Disclaimer : voir premier chapitre.

Encore une fois, mille merci à ma beta, Dacian Goddess.

Chapitre 9. La mort du serpent

Autant la fête pour le retour de Fleur au Terrier mardi passé avait été simple, chaleureuse, sincère, autant la fête organisée par Slughorn dans une des salles de classe à l'occasion de la Saint-Valentin était prétentieuse et vide, musait Harry en dévisageant d'un air absent les célébrités qui conversaient entre elles en petits groupes sur fond de musique d'ambiance. Le seul bon point était la présence de Ginny à ses côtés. Le plan était simple : sous prétexte de rechercher un endroit où il serait tranquille, le couple quitterait la « petite sauterie » sous le regard bienveillant du professeur de potions. En réalité, les deux jeunes adultes (Harry ne savait même pas où son adolescence était passée, bien qu'un observateur extérieur, Snape par exemple, lui aurait dit qu'il en avait tous les signes.) se dirigeraient vers la salle de classe des potions dans les cachots de l'école afin de voler quelques flacons de Polynectar à Slughorn.

Après avoir démantelé des protections de Horcruxes, les protections que le professeur avait mises sur la porte en bois brut furent un jeu d'enfant pour Harry. Il alla se servir de l'épaisse potion qui bouillonnait gentiment dans un chaudron tandis que Ginny montait la garde dans le couloir, aidée en cela par un sortilège de distraction indétectable que Snape avait enseigné à Harry. Tout s'était bien passé, de sorte que le jeune couple put s'offrir un tendre moment à deux avant que Harry ne doive quitter le château, encadré de deux membres de l'Ordre.

—Merci, Potter, lui dit Severus tôt le lendemain matin au quartier général de l'Ordre. Je regrette de devoir dire cela, mais toutes ces années à fureter sans autorisation se révèlent finalement utiles.

Harry se contenta de hocher la tête, car il avait la chique complètement coupée par le compliment (discret) que Severus venait de lui adresser. Le chaleureux sourire de Hermione en direction de l'ancien professeur remit les pendules à l'heure : Snape donnait en spectacle sa bonne volonté pour rester dans les bonnes grâces de sa meilleure amie. Cet homme, malgré son utilité, était dégoûtant de convoiter une femme qui avait l'âge d'être sa fille et de briser ainsi le cœur de Ron. Ce dernier venait d'ailleurs de quitter le séjour en claquant la porte. Hermione eut la décence d'afficher un air quelque peu coupable face à la peine de son ami. Harry lui lança un regard dur et navré avant de sortir rejoindre le rouquin.

—Il ira bientôt mieux, murmura Severus derrière elle.

—J'espère, lui répondit-elle sur le même ton. Elle détestait faire souffrir ceux qu'elle aimait, mais dans ce cas, c'était inévitable. Ron lui pardonnerait-il un jour ?

Elle se retourna vers Severus et, levant la tête, plongea ses yeux dans les siens.

—C'est vrai, entre nous ?

—Oui, Hermione, c'est vrai.

Les mains de Severus volèrent sur les épaules de la jeune femme, puis glissèrent sur son cou pour ensuite venir enserrer avec tendresse ses deux joues.

—J'ai peur, souffla-t-elle. Si tu ne revenais pas de ta mission ?

Ses yeux brillants, ses sourcils froncés, sa bouche entrouverte qui torturait sa lèvre inférieure exprimaient son anxiété.

—Je vais revenir. Je dois revenir, murmura-t-il avec conviction, ses mains se crispant autour du visage de la jeune femme. Je vais tuer le serpent Nagini pour que nous puissions vivre, toi et moi. Toi avec moi.

Hermione n'en croyait pas ses yeux : pour une fois, le visage de Severus énonçait aussi clairement que ses mots ce qu'il ressentait. Avant qu'elle ne puisse penser plus loin, ses lèvres caressaient les siennes tandis que ses bras l'encerclaient. En quelques secondes, le tendre baiser devint une furieuse embrasse qui disait par leurs corps moulés l'un à l'autre, par leurs mains qui agrippaient l'autre de peur de le voir partir, par leurs lèvres scellées, les sentiments que leur aventure commune avait créés.

Ce moment de bonheur fut inopinément interrompu par l'arrivée de Remus, qui entra sans frapper. Les amoureux s'écartèrent vivement l'un de l'autre à l'ouverture de la porte, mais trop tard ; la bouche bée de Remus les renseigna sur ce qu'il avait vu. Severus, tendu comme un arc, le visage déjà redevenu impassible, était prêt à sortir sa baguette et à se défendre, tandis que Hermione avait l'air tétanisée, mais Remus finit par se reprendre et soupira.

—Cela devait arriver, de toute façon, dit-il d'un air résigné. Ce n'est pas comme si ce n'était pas dans l'air depuis quelques semaines déjà, et vu que la prophétie semble être vraie…

La tension dans le séjour se relâcha immédiatement. Remus reprit la parole :

—J'ai les cheveux, Severus.

—Où ça ?

Remus sortit un flacon fermé de sa poche. Il contenait quelques cheveux plutôt clairs.

—Je vous avais dit que ce Ringby était un idiot et qu'il serait facile à capturer, commenta Severus d'un air satisfait.

—Inutile de prendre un air triomphant, Severus. J'admets bien volontiers que la capture de ce jeune Mangemort était une bonne idée. Il n'a même pas fait d'histoire pour dire tout ce qu'il savait, y compris le mot de passe actuellement en vigueur pour entrer chez Voldemort.

C'était au tour de Remus d'arborer un air satisfait : il savait qu'entendre prononcer le nom de leur ennemi contrarierait Severus. A en juger par le caractère létal du regard de ce dernier, cela avait marché. L'homme aux cheveux noirs arracha le flacon des mains de Remus et versa son contenu dans une fiole emplie de cinq doses de Polynectar.

—Tu as ton Portoloin ? demanda Hermione nerveusement.

Severus leva les yeux au ciel.

—Tu me fais confiance ? Je ne suis pas Potter, tu sais. Ne crains donc pas que j'oublie mon assurance retour, lui assura-t-il en pointant du doigt sa poitrine. Il avait scotché contre sa peau le médaillon qui lui servirait à revenir. Il n'avait pas osé utiliser un sortilège pour le maintenir en place au cas où un Finite Incantatem errant le détacherait.

Là-dessus, il avala sans sourciller la potion à la vile consistance et prit la forme de Michael Ringby, Mangemort de vingt-cinq ans, dont il portait déjà les vêtements. « Ce n'est pas juste ! » pensa Hermione, qui se souvint de la nausée éprouvée lorsqu'elle avait elle-même ingéré la potion lors de sa seconde année d'études à Poudlard.

En guise d'au revoir, Severus fit un signe de tête en direction de Remus et serra la main de Hermione avec affection. Il ne voulut pas l'embrasser avec un corps qui n'était pas le sien. Il quitta la maison et transplana non loin du quartier général du Seigneur des Ténèbres.

Une fois sur place, Severus retrouva vite ses marques. En fait, il était un peu trop familier avec la configuration des lieux, les personnes qu'il rencontrait, etc., de sorte qu'il devait prêter attention à ne pas se trahir non pas par manque d'information, mais plutôt par excès. Après tout, il était censé n'être qu'un Mangemort de bas étage avec moins d'un an d'ancienneté.

—Oï, Ringby, t'étais passé où ? l'interpella un jeune homme brun apparemment du même âge. T'as raté l'initiation de ma petite sœur !

Un clin d'œil du jeune homme en question apprit à Severus que Ringby montrait sans doute quelque intérêt pour ladite petite sœur. Il prit un air nonchalant et répondit :

—J'étais en mission pour le maître, et maintenant, je vais lui rendre compte.

L'autre eut l'air impressionné et laissa « Ringby » passer sans tenter de prolonger la conversation.

Severus se souvint à temps de baisser les yeux lorsqu'il croisa dans un couloir Bellatrix Lestrange. Enfin, il arriva devant la porte du salon où le Seigneur des Ténèbres passait le plus clair de ses journées, où il planifiait la mise sous son joug du monde sorcier. Tout cela lui avait pris près d'une heure. Par précaution, Severus reprit une gorgée de Polynectar pour garder son apparence empruntée. Il devait faire vite maintenant. Dans un peu plus d'une demi-heure, son Portoloin s'activerait et le ramènerait au quartier général de l'Ordre. Amycus Carrow, qui montait la garde à la porte du Seigneur des Ténèbres, testa Severus avec les sortilèges de rigueur et, ne trouvant rien, le laissa passer. Severus prit son courage à deux mains et frappa à la porte.

—Entrez ! dit une voix haut perchée.

Severus entra et attendit le bon vouloir du maître des lieux.

—Ringby ! Approche donc.

Severus garda les yeux baissés et avança lentement vers le Seigneur des Ténèbres.

—Regarde-moi ! ordonna Voldemort de sa voix froide.

Severus n'eut d'autre choix que de regarder la face livide, les yeux rouges et le nez de serpent du tyran. Ce dernier l'examina longuement et entra dans son esprit pour y rechercher des traces de fausseté. Il sembla satisfait des résultats de son intrusion car il dit :

—Je suppose que tu as quelque chose à me dire ?

Derrière lui, dans la direction de la cheminée, Severus entendit un mouvement et un sifflement. Il avait localisé Nagini qui repositionnait ses anneaux. Il prit l'air excité de celui qui a une grosse révélation à faire.

—Maître, je sais dans quel quartier de Londres se trouve le quartier général de l'Ordre du Phénix !

Voldemort eut l'air intéressé.

—C'est près de Camden Town(1).

La colère se peignit sur le visage de Voldemort ; ses traits, peu engageants en eux-mêmes, se déformèrent.

—C'est pour cela que tu me déranges ! Incompétent ! C'est le quartier de l'ancienne adresse de l'Ordre, hurla le mage noir.

Severus trembla de peur, en partie réellement, et fit un pas en arrière… en direction de Nagini.

—Maî… maître… je…

—SILENCE !

Dans le couloir, Amycus Carrow sursauta.

—Mais je vais t'enseigner, mon Mangemort. Tu ne referas jamais plus l'erreur de me fournir une information non vérifiée.

Il leva sa baguette et la pointa sur Severus.

Crucio !

Oh bon sang, cela faisait aussi mal à chaque fois ! Severus parvint néanmoins à tomber plutôt près de Nagini tout en se tortillant de douleur sous l'impact du sortilège impardonnable.

Voldemort baissa sa baguette, et Severus respira d'aise à la fin de la souffrance. Il était allongé en position fœtale sur le tapis élimé. Discrètement, il arracha l'un des énormes boutons qui fermaient sa robe, en fit glisser le dessus d'une légère poussée du pouce et lança le poison qui s'y trouvait sur le serpent en face de lui. C'était un poison intraçable et sans antidote, à pénétration cutanée et à effet retardé. Si le monstre mourrait trop vite, Severus/Ringby n'aurait pas le temps de fuir, et comme il tenait à la vie…

—Sors, et ne me dérange plus pour rien, ordonna Voldemort de sa voix glaciale.

Severus ne se fit pas prier et décampa aussi rapidement que ses jambes tremblotantes le lui permirent. En fermant la porte derrière lui, il aperçut le mage noir qui se penchait vers son animal familier et l'entendit échanger quelques sifflements avec la bête. Cela ne présageait rien de bon à son avis, et il courut presque à travers les couloirs en direction de la sortie.

Bien lui en prit car, quelques secondes plus tard, un cri inhumain emplit la bâtisse ; le serpent avait vendu la mèche à son maître. Très vite, Severus dut éviter les sortilèges des autres Mangemorts. Aucun n'était mortel, ce qui signifiait que le Seigneur des Ténèbres le voulait vivant, et ce n'était pas une idée réconfortante du tout. Plus que quelques minutes à tenir, et son Portoloin le ramènerait chez l'Ordre. Il para trois attaques, dont une particulièrement vicieuse de Bellatrix Lestrange, et se réfugia dans un petit bureau au rez-de-chaussée. Il eut alors la sensation qu'un crochet l'attrapait par le nombril, et il se retrouva emporté dans le séjour du quartier général.

Cinq visages anxieux l'y attendaient. En effet, Bill et Fleur, eux aussi résidents de la place, s'étaient levés entre-temps et avaient rejoint les autres, qui les avaient informés de la mission de Severus, sans en donner tous les détails cependant.

—C'est fait, dit Severus sobrement à la petite assemblée. Bill et Fleur, qui ignoraient de quoi il s'agissait, froncèrent les sourcils mais ne dirent rien, bien que l'envie de parler ne manquât pas à la Française.

Hermione avait plaqué une main contre sa bouche.

—Tu es blessé, marmonna-t-elle à travers ses doigts.

Severus jeta un coup d'œil dédaigneux à ses vêtements déchirés et à ses égratignures. Il ne voulait pas paraître faible, sauf que Hermione semblait décidée à prendre soin de lui. Elle s'était déjà emparée de sa main et s'apprêtait à l'entraîner derrière elle.

—Il y a tout ce qu'il faut pour soigner tes blessures dans la salle de bains à l'étage.

Bill et Remus échangèrent un regard entendu. Fleur avait l'air intriguée ; cela fleurait bon l'intrigue amoureuse. Harry était horrifié et Ron sur le point d'exploser. D'ailleurs, il s'exclama :

—Il n'a pas besoin d'aide. Ce ne sont que des éraflures !

Visiblement, ses paroles blessèrent Hermione et enragèrent Severus qui enfonçait déjà la pointe de sa baguette dans le menton du rouquin. Encore une fois, ce fut Remus qui joua les conciliateurs. Il posa une main sur l'épaule de Ron et, après une profonde inspiration, déclara :

—Cette querelle est inutile. Nous n'avons pas besoin de réussir par nous-mêmes là où Voldemort a échoué, à savoir semer la discorde.

—Il n'a qu'à la laisser tranquille ! Elle pourrait être sa fille ! gronda Ron avec haine.

Harry partageait le sentiment.

—Certaines choses ne peuvent être empêchées, Ron, continua Remus d'une voix calme.

L'expression mutine du jeune homme ne s'atténua pas malgré la baguette qui lui creusait toujours un trou dans le menton.

Severus était prêt à se battre pour Hermione. Il ne ferait pas deux fois la même erreur : laisser celle qu'il aimait tomber dans les bras d'un autre.

Hermione choisit ce moment pour intervenir.

—S'il te plaît, Ron, le supplia-t-elle.

A ces mots, Ron se dégagea de la main de Remus et s'adressa à elle, le visage rouge pivoine et les bras gesticulant.

—Tu voulais attendre la fin de la guerre pour qu'on soit ensemble ! (C'était une information nouvelle pour tous les présents.) Et qu'est-ce que tu fais ? Tu vas te jeter dans les bras d'un autre ! Tu me prends pour quoi ?

—Parce que tu crois que j'ai prémédité tout cela ? cria-t-elle en retour, à la fois heurtée et furieuse par les accusations de son ami. Je n'ai pas fait exprès de tomber de l'autre côté de la barrière. Je n'ai pas fait exprès de m'y retrouver avec Severus. Je n'ai pas prophétisé que nous allions finir ensemble.

Seulement voilà, il est des mots qu'il ne faut utiliser qu'avec précaution dans le monde magique. Ron, qui y était né, comprit immédiatement qu'on ne lui avait pas tout dit. Avec un calme effrayant de contraste avec sa précédente agitation, il demanda froidement :

—De quelle prophétie parles-tu ?

Hermione rougit et regarda ailleurs.

—Oh, tu sais, les prophéties ne sont pas toujours à prendre au sérieux, bredouilla-t-elle.

—Au contraire, dit Harry, qui était bien placé pour le savoir.

—Bill m'a parlé d'une prophétie pendant son voyage, dit Fleur. Elle disait que lui seul pourrait me guérir.

—Dans le monde que nous avons traversé, une Gitane a prophétisé que Tonks serait enceinte, que Bill seul pouvait sauver Fleur, et que Hermione et Severus formeraient un couple harmonieux, déclara Remus.

Un silence de mort suivit cette révélation. Ron était bien tenté de lutter contre cette prédiction. Hélas, l'expérience montrait qu'essayer d'empêcher une prophétie de se réaliser avait plutôt tendance à en assurer la réalisation. Ron prit une respiration profonde, puis sortit précipitamment de la pièce pour la deuxième fois de la journée. Harry le suivit sans mot dire, tandis que des larmes coulaient silencieusement sur les joues de Hermione. Bill prit sa femme dans ses bras, comme pour se consoler de la peine vécue par son petit frère.

—Au moins, l'abcès est crevé, observa Remus dans une faible tentative de faire baisser la tension ambiante.

Bill parla pour la première fois.

—Ron s'en remettra. Il lui faudra longtemps pour te pardonner, Hermione, mais il ne laissera pas cela se mettre en travers de la lutte contre Vous-Savez-Qui.

Severus aurait bien émis des doutes sur le sujet, mais il s'abstint (tout juste) par égard pour Hermione. A la place, il dit :

—Il faudra attaquer le Seigneur des Ténèbres très vite, ou bien le pousser à sortir de son camp avant qu'il ne le fasse si nous voulons avoir l'avantage.

—Et pourquoi cela ? s'enquit Bill. Ce que tu as fait aujourd'hui, Severus, le pousserait à l'attaque ?

—Indubitablement.

Fleur plissa les yeux.

—Il serait correct de nous informer exactement de ce que vous avez fait, puisque nous allons devoir en payer les conséquences.

—Non, se récrièrent en chœur Severus, Remus et Hermione.

—Moins vous en savez, mieux vous vous porterez, ajouta philosophiquement Remus. Je vais prévenir McGonagall afin qu'elle convoque une réunion de l'Ordre.


Lord Voldemort contemplait le cadavre de Nagini. Ses sentiments tenaient plus de la rage sourde d'avoir perdu un de ses Horcruxes que de la douleur d'avoir perdu un animal familier. Potter, ou qui que ce soit qui avait pris la place de Ringby, devait être prêt du but pour oser venir le défier chez lui. Il en déduit qu'il venait vraisemblablement de perdre son sixième Horcruxe et septième partie de son âme. Comment cela était-il possible ? Sept n'était-il pas un chiffre magiquement puissant ?

Et ce « Ringby », quel culot ! Ce ne pouvait être que quelqu'un d'intelligent, de rusé, qui maîtrisait l'Occlumancie et qui portait la Marque des Ténèbres pour pouvoir le tromper de la sorte.

—Severus… Severus est revenu, et il est passé de l'autre côté. Mes espions au Ministère n'en ont rien su. Ah, Severus, tu as scellé ton sort, l'ami.

Il tourna alors le dos au corps du serpent et cria :

—Queudver ! Viens donc reprendre le corps de Nagini et va l'enterrer.

Queudver, qui attendait dans le couloir, entra avec déférence et s'exécuta sans protester.

—Pucey ! Apporte donc les plans d'attaque sur lesquels je t'ai fait travailler l'année dernière en cas de besoin. Je crois bien que le besoin se fait sentir maintenant. Laissons donc les gobelins reconstruire leur banque en paix… pendant qu'ils le peuvent.

Le Seigneur des Ténèbres exsudait une telle fureur et une telle détermination que ses servants surent que l'heure fatidique allait arriver.

(1)Aucune source fiable n'existe sur la localisation du Square Grimmaurd. J'ai donc pris en compte que dans le tome V, Harry part de là à pied pour rejoindre King's Cross, et j'ai choisi un quartier qui semblait approprié en distance sur un plan de Londres.