Salut tout le monde !

Oui je sais il est tard mais ma bêta (que je remercie encore et toujours pour son boulot formidable) a eu quelques soucis avec sa connexion internet du coup elle n'a pu m'envoyer la correction du chapitre avant il y a quelques minutes.

Donc voilà je me suis dépêché d'écrire mon petit blabla pour que vous ayez le chapitre !

J'ai noté un certain relâchement dans les reviews, qu'est-ce qu'il se passe vous n'aimez plus mon histoire ? Sniff !

Voilà ma réponse aux reviews anonymes ou plutôt à la review anonyme :

Alison :Merci de continuer à lire ma fic et de continuer à me laisser une review à chaque fois. Merci de continuer à l'aimer aussi ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira tout autant.

D'ailleurs a propos de ce chapitre, sachez qu'il n'était pas prévu. C'est-à-dire qu'à la base le chapitre 11, c'était le futur chapitre 12 mais j'avais tellement de chose à dire que j'en ai rajouté un !

Puisque depuis quelques chapitre j'oublis voilà :

Disclaimer : Les personnages et l'univers appartiennent à la stupéfiante Stephenie Meyer. L'histoire elle m'appartient à l'exception de la note en fin de chapitre concernant Cromwell et qui appartient au traducteur des romans.

Chapitre 11 : Surprise et découverte.

POV Bella

J'avais accepté d'aller chez eux, de me mettre en danger et cela me rendait très très très nerveuse. Bizarrement la demande du délai d'une heure ne venait pas de moi. Même s'il faut bien dire que cela m'arrangeait. D'après ce que j'avais compris ils voulaient mettre leurs « parents » au courant avant que je débarque, même s'ils étaient convaincus qu'ils en seraient enchantés. Pour ma part cela me permettait de me faire à l'idée.

Je décidai de prendre une douche et de me changer. Cela ferait passer le temps et me sentir propre et soignée m'aiderait à coup sûr à me détendre et à me sentir à l'aise. Pendant que je prenais ma douche j'entendis la porte de l'immeuble s'ouvrir et se refermer de nombreuses fois et des conversations s'approchant ou s'éloignant que je m'efforçais de ne pas écouter. Je me préparai tranquillement et pris même le temps de faire les quelques devoirs qui nous avaient été donnés durant la journée.

Lorsque je me rendis dans le vestibule pour attraper mon manteau je remarquai une chose étrange. Une petite enveloppe blanche avait été glissée sous ma porte. Surprise je me penchai pour la prendre et l'ouvris. Deux petites phrases y étaient inscrites deux petites phrases qui m'auraient sans doute glacée le sang…avant.

« Tu m'appartiens. Ne l'oubli pas. »

C'était une écriture fine et élégante. C'était une écriture que je connaissais bien et que je n'avais pas revue depuis presque un siècle. Pourquoi réapparaissait-il maintenant ? Cela ne pouvait pas avoir un lien avec le fait que j'acceptais de fréquenter les Cullen ? C'est lui qui m'avait abandonnée, lui qui avait tout fait pour que je ne puisse pas le retrouver ! Et puis, je n'appartenais à personne !

Il était l'heure pour moi de rejoindre Edward afin de me rendre chez les Cullen. J'enfilai donc mon manteau et pris mes clefs dans le but de l'attendre dehors. Je fus toutefois stoppée net dans mon élan quand je découvris, après avoir ouvert ma porte, un immense bouquet de roses. Des roses noires. Cette fois je n'avais plus aucun doute.

FLASH BACK

Voilà plusieurs semaines que j'étais un vampire. Je suivais Adam comme son ombre. Reproduisant tous ses gestes dans l'espoir de faire aussi bien que lui. Nous avions quitté mon village pour rejoindre une autre petite bourgade qui se trouvait au bord de l'océan. J'étais assise sur un tronc d'arbre, en bordure de falaise, dos au magnifique spectacle que m'offraient les flots, s'écrasant contre les rochers un peu plus bas. Je regardais en direction du petit bois qui s'étalait devant moi.

J'étais en plein exercice. Je devais me concentrer, utiliser le plus de mes sens que je pouvais afin de repérer Adam qui s'était caché quelque part au milieu des arbres et des fourrés. Mais cela faisait déjà un moment que j'étais là, à essayer de me concentrer sans obtenir de résultat. Je poussais un soupir de frustration. Je savais que si j'échouais cette fois-ci, je devrais recommencer et recommencer jusqu'à ce que j'y arrive et que ce soit parfait. J'entendis alors un minuscule petit craquement. Fière de moi je m'élançai pour découvrir en arrivant à destination que ce n'était qu'un gland qui était tombé d'un arbre.

Je l'entendis arriver en même temps. Il ne faisait plus aucun effort pour passer inaperçu. Au son de ses pas je compris qu'il n'était pas content. Et c'était le moins qu'on puisse dire. Il se posta devant moi l'air furibond et me désigna du doigt le tronc sur lequel j'étais assise quelques minutes auparavant. Il ne dit qu'une chose.

« - Recommence ».

Et il resta là sans bouger, attendant que je retourne à ma place. Mais je n'avais pas envie. Ces exercices m'ennuyaient. Je restais donc devant lui, le défiant du regard.

« - Tu ne comptes pas obéir ? Demanda-t-il.

- Ce n'est pas que je ne veuille pas obéir. Mais j'en ai marre et je voudrais bien que l'on fasse autre chose.

- Comme quoi ? Vas-y dis moi, si ton idée est bonne j'y réfléchirai.

- Et bien, vous savez tout de moi, vous pourriez me parler de vous ? Demandai-je timidement.

- On en a déjà parlé. C'est non.

- Alors je ne travaillerai pas ! Annonçai-je sur un ton buté.

- Tu ne devrais pas me chercher Isabella ! Tu es aussi belle qu'une rose rouge, t'épanouissant doucement. Ce serait dommage que tu deviennes une rose noire.

- Une rose noire. Comment est une rose noire ? Le questionnai-je, soudain inquiète.

- Morte. »

FIN FLASH BACK

Je pris le bouquet et allais dans la cuisine le mettre immédiatement dans la poubelle. J'avais un peu peur et pour la première fois depuis très longtemps je n'avais pas envie d'être seule. Je m'apprêtai donc à sortir de mon appartement quand la sonnette retentit. A peine Edward eût-il fini de dire que c'était lui que je lui répondais que j'arrivais immédiatement et le rejoignis dehors.

Je lui dis que j'étais prête et montais dans ma voiture. J'avais trop peur qu'il remarque mon trouble si on prenait le temps de discuter alors j'évitai son contact un maximum. Je vis sur son visage une drôle d'expression mais ne m'y attarda pas. Il remonta en voiture, démarra et passa devant moi. Pendant qu'on roulait, la conversation que j'avais eue avec le Cullen à la cafétéria me revint à l'esprit. Une phrase en particulier en fait. Quelques minutes plus tard on s'engagea sur un petit chemin de terre, au milieu des bois, un petit chemin de terre qui mena à une magnifique et grande villa blanche.

Il prit l'allée et entra dans le garage qui s'était ouvert. Je le suivis mais laissai la voiture dans l'allée De toute façon à part le chemin il n'y avait pas d'autre endroit où la laisser. Il sortit de sa voiture et me rejoignis dehors, ferma le garage de l'extérieur et me conduisit jusqu'à la porte d'entrée qu'il ouvrit doucement. On pénétra dans le vestibule, puis on avança jusqu'à rejoindre le salon.

«- La maison semble te plaire. Dis-t-il.

- C'est vrai, répondit-je, me tournant vers lui.»

A peine lui avais-je répondu que sa sœur, Alice, nous sauta littéralement dessus. Elle me prit par la main et m'entraîna dans le salon. Je jetais un petit coup d'œil apeuré à Edward mais il me fit un petit sourire encourageant. J'aperçus le reste de la famille qui nous attendait dans le salon. J'essayai d'arrêter Alice, voulant lui parler mais elle ne m'écouta pas alors je l'appelai d'une voix plus forte et tirai sur sa main, l'obligeant à se retourner.

«- Alice ?

- Oui ? Me demanda-t-elle.

- Je voudrais te demander…

- Si la proposition que j'ai faite à midi tient toujours n'est-ce pas ?»

J'écarquillai les yeux. Comment pouvait-elle savoir ce que j'allais lui dire ? Les autres paraissaient tout aussi surpris que moi mais un seul fit entendre sa voix.

«- Quoi ? S'exclama Edward.»

Il me regarda, l'air effaré, visiblement il n'avait pas du tout envisagé que je pourrais donner suite à la proposition d'Alice. Proposition qui n'en était pas vraiment une puisqu'elle avait simplement fait remarquer que si je vivais avec eux ce serait plus simple mais allez savoir pourquoi, je sentais que pour Alice c'était vraiment une proposition.

Et moi je regardais Alice d'un air effaré, je ne comprenais décidément pas comment elle avait pu deviner que j'allais lui dire ça. Surtout que je n'avais donné aucun signe qui indiquait que j'étais intéressée, surtout parce que jusqu'à il y a une demi heure je ne l'étais pas. Il fallait que je lui pose la question.

«- Alice comment as-tu…

- … su que tu avais reconsidéré ce que j'avais dit à midi et que finalement ça t'emballait ? Finit-elle en souriant.

- Euh… oui… c'est ça.

- Aurais-tu déjà oublié notre conversation de ce matin ?

- Non. Non, bien sûr, mais je… mais oui ! Ton don !

- C'est ça. Rit Alice. Mon don.

- Je m'excuse mais ça semble pour moi tellement irréel que je n'y ai absolument pas pensé.

- Ne t'inquiètes pas, aller viens t'asseoir, il faut qu'on discute. »

Ainsi nous nous assîmes toutes les deux sur le sofa, près du reste de la famille qui était déjà installé au salon, tandis qu'Edward prenait le grand fauteuil. Une fois qu'on fut tous installé Alice démarra et on ne put plus l'arrêter. Elle commença par quand faire mes cartons, préparer ma chambre, déménager, emménager, etc.

Mais je trouvai le courage de l'arrêter. Ce que personne n'avait envisagé apparemment! Peut-être était-ce par peur que je change d'avis, en tout cas elle s'arrêta. Je lui fis bien comprendre que je ne pouvais pas emménager dans la seconde non plus, qu'il y avait beaucoup de chose à prendre en compte avant. Notamment le fait que j'avais un préavis d'un mois à donner mon propriétaire afin qu'il puisse trouver un autre locataire.

Carlisle fut d'accord. C'était une décision assez précipitée et il voulait que j'ai le temps d'y réfléchir comme il faut et de, pourquoi pas, changé d'avis. Alice était un peu déçue mais quand Esmée lui fit remarquer qu'elle aurait plus de temps pour décorer la chambre de Bella avec elle, le sourire lui revint. De plus Bella ajouta qu'elle avait largement les moyens de payer un mois de loyer en plus, donc elle n'était pas obligée d'attendre la fin du préavis pour partir.

Alice en fut enchantée et elle programma mon emménagement à la villa le week-end suivant une décision à laquelle aucun des Cullen ne participa et qu'aucun d'entre eux ne se risqua à contester. Ils tenaient trop à leurs vies. Emmett proposa de me faire visiter la maison, ce que j'acceptai avec plaisir. Tous nous accompagnèrent, sauf Esmée et Carlisle qui avaient du travail.

Emmett jouait les guides avec une joie non dissimulée et Alice les assistantes un peu trop zélées. Leur petit duo faisait rire tout le monde. J'avais même vu Rosalie esquisser deux ou trois sourires sincères. Ils commencèrent par le rez-de-chaussée, tout y passa, même le garage et le jardin, j'admirai au passage le magnifique piano blanc d'Edward, puis on monta au premier étage où se trouvait les chambres d'Emmett et Rosalie et d'Esmée et Carlisle, ainsi que les bureaux de ces derniers. Je m'attardai un peu plus dans celui de Carlisle pour contempler tous ses livres et ses tableaux.

« - Vous avez vraiment une importante collection. Lui dis-je.

- C'est vrai, mais tu sais plus on est vieux, plus on accumule d'objets et de souvenirs.

- Je suppose que les objets sont les livres et les tableaux les souvenirs ?

- Tu supposes bien.

- Ce n'était pas bien difficile. Intervint Emmett.

- Emmett ! Le rabroua gentiment Rosalie.

- Vous êtes allés dans tous ces endroits ? Demandai-je.

- Pour la plupart. Veux-tu que je te raconte mon histoire ?

- J'aimerais bien.

- Alors installe-toi, il y en a pour un moment. »

Je m'assis sur le canapé ainsi que Jasper et Rosalie. Alice s'assit par terre, contre les jambes de Jasper tandis qu'Emmett se posait sur l'accoudoir et qu'Edward traversait la pièce pour rejoindre la chaise qui était placée devant la bibliothèque.

POV Carlisle

Et je me plongeai dans mes souvenirs.

« - Je suis né vers 1640 à Londres, enfin à peu près car à l'époque les dates n'étaient pas aussi précises. Le seul repère historique que j'ai c'est l'arrivé de Cromwell* qui s'est déroulé peu après ma naissance. »

Je fis une pause et observai mon auditoire. Seule Bella m'écoutait attentivement, les autres avaient déjà entendu cette histoire.

«- Mon père était pasteur anglican* et pour un homme d'Eglise il était très intolérant. A cette époque les protestants avaient pris le pouvoir et il a lui-même pris part aux persécutions des catholiques avec un enthousiasme certain. Il était de ceux qui croyaient dur comme fer en la réalité du mal, il a donc mené de nombreuses chasses aux sorcières, aux loups-garous, et… aux vampires.»

Bella se figea, horrifiée, mais toujours silencieuse. Edward s'était rapproché, alerté par son expression et s'était assis sur le second accoudoir du canapé.

«- Malheureusement, ses chasses ont surtout eu pour résultat de mener des innocents au bûcher. Il faut dire que ces créatures n'étaient pas si faciles à trouver. Sur ses vieux jours, il m'a transmis les rênes mais je n'étais pas très emballé alors je ne mis pas vraiment beaucoup de cœur à l'ouvrage. Mais j'étais plus acharné que mon père et, il faut bien l'avouer, plus intelligent. Alors j'ai fini par trouver une bande de véritables vampires qui se terrait dans les égouts de Londres. Ils ne sortaient que la nuit, comme tous à cette époque. Quoiqu'il en soit, j'ai emmené de nombreux habitants, fidèles aux idées de mon père, munis de fourches et de torches et nous nous sommes rendus à l'endroit que j'avais repéré, espérant que l'un des « monstres » apparaissent.

- C'est tellement difficile à imaginer. Murmura Bella.

- C'est vrai. Moi-même, parfois, j'ai du mal à y croire. Et pourtant c'est arrivé. Enfin, avec tout ça, ce qui devait arriver, arriva. Alors qu'on attendait caché, un vampire, visiblement vieux et affamé, est sorti. Je l'ai entendu parler à d'autres en latin, il nous avait senti. Puis il s'est enfui et je l'ai poursuivi. Il aurait largement pu me distancer mais sa faim devait être trop grande alors il s'est retourné et m'a attaqué.»

La curiosité et la soif de connaissance de Bella avait désormais laissé place à de l'inquiétude et de la compassion. Elle semblait si désolé de ce qui m'était arrivé, que c'en était touchant. Seulement plus elle s'inquiétait, plus Edward s'inquiétait. Je le voyais mais je n'étais pas sûr qu'il s'en soit rendu compte.

«- Il s'en est donc pris à moi, mais je n'étais pas seul et bientôt d'autres sont arrivés. Il en a tué deux et a déguerpi, en emportant un troisième tandis que je me vidais de mon sang sur le pavé. Je savais quelles mesures prendraient mon père. Tous ceux qui risquaient d'avoir été affectés par les vampires devaient être détruits, il brûlerait donc les cadavres. Alors j'ai rampé loin de la ruelle et me suis caché dans une cave, enfoui sous un tas de pommes de terre, durant trois jours dans l'espoir de sauver ma vie. Quand ça a été fini j'ai compris que j'étais devenu comme celui qui m'avait attaqué.

- Et bien ! Dit Bella. Je suis navré que votre...euh...mort ait été si violente et douloureuse.

- Merci Bella, mais je crois savoir que tu as souffert pas mal aussi.

- Et bien oui, un peu. Dit-elle en se levant. Mais j'étais déjà très malade et je ne me suis rendue compte de rien. C'est quand même assez différent. Enfin, je trouve.»

POV Bella

Je me postai devant les très nombreux tableaux et les observai.

«- Alors que vous est-il arrivé, une fois que vous avez compris ce que vous étiez devenu ?

- Oh et bien, j'ai essayé de me détruire. Annonça-t-il platement. »

J'écarquillai les yeux de surprise. Voilà bien une information à laquelle je ne m'attendais pas. Il eut un petit soupir compréhensif.

«- Oui je sais, c'est assez surprenant, mais je détestais ce que j'étais devenu. Je ne dis pas qu'aujourd'hui j'aime ça, mais j'ai appris à vivre avec.

- Et qu'est-ce que vous… je veux dire, hum, vous avez tenté quoi ?

- Ne sois pas gêné de poser la question. Je me suis jeté d'une falaise, j'ai essayé de me noyer dans l'océan, … mais comme tu le sais un nouveau vampire est très fort, alors je me suis laissé mourir de faim. Mais comme tu le vois ça n'a pas fonctionné.

- Visiblement, répondis-je. Et pour tout vous dire, je trouve que cela aurait été une grande perte. »

En entendant ces mots, son visage s'éclaira. J'étais certaine que s'il avait pu encore rougir il aurait été pivoine. Mais j'étais sincère. Il était très doux, très gentil, et pour être devenu médecin malgré notre condition, il devait être vraiment dévoué aux autres.

«- Le plus surprenant c'est qu'il n'ait attaqué personne malgré la faim qui le tenaillait. Annonça Edward, prenant la parole pour la première fois depuis un moment.

- C'est vrai. Ajouta Carlisle. Heureusement que je n'ai tué personne pendant cette période car je crois que je n'aurais jamais pu me pardonner. Mais je me cachais dans les bois, le plus loin possible de la population, j'avais trop peur de connaître un impair, sachant que ma faim grandissait de jour en jour. Et puis un jour j'ai croisé la route d'un troupeau de cerfs. Je me suis jeté sur eux et mes forces me sont revenues. A partir de là j'ai compris qu'il existait une alternative à la monstruosité. Ensuite, j'ai gagné la France…

- A la nage. Précisa Emmett.

- … J'ai gagné la France à la nage et me suis mis à étudier.

- Ouah ! M'exclamai-je, faisant rire tout le monde.

- J'ai étudié de nombreux domaines mais lorsque j'ai découvert la médecine, j'ai su que j'avais trouvé ma vocation.

- Vous êtes un être exceptionnel. Vous savez ça ? Puis passant du coq à l'âne, je l'interrogeai sur les tableaux. Vous connaissez tous ceux qui sont représentés sur les tableaux ?

- Presque, mais ceux qui sont sur celui que tu regardes oui. Pourquoi ?

- Oh, pour rien, je me posais juste la question.»

Plus je regardais ces visages plus j'étais intriguée. Il y avait un je ne sais quoi, sur les visages des personnages, qui m'interpellait. Peut-être que en avais-je croisé un, un jour, sans le savoir...

Je contemplai le tableau, perdue dans mes pensées, oubliant totalement tous ceux qui m'entouraient et le lieu où je me trouvais. Je revins à la réalité en entendant la voix d'Emmett.

«- On continue la visite ?»

Je leur fis un sourire engageant et acquiesçai d'un signe de tête. Je fis un petit signe à Carlisle qui s'était déjà réinstallé à son bureau, ouvrant un livre et suivis les autres dans le couloir. Ils parlaient tandis qu'on avançait et ils se dirigèrent vers un nouvel escalier qui devait sans aucun doute mener au second étage.

Je découvris qu'on y trouvait une immense salle de jeux, qui était occupé la plupart du temps par les garçons ainsi que l'atelier d'Alice, un atelier de couture, précisa-t-elle ainsi que la chambre d'Edward, que je ne vis pas car la porte était fermée. Juste en face de cette porte s'en trouvait une autre, qui apparemment n'appartenait à personne.

Alice me fit un sourire mystérieux et l'ouvrit. C'était une très grande pièce, lumineuse grâce à sa grande baie vitrée et complètement vide.

«- Tadam ! S'écria Alice. Voici ta chambre ! Bon elle est vide, c'est sûr! Mais une fois qu'on l'aura décorée et meublée, elle sera superbe. D'ailleurs, enchaîna-t-elle très rapidement, il faudra que tu viennes avec moi, Esmée et Rosalie pour choisir les peintures et tes meubles…

- Oh, stop Alice ! Peindre la chambre c'est une chose, mais vous ne m'achèterez pas de meuble ! J'en ai déjà et je les aime beaucoup. D'ailleurs ça me fait penser… ils ne rentreront pas tous ici. Comment je vais faire?

- On a un grenier. Précisa Edward.

- Ah, bien. Et ma voiture ? Je n'ai pas vu de place dans le garage, elle est vieille et n'aime pas trop le froid.

- C'est que tu n'as pas bien regardé, dis Rosalie. Ici nous avons toujours de la place pour les voitures.

- D'accord. Merci.»

Tandis qu'Alice continuait à me montrer les lieux, la salle de bain, tellement grande qu'on pouvait y mettre ma cuisine, et le dressing, qui à ma grande horreur, était aussi grand que mon salon. Les autres eux, commençaient à redescendre, excepté Edward que je vis hésiter puis qui décida visiblement de nous attendre.

J'étais en train de me dire que mes vêtements ne remplieraient même pas un quart du dressing quand on entendit le moteur d'une voiture qui tournait sur le chemin qui menait à la villa. Je regardai les autres avec interrogation mais eux m'ignoraient, apparemment en train de communiqué d'une manière qui m'échappait totalement.

«- Je me demande qui sait, dit Edward.

- Si on descendait pour voir. Dis-je.

- Tu as complètement raison, me dit Alice tout en me prenant la main et m'entraînant dans le couloir dans le but certain de redescendre au rez-de-chaussée.»

On était au milieu du couloir du premier étage lorsque le visage d'Edward s'éclaira et qu'il s'exclama.

«- C'est Eléazar ! Et il a amené Carmen !»

Cela les remplit de joie tous les deux et ils accélérèrent le pas pour rejoindre les nouveaux, arrivant plus vite. Je fis de même, ma main étant toujours emprisonnée par celle d'Alice.

Quand on arriva en bas, en même temps que Jasper, Rosalie et Emmett, les deux nouveaux venus disaient bonjour à Carlisle et Esmée. Ils se tournèrent vers nous. Visiblement heureux de revoir les Cullen. Et me sourire chaleureusement. Leur expression était telle que j'eus l'impression de les avoir toujours connus.

«- Et bien, dit Eleazar. Quand vous avez quitté l'Alaska, on ne pensait pas qu'on vous reverrait si tôt. Mais j'en suis très heureux.»

La femme qui selon Edward s'appelait Carmen, s'approcha de moi, tendant ses mains pour m'étreindre. Je fus si surprise que je ne réagis pas tout de suite mais je m'écartai quand même assez vite. Si elle parut surprise, elle ne le montra pas.

«- Tu dois être Isabella ? Me questionna-t-elle.

- Bella, je préfère qu'on m'appelle Bella.

- Très bien Bella, tu as un très joli prénom.

- Merci.

- Nous avons beaucoup entendu parler de toi, dit Eleazar en s'approchant.»

POV Eleazar

Cette jeune femme était magnifique. Carlisle n'avait vraiment pas exagéré. Et quoi qu'une certaine envie de faire connaissance se fasse ressentir de sa part, je sentais qu'elle était aussi très effrayée par notre venue. Je sentais qu'elle avait aussi peur des Cullen, mais cette peur diminuait à chaque minute.

Tandis que Carmen allait lui parler, je l'étudiai. Après tout j'étais là pour découvrir quel était son don, si elle en avait un. Et je m'aperçus immédiatement qu'elle n'en avait pas un mais deux. Le premier était facilement identifiable. C'était un bouclier. C'est ce qui devait lui permettre de bloquer ses pensées à Edward. Mais le second paraissait plus subtil. Je ne trouvai d'ailleurs pas de nom pour le qualifier. Ou plutôt si, le contrôle. Elle jouissait d'une capacité impressionnante à s'adapter au monde des humains et à maîtriser sa soif.

Ravi de ma découverte et certain qu'elle ne nous ferait pas de mal, je m'approchai.

POV Edward.

Je vis Eleazar observer Bella quelques secondes puis s'approcher d'elle. L'expression de son visage était bizarre mais en lisant ses pensées je sus immédiatement de quoi il s'agissait et j'en étais ravi.

Carlisle proposa à Carmen et Eleazar d'aller poser leurs affaires dans la pièce qu'Esmée avait préparée pour eux. Une pièce dépourvue de lit puisque nous ne dormions pas. Carlisle posa la question à laquelle il me brûlait de répondre.

«- Alors Eleazar, penses-tu pouvoir découvrir si Bella possède un don ?

- Bien sûr mon cher Carlisle, et je peux déjà te dire qu'elle n'a pas un don. Ajouta-t-il.

- Oh ! Répondit simplement Carlisle visiblement déçu, comme tous les autres d'ailleurs.

- Elle en a deux ! Dit-il la mine réjouie, ravi de son petit effet.»

* Cromwell (Oliver) : 1599 – 1658. Après avoir mené une révolte populiste et renversé la monarchie (le roi Charles Ier fut exécuté en 1649), Cromwell instaura une république qui tourna vite à la dictature. Epoque de grands troubles dominée par la montée du puritanisme et l'intolérance religieuse.

* Anglicanisme : C'est une confession chrétienne, dont l'identité est issue du XVIe siècle, en Angleterre, lorsque le roi Henri VIII a rompu avec le pape de Rome. La plupart des Églises se reconnaissant dans cette confession sont rassemblées au sein de la Communion anglicane. L'Église anglicane se dit à la fois catholique et réformée : catholique, parce qu'elle croit avoir conservé la succession apostolique, et réformée parce qu'elle a adhéré aux principes nouveaux de la réforme protestante. L'Église anglicane ne se considère pas comme protestante, mais plutôt comme une Église catholique non romaine.

J'espère que ça vous a plut. Vous pourrez aussi trouver la définition de Cromwell à la page 354 de Fascination.

Vous aurez sans doute remarqué que l'histoire de Carlisle ressemble beaucoup à celle du livre. C'est normal j'ai voulu collé un maximum à l'original alors je l'ai suivit et j'ai seulement reformulé l'histoire (question de droit d'auteur) et enlevé quelques détails.