Coucou, bon alors voilà la suite, qui va surtout être tournée sur Susan. Je sais que certains doivent se demander pourquoi j'ai fait en sorte que les gens du Rohan acceptent aussi facilement la jeune femme. Et bien comme les prochains chapitres -environ 10- vont se trouver au Gondor, je voulais que le peuple du Rohan sache qu'elle genre de femme est Susan. Parce que si dans les films de Narnia, elle prend part à la bataille, elle n'y a pas forcément un grand rôle. Bref, je voulais juste éclaircir ce point-là.

Je vous remercie encore de me lire. et ça me fait très plaisir de voir vos comms. Voilà, profitez de cette suite.

Le prochain chapitre sera sur Eomer :)


Susan, Gandalf et Pippin se dirigèrent vers le Gondor, aussi vite que possible. Si le Mage Blanc avec Pippin parcourait les terres du Rohan puis du Gondor, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de repenser aux dernières paroles qu'elle avait eu avec le prince Eomer avant leur départ. Les paroles qu'elle lui avait dit, était pour sa part la vérité, elle savait qu'ils se reverraient. Mais cette certitude allait de pair avec le fait qu'elle venait de comprendre pourquoi elle en était si certaine. Susan se rendit ainsi à l'évidence qu'elle aimait le Troisième Maréchal de la Marche du Rohan. Elle parcourut donc la distance jusqu'au Gondor, en pesant le pour et le contre de ses sentiments et de ce qu'ils représentaient pour le futur.


Arrivés au Gondor, Gandalf s'arrêta, incitant ainsi sa compagne de voyage à s'arrêter à son tour. Susan et Pippin admirèrent donc la vue qui s'offrait à eux. En bas de la vallée, se trouvait la cité blanche de Minas Tirith, capitale du Gondor. Pippin laissa échapper une petite exclamation, qui ramena Susan dans le présent. En effet, la vue de cette magnifique cité l'avait replongé à l'époque où Cair Paravel était encore debout et pleine d'éclat.

- êtes-vous prête Lady Susan? Demanda Gandalf en regardant sa jeune amie.

- Oui. Dit-elle en prenant une grande inspiration. Êtes-vous sur que le Surintendant ne verra aucun inconvénient à ma venue?

- Ne vous inquiétez pas de cela. Laissez-moi m'en charger. Répondit Gandalf en souriant avant de faire partir son cheval en direction de la cité.


Susan suivit donc le Mage Blanc. Tous les trois pénétrèrent dans la cité, sous les regards interrogateurs des habitants de Minas Tirith. Pendant qu'ils remontèrent les différents étages de la cité pour arriver jusqu'au palais, Susan observa tout ce qui se présentait devant elle. La jeune reine voyait dans les yeux des habitants de la peur, les enfants la regardaient comme si elle était une sorte espoir, les soldats -si peu nombreux- s'interrogeaient sur ces nouveaux arrivants et plus encore sur la jeune femme. Susan secoua la tête pour éviter de penser à ce qu'elle avait vu dans son rêve. Quelques minutes plus tard, Gandalf l'aida à descendre de sa monture, après s'être occupé de Pippin. Ce dernier était nerveux, et se triturait les mains.

-Tout se passera bien, si vous évitez de parler. Fit alors Gandalf en regardant Pippin.

- Qu'est-ce que vous nous cachez Gandalf? Demanda Susan en fronçant les sourcils.

- L'un des fils du Surintendant Denethor était Boromir, l'un de nos Compagnons.

- Boromir? S'exclama Pippin les yeux ronds.

- Oui, Maitre Touque. C'est pourquoi il ne faut en aucun cas mentionner sa mort. Lui fit comprendre le Mage Blanc avant que le Hobbit n'acquiesce.

Susan n'avait appris que par Merry et Pippin la vérité sur la Communauté de l'Anneau la première fois que les deux Hobbits avaient rencontré la jeune femme. C'est pourquoi, durant la courte conversation que Pippin eut avec Gandalf, elle resta silencieuse et curieuse de savoir qui était ce fameux Boromir. La jeune femme suivit donc ses deux amis en direction du palais du Surintendant, sans se préparer à ce qui l'attendait.

Lorsque Gandalf, Susan et Pippin entrèrent dans la salle du trône, le Surintendant se trouvait à sa place, en léger contre bas par rapport au trône où le dernier héritier d'Isildur devait régner. Le vieil homme qui les regardait avancer vers lui, était Denethor, le père de Boromir et Faramir, princes du Gondor.

- Je viens vous apporter conseils, Denethor Surintendant du Gondor. Se présenta Gandalf en faisant une légère révérence au prince qui se tenait devant lui, un cor brisé dans ses mains.

- De quels conseils aurais-je besoin, Mithrandir? Répondit Denethor en se levant, furieux. Êtes-vous venu me donner des explications concernant la mort de mon fils bien-aimé? S'emporta l'homme en désignant le cor.

- Seigneur Boromir est mort en nous protégeant mon cousin et moi. Intervint Pippin en s'agenouillant aux pieds de Denethor qui resta bouche bée. Je vous offre mes services en guise de reconnaissance. Conclut le Hobbit sous les yeux choqués de Gandalf et le regard triste de Susan.

- Quel est votre nom, jeune Hobbit. Demanda Denethor quelque peu apaisé en reprenant place sur son siège.

- Peregrin Touque, Monseigneur. Répondit Pippin sans lever la tête.

- Et bien chez maitre Touque, je vous fais garde de la cité blanche de Minas Tirith. Vous êtes désormais sous mon commandement. Leur apprit Denethor avant de se tourner vers un garde à l'entrée. Montrez-leur leur appartements. Finit-il avant de disparaître de la salle du trône.

- Il fallait que vous l'ouvriez. S'exclama Gandalf une fois dehors sur l'esplanade qui dominait les terres du Gondor.

- Je m'excuse Gandalf, je ne pensais pas à mal. Chuchota Pippin confus.


Les trois compagnons restèrent ainsi en silence, durant plusieurs minutes. Pippin se maudissait intérieurement d'avoir parlé aussi librement tandis que Gandalf se demandait ce qui se passait dans la tête du Surintendant pour agir de la sorte. Si ces derniers se demandaient comment allait se dérouler le reste des évènements, Susan observait autour d'elle tout ce qui faisait la beauté du Gondor. Tout d'abord, la cité Blanche était magnifiquement construite, lui rappelant un peu l'architecture de Cair Paravel. Ensuite, le palais fait de marbre la laissait perplexe devant cette construite impressionnante. Mais si la capitale du Gondor paraissait si attrayante avec son palais, rien ne valait les vastes plaines du Rohan, ni les magnifiques chevaux qui arpentaient ces terres. C'est ce qui manquait le plus à Susan ces derniers temps, de pouvoir galoper à travers les plaines et les vallées du Rohan, le vent dans les cheveux et la sensation que rien ne pourrait nous atteindre. Malheureusement, ses pensées pour le Rohan s'envolèrent lorsque Susan vit ce dont elle rêvait depuis plusieurs jours: l'arbre blanc dans la cour en marbre. Elle s'approcha de l'arbre, suivit du regard par Gandalf, pour voir s'il était bien toujours vivant. Et à la plus grande surprise de la jeune femme, l'arbre se tenait debout, d'un air majestueux, ses branches recouvertes de feuilles.

- Je croyais qu'il serait mort. Dit-elle en se tournant vers Gandalf.

- Non, comme je vous l'ai dit, ma chère, ce que vous avez vu n'est seulement qu'un futur parmi des milliers. Lui rappela le mage Blanc.

- Comment savoir que ce futur n'arrivera pas prochainement? Voulut-elle savoir tandis que Pippin écoutait attentivement.

- Nous ne le savons pas. Sourit tristement Gandalf. Mais nous pouvons essayer de l'en empêcher.

- Comment? Demanda Pippin intrigué.

- En nous battant contre Sauron. Allons, suivez-moi. Leur dit-il en commençant à se diriger vers leurs appartements pour éviter d'avoir des oreilles indiscrètes autour d'eux.

Le petit groupe de trois personnes traversèrent donc le dédale de couloirs que représentait le palais royal de Minas Tirith.

- Maintenant écoutez-moi bien. Leur dit-il sérieusement une fois dans les quartiers du Mage Blanc. Sauron crois que Pippin détient l'Anneau, son oeil est désormais tourné vers le Gondor. Commença Gandalf en sortant sur la terrasse qui donnait une bonne vue sur les frontières du Mordor.

- Il va attaquer le Mordor? S'exclama Susan qui essayait de se représenter la carte de la Terre du Milieu dans sa tête.

- Oui et dans peu de temps. Mais avant de s'attaquer à Minas Tirith, les forces de Sauron qui se trouvent à la Porte Noire devront d'abord faire tomber les forces du prince Faramir du Gondor. Ils se trouvent en ce moment-même à Osgiliath. Leur expliqua Gandalf qui avait entendu un groupe de gardes discuter du second fils de Denethor.

- Le prince Faramir? Redemanda Susan qui s'étonnait de ne pas l'avoir entendu plus tôt.

- Le frère de Boromir et le capitaine des Rôdeurs d'Ithilien. Répondit le Magicien Blanc.

- Et si Osgiliath tombe? Se risqua Susan, sachant déjà la réponse.

- Alors prions pour que Frodon arrive à la Montagne du Destin avant ou bien que le Rohan réponde à l'appel du Gondor.

- Mais le Seigneur Denethor ne voudra jamais! S'exclama Susan qui avait déjà une mauvaise impression du Surintendant.

- C'est pourquoi, notre cher Pippin devra utiliser son potentiel de persuasion auprès de son commandant. Maintenant que vous faites parti de la garde royale, vous devrez obéir à tous ce que vous demandera Denethor. Fit comprendre Gandalf au Hobbit qui était nerveux.

- Merci Gandalf de m'avoir éclairé. Sourit Susan avant de commencer à se retirer.

- Où allez-vous? S'étonna Pippin en la voyant partir.

- Me coucher, Maitre Pippin, je suis peut-être partante pour les aventures en Terre du Milieu, mais je suis aussi une femme. Et j'ai vraiment besoin de sommeil. Dit-elle entre deux bâillements, qui firent rigoler ses amis. Bonne nuit. Ajouta t-elle avant de sortir.


Le lendemain matin, un cor résonna dans toute la cité, avertissant les habitants du retour des troupes de Faramir. Les grandes portes de la cité s'ouvrirent donc pour laisser place à Gandalf côte à côte avec l'héritier de Denethor, suivit par la moitié des Rodeurs de l'Ithilien. Un peu plus tôt, alors que Gandalf et Susan se trouvaient dans la bibliothèque royale, à la recherche d'un livre qui pourrait aider Susan à retourner dans son pays, le Magicien Blanc eut comme une sensation. Il ne lui fallut pas plus de quelques minutes pour quitter la salle, laissant Susan seule entre deux livres, et de se diriger vers les écuries où Gris Poil l'attendait. En moins de deux, le vieux mage Blanc parcouru les différents niveaux de Minas Tirith avant de se trouver devant les portes de la cité, son long bâton levé, qui dégageait une puissante lumière blanche. Cette lumière effrayèrent les Nazguls qui reculèrent dans le ciel, retournant de là où ils venaient, Osgiliath.

À présent, le Mage Blanc escortait Faramir et ses hommes jusqu'au palais royal où le capitaine des Rôdeurs devait s'entretenir avec son Intendant.


Durant l'entretien entre Faramir et Denethor, le nouveau garde de la cité Blanche, Pippin qui était présent, compris par les propos de l'Intendant que son fils cadet n'était pas son préféré et qu'il le renvoyait à Osgiliath pour que les Rôdeurs reprennent la forteresse, tombée entre les mains des Orcs et des Uruk-hais du Mordor. Craignant pour la vie du frère de Boromir, le jeune Hobbit se précipita vers Gandalf. Ce dernier admirait la triste vue du Gondor. En effet, le ciel s'assombrissait de plus en plus rapidement, un signe de l'attaque imminente du Mordor contre le Gondor. Susan se trouvait à ses côtés, silencieuse devant le spectacle qui s'offrait à elle. Quand ils entendirent Pippin les appeler en courant, Susan et Gandalf se levèrent en même temps, inquiets.

- Gandalf! S'exclama Pippin en arrivant à leur hauteur haletant.

- Que se passe t-il Pippin? Demanda le Mage Blanc en détaillant son jeune ami.

- Seigneur Denethor envois Faramir de nouveau à Osgiliath. Les informa le jeune garde.

- Comment? Mais il vient d'arriver et la forteresse est déjà tombée. S'indigna Susan, pleine de colère envers cet Intendant incompétent.

- Du calme Lady Susan. Lui conseilla Gandalf. Pippin, suivez-moi. Lady Susan, attendez-moi ici. Lui ordonna le Mage Blanc avant de partir avec Pippin.


Durant l'absence de ses deux amis, la jeune femme resta là où Gandalf lui avait demandé de rester. Mais son instinct lui intima autre chose. Vérifiant que personne n'était proche d'elle, la jeune femme repartie dans ses quartiers où elle se changea pour revêtir les vêtements d'un garde du Gondor, puis prit son arc, son carquois, son épée et son cor. Une fois qu'elle se trouva convenablement déguisée, Susan se dirigea vers les écuries royales où Mufflin s'y trouvait. Le cheval reconnut tout de suite sa maitresse bien qu'elle fut déguisée en homme, et se laissa facilement monter par la jeune femme. Elle s'arrangea pour se cacher dans une partie des écuries où personne ne venait pour attendre le départ des troupes de Faramir.


Quelques temps plus tard, Susan entendit les bribes d'une conversation entre deux hommes, Gandalf et celui qu'elle supposa être Faramir. Malgré les conseils du Mage Blanc et de ses suppositions, Faramir parti tout de même avec ses troupes vers Osgiliath. Susan attendit que Gandalf sorte des écuries pour suivre le capitaine des Rôdeurs. Sans grande difficulté, la jeune femme se mêla aux cavaliers.

Les hommes de Faramir savaient pertinemment que là où ils se rendaient, ils n'y partiraient par sans y avoir donné leur vie. Faramir aussi le savait, mais comme il était le fils de l'Intendant, le capitaine des Rôdeurs de l'Ithilien, il se devait de montrer l'exemple. Et c'est son courage et sa détermination à aller au bout d'une mission, qui avait donné envie à Susan de le suivre, pour le protéger. Durant le chemin jusqu'aux grottes secrètes d'Osgiliath, la jeune femme avait compris ce que signifiait le rêve qu'elle avait fait durant plusieurs semaines. Ce n'était pas l'arbre de Minas Tirith qu'elle devait sauver, mais bien le Prince Faramir, qui avait un cœur énorme, digne d'un vrai roi. Et si ce prince devait mourir, ce ne devait pas être à cause d'une décision stupide d'un Intendant qui n'avait désormais plus toute sa tête. C'est pourquoi, la jeune reine de Narnia se trouvait collée à un mur d'une grotte humide, ses sens en alerte au moindre bruit provenant de dehors. Quelques minutes auparavant, Faramir les avait prévenu que les Uruk-hais devaient patrouiller à l'extérieur.


Si Susan s'attendait à une petite troupe d'Uruk-hais et d'Orcs comme elle le pensait, la jeune femme ne s'était pas attendu au spectacle qui se déroulait devant ses yeux. Un millier de ces monstres se trouvaient déjà armés, près à partir à l'attaque du Gondor. Derrière ces monstres, Susan en voyait d'autres arriver par bateaux,ou bien avec ce qui ressemblait à des éléphants, puis derrière ces bêtes, des catapultes par dizaine. Comprenant que cette mission était du suicide, elle pria Aslan de toute ses forces pour qu'il la guide dans cette bataille et cette guerre. Avec un dernier ordre à ses hommes, Faramir lança l'assaut.

Tout ce qui suivit après les dernières paroles du capitaine de l'Ithilien, resta dans un flou total pour Susan. La seule chose que la jeune femme se rappela, ce fut de voir Faramir recevoir une flèche d'un des Orcs. Ne pensant plus au combat qu'elle donnait face à un Uruk-hai, la jeune brunette arma son arc, tira sa flèche qui alla se loger dans la tête de l'Orc qui venait de défaire le capitaine. Comprenant que leur vies étaient comptées, Susan dégaina son épée, tua tout ce qui se trouvait sur son passage jusqu'à ce qu'elle aille aider Faramir à sortir de cet enfer. Ne sachant pas par quel chemin aller, Susan regarda frénétiquement autour d'elle, jusqu'à ce que Faramir lui chuchote un passage secret, qu'elle s'empressa d'emprunter. La jeune femme supportait le poids de Faramir jusqu'à ce que Mufflin apparaisse devant eux, le cheval ayant sentit le besoin de sa maitresse. Sans plus attendre, le cheval du Rohan galopa jusqu'à ce que les grandes portes de la cité de Minas Tirith soient en vue.


De là où Gandalf se trouvait, il pouvait voir tout ce qui se passait sur les plaines du Pelennor. Malheureusement, lorsqu'il regarda en bas, il vit qu'un cheval galopait à toute puissance vers la cité Blanche. Reconnaissant le cheval, pour qu'il appartienne à Susan, le Mage Blanc se précipita au premier niveau de la cité, monté sur Gris Poil. Lorsque les portes s'ouvrirent, il fut étonné de voir que non seulement Susan était entière et presque sans aucunes égratignures, mais que de plus, elle avait réussi à sortir Faramir en un seul morceau.

- Maitre Gandalf, Seigneur Faramir a été touché à l'épaule par une flèche d'Orc. Et je crois qu'il ne respire plus. Lui indiqua la jeune femme en suivant le Magicien Blanc jusqu'à la maison de Guérison.

- Une flèche d'Orc? S'inquiéta aussitôt le Mage. Allez prévenir Pippin et Denethor du retour du Prince Faramir. Lui ordonna alors Gandalf.

Susan se dépêcha de faire ce que lui avait indiqué Gandalf. En passant par la tour du garde, la jeune femme remarqua que les feux d'alerte du Gondor venaient d'être allumés. Une vague d'espoir s'empara alors de Susan et avec un petit sourire, elle pénétra dans l'enceinte du palais.