Chapitre 11 : Il était une Soirée ...
J'arrivais à la maison avec à peine un quart d'heure de retard.
- Edward, tu es en retard, me fit remarquer Alice sur un ton plus que sec. L'humeur de Bella n'avait pas dû s'améliorer.
- Je te remercie Alice, je l'avais remarqué.
Ils étaient tous là sauf Bella.
- Ou est-elle ?
Alice me fusilla du regard. L'après-midi n'avait pas due être bonne du tout.
- Dans ta chambre. Elle n'en a pas bougé depuis ce midi. Elle a envoyé tout le monde sur les roses, Papa et Maman compris. Je vais finir par croire que je préférais Tanya.
- C'est à ce point.
En guise de réponse, elle poussa un soupir d'exaspération.
L'ambiance de la maison était survoltée.
Ma mère était surexcitée et mon père essayait, tan bien que mal, de la calmer. C'était son premier concert de rock depuis … depuis que les Beatles c'étaient séparé, c'est pour dire. Je remarquais que Rosalie n'avait pas l'air dans son assiette.
- Quelque chose ne va pas Rosalie ?
- C'est Isa … je me sent nulle de lui faire ça.
- Ne t'en fait pas pour elle. Elle bien trop fragile pour ce rendre à ce concert, elle a encore faillit tomber dans les pommes ce midi, tu n'as pas à culpabiliser. Et puis il y aura d'autres concerts !
- Oui, mais…
- Il n'y a pas de mais qui tiennent. Allez vous amuser, ordre du médecin.
- C'est dingue ce que tu peux être autoritaire comme mec ! C'est le serment d'Hippocrate qui fait ça ?
- J'en ai bien peur, renchérit ma mère.
- Hé ! fit mon père, faussement vexé.
- Merci Maman, c'est toujours agréable à entendre, lui répondis-je avec un sourire. Bon aller tout le monde dehors. Et Jasper, merde !
- Pas de problème là-dessus, la machine est bien rodée. Par contre bon courage avec Isa, elle est d'une humeur de chien.
- À ce qu'il paraît.
Quelques minutes plus tard, le loft était silencieux.
Il était amusant de voir les liens qui s'étaient formés en si peux de temps. Emmett et Rosalie étaient inséparables ou presque quand à Alice et Jasper, cette soirée allait très certainement marquer un tournant dans leur relation.
J'ouvris la porte de ma chambre. Elle était assise dans le fauteuil à côté du lit. Elle lisait.
- Bonsoir.
Pour toute réponse, j'eus droit à un regard noir.
En effet, c'était pas gagné.
- Je vais aller prendre une douche, ça ne te dérange pas ?
Pas de réponse.
Résigné, je pénétrais dans la salle de bain.
Troisième arrêt cardiaque de la journée.
La salle de bain n'avait pas été suffisamment aérée et une légère odeur de frésia flottait dans l'air. J'en profitais pour m'en emplir les poumons. Je me douchais rapidement et plaçais une serviette autour de mais hanches. Je sortis de la salle de bain pour me rendre jusqu'à mon dressing situé lui aussi derrière la bibliothèque.
- Je ne fais que passé !
D'un rapide coup d'œil, je vis qu'elle avait relevé la tête. Ses yeux étaient grand ouverts et sa bouche formait un « O » de surprise.
Bravo Cullen. Au moins si elle se sent mal, tu sauras à cause de quoi ou de qui !
Je m'habillais rapidement, enfilant un jean et un pull crème dont je relevais les manches jusqu'aux coudes.
- Tu as l'intention de faire la tête toute la soirée ?
- Possible.
En guise de réponse, je lui offrait mon plus beau sourire. Elle replongea automatiquement dans son livre.
Je décidais de tenter une nouvelle approche. Je m'asseyais au piano et entamais sa berceuse. Du coin de l'œil, je vis que j'avais attiré son attention. Une fois sa berceuse terminée, j'entamais une vieille mélodie entraînante et chantonnais les paroles comme pour moi-même :
If
you change your mind, I'm the first in line
Honey I'm still
free
Take a chance on me
If you need me, let me know, gonna be
around
If you've got no place to go, if you're feeling down
If
you're all alone when the pretty birds have flown
Honey I'm still
free
Take a chance on me
Gonna do my very best and it ain't no
lie
If you put me to the test, if you let me try
Je m'arrêtais là et me tournais tout d'un bloc vers elle. Ses joues avaient pris une jolie teinte rosée.
- Cette chanson mélodie me dit quelque chose, dit-elle d'une petite voix.
- Vraiment ? c'est un vieux standard européen, suédois pour être exact*. Il est encore tôt, pourquoi ne pas aller faire un tour ?
- Aller faire un tour ? c'est nouveau ça ! je croyais que j'étais consignée dans mes quartiers jusqu'à nouvel ordre ?
- Hé ! je ne suis pas un tyran autoritaire et sans cœur !
Elle me lança un regard suspicieux.
- Bon, d'accord … il m'arrive d'être autoritaire, concédais-je. Mais seulement quand il le faut et je ne suis pas sans cœur !
- Ça c'est encore à prouver !
Ça mauvaise volonté était telle que je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.
- De toute façon, je ne peux pas sortir, je n'ai pas de chaussures pour aller avec cette robe.
- Vraiment, ça m'étonne d'Alice.
Je me levais. Regardais sous le lit, sous son fauteuil. Je faisais mine de réfléchir. Me dirigeais vers mon dressing et en revenais victorieux, un escarpin bleu dans chaque main.
Je m'approchais d'elle et mettais genou à terre.
- Vous permettez ?
Avant qu'elle n'ait le temps de réagir, je fis glisser ma main sur son mollet pour atteindre sa cheville, cheville que je soulevais délicatement de façon à pouvoir lui enfiler sur son pied l'un des escarpins, le tout exécuté avec une lenteur toute calculée. Je reproduisais la même chose sur l'autre pied. Elle n'avait pas prononcé le moindre mot. Toujours à genoux, je relevais la tête vers elle et la regardais dans les yeux. Ses joues n'étaient plus roses mais rouges. Cela me fit sourire et d'un coup elles passèrent à l'écarlate.
- Notre problème de chaussure est résolut, pouvons nous sortir ?
Elle ne réagit pas tout de suite, puis me fit un signe affirmatif de la tête.
- Très bien, dans ce cas allons-y, dis-je en me relevant.
Comme elle ne semblait pas vouloir bouger, je lui pris les mains pour la forcer à se mettre debout. Elle semblait perdue.
- Ça va ?
- Euh … oui, oui ça va.
Je l'entraînais donc vers la porte d'entrée.
Notre sortie commença par une petite visite au Met, le Metropolitan Museum of Art, qui fermais exceptionnellement plus tard cette semaine là **. S'ensuivit un dîner au restaurant « Le pain Quotidien » sur Madison Avenue ***.
Nous passâmes notre soirée à parler de choses et d'autres, de ce que nous aimions ou pas. Elle était malgré tout assez différente de la Bella de mon rêve. N'ayant pas eu la même vie, leurs goûts, leurs habitudes, leurs façons de faire et certaines fois de réagir étaient différents. Je ne l'en aimais que plus, parce qu'elle était réelle, faite de chaire et de sang et toute proche de moi.
Étant donné que nous finîmes de manger relativement tôt, je l'emmenais dans un bar, dont j'appréciais l'ambiance pub, pour y boire un dernier verre. Elle semblait assez réfractaire à cette idée mais céda plus rapidement que je ne l'aurais crue. Une fois dans ce bar, nous commandions nos boisons, un bière pour moi, une autre pour elle. Dans un coin de la salle, une petite piste de danse avait été aménagée. Je mourrais d'envie de savoir si elle dansait mieux que la Bella de mon rêve. Alors que nous finissions nos verres, je me lançais et l'invitais à danser. Ma proposition l'horrifia, ce qui m'obligea à la traîner de force jusqu'à la piste. Elle finit par se détendre et retrouva son sourire. Un nouveau morceau commença, c'était une chanson que je connaissais par cœur, 1, 2, 3, 4 des Plain White T's. Je la faisais danser tout en chantant les paroles à voix basse et la regardant instinctivement dans les yeux à chaque fois que je prononçais 3 mots magiques :
1,2
- 1 2 3 4
give me more lovin then i've ever had.
make it all
better when i'm feelin sad.
tell me that i'm special even when i
know i'm not.
make me feel good when i hurt so bad.
barely
gettin mad,
im so glad i found you.
i love bein around you.
you
make it easy,
as
easy as 1 2,(1 2 3 4.)
theres only one thing two do three words
four you.
i love you.
(i love you)
theres only one way two
say those three words
and that's what i'll do.
i love you.
(i
love you)
give
me more lovin from the very start.
piece me back together when i
fall apart.
tell me things you never even tell your closest
friends.
make me feel good when i hurt so bad.
best that i've
had.
im so glad that i found you.
i love bein around you.
you
make it easy
as easy as 1 2,(1 2 3 4.)
theres
only one thing two do three words four you.
i love you.
(i love
you)
theres only one way two say those three words
and that's
what i'll do.
i love you.i love you
(i love you)
you make it
easy, its easy as 1234
theres only one thing two do three words
four you i love you
(i love you)
theres only one way two say
those three words
thats what ill do i love you
(i love you)
i
love you i love you.
one two three four i love you.
(iloveyou)
i
love you
(i love you)
A la fin de la chanson, je la tenais serrée dans mes bras, sa tête posée contre ma poitrine, juste sur mon cœur. Je baissais mon visage vers le sien, respirant au passage l'odeur de ses cheveux. Ils ne sentaient pas la fraise mais mon propre shampooing auquel s'ajoutait une douce note de frésia.
- Nous devrions peut-être rentrer, lui chuchotais-je à l'oreille.
- Ça serait plus raisonnable en effet, me répondit-elle sans me regarder.
Je réglais nos boissons et hélais un taxi à la sortie du bar. Je lui ouvrit la portière et l'aidais à s'assoir. Je fis le tour du véhicule pour m'installer de l'autre côté. Elle ne dit pas un mot pendant tout le trajet, je fis de même. Arrivés à destination, je réglais la course rapidement laissant un bon pour boire au chauffeur et rejoignais Bella. Pour l'inciter à avancer, je plaçais ma main dans son dos. A ce contact, elle se raidit légèrement mais ne chercha pas à se dégager pour autant. Je laissais donc ma main là ou elle était. Nous rejoignîmes le loft, toujours en silence.
- J'espère que tu n'es pas trop déçue de ta soirée ? lui demandais-je lorsque nous entrions dans l'appartement.
- Non, c'était assez sympa…
Je regardais sans grandes convictions le canapé sur lequel j'avais dormis la veille. Elle s'approcha doucement de moi. Lorsqu'elle fut à moins d'un mètre de moi, elle s'arrêta.
- Bonne nuit Edward, et merci pour cette soirée, me dit-elle tout en se rapprochant un peu plus de moi pour déposer un baiser sur ma joue. Mais au moment où elle allait atteindre son but, je tournais la tête de façon à ce que ses lèvres atterrissent sur les miennes.
Elle ne s'écarta pas.
Je pris l'initiative d'approfondir ce baiser avec douceur. Elle ne s'écarta toujours pas. Je plaçais ma main droite dans son dos pour nous rapprocher l'un de l'autre. Elle plaça sa main gauche sur ma nuque. J'approfondis un peu plus ce baiser et plaçais ma gauche au niveau de ses omoplates, elle plaça son autre main (la droite si tout le monde à bien suivit ^^) au même niveau que la première. Elle était quasiment suspendues à mon coup. Au bout de plusieurs, longues secondes, emplies de plaisir, mes lèvres libérèrent les siennes de façon à ce que nous puissions, l'un comme l'autre, reprendre notre respiration. Elle ne se détacha pas de moi et j'en fis tout autant.
- Ça ne serait pas très raisonnable, me dit-elle dans un souffle.
- Possible mais j'ai bien peur d'avoir justement perdu la raison, lui répondis-je d'une voix rauque, juste avant de reprendre possession de ses lèvres si douces.
Ce second baiser fut plus brûlant, plus pressant. Sans rompre ce baiser, je me penchais de façon à passer l'un de mes bras sous ses genoux et la soulever. Dans le feu de l'action, ses chaussures glissèrent de ses pieds, je ne m'en préoccupais pas et me dirigeais vers ma chambre. Une fois dans la pièce, je poussais la porte du pied pour la refermer sur nous. J'allais jusqu'au lit. Une fois arrivé à son niveau, je relâchais doucement les jambes de Bella. Cette dernière resta accrochée à mes épaules, refusant de mettre pied à terre, ce qui me fit sourire sur ses lèvres. Je me baissais donc légèrement pour que ses genoux reposent sur le bord du lit. Une fois qu'ils eurent touché le matelas, elle relâcha mon coup et vint placer ses mains sous mon pull. Au contacte de ses mains, je ne pus retenir un grognement de plaisir. Je quittais ses lèvres pour m'attaquer à sa mâchoire, son coup puis ses épaules nues, m'attardant plus que de raison à la jonction de ces deux derniers, lui arrachant à mon tour un gémissement de plaisir. Des mains remontèrent plus haut vers mon torse. Me détachant d'elle quelques secondes, j'enlevais le pull devenu gênant. Alors que je repartais à l'assaut de son coup, elle se mit à embrasser ma clavicule. Faisant glisser mes doigts dans ses cheveux, je défis le chignon qui les emprisonnais et partis en suite à la recherche de la fermeture éclaire de sa robe. Je la trouvais rapidement et la fit glisser, libérant ainsi son dos. Je fus assez surpris lorsque mes mais entrèrent de nouveau en contacte avec du tissus, là où il y aurait dû n'y avoir que de la peau. Je m'écartais d'elle pour pouvoir voir la cause de mon trouble. Et mon trouble ne fut que plus grand lorsque j'eus sous les yeux ce bustier fait de dentelle et de soie, qui la recouvrait de la poitrine à la taille. Du boit des doigts, je caressais le tissus. Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure, lèvres dont je m'emparais. Je sentis ses mains descendre jusqu'à mes hanches et attraper le premier bouton de mon jean. Elle les défit progressivement, effleurent à chaque bouton mon sexe qui était bien trop à l'étroit depuis quelques minutes. Une fois qu'elle eu défait le derniers bouton, je me débarrassais rapidement de mon pantalon. Je la fis basculer en arrière doucement et retirais sa robe ne lui laissant, pour encore, que ses sous-vêtements.
- Edward ? M'appela-t-elle d'une voix un peu plus rauque.
- Oui ? L'interrogeais-je en la regardant dans les yeux.
- Et si … je m'évanouissais de nouveau ?
- Hum … tu as de la chance, j'ai mon brevet de secouriste, et je te promet de TOUT faire pour te réanimer.
- C'est rassurent de se savoir entre d'aussi bonnes mains, me dit elle tout se collant à moi faisant ainsi glissée ma main posée sur sa hanche vers ses fesses.
- Tu n'as pas idée, lui susurrais-je à l'oreille avant de l'embrasser langoureusement.
Je pris un malin plaisir à défaire un à un les petits crochets qui refermaient l'objet du délit, embrassant consciencieusement chaque centimètre carré de peau libéré. Je sa sentais onduler sous moi, un peu plus à chaque baisé. Trop impatient, j'ouvris les derniers crochets d'un seul coup sec qui lui arracha un gémissement de plaisir. J'embrassais sa poitrine alors qu'elle passait inlassablement ses doigts dans mes cheveux. Au bout d'un moment, je délaissais sa poitrine pour redescendre le long de son ventre et jusqu'à ses hanches que je parsemais de baisers, repoussant peu à peu l'élastique de sa culotte. Alors que j'arrivais au niveau de son aine, je l'entendis prononcer mon prénom dans un souffle, sa respiration était de plus en plus rapide. Je retirais délicatement la pièce de lingerie qui la recouvrait encore et tout en continuant à embrasser consciencieusement cette région de son anatomie, je caressais avec application une région voisine et bien plus humide. Elle ne mit que très peu de temps avant de crier mon prénom, le corps secoué de spasmes de plaisir. Je remonter rapidement vers ses lèvres. Mais avant que je ne comprenne ce qui m'arrivais, je me retrouvais sur le dos à subir, à quelques détailles près, la même torture que celle que je venais de lui infliger, douce torture il faut l'admettre. Lorsqu'elle m'eut fait atteindre à mon tour le septième ciel, je décidais de passer aux choses sérieuses. J'attrapais un préservatif dans la table de nuit et l'enfilais rapidement. Elle plaça ses jambes autour de ma taille, m'invitant à entrer en elle.
Cette nuit là nous fîmes l'amour jusqu'à la limite de l'épuisement. Après ces heures de félicité la plus complète, nous nous endormîmes dans les bras l'un de l'autre, tout simplement heureux.
Notes :
* : il s'agit de « Take a chance on me » du groupe ABBA (dslé, je fait effectivement parti des victimes de l'AbbaMania … )
** : le Met ferme ses porte à 17h30 en semaine et à 21h les vendredi et samedi. Pour les besoins de ma fiction, je le fais « exceptionnellement » fermer à 21h en semaine, après tout, c'est moi qui décide, non ?
*** : le restaurant est un restaurant français qui existe vraiment et se situe à deux pas du Met.
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Alors, … heureuses ?
Ça va vite, oui, je sais. Mais ça fait 10 ans qu'il l'attend, on peut pas lui en demander plus, non?
Demain … avant dernier chapitre de cette histoire! Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin.
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