Je ne possède aucun des personnages de la série TV.

Un recueil de textes courts sur l'univers de la série White Collar nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire

Certains mots sont violents, certains mots sont destructeurs, bien plus qu'une balle.

Ce texte a été écrit sur un thème des Nuits du FoF sur le thème "Disputer"

(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


UNE VRAIE DISPUTE

La dispute avait été violente, brutale et Neal n'était pas sûr de pouvoir faire un pas sans s'écrouler tellement il sentait ses jambes trembler. Oh, ce n'était pas la première fois qu'il se disputait avec Peter, mais là c'était différent. C'était la première fois où il avait l'impression de l'avoir perdu. Quelque chose venait de se briser dans cette altercation et il tituba, ayant au moins la présence d'esprit d'attraper une chaise pour se laisser tomber assis dessus.

Ses mains, son corps tout entier tremblaient comme une feuille. Il se sentait mal. Il arrivait à peine à respirer. La tête lui tournait et il finit par céder, brutalement, sans qu'il ne le veuille, il céda…

Son corps s'affaissa en avant et il se prit la tête à deux mains pendant que les larmes jaillissaient de manière parfaitement incontrôlée. Neal ne chercha pas à les retenir. Il ne pouvait pas de toute façon. Il venait de perdre la chose qui comptait le plus pour lui : l'amitié et l'affection de Peter. Ces deux choses primordiales qui avaient poussé l'agent du FBI à mettre sa carrière en jeu pour le sauver et le ramener, à mettre sa vie en jeu pour l'aider à retrouver son père biologique. Un père biologique dont il n'avait pas besoin et qui avait fini par le trahir, envoyant Peter en prison. Neal avait tellement souffert, le jeune homme avait tout fait pour sortir son ami de ce piège, tout fait pour accomplir la volonté d'Elizabeth qui ne voulait pas perdre son mari et voilà où il en était, lui…

Un juste retour des choses, une punition pour avoir fait de la dissimulation et du mensonge son mode de vie. Toute cette colère, toute cette haine dans le regard de Peter. Pourquoi il n'avait pas compris qu'il n'avait pas replongé dans ses travers par envie, mais pour le sauver, pour le sortir de prison ? Pourquoi il ne voyait pas dans quelle situation il s'était mis pour ça ? Lui qui maintenant était à la merci d'un maître chanteur sadique… ça ne lui posait pas de problèmes tant qu'il pouvait sauver la vie de Peter, lui faire garder son travail et le ramener à la maison… Mais il aurait voulu conserver son amitié, sentir qu'il serait là pour le soutenir… Ne pas se retrouver seul… Encore une fois, seul… Une fois de trop…

Mon Dieu que les mots durs de Peter tournaient encore dans sa tête… Comme tout ça lui faisait mal… Il aurait préféré être mort que de supporter cette dispute. Il n'en pouvait plus… Il était exténué par tout ça… Ses larmes comme ses tremblements ne parvenaient pas à s'arrêter. Dans ses rêves, il aurait tant aimé que Peter fasse demi-tour, qu'il revienne pour le prendre dans ses bras et lui dire que ce n'était qu'un cauchemar, qu'une dispute sans gravité, qu'il lui dise qu'une simple dispute ne pouvait pas lui enlever, mais c'était faux. Il était parti sans se retourner, claquant la porte derrière lui.

Cette dispute-là, était profonde, sincère, brutale… Elle laisserait de lourdes séquelles, des meurtrissures douloureuses, des conséquences qu'il ne voulait pas voir… et pour la première fois depuis 5 ans, Neal se retrouva à souhaiter n'être jamais sorti de prison. Il n'aurait pas mis en danger la vie de Peter et il ne l'aurait pas perdu… Il l'aurait eu au téléphone régulièrement, ils auraient discutés comme avant, il ne serait pas seul…

Neal détestait être seul, comme il détestait se disputer. Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait toujours détesté ça, mais maintenant c'était limpide ! Il détestait se disputer, car de simples mots pouvaient être plus violents, plus douloureux qu'une balle…

- Je te demande pardon…

Juste un dernier murmure avant que ses larmes ne finissent de le terrasser, lui laissant un sentiment de gâchis et une envie de ne plus exister qui était pourtant bien loin de la personnalité de Neal Caffrey.