Salut tout le monde !
Je suis morte, la seconde c'est loin d'être une sinécure . Désolée pour les problèmes de temps (passé simple, futur simple, passé composé...), j'y comprends rien c'est horrible. J'accueille Linaewenn avec plaisir. Ca MARCHE Craquinette, à nous deux nous vaincrons !
Bisous tout le monde et comme toujours :
ENJOY !
Chapitre 9
-Biensur, je vous accorde la permission de vous absenter Monsieur Rogue. Veuillez recevoir toutes mes condoléances.
-Je vous remerci, murmura Severus.
Je pressais affectueusement son bras.
-Mais vous Miss Brown, je dois vous demandez de faire signer cette autorisation écrite par vos parents.
Je pris le parchemin qu'il me tendait.
-Je comprends.
-Tu crois que tes parents seront d'accord ?
-Ne t'en fais pas pour ça.
Novembre 1972 Marie Brown
Ecole de Sorcellerie Poudlard
Ecosse
à
Evie Brown
Institut Durmstrang
Bulgarie
Chère Evie (Pompeux comme formule, non ?)
Tu te rappelles que la semaine dernière je t'ai dit que je ne parlais plus avec mon ami Severus depuis un moment (ami que tu n'as pas rencontré pas que tu nous as abandonnés pendant les vacances, je sais je me répète). Eh bien nous nous sommes en quelques sortes réconciliés.
Et je dois te demander un très grand service. Je sais que c'est immoral, que je trahis et que je te demande de trahir la confiance de Papa et Maman. Mais ils ne me laisseraient jamais faire, tu les connais. Mon ami à perdu sa mère et je dois l'accompagner à l'enterrement. Son père est un homme horrible et j'ai vraiment peur de ce qui pourrait arriver a Severus si je ne venais pas avec lui.
Je te joins le formulaire d'autorisation. Je suppose que tu comprends ce que j'attends de toi. Je t'en prie, je ne te le demanderais pas si ce n'était pas important. Réponds-moi vite.
Je t'aime
Ta soeur, Marie.
Novembre 1972 Evie Brown
Institut Durmstrang
Bulgarie
à
Marie Brown
Ecole de Sorcellerie Poudlard
Ecosse
Marie,
Je ne sais pas si j'ai fait le bon choix en te retournant cette autorisation. Tu es encore très jeune, et tu es ma petite soeur chérie. Mais je suppose que si j'avais refusée tu aurais trouvé une autre solution, après tout nous sommes toutes deux des Brown.
Je t'ai également envoyé un collier, il est ensorcelé. Si jamais tu as le moindre problème, quel qu'il soit sers le très fort dans ta main et tu recevras de l'aide. Attaches le autour de ton cou avant de partir.
Fais très attention à toi. Et transmets mes condoléances à ton ami (Que je finirai bien par rencontrer. D'ailleurs au passage tu pourrais aussi inviter tes autres amis la prochaine fois, que je vois avec qui tu passes ton temps. Non Durmstrang ne m'a pas rendue suspicieuse.)
Je t'aime.
Ta grande soeur, Evie.
Quand je tendis mon autorisation à Dumbledore il me transperça de ses yeux bleus mais ne fit aucun commentaire.
-Voici un double Portoloin crée spécialement pour vous. Vous n'aurez qu'à l'utiliser pour revenir, expliqua t-il.
Il nous tendit un vieux foulard tout élimé.
-Bon voyage, nous souhaita t-il solennellement.
Nous attrapâmes chacun un pan du tissu. Je me sentis comme tirée par le nombril, puis tout fut noir.
Une brume légère recouvrait tout et un vent glacial soufflait. Nous avions été déposés devant une petite maison de pierres grises à l'air lugubre. J'accrochais le vieux bout de tissu à mon poignet avant que Severus ne saisisse mon bras.
-Ne t'éloigne de moi sous aucun prétexte, siffla t-il.
Je hochais la tête et resserrais mon manteau moldu autour de moi. Il m'entraina à sa suite et nous pénétrâmes à l'intérieur de l'habitation. C'était petit et sombre. Le salon ne comportait que deux petits fauteuils défoncés et une table basse branlante. Tous les murs étaient recouverts de livre aux reliures en cuirs abimés. Voir autant de livres m'aurait plus en temps normal mais là j'avais du mal à respirer, je me sentais oppressée.
Un homme à la haute stature entra dans la pièce il avait des cheveux noir coupés courts, un long nez et arborait un air pincé qui me rappelait certains de mes camarades Serpentards.
Il nous scruta un moment, déglutit, puis lança le plus simplement du monde :
-Jolie, pour un monstre.
Je restais figée quelques secondes, il y eut comme un blanc à l'intérieur de mon cerveau. Oh mon Dieu, Severus.
Je n'étais pas vexée, pas vraiment. Je m'en foutais. Mais j'imaginais ce que Severus avait pu vivre. Chaque journée passée ici, avec cet homme.
Retrouvant partiellement mes esprits j'attrapais sa main et plantais mes ongles dans sa paume. Je t'en prie, ne réponds pas. Severus resta stoïque et serra ma main. Son père soupira.
-La mise en terre est prévue pour 14h00, dans le cimetière à coté du parc. Ne soyez pas en retard !
Il passa devant nous d'un geste vif et claqua la porte derrière lui. Severus lâcha doucement ma main et nous soupirâmes de soulagement.
-Tu veux du thé ?
Je n'aime pas le thé.
-Oui, s'il te plait.
Il m'emmena dans la minuscule cuisine au sol usé et je pris la liberté de m'asseoir sur ce qui devait servir de plan de travail.
Ce jour-là je t'ai laissé me faire un thé parce que tu avais besoin de t'occuper pour récupérer. Je t'ai regardé faire chauffer l'eau et sortir les herbes d'un petit pot blanc ébréché. Tu avais l'air si perdue, si seul. Je me suis dit qu'en fait tu étais en quelques sortes né orphelin.
Tu tremblais doucement, mais tu ne semblais pas t'en apercevoir. Je me suis demandé si c'était la perte de ta mère qui t'affectais ou d'avoir dû revenir dans cet endroit sinistre.
Je sais que c'est horrible de penser ça, mais est-ce que c'est vraiment si difficile de perdre une personne qui n'avait surement jamais prit la peine de t'aimer ?
Une bouffée de tristesse m'envahit subitement et les larmes me montèrent aux yeux. Severus ne le remarqua pas, il mélangeait l'eau aux herbes. Je ne comprenais rien aux émotions qui m'envahissaient, ma poitrine se serrait. J'étouffais un sanglot.
-Marie ?
Severus se retourna et j'aurai juré que ses joues brillaient. Ressentant d'un coup un élancement au plus profond de moi je me remettais sur mes pieds et m'accrochais à Severus de toutes mes forces.
-Pardon. Je ne sais pas ce qui se passe, articulais-je entre deux sanglots. C'est comme si des émotions qui ne m'appartenaient pas me frappaient toutes en même temps.
-Assieds toi, souffla t-il.
Je pris place à la minuscule table où il avait sans doute prit de nombreux repas avec ses parents et il me servit une tasse de thé.
-Désolé, y'a plus de sucre.
-Aucune importance, murmurais-je en prenant une gorgée du breuvage.
Il était certes fade, mais parfumé. Le thé bien chaud me réconforta un peu.
-Merci.
-C'est rien.
Je portais la main au pendentif rond et noir que j'avais attaché autour de mon cou en m'habillant ce matin. Il était lisse et bizarrement chaud sous mes doigts.
-Qu'est-ce que c'est ? me demanda Severus.
-Une protection.
-J'espère qu'elle est efficace.
Nous arrivâmes dans le cimetière dix minutes en avance, l'air était frais et le vent nous fouettait le visage. Le sol boueux s'enfonçait sous nos pas comme de la vase.
-Ta famille sera là ?
-Je doute qu'il ait qui que ce soit, me répondit Severus.
-Mais pourquoi ?
-Mon père a fait fuir le peu de famille qu'on avait, ça fait des années qu'ils ont coupés les ponts.
-Oh.
-Ouais.
Lily arriva à la moitié de l'éloge funèbre, elle se glissa à coté de Severus et lui prit la main. Le père de celui-ci nous avait dit d'être à l'heure mais lui n'était pas présent.,En voyant mes deux amis si soudés je sentis mon ventre se contracté, je ravalais un haut-le-coeur. La voix monotone du prêtre n'était plus qu'un bourdonnement dans ma tête.
Je crois que j'étais jalouse, comme quand ma grande soeur Evie emmenait Gareth et Millie quelque part et qu'ils refusaient que je vienne parce que j'étais trop jeune.
Je décidais de m'éloignée un peu pour m'asseoir et reprendre mon souffle. J'allais discrètement vers le fond du cimetière, là où se trouvait les tombes les plus anciennes.
1812-1893 : Maudette Pickens.
-Désolée Maudette, je crois que vous allez devoir m'offrir l'hospitalité un petit moment, soufflais-je en m'assaillant sur la tombe.
Je serrais mes bras autour de moi en essayant de respirer correctement. En y réfléchissant bien la marmelade de ce matin avait une drôle de tête. Un haut-le-coeur me prit à nouveau. Je ne pouvait pas vomir ici ça aurait été irrespectueux, qui plus est une vieille dame se recueillait à deux tombes de moi. Je me levais tant bien que mal et m'enfonçais encore plus profondément dans le cimetière. L'herbe m'arrivait aux genoux et les pierres tombales étaient recouvertes d'une épaisse couche de poussière et de crasse.
J'étais entrain de me faufiler derrière un arbre quand mes vêtements s'accrochèrent sur des branches. Je me dégageais d'un coup. Je sentis qu'une partie de mes vêtements en avait prit un coup mais je ne m'attardais pas sur ce détail et m'accroupissais derrière un buisson pour déverser le contenu de mon estomac.
-Marie !
Je m'essuyais la bouche et retournais vers Severus, arrivée à quelques pas de lui je vis qu'il observait quelque chose dans le ciel. Je levais la tête à mon tour : un vieux tissus tout usé s'élevait très haut dans le ciel.
-Le Portoloin.
Severus m'attrapa par le bras.
-Tu étais où ? Et comment as-tu fait pour perdre notre seul moyen de rentrer ?
-Je...bafouillais-je, les larmes me montèrent aux yeux.
Je me dégageais.
-Je me sentais mal, repris-je. J'ai été faire un tour et je me suis accrochée dans des branchages, c'est là que le Portoloin a dû m'être arraché. Je suis désolée.
