Bonjour et merci à tous de suivre cette fic, c'est un plaisir sans cesse renouvelé pour moi ^^ Chacun de vos gestes est grandement apprécié je vous le certifie ^^
Un petit merci en particulier à Calliope à qui je n'ai pas pu répondre personnellement car fanfiction ne me l'a pas autorisé ^^ alors je me permets de te remercier ici ^^
J'espère que Fanfiction n'a d'ailleurs zappé aucune des personnes qui ont eu la gentillesse de laisser un petit mot.
Je vous souhaite une excellente semaine à tous.
Bonne lecture et à la semaine prochaine ^^
Chapitre 11
Lorsque Stiles arriva devant la propriété des Hale, il stoppa une seconde pour reprendre son souffle. Cette fichue bicoque se situait au diable vauvert et il avait marché d'un bon pas, toujours aussi remonté qu'au moment où il avait claqué la porte de chez lui. Il s'approcha de la grille d'entrée gardée par trois mastodontes peu engageants, et sûr de son bon droit demanda d'un ton péremptoire à voir Monsieur Hale, Derek hale, crut-il bon de préciser. Son regard sombre et décidé ne semblait envisager aucune possibilité de refus. Et pourtant…
- Désolé, mais monsieur Derek ne souhaite pas être dérangé. Aucune visite.
- Dites-lui que c'est Stiles, Stiles Stinlinski, insista le jeune homme. Moi il me recevra, il a intérêt d'ailleurs, ce connard !
Décidément songea l'adolescent, il faut toujours palabrer pour voir ce mafieux de mes deux ! Après le club, la maison !
- Je sais bien qui tu es petit, mais les ordres sont stricts.
L'homme devant lui semblait autant enclin à la négociation qu'une future belle-mère revêche veillant sur la vertu de sa fille. Et si Stiles était gentil et doux de nature, il pouvait très rapidement perdre patience dans certaines circonstances, et là on nageait en plein dans un de ses rare moment de colère totale.
- Essayez au moins d'aller lui demander si votre cerveau est assez fonctionnel pour faire obéir vos jambes !
Le gorille abaissa sur Stiles un regard dédaigneux mais calme, un peu comme un dogue argentin aurait considéré un caniche enragé. Ce qui bien évidemment n'arrangea pas les nerfs de l'adolescent. Il balança un coup de pied hargneux dans la grille qui ne bougea pas d'un millimètre, pas plus qu'il ne provoqua la moindre émotion sur les hommes de main à part un sourire en coin un peu retors. Celui qui semblait être le chef fit juste un petit geste nonchalant du poignet pour demander au jeune homme de s'éloigner sans insister.
- Allez, oust, on te dit que ce n'est pas possible. Tu es sur une propriété privée, dégage.
- Appelez-la police, ironisa Stiles.
Devant un manque de réaction évident et de coopération flagrant il réalisa qu'il lui fallait trouver un autre moyen d'entrer.
- Abrutis, aboya-t-il en s'éloignant, les mains enfoncées dans son blouson de manière boudeuse.
- Ils ne me connaissent pas s'ils s'imaginent qu'il suffit de me dire non, siffla Stiles à voix basse à l'intention de ses seules oreilles.
Une fois à l'abris des regards, il revint discrètement sur ses pas, prenant garde qu'on ne le voit. Il fit le tour de la propriété, ou plutôt du « château fort » ! Un mur immense entourait de ses pierres solides la bâtisse qui avait posé ses fondations à l'autre bout du jardin. Il n'apercevait de celui-dernier que les arbres les plus grands. Il inspecta chaque centimètre de l'enceinte à la recherche de la moindre faille. A son grand déplaisir il n'en trouva aucune, du moins dans un premier temps. On ne plaisantait pas avec la sécurité, ici ! Mais plutôt crever que de renoncer.
Avec une petite idée en tête, il retourna en ville faisant fi de la distance qu'il dû parcourir une seconde fois, faucha les clefs de la voiture paternelle (il assumerait plus tard la rossée qu'il allait se prendre pour ça) et revint avec le véhicule en passant par la forêt qui étendait ses ramures à proximité de la propriété. Il se gara près du mur, exactement à l'endroit qu'il avait repéré. Un arbre avait été mal taillé et l'une de ses branches s'échappait de la « forteresse ». Une chance que le jardinier n'ait pas bien fait son boulot, enfin une chance pour Stiles, car le gars allait se faire sacrément remonter les cannes après son exploit.
Il s'empara de la corde qu'il savait toujours être dans le coffre de la voiture, y attacha un gros morceau de la ramure d'un des chênes de la forêt, tombé exprès pour lui, il en était certain. Il regrimpa sur le capot de la voiture, la toile du toit ne supportant pas son poids, puis balança ce qui faisait office de crochet sur cette branche qui tendait son bras décharné vers lui. A voix basse, il priait pour que le projectile atteigne sa cible. Il avait lu ce truc dans un livre une fois, ça ne pouvait que marcher. Le héros avait réussi, lui. Mais Stiles n'était pas un personnage de roman, et il dû s'y reprendre à six fois. La dernière fut heureusement la bonne et il se retint de sautiller sur place comme un enfant devant une de ces barres chocolatée Baby Ruth qu'on trouvait depuis l'an dernier seulement. Il était déjà incapable d'y résister. Le diable lui-même avait inventé cette confiserie de l'avis de Stiles, elle était trop bonne pour ne pas conduire directement en enfer ! Un peu comme les lèvres de Derek. Babe Ruth, un clin d'œil à George Herman Ruth, le joueur de baseball idolâtré par la nation entière, par Stiles en tout cas. L'an dernier ce type avait quand même frappé cinquante-neuf home run[1] ! Jamais l'adolescent n'oublierait 1921 ! Alors non seulement il raffolait du chocolat, mais en plus la barre portait le nom de son héros, aucune chance qu'il y renonce un jour, elle était sa drogue.
Il tira sur la corde pour s'assurer qu'elle était bien arrimée et que la branche était aussi solide qu'elle en avait l'air. Enfin, il souffla un grand coup, se demandant tout de même s'il n'était pas en train de faire une grosse connerie, puis s'aida de ses bras pour se hisser et de ses pieds contre le mur pour effectuer une poussée. Quelqu'un de normal aurait renoncé depuis déjà un moment mais pas Stiles, lorsqu'une obsession prenait corps dans son esprit, il était incapable de songer à autre chose, de ne pas aller au bout de ce qui l'occupait. Il savait que cela faisait de lui un garçon à part, comme d'autres petites particularités qui n'appartenaient qu'à lui. Cela l'avait longtemps isolé des autres enfants, jusqu'à ce qu'il rencontre Scott lors de sa première année d'école. Les deux amis ne s'étaient alors plus quittés. Une véritable amitié valait plus qu'une centaine de connaissances, Stiles en était convaincu. Il n'aurait pas échangé Scott contre cette popularité au sein du lycée après laquelle tout le monde courrait, il abandonnait cela à cet imbécile de Jackson. Stilinski junior n'était pas le genre d'adolescent qui s'attachait au premier venu, il n'avait d'ailleurs aimé que quatre personnes dans sa courte vie : Sa mère, son père, Scott et Lydia. Alors ce sentiment étrange qui s'était emparé de lui au contact de Derek le submergeait totalement, il retournait son cerveau, son cœur et ses hormones, semant un bordel monstre dans son corps d'homme en devenir. Là, il n'avait qu'un but : Sentir les yeux verts de Hale le consumer comme une brindille dans un brasier et lui foutre son poing sur la gueule pour lui expliquer sa façon de penser. C'était irrationnel, c'était Stiles Stilinski. Malgré son jeune âge, il enjamba le mur avec le souffle court. Il avait beau être un peu sportif, ce n'était pas donné à tout le monde de surmonter l'obstacle d'une telle enceinte à la seule force de ses bras fins et de ses guibolles toutes minces ! Il n'était pas une crevette, mais pas un athlète non plus.
Une fois bien assis sur le sommet du mur, il se laissa glisser de l'autre côté le long de celui-ci puis sauta. Il se réceptionna assez bien mais le choc fut rude quand même. Il se courba en deux posant ses mains un peu au-dessus de ses genoux pour récupérer. Cependant, il n'eut que quelques secondes pour ça, car il se redressa brusquement en entendant de furieux aboiements qui se dirigeaient sans erreur possible dans sa direction.
- Oh putain !
Ces cons de Hale avaient des chiens ! Il n'avait pas du tout envisagé ce paramètre. Heureusement pour lui, Stiles avait l'esprit vif, il repéra aussitôt un arbre qu'il jugea du premier coup d'œil. Il lui serait possible de l'escalader, ça vaudrait mieux pour lui en tout cas s'il ne voulait pas finir dévoré ! L'adrénaline le propulsa contre le tronc salvateur. S'aidant d'un nœud fort bien placé, il commença son ascension. Grace à ce support, ses mains purent atteindre la première branche et là encore il dû solliciter ses bras pour soulever son corps et se mettre à l'abri. Il crevait de chaud et suait à grosse gouttes malgré les 13°. Il parvint habilement à se percher à quelques mètres au-dessus du sol, mais non sans s'entailler les paumes des mains.
Les chiens, arrivés presque aussitôt, avaient raté de peu son pied. Avec rage, ils avaient vu disparaître la chaussure de leur portée. Ils firent donc preuve d'encore plus de zèle pour se jeter contre l'arbre, se dressant sur leur pattes arrière dans l'espoir de gouter un bout de l'intrus. Leurs mâchoires puissantes claquaient dans le vide mais n'en étaient pas moins effrayantes. Ces bestioles étaient énormes ! Tout en muscles et en dents. Perché sur son arbre, Stiles se dit qu'il avait non seulement l'air d'un con, mais qu'en plus il était dans de sales draps. Des hommes, vêtus de costards et armés, levèrent les yeux sur lui avant de siffler les cinq molosses.
- Ramène-les, ordonna l'un d'eux.
Un de ses collègues lui souffla à l'oreille quelque chose en rigolant et l'autre homme éclata de rire à son tour.
- Ouais, tas raison. Il se tourna vers le premier qui tenait les laisses. Finalement relâche-les, il est très bien dans son arbre.
Stiles écarquilla les yeux, ils n'allaient tout de même pas faire ça ! Si ? En fait oui, ils abandonnèrent les chiens qui se couchèrent au pied du végétal, et tous quatre tournèrent les talons sans remords.
- Eh les mecs ! Déconnez pas ! Vous ne pouvez pas me laisser comme ça ! Et si je tombe et qu'ils me bouffent, hein ! Non sérieux, revenez ! Et merde !
L'adolescent entoura le tronc de ses deux bras et posa sa tête dessus. Ses mains brûlaient atrocement à présent. L'accablement le saisit, il se demanda pour la première fois depuis le début de cette aventure ce qu'il foutait là. Après tout, si Derek ne voulait pas de lui, c'était pathétique de venir lui faire une scène comme une fiancée éconduite. L'homme ne lui avait rien promis.
Comme pour Lydia Stiles s'était raconté des histoires, convaincu que l'autre éprouvait des sentiments à son égard. Hale était un homme avec des désirs, il n'avait fait que s'amuser avec lui, qui soyons honnête l'avait un peu cherché. Il n'aurait pas dû prendre tout ceci autant à cœur. Finalement, ce n'était pas un monde pour lui, ils avaient tous raison. Ce n'était peut-être pas plus mal que cette attirance ne soit pas réciproque, elle l'aurait conduit sur des chemins douteux, et dangereux de surcroit. Qui avait envie de finir dans la peau d'un inverti, sérieusement ? Il était jeune, il s'était laissé griser par l'interdit, et le charme de Derek avait fait le reste. Mais ça ne signifiait rien, et certainement pas qu'il ne pourrait pas tomber amoureux d'une jolie fille comme Lydia et avoir une vie normale qu'il ne serait pas obligé de dissimuler comme un paria. C'était un égarement passager, il devait l'accepter comme tel. Pourtant son cœur battait de manière anarchique, comme s'il essayait de se faire entendre, de hurler à la raison de stiles que tout ça n'était que des conneries de gars qui réfléchit trop et ne ressent pas assez. C'était idiot de vouloir rationnaliser l'amour. Idiot et inutile. Ce serait uniquement source de tourments intérieurs et de tristesse infinie. Vivre en n'étant pas soi-même, ce n'était pas vivre, à peine survivre. Voilà ce que tentait de rugir l'organe qui palpitait dans sa poitrine et que Stiles essayait de faire taire de toutes ses forces. Mais avant de tourner la page, il voulait tout de même en coller une à Derek. Il en avait besoin. Un poing final à leur vague et très brève histoire en quelque sorte songea-t-il avec une ironie mordante.
Le jour fini par tomber lorsque l'adolescent fut tiré de cette espèce de somnolence qui l'avait saisie au bout d'une heure. Les chiens, calmés depuis un moment mais montant toujours la garde, se relevèrent d'un coup, la queue battant frénétiquement l'air dans un mouvement de joie. Cet andouille de garde revenait enfin et Stiles espérait qu'on le laisserait descendre, ce sale type n'allait tout de même pas l'abandonner là toute la nuit ?
- Alors, on prend l'air ?
Le jeune garçon reconnu la voix moqueuse avant même de voir l'homme. Peter Hale.
- Oui, je me sentais un peu en manque d'oxygène chez moi alors je me suis dit que je pouvais profiter de votre célèbre hospitalité.
S'il avait eu une moins grande gueule il aurait supplié qu'on le laisse quitter cet arbre de malheur, mais non, il l'ouvrait encore ! Stiles se traita mentalement de con. S'il énervait Peter il était bon pour dormir là, il le savait.
- Je crois que je vais avoir beaucoup de boulot avec toi. Tu ne sais décidément pas te tenir. Il va falloir qu'on revoie cela, toi et moi. J'ai réussis l'éducation de mon neveu, alors crois-moi j'arriverai à te donner quelques notions de bienséance.
Surprit et révolté l'adolescent se contenta de dévisager le mafieux d'un air insolent. Cet abruti n'était pas son père ! Les deux protagonistes s'observèrent en silence pendant un long moment. Peter, l'épaule appuyée contre un autre arbre et les pieds croisés dans une posture nonchalante, semblait crier silencieusement à Stiles que celui qui était dans la merde ce n'était pas lui. De toute évidence, il attendait que l'adolescent fasse preuve de bonne volonté. Au bout d'une demi-heure ce dernier craqua.
- Bon d'accord ! s'énerva le lycéen. Vous avez gagné.
Il n'en pouvait plus là. Il avait mal aux fesses sur le bois dur et loin d'être lisse, ses muscles étaient douloureux de l'effort fournit pour passer le mur puis se tenir en équilibre. Ses paumes continuaient à le brûler. Et pour couronner le tout, savoir qu'on avait la main mise sur lui l'agaçait prodigieusement. Ne pas plier serait idiot à ce niveau-là.
- Je m'excuse d'être entré chez vous sans permission, ça va comme ça ? continua-t-il ne semblant absolument rien regretter.
- Sache que je gagne toujours. Tu n'auras jamais le dernier mot avec moi, n'oublie pas ça. La prochaine fois je serai plus sévère. Tu as de la chance, je vais passer sur ton manque flagrant de sincérité et laisser le petit ouistiti quitter son arbre. Je suis dans un bon jour. Mais ce n'est pas toujours le cas, essaie de prendre cela en compte la prochaine fois que nous nous verrons.
- Il n'y aura pas de prochaine fois, maugréa stiles dans une barbe qu'il n'avait pas encore.
- Va savoir… Tu es venu voir Derek, non ?
- Je suis venu casser la gueule à Derek, nuance.
- Tu ne doutes de rien, toi. Je ne sais plus si c'est du courage, de l'inconscience ou de la stupidité à ce niveau. Tu sais qu'il peut briser ton petit cou de cygne d'une seule main, n'est-ce pas ?
Peter dû retenir son rire devant l'air renfrogné du jeune garçon. Il était vraiment prêt à foncer dans le tas, quitte à se prendre une rouste. Evidemment, tout comme le shérif, Peter savait que cela n'arriverait pas, son neveu ne lèverait pas la main sur Stiles, en tout cas pas pour lui faire vraiment mal, une petite beigne à la rigueur, ce n'était pas impossible, Derek n'était pas connu pour sa patience ou son self contrôle, mais ça n'irait pas plus loin. S'il devait lui faire mal songea Peter avec son esprit tordu et son humour particulier ce serait dans un endroit intime de son corps d'éphèbe dont cet innocent agneau n'avait probablement pas encore conscience. Stiles, inquiet, regardait l'homme ricaner. De lui apparemment. C'était étrange comme il pouvait ressembler à une hyène par moment, et ce n'était pas la première fois que l'adolescent notait cela. Puis les yeux du mafieux se firent un peu vagues alors qu'il semblait plonger vers quelque souvenir qui alluma en lui une lueur de tendresse que Style douta même avoir vu. S'il avait su que Peter Hale songeait à la première fois où il avait enfin pu s'enfoncer dans les chairs de son shérif de père qui ne demandait pas mieux, nul doute qu'il serait trouvé mal l'intrépide petit Stilinski.
Revenant à la réalité, Peter fit signe au lycéen de le suivre. Le jeune garçon ne se le fit pas répéter deux fois, c'est sans regret qu'il quitta son perchoir, avec un peu de difficulté néanmoins. L'immobilité forcé avait ankylosé tout son corps. Naturellement, Peter ne lui apporta aucune aide. Il dû se débrouiller. Contre toute attente, une fois sur le plancher des vaches, le mafieux l'entraîna vers la maison et non vers la sortie.
- Vous comptez m'enfermer dans la cave ? interrogea-t-il mi sérieux mi ironique.
- Tu veux toujours cogner Derek, non ? Alors c'est le moment, saisit ta chance mon gars.
Ils pénétrèrent dans un hall somptueux fait de tapis d'orient et de bois sombre. De magnifiques statues et quelques peintures ornaient la pièce. Le vide et la taille de l'entrée mettaient en valeur quelques meubles de très bonne facture. Un seul guéridon devait valoir deux mois de salaire du shérif. Au plafond, un lustre de cristal projetait des ombres dans les coins. D'un premier abord, la maison n'était pas froide, bien au contraire, seul l'absence totale de bruit donnait cette impression. Stiles avait toujours cru que le silence était le silence, mais ici il était clairement différent de celui qui s'installait souvent chez lui. Même s'il n'y avait que son père et lui, on ne ressentait pas cette impression de solitude. De désolation même, ce qui était paradoxal au milieu de toutes ces richesses.
- Mon père va s'inquiéter, il est tard.
Peter désigna le grand escalier d'ébène sur le côté qui montait jusqu'au premier étage.
- Mon neveu est dans ses appartements. Sur la gauche, la porte du fond. Je vais appeler ton père pour le prévenir que tu vas bien. Je suis étonné qu'il n'ait pas encore débarqué toutes sirènes hurlantes.
Style haussa les épaules.
- C'est sûrement parce que j'ai volé sa voiture de fonction.
Peter leva les yeux au ciel mais un sourire presque tendre étirait ses lèvres pleines. Il se détourna de l'adolescent pour téléphoner à John, prêt pour le sermon.
Maintenant qu'il avait enfin atteint son but, Stiles hésitait. Il restait planté devant l'escalier, une main posée sur la rambarde lisse et presque chaude sous ses doigts. Avec une préscience qu'il ne se connaissait pas, il sentait que quelque chose pourrait changer sa vie s'il franchissait ces quelques marches. Mais un Stilinski ne recule pas, jamais. Et puis, il devait quand même une châtaigne à Derek. Et Stiles payait toujours ses dettes.
A suivre…
[1] Si certains d'entre vous sont des connaisseurs en Baseball, pardonnez-moi cette référence peut-être erronée ^^
