverait actuellement en piteux état et Winry, dans sa phase larmoyante en voyant l'état de son 'petit' ami. L'affaire serait à suivre grâce à Alphonse qui la tiendrait au courant, mais si on voulait l'avis de Riza, Winry aurait besoin d'extérioriser ses sentiments contradictoires sur des cibles prévues à cet effet. Non Edward n'en était pas une et s'il mourrait, bien qu'il semblait solide, ce serait très embêtant pour tout le monde. Son colonel n'était-il pas de cet avis ?
Roy pensif, ne répondit pas tout de suite. Il regarda distraitement son lieutenant changer de sujet et tendre un dossier à Tory. Selon ce qu'il en savait, Tory avait donné sa démission qui avait été acceptée. Le programme de réinsertion militaire lui avait permis de poser ses coordonnées dans l'administration de la ville qui l'embaucherait aussitôt son préavis terminé. Le pauvre agent avait beaucoup souffert dans cette affaire. Son innocence et sa candeur avaient été malmenées par la culpabilité de son supérieur, ce qui l'aurait conduit en dépression si Riza ne l'avait pas soutenu et accompagné dans ses démarches de réorientation. D'ailleurs il la regardait avec un air reconnaissant.
Roy restait pensif et intrigué par le fait que tous ses subordonnés étaient habillés avec soin ce soir là. Même le lieutenant Hawkeye était arrivée dans une robe longue et noire, vraiment simple dont les bretelles s'attachaient derrière le cou. Ce qui était plus facile à passer pour son bras en écharpe. Son maquillage était trop léger pour dissimuler les traces subsistantes de la bataille dans le sous-sol, mais cela ne semblait plus la gêner. Malgré ces petits détails, elle était très jolie, de même que tous les autres.
'Mais dites-moi, vous êtes tous classes aujourd'hui.' Dit-il enfin. 'Vous sortez quelque part ?'
C'est Havoc qui lui répondit, lui rappelant le fameux bal de l'armée, occulté par les affaires récentes. Il en profita pour ajouter qu'il n'avait malheureusement trouvé personne pour l'accompagner, et puisque personne n'avait eu le temps de chercher quelqu'un, ils iraient tous ensemble, en bons amis. Cette déclaration sembla provoquer une étrange réaction chez le Commandant puisqu'il s'écarta du groupe.
'Oui, enfin personnellement, le charme légendaire qui se transmet de génération en génération chez la famille Armstrong m'a permis 'avoir un peu plus de chance !' Il ne se déshabilla pas – un peu de décence, nous sommes dans un hôpital ! avait clamé l'infirmière en chef après le troisième strip-tease-, mais une constellation scintillante apparut tout autour de son visage. 'J'irai donc accompagné de quelques charmantes demoiselles du bar que vous fréquentez souvent colonel…D'ailleurs je ne devrais pas les faire attendre, c'est indigne d'un gentleman !'
Puis il s'éclipsa laissant derrière lui, une aura scintillante qui disparut progressivement. Roy avait la mâchoire par terre alors que Havoc semblait chercher de quoi se suicider. Riza échappa un petit rire amusé tandis que les trois autres s'appliquaient à consoler leur camarade.
'C'est fou ce qui a pu se passer en.. mon absence' fit remarquer le colonel alors que Riza s'approchait du lit.
'Oui..' répondit-elle évasivement en entreprenant de nettoyer la table roulante et en déposant quelques prospectus pour distraire son colonel. 'C'est vrai que cette affaire a permis quelques rebondissements intéressants..'
'Mais… et vous alors ?'
'Comment ça ?'
Roy n'eut pas le temps de répliquer car Havoc, s'était relevé et faisait remarquer qu'il était temps pour eux de se rendre à la soirée. Un espoir de conquête était vaguement reparu sur son visage. Rien d'ultra convaincant, mais assez fort pour qu'il put se relever et afficher un air digne –ou résigné. Tous prirent congé de leur colonel en lui souhaitant un bon repos avant de disparaître et de redonner à la chambre d'hôpital du colonel, le calme règlementaire qu'elle était supposée avoir.
Pour Roy, ce calme revenu était lourd de solitude. Il pensa à toutes les aventures que lui avaient racontés ses subordonnés, eut une pensée furtive pour Edward et son état de santé –le pauvre-, et se prit à penser plus longuement à Hawkeye. Il avait été soulagé par le récit de Falman, angoissé à a vue de ses blessures alors qu'elle le visitait pour la première fois depuis qu'elle-même avait pu sortir de l'hôpital et qu'elle n'avait pas pris de congés, puis habité par un sentiment étrange depuis ce soir. Un sentiment qu'il savait contradictoire mais inexplicable depuis qu'il avait entendu le récit de Falman et qu'il l'avait vue paraître ensuite, l'air plutôt serein.
Il ne réagit pas lorsqu'une infirmière vint prendre ses constantes, puis le redresser avant de lui apporter son plateau repas. Plateau repas qui commençait à refroidir parce qu'il n'y touchait pas, tellement qu'il était perdu dans ses pensées.
Que pensait-elle, elle ? Quels sentiments l'avaient habité lorsqu'elle avait appris la nouvelle pour son colonel ? Et quels sentiments avait-elle nourris à l'égard de Bradley pour qu'il se sentit encouragé à l'embrasser ? Et pourquoi n'arrivait-il pas à aborder le sujet avec elle ? Oh la réponse à la dernière question était toute trouvée, il aurait fallu qu'ils se trouvent seuls tous les deux. Pas facile à l'hôpital certes. Consentirait-elle à le visiter de manière à ce qu'ils se retrouvent seuls pendant un moment afin qu'il puisse lui parler de ces tracas ?
'Vous devriez manger votre repas colonel… Ils vont bientôt récupérer les plateaux et vous n'aurez rien mangé'
Roy sortit de ses pensées en entendant une voix bien connue. Comme une réponse à sa dernière question mentale, Riza se tenait là, seule dans l'encadrement de la porte, semblant hésiter à entrer. Il baissa les yeux, semblant réaliser que son dîner se trouvait là, puis releva les yeux en direction de son lieutenant. Ne devait-elle pas partir au bal avec ses collègues ?
'Mais… que faites-vous là ? non pas que je sois mécontent mais… entrez donc..'
Riza se décida donc à entrer et s'assit sur une chaise non loin. 'Je ne trouve que peu d'intérêt à ce bal. Qui plus est ma présence n'est pas obligatoire si je ne suis pas officiellement accompagnée… Règlementation étrange mais bon…' elle haussa les épaules.
'Mais les visites sont encore permises à cette heure ? je ne suis pas mécontent que vous soyez revenue mais vous ne risquez pas de vous faire virer ?'
Riza eut un petit sourire. 'Je suis votre garde du corps.. ceci est officiellement mon passe droit. On ne sait jamais ce qui peut arriver dans un hôpital vous savez. Vous devriez manger.'
Roy sourit à cette réponse. Il se redressa un peu plus pour faire face à son plateau repas et attrapa la fourchette, puis commença à manger de bon cœur. 'Vous voulez manger quelque chose ?'
'Non merci, j'ai déjà mangé' répondit-elle. 'En réalité, je me suis dit que vous pourriez vous sentir seul et malheureux en cette soirée festive. J'ai donc pensé que vous seriez heureux d'avoir un peu de compagnie ?'
Roy sourit avant de poser sa fourchette et de mettre de côté ce qu'il mangerait un peu plus tard pour éviter que tout ne soit ramassé. Pour l'heure, il voulait profiter de ce coup de pouce de la providence et pas question de perdre du temps par gourmandise.
'Vous ne savez pas à quel point cela me fait plaisir Lieutenant.'
Elle ne répondit pas, se contenta de sourire et de regarder évasivement en direction de la porte. Le silence s'installa de nouveau dans la chambre. Roy cherchait la meilleure manière de lui poser ses questions fatidiques sans l'énerver tandis que Riza, elle, semblait attendre qu'il parle. Le déclencheur fut l'infirmière qui vint pour ramasser le plateau, passer un coup d'éponger sur la table et prendre ses constantes avant de lui donner ses anti-douleurs pour la nuit. Elle salua le lieutenant Hawkeye avant de disparaître de nouveau. Vu l'amabilité de l'infirmière envers sa subordonnée, Roy eut la confirmation que Hawkeye ne risquait plus de se faire virer. Ils seraient donc tranquilles un moment.
'Lieutenant… je sais que ma question va vous paraître déplacée, mais je me demandais si.. hem.. ne le prenez pas mal d'accord ? Mais est ce que vous aviez développé des sentiments pour Bradley ? le collègue hein ?
Riza leva vers lui des yeux étonnés. D'où pouvait bien lui venir une question aussi étrange ? il est vrai qu'elle attendait qu'il trouve un sujet de conversation, mais si elle s'était attendue à quelque chose d'aussi incongru, elle aurait meublé le silence depuis longtemps.. Mais la question, aussi saugrenue était-elle semblait réellement tracasser le colonel. Il fallait donc tirer tout ça au clair.
'D'où vous est venue une telle idée colonel ?'
Roy réfléchit avant de lui répondre. Il finit par lui dire qu'il avait noté chez elle un air constamment absent et légèrement malheureux depuis l'arrestation. Qu'il avait tenu compte qu'ils étaient sortis un soir, puis des autres gestes qu'il avait eu à son égard. Sous les questions de sa subordonnée, il lui expliqua comment il en était venu à la conclusion qu'elle avait développé des sentiments favorables à l'égard de ce collègue et que le coup de poing, il se l'expliquait par le sentiment de trahison car elle l'avait compris coupable. Bien sûr le colonel n'en voulait pas à son lieutenant et était même disposé à l'aider à surmonter cette mauvaise passe qu'elle semblait mener. Il n'était jamais bon de se sentir coupable de sentiments qu'on aurait pu développer à l'égard de la mauvaise personne, et Riza n'avait absolument pas à se sentir fautive puisqu'elle avait tenu un rôle majeur dans l'arrestation du coupable et le sauvetage des deux officiers. En bref, Riza devait comprendre que son colonel comprenait parfaitement le combat sentimental qu'elle semblait mener et qu'il était tout disposé à l'aider à relever la tête suite à cette désillusion sentimentale.
Riza avait écouté la proposition de son colonel avec un stoicisme rare. Comment pouvait-elle lui faire comprendre qu'il se fourvoyait complètement alors qu'il semblait tellement empreint de bonne volonté.
'Colonel..'
'Je suis sérieux lieutenant, je souhaite vraiment vous aider.'
Riza soupira. 'Colonel, vous faites erreur sur toute la ligne…'
Roy se tut soudainement et la dévisagea l'air étonné. Ce n'était pas possible qu'il se soit trompé à ce point puisqu'il s'était efforcé de suivre un raisonnement objectif..
'D'ailleurs vous me vexez même.. Comment avez-vous pu croire que je m'étais éprise d'un type pareil ? Vraiment colonel…'
Roy ne dit rien. Elle se disait vexée, mais disait cela sur un ton amusé, preuve qu'elle ne lui en voudrait pas –mais qu'il n'avait pas intérêt à se tromper de nouveau sur cet aspect. Mais cela n'expliquait pas pourquoi son lieutenant semblait vraiment attristé.
'En réalité, vous avez failli tomber juste sur la question de la culpabilité. Oui je me suis sentie coupable, et je me le sens toujours un peu, mais c'était plutôt vis-à-vis de vous colonel.'
'De moi ? mais comment-'
'Vous ne pouvez pas nier colonel que j'ai failli vous laisser mourir par défaut de vigilance de ma part, moi, votre garde du corps.
'Oui mais-'
'En vous mettant à ma place, comment pourriez vous vivre tranquillement avec ce sentiment d'échec quand une personne parvient à vous enlever ce que vous avez de plus précieux, et ce pratiquement sous votre nez ? Si je me sens coupable colonel, c'est simplement parce que la protection que je vous consacre n'est pas si infaillible que je me le vantais..'
Roy ne répondit rien, digérant à la fois son repas et les révélations du lieutenant. Pourquoi se sentait-elle si mal alors qu'elle lui avait sauvé la vie à lui et à Edward au péril de la sienne. Elle aurait pu se sentir coupable si elle avait eu un don de voyance qu'elle n'aurait pas utilisé, mais ce n'était pas le cas.. si ? Mais surtout, avait-il raison de penser que la chose si précieuse qu'elle venait de mentionner était en réalité lui ?
'Venez danser lieutenant, c'est soir de bal et j'aimerais bien en profiter à mon tour.'
C'est tout ce qui lui passa par la tête en réaction à ce qu'il venait de comprendre. C'est aussi l'idée qui lui vint pour aider son lieutenant à déculpabiliser en lui faisant comprendre que lui ne en voulait pas et que son statut de reine ne s'en trouvait pas altéré. Et puis c'était tout innocent non ? il n'y avait pas de mal à se faire un peu plaisir. Roy aimait danser et n'avait reçu aucune contre indication pour un slow dans sa chambre. Il augmenta le volume du transistor qui diffusait des musiques de variété.. Pour un slow on repasserait, mais cela conviendrait parfaitement comme musique de fond. Enfin il se leva. Péniblement, mais avec succès. Il tendit une main vers son lieutenant.
Riza fut déconcertée par l'invitation de son colonel. C'était tout ce qu'il avait à dire ? Non pas qu'elle était mécontente de ne pas e faire sermonner, mais elle aurait pensé que le colonel aurait pu se ranger à son avis et lui indiquer de faire plus attention. Non, au lieu de ça, il l'invitait à… danser ? c'était possible avec 4 côtes cassées ? Et en le voyant se lever elle se dit qu'il ne changerait pas d'avis même s'il souffrait au possible. Alors elle se leva à son tour, obéissant à l'ordre tacite de son supérieur et se rapprocha de lui. Ils se positionnèrent tous les deux dans un slow pudique, gardant une distance raisonnable qui leur permettait aussi de continuer de parler. Ils tournèrent lentement en silence au son du transistor pendant quelques minutes lentes.
'Je n'ai pas eu l'occasion de vous dire que je vous trouve très en beauté comme ça lieutenant' fit Roy, brisant le silence bienheureux qui s'était installé. Le pauvre silence bienheureux décida de s'envoler vers d'autres cieux où il ne serait plus jamais brisé et où il pourrait vivre longtemps et avoir des enfants. Fin.
'Merci..' répondit simplement Riza.. 'Je vous aurais bien retourné le compliment mais je crains qu'il ne soit mal placé'
Roy sourit. Il se savait beau en toute circonstance de toute manière, mais le compliment renié de son lieutenant lui faisait néanmoins plaisir.
'Lieutenant…' commença-t'il. 'J'aimerais juste vous dire que vous n'avez pas à culpabiliser pour votre soi-disant erreur. Vus n'étiez pas devin.. Et d'après ce que j'ai pu lire dans les rapports de vos collègues, vous avez géré la situation d'une main de maître. Je ne peux que vous en être reconnaissant. D'autant plus que vous nous avez vraiment sauvé la vie à Edward et moi ce soir-là. Si si lieutenant, Edward m'a raconté ce qu'il avait vu. Et je le crois.'
'Mais je n'ai fait que mon travail colonel' Elle détourna le regard de son colonel qui semblait l'analyser avec beaucoup trop d'insistance pour qu'elle puisse rester impassible.
'Me permettrez-vous une chose lieutenant ?'
Elle releva le regard dans sa direction. 'Quoi donc ?'
'Il y n'y a qu'une chose que je souhaiterais faire pour vous remercier de 'ne faire que votre travail'. Je sais que ce n'est pas le geste le plus approprié, surtout entre un colonel et sa subordonnée. Mais je ne suis pas en service, vous non plus, qui plus est je suis en congés. Alors si vous me le permettez, en toute amitié et reconnaissance, j'aimerais vous serrer dans mes bras lieutenant.'
'Comment ?' Cette fois elle le regarda franchement abasourdie devant cette requête inhabituelle. Bon l'expérience et les racontars de ses collègues avaient du apprendre au colonel qu'il vaudrait mieux demander la permission avant de se montrer affectueux –tant mieux pensa-t'elle. Qui plus est, en toute amitié de la part du colonel était quelque chose d'encore plus improbable. Avait-il seulement déjà serré une femme dans ses bras en toute amitié ? Riza en doutait fortement mais ce dont elle ne doutait pas, c'est qu'elle ne pouvait décemment pas se permettre de refuser un geste qui en vérité lui faisait très plaisir. 'Et bien euh.. je vous l'accorde bien sûr.'
Mais jamais au grand jamais elle ne lui avouerait..
Ravi, Roy ne perdit pas plus de temps et franchit la distance qui les séparait encore pour envelopper sa reine de ses bras. L'occasion était si rare qu'il apprécia sentir la proximité de Riza tout près de son corps à lui, de pouvoir se permettre d'oser caresser ses cheveux qu'elle portait exceptionnellement détachés –comment ne l'avait-il pas remarqué avant ? ou encore de lui caresser tendrement la nuque, en toute amitié, mais même les amis apprécient la tendresse non ?
'Merci Riza Hawkeye, merci du fond du cœur'
Riza qui ne savait pas encore comment réagir s'était contentée de rester raide et maladroite tandis que son colonel la serrait comme un enfant serre son doudou pour dormir ou comme un mari étreindrait sa femme comme s'il ne l'avait pas vue depuis longtemps. Bien sûr elle était heureuse de l'affection qu'il lui témoignait, mais est ce que le retour d'affection, en tout bien tout honneur, ne risquait pas d'être pris de travers ? Elle ne voulait pas non plus créer de confusion, alors elle s'était contentée de poser ses mains sur les bras qui l'étreignaient tendrement.
Ce n'est que lorsqu'il la remercia, avec une force de sentiments qu'elle ne lui avait encore jamais connue que sa culpabilité s'envola définitivement et qu'elle comprit que Roy ne remettrait jamais ses qualités en doute à la suite de cette affaire. Ce qu'elle comprit aussi ne peut être décrit dans ces lignes. Il faudrait que l'auteur écrive une autre fiction sur la compréhension de certaines choses. Elle le fera plus tard.
Alors, reconnaissante à son tour, Riza prit une décision rapide et serra à son tour son colonel dans ses bras. La réaction de celui-ci fut toute autre. Serrer contre soi une personne avec 4 côtes cassées n'est pas toujours très avisé et, même si Roy appréciait vivement le geste de sa subordonnée, il ne put retenir un gémissement de douleur. Comprenant, Riza s'écarta vivement, quelques charmantes rougeurs venues colorer ses joues.
'Désolée…'
'Pas de souci lieutenant, c'était mon idée.. revenez donc.'
Ce fut donc Roy qui guida son lieutenant pour qu'elle puisse quand même le serrer contre elle sans lui faire mal. Ce qui fut assez simple compte tenu qu'il fallait simplement éviter de le serrer trop fort ou d'appuyer sur les points douloureux. Riza put quand même trouver un compromis plaisant pour les deux en posant doucement sa tête dans le creux du torse de son colonel, sans s'appuyer. Ils finirent ainsi leur série de slows, au son d'un transistor qui diffusait des musiques de variété, au beau milieu d'une chambre d'hôpital confinée à l'éther, elle en robe de soirée et lui en pyjama d'hôpital. De l'autre côté de la porte, côté couloir, 5 gars décollèrent leur nez de la vitre grillagée, soulagés de ne pas s'être fait repérer..
'Jvous l'avais dit les gars qu'il avait besoin de la voir seule', dit Falman triomphant. 'Par ici la monnaie et 20% à Fuery qui a quand même deviné qu'ils n'allaient pas s'embrasser.'
Havoc, Breda et Tory sortirent les billets de mauvaise grâce, accusant Falman de tricherie puisqu'il avait été un proche particulier du lieutenant pendant l'enquête. Mais perdu pour perdu….
Merci à vous tous et aux prochaines fics.
Cat, Mini et ses esclaves..
