Titre : Shattered wings
Rating : M (histoire d'être original, quoi)
Personnages : Ecosse (Allistor) et France (Francis)
Réumé : Allistor n'aime pas les humains. Et pourtant, pas le choix, il allait bien devoir supporter celui-ci chez lui pendant quelques temps...
Note de l'auteur : Gilbert et Allistor devraient compter les trucs qu'ils se mangent en pleine poire et voir qui en a pris le plus XD Bonne lecture !
Francis était immédiatement tombé en extase devant l'adorable petite fille, reposant Stefan au sol. Le petit roux fila immédiatement derrière les jambes d'Allistor pour observer l'enfant de loin. Bizarrement, il avait toujours eu plus peur des gamins de son âge que des adultes.
- Ton assistante est une enfant, en quoi peut-elle t'aider ? interrogea-t-il.
- Ce n'est pas une simple enfant. C'est une ange.
Le blond se retourna, interloqué, et le vampire haussa un sourcil.
- Une ange ? Sous une forme matérielle ? Sur Terre ? A cet âge-là ?
- Je sais ce que vous pensez et je ne suis pas un kidnappeur, merci. Surtout que je vois mal comment on peut kidnapper un ange…
- Ceux qui veulent le faire trouvent toujours un moyen de le faire.
- Ouais, bah pas moi. Je vous avoue que je n'ai jamais vraiment compris, moi non plus…Je sais qu'un ange n'est pas sensé aller sur Terre, sauf sous forme spirituelle, avant sa majorité. Je sais tout ça. Et pourtant…Elle a sept ans. Je l'ai trouvée il y a deux mois, devant ma porte. J'ai beau être germanique, j'pense pas que ce soient les cigognes qui l'ont amenée ici. Je pense…Que sa famille l'a abandonnée parce qu'il avaient des problèmes.
- Ou peut-être qu'ils ne voulaient pas d'elle ?
- Non. Sinon, pourquoi l'auraient-ils soigneusement déposée devant chez moi ? Dans toute la Prusse…
- L'Allemagne, Gilbert. Ca s'appelle l'Allemagne. La Prusse, c'est fini.
- Ah, oui, c'est vrai. J'oublie tout le temps. Bref, je sais bien que je suis génial et tout ça, mais si j'avais été un ordinaire péquin comme tous les allemands, voire comme tout le monde, pourquoi la famille de Léanne m'aurait-elle choisie ? Mais les faits sont tout autres. Je suis quasi-immortel. Et je sais me battre. Ces gens veulent que je protège Léanne. Elle…Elle n'arrive pas à remonter au Sanctuaire. Elle n'arrive pas à se mettre sous forme de spirituelle, elle est bloquée dans son propre corps. Alors je dois m'en occuper et la protéger. Je ne sais pas contre quoi. Mais je dois le faire.
Francis acquiesça et caressa les cheveux de la petite ange d'un air compatissant. Il s'était souvent occupé d'anges. Les parents venaient le chercher et l'emmenaient au Sanctuaire. Parfois, il avait vu des enfants anges se promener sur Terre. Mais de manière immatérielle. Sous leurs formes spirituelles. Normalement, leurs parents ou les gens s'occupant d'eux les empêchaient d'aller sur Terre sous leur forme corporelle pour leur éviter des ennuis. Comme se faire enlever. Gilbert devait protéger Léanne de ça. Mais sûrement d'un autre danger…Un danger venant du Sanctuaire lui-même ?
- Dis-moi, Léanne, tu te souviens de ce qui s'est passé ?
- Pas vraiment… Je me rappelle juste que maman m'a dit de ne pas chercher à les rejoindre, que je devais attendre ici, avec tonton Gilbert.
- Tonton Gilbert ?
- C'est moi qui l'appelle comme ça. (la petite fille eut un doux rire) Maman l'appelle « Cet imbécile de Gil' ».
- Oh. Gilbert, tu en connais beaucoup des femmes qui t'appellent comme ça ?
- Ben…Toutes ? Même ma femme m'appelle comme ça.
Allistor rigola lorsque l'albinos se prit un coup de poêle de la part de la femme en question, sous prétexte qu'il n'avait pas à se faire appeler par SON surnom par d'autres femmes.
- Inutile de chercher –ouille, ma tête-, Francis. Je connais le nom de sa mère –elle n'a pas de père- et de ses frères et sœurs. Sauf qu'ils viendront la chercher quand ils seront hors de danger. J'ignore quel est ce danger, mais…Je suppose que c'est à eux de le combattre. Et à moi de protéger Léanne.
- Si tu le vois comme ça. Tu as sûrement raison.
- Normal, je suis génial !
L'albinos s'installa à table et invita ses invités à faire de même. Stefan s'assit à côté de Léanne, l'observant timidement. Elle lui sourit et il devint plus rouge encore que la nappe écarlate. La veille, Allistor s'était demandé pourquoi Gilbert avait-il une si grande table alors qu'il l'imaginait vivre seul. A présent, il comprenait. En comptant Vash et Lily qui venaient de rentrer, sept personnes vivaient ici. Plus Francis, Stefan et lui, invités, donc. Et il était étonné du caractère de leur hôte. Le reste de sa famille semblait calme. A part sa femme qui avait sûrement le sang chaud pour lui balancer de tels coups de poêle, tous étaient tranquilles et posés. Même Léanne. Quoique, il avait connu peu d'anges excentriques –mais il en avait connu quand même-. C'était un petit peu comme leur famille. Ils avaient tous un fort caractère sauf Dylan qui préférait la voie pacifique. Bon, et Rowen.
- Gilbert, j'aimerais, et ce n'est pas une option, c'est un ordre, que tu me dises comment tu vas…Redonner une aile à Stefan.
- Une prothèse.
- J'avais compris. Sauf que si c'était aussi simple, ça ferait bien longtemps qu'on en utiliserait. Ce n'est pas comme un bras, Gilbert. Tu comprends bien, ça ? Si on te tape dans le bras, tu as juste mal dans le bras. Si on tape dans nos ailes, la douleur se faire ressentir dans le corps tout entier.
- Je sais.
- Tu as déjà fait…Ce genre de chose ? Je veux dire, une prothèse pour aile.
- Oui. Un vampire, je lui ai refait la paire, et à un démon, il lui manquait la gauche.
- Je vois.
Le vampire resta longuement silencieux, réfléchissant. L'albinos pencha la tête, sentant qu'il avait encore des questions. Allistor hésita quelques instants avant de rouvrir la bouche.
- Hier…Tu as demandé depuis combien de temps, l'accident de Stefan était survenu…Est-ce que…
- Ca fait combien de temps que tu as perdu les tiennes ?
- Vous êtes vraiment des casses-couilles, tous autant que vous êtes.
- Je prends ça comme un compliment, kesese ! Alors, combien de temps ?
- A peu près…Je dirais…Soixante-dix ans ?
Gilbert recracha violemment son café sur le pauvre Roderich en face de lui. Le roux soupira, habitué à ce genre de réactions.
- Mais…Les deux ?!
- Les deux.
- A la racine ?!
- A la racine. Avec un morceau de mon dos en prime, je suppose.
L'albinos se pencha sur son ami blond et lui demanda dans un murmure qu'il voulait discret (mais qui ne l'était absolument pas) si le vampire avait toute sa tête. Le concerné soupira et affirma que oui, s'attirant un regard suspicieux de la part du mécanicien.
- Je suis parfaitement sain d'esprit !
- Je n'ai pas rencontré beaucoup de vampires qui restaient sains d'esprit aussi longtemps après avoir subi un truc pareil.
- Je n'ai pas rencontré beaucoup d'humains télépathes, immortels et aussi chiants que vous deux.
- Un point pour lui, commenta Ludwig.
- Sauf qu'on a nos raisons. Tu es un vampire normal, non ?
Le roux eut un sourire malicieux.
- A peu près ? Enfin, je crois. Je suppose.
- Rancunier, hein ?
- Kirkland. Je suis un vampire pur sang héritier d'une longue lignée, blablabla. Ca aide. Et puis…Quand on a une famille à protéger, on a pas le droit de devenir de fou.
L'albinos eut un doux sourire et regarda tendrement les autres habitants de la maisonnée.
- Oui. Je suppose…Que je comprends ce sentiment. Bon ! Donc, la douleur et le fait de savoir que tu ne voleras plus jamais ne t'ont pas rendu dingue. Je ne peux que te féliciter. Mais…Désolé. Soixante-dix ans…C'est trop long. Tu l'as dis toi-même, lorsqu'on frappe une aile, la douleur se fait ressentir dans le corps entier. Les nerfs des ailes sont connectés partout, jusqu'au moindre des orteils. Le principe d'une prothèse, c'est de connecter des nerfs mécaniques à ceux-ci. En soixante-dix ans…Les tiens sont tous morts, il faudrait que je…Que je…Que je les remplace. Et je n'en suis pas capable. Désolé.
- Tiens, il n'y a pas de film où on remplace les nerfs des gens ? le railla le vampire.
- Eh ! Je n'ai pas dit que c'était impossible. J'ai dis que j'en étais incapable.
- Oh, le génial toi n'en est pas capable ?
- Arrêtes de te moquer de moi ! Francis ! Ton petit ami est chiant !
- Ce n'est pas mon petit ami…
- C'est une technique de persuasion, à force que je vous le dise, vous allez finir ensemble. Je veux voir si ça marche vraiment, je pourrais m'en servir pour mes patients !
Le blond lui demanda de faire ses tests sur d'autres personnes qu'eux et son ami lui indiqua clairement qu'il pouvait aller se faire cuire un œuf. Mais Allistor n'en avait pas fini avec leur « médecin » et lui demanda de lui expliquer en détails la manière dont allait se dérouler l'opération de son petit frère. Et s'il entendait la moindre chose comme « pas sûr » ou « risque », il mettait son poing dans le nez de l'albinos pour avoir osé penser faire quelque chose de risqué sur Stefan, dans celui de Francis pour lui avoir donné un faux espoir et il partirait en défonçant la porte pour faire bonne mesure.
- Hm…Tout d'abord, Allistor…Tiens, c'est drôle, quand j'entend ton nom j'ai envie de chanter une chanson débile du genre qui répète en boucle « Allistor le castor, Allistor le castor ! ».
- J'ai une tronche de castor
Francis s'étouffa de rire en imaginant le vampire avec une tête de castor. Le castor…Enfin, Allistor, lui mit une baffe derrière la tête. Il ne frappa pas Gilbert, préférant le garder en un seul morceau pour l'opération de son petit frère.
- Bon. Je disais. Allistor, installer une prothèse, c'est connecter des nerfs mécaniques à des nerfs humains. Et une anesthésie, ça endort les nerfs. Donc…
- Tu vas ...Tu vas lui faire ça sans anesthésie ?!
- Calme-toi ! Jusqu'ici, je n'avais aucun système pour apaiser la douleur de mes patients, c'est vrai. J'avais bien essayé d'en shooter un avec de la drogue mais il est devenu accro et…Euh…Je l'ai jamais revu en fait. BREF, BREF ! C'est un épisode du passé sans trop d'importance ! Maintenant, j'ai Léanne, et c'est mon assistante ! C'est une ange…Et elle…Euh…Je ne sais pas précisément ce qu'elle fait, mais elle arrive à détourner l'attention de mes patients de la douleur.
Le vampire observa la petite ange de la tête aux pieds d'un œil circonspect.
- Elle aurait douze ans de plus et un bon 95 D, je pourrais comprendre, mais là, j'ai un doute.
- Ton petit ami est un pervers, Francis.
- Il va voir où je lui met sa technique de persuasion…
- Allistor, oublies ses bêtises.
- Je dois oublier son existence ?
- …Tu n'as pas complètement tort.
- EH ! Je suis génial, kesese ! Bon, tu acceptes l'opération, pour Stefan ? Je viendrais faire des maintenances régulières pour changer sa prothèse, afin qu'elle reste proportionnelle à sa taille, vu qu'il va grandir.
- Ah…Oui, évidemment. Stefan ? Tu comprends que c'est de toi qu'on parle ?
- Oui…
- Tu serais d'accord pour qu'on te mette une nouvelle aile ? (le petit roux hocha la tête) Même si ça fait un peu mal ?
Bien décidé, l'enfant hocha à nouveau la tête. Avec un soupir, Allistor confia son petit frère à l'albinos qui se leva d'un air déterminé.
- Bien ! Autant s'y mettre tant que j'ai le ventre plein !
- Euh et lui ? Les opérations, ça se fait à jeun, non ?
- Pas celle-là. Léanne ?
- Je suis prête ! Tu viens, petit Stefan ?
Le petit roux prit à nouveau la couleur d'une tomate, surtout lorsque la petite blonde lui prit la main pour l'emmener à la salle d'opération. Gilbert posa une main sur l'épaule d'Allistor et s'apprêta à dire quelque chose mais, finalement, se ravisa et suivit sa jeune assistance.
- C'est sa manière d'essayer de te rassurer. Il a du mal à trouver les mots pour ce genre de chose.
- Ah bah merci Francis, j'aurais eu du mal à deviner, là.
- Ne t'en fais pas. Il va assurer. Il est génial.
- …Ca doit bien marcher son truc de persuasion là. Si je commence à vouloir sortir avec toi, empêches-moi.
- Non, mais c'est vrai ! Pour ça, il est génial. C'est son domaine.
Stefan s'inquiéta en voyant la porte se refermer et en constatant que son grand frère ne pouvait pas venir avec lui. Mais la si gentille petite fille lui sourit. Gilbert le déshabilla et l'allongea sur une table. Il s'agita un peu, la situation lui rappelant un très mauvais souvenir. Mais Léanne le rassura une nouvelle fois. L'albinos prit ses petits poignets et les emprisonna dans des sangles métalliques avant de faire de même avec ses chevilles. La petite blonde se mit devant lui, plongeant ses grands yeux gris dans ses yeux verts effrayés, et posa ses mains sur les siennes.
- Tu dois bien me regarder dans les yeux, Stefan, d'accord ?
Le roux acquiesça mais entendit un vrombissement métallique derrière lui et essaya de se retourner. Léanne pressa ses doigts.
- Stefan, que mes yeux. Il n'y a plus rien autour, d'ailleurs ? Juste mes yeux…
Léan : Je suis un guerrier viking de deux mètres pas...Pas...
Stefan : Une adorable petite assistante en robe avec de beaux yeux gris ?
Léan : Arrêtes de ricaner.
Review ? :3
