XI. Guérison

Oh... Merde... Aujourd'hui, le silence est beaucoup trop lourd, là... Est-ce que j'aurais dû répondre franchement ou pas hier ? Est-ce que j'aurai dû nier mes sentiments ? Et si je l'avais fait, il aurait répondu quoi ? Oh Putain... Ça devient trop pesant...

- Donc t'as réponse d'hier, je dois la prendre pour un oui ou pour un non ? me demande Kankuro.

Hein ? Ma réponse ? Qu'est-ce que j'ai déjà dit ? J'ai d'abord hésité en lui disant que je n'allais pas lui forcer la main, puis j'ai trouvé une excuse en lui disant que j'étais fatiguée... Et il lâche pas l'affaire ?!

- Kankuro ! Pour le moment, je suis pratiquement paralysée ! Et tu sais comment on se sent, alors tu trouves vraiment que c'est le bon moment pour me demander ça ?! m'écriais-je.

Je veux seulement qu'il oublie sa question... Je ne veux pas y répondre.

- Lorsque je l'ai été, Gaara avait été kidnappé et il fallait que je m'en remette rapidement, que toi, rien ne te presse à ce que je sache.

Touché, coulé... Que quelqu'un me sorte de ce pétrin ! Mais... personne ne vient... Temari ! Ne m'abandonne pas ! Pourquoi tu m'as confié Kankuro ?! Et il se lève, à nouveau... Comment veut-elle que je le garde allongé sur son lit, si je n'arrive même pas à bouger moi-même ?

- T'as pas trop chaud avec la couverture maintenant ? me sourit-il.

Il se fout de ma gueule... Bien sûr que si j'ai trop chaud maintenant ! Le soleil se lève et la chaleur revient avec !

- si... marmonnais-je, à contrecœur.

- Allez, je vais être sympa aujourd'hui, continue-t-il en souriant.

Il ne me laisse pas dire quelque chose, qu'il me retire la couverture, pour la replier et la poser dans une armoire. Je sens que j'ai besoin d'aller au petit coin... Bon, où sont les toilettes ? Je tente de me lever, les engourdissements sont déjà moins présents, l'antidote de Sakura fonctionne bien, encore une nuit et ça devrait plus être un grand souci.

- Oh ! Qu'est-ce que tu fais ? s'écrie Kankuro en venant rapidement vers moi, pour me tenir le bras.

- On n'a pas le droit d'aller aux toilettes ?

Il est d'abord étonné, puis il fait un visage amusé.

- Si, bien sûr, mais tu peux pas encore marcher toute seule.

- Et tu veux que j'y aille comment ? le questionnais-je, presque froidement.

J'aime pas être si froide, mais... Je ne veux pas en souffrir en contrepartie.

- T'inquiète, je vais t'aider pour marcher.

- Att...

Il n'attend pas et prend mon bras pour le passé sur ses épaules. Il me redresse du lit et je touche à peine le sol, mais faut dire Kankuro est grand ! Comparé à moi... Il se dirige directement vers la porte et m'entraine avec lui. Je me laisse guider, mais...

- Pourquoi il y a personne ? C'est un hôpital, non ? demandais-je.

- Oui, mais on a pas énormément de médecin ninja et aujourd'hui est un jour de congé, m'explique-t-il.

- Vous faites des jours de congés ?

- Oui, quand il n'y a pas de patient qui doit être traité, ils ont le droit à des pauses.

- Et si une urgence arrive ? le questionnais-je, à nouveau.

- Là, tous les médecins sont appelés pour qu'ils voient le problème ensemble.

Je vois... C'est bien organisé... À Konoha, il y a toujours au moins un médecin présent à l'hôpital, aussi un la nuit. On arrive à la porte des toilettes et Kankuro me laisse m'adosser au mur.

- Je pense que le reste t'y arrivera, me sourit-il.

- J'espère, rigolais-je légèrement.

Je rentre dans la pièce et fait ma petite affaire. Je ressors après m'être lavée les mains et Kankuro m'épaule à nouveau pour me ramener à notre salle, mais lorsqu'on arrive...

- Temari ? demandais-je.

- Kankuro, Miharu ! Mais où est-ce que vous êtes allés ?! Et je t'avais demandé de le garder dans son lit ! me sermonne-t-elle, à nouveau.

- Comment veux-tu que je le garde dans son lit ? Je ne peux pas me lever pour l'y attacher, répondis-je pendant que Kankuro me rallongea sur mon lit provisoire.

- Et vous étiez où ?!

- Aux toilettes, répondis-je, normalement.

- Tous les deux ?!

- Non... Que moi, Kankuro m'a accompagné parce que je ne peux pas encore marcher toute seule...

Elle à l'air de se calmer. On va dire que c'est bon signe ! Elle souffle, sûrement pour devenir un peu sereine ou un truc du genre.

- Ne bougez plus, s'il-vous-plait... L'hôpital est assez grand pour que vous soyez partout... Et puis, vous devez tous les deux vous reposer, finit-elle. J'ai du travail, mais ça ne m'empêche pas de venir jeter un coup d'œil à votre état.

Ok, en gros, elle s'inquiète pour nous... Mais elle nous fit encore longtemps la morale avant de partir... Je souffle... Je n'ai jamais eu quelqu'un pour m'enguirlander tel quel, sinon c'était les enseignants de l'Académie, mais depuis longtemps c'est terminé...

- Elle s'inquiète beaucoup trop, soufflais-je.

- J'approuve, sourit Kankuro.

Et voilà, le silence se réinstalle doucement...

- Tu voudrais bien me parler de ton clan ? demande Kankuro.

Hein ? Pourquoi cette question ?

- Pourquoi tu voudrais en savoir plus sur mon clan ? lui demandais-je, en tournant la tête vers lui.

- Bin, pour mieux se connaitre, puis on a pas grand chose à se raconter.

Pourquoi il sourit ? Je souffle et acquiesce.

- Tu le sais sûrement, mon clan est le clan Chonome... Leur symbole est un papillon bleu. Ils ont été réputés pour l'œil du Papillon, la pupille héréditaire, avec elle je peux voir tout autour de moi, mais aussi donner un ordre à quelqu'un, mais cela ne fonctionne pas si la personne a une volonté ou un esprit plus fort que le mien, expliquais-je.

Je le regarde deux secondes pour savoir s'il suit, oui, c'est bon je peux continuer.

- La couleur luisante de la pupille change en fonction de l'esprit de l'utilisateur... Le violet pour la solitude, le rêve mais aussi pour l'amitié... Si le papillon du clan est bleu c'est pour le rêve, la sagesse, la sérénité, la vérité, la loyauté et la fraicheur, mais également pour ne pas oublier le passé : la mélancolie... Les papillons qu'on peut créer sont comme des clones, on voit leur vision.

Maintenant faut que j'explique avec les éléments...

- Et chaque individu du clan est rattaché à un élément de base, je suis rattaché au vent, je peux le manipuler comme je le souhaite, finis-je.

Je regarde vers Kankuro, est-ce qu'il a des questions ?

- Je vois, c'est impressionnant tout de même, sourit-il. Mais comment ça se fait que tu sois la seule restante de ton clan ?

- Je ne le sais pas vraiment, je pense qu'un massacre a eu lieu, répondis-je vaguement.

- Et ça te fait ni chaud ni froid ?

- Bin... Je ne les connaissais pas, même s'il faisait parti de mon clan, j'aurais sûrement voulu les rencontrer et j'ai sûrement déjà songé à ce qu'aurait été ma vie avec mes parents, mais... Je ne peux pas changer le passé, lui souris-je pour finir cette discussion.

Pfiou... Heureusement qu'il n'a pas posé plus de questions. Faut pas dire mais il a des ressources Kankuro ! Mais là, on s'ennuie... vraiment... beaucoup...

Ah ! Quelqu'un arrive ! Pour nous donner un plateau repas... et il repart aussi vite qu'il était arrivé... Kankuro prend son bol et se met à manger ! Qu'est-ce que je dis ! Sadique ! Je tente de me redresser, ça va hier j'arrivais pas à tenir assise, là j'y arrive ! Je saisis le bol, mais ma main tremble, je tente de contracter le plus possible mon bras pour pas qu'il bouge, mais ç'est peine perdu... Mes bras tremblent comme pas possible et mon ventre grogne déjà. Kankuro rigole !

- Arrête ! Tu faisais comment quand tu devais manger, toi ?! lui balançais-je avec toute ma frustration.

- Je me laissais nourrir par ma sœur, rigole-t-il. Donne-moi ça, je vais t'aider comme hier.

Je rougis face à ce souvenir... Pourquoi il ramène ça ?! Il me prend le bol et empale un peu de nourriture.

- Fais Aaah, me dit-il en se foutant de ma gueule.

- Arrête de me parler comme si j'avais cinq ans, ou je ne mange rien, répliquais-je.

- Peut-être, mais t'auras faim si tu ne manges rien.

- Ouais, mais Temari t'en voudras, souris-je.

Là, il se met à réfléchir, bloque quelques instants avant de soupirer et de me faire manger normalement ! J'ai toujours les joues aussi rouges... Je le sens. Il finit enfin de me nourrir et pose le bol sur le sien, donc sur le plateau près de la porte. Je reste assise quelques instants...

- Tu te rallonges pas ? me demande Kankuro.

- Je suis allongée depuis deux jours un peu près... soupirais-je.

- Ouais, mais c'est pour que tu guérisses aussi.

Je soupire à nouveau et m'allonge.

- Sinon t'as qu'à me raconter ce que t'as fait pendant ces deux années, me sourit-il.

- J'ai pas fais grand chose, je me suis juste entrainée et renseignée sur mon clan, lui avouais-je.

Perso, si je ne lui demande rien sur lui, c'est pour pas m'attacher davantage à lui... même si c'est un peu foiré puisque je l'aime de tout mon cœur ! Merde ! Je l'ai avoué ! Mais je ne lui ai pas dit ! Je suis encore sauvée ! Mais putain il est beau !

- Je sais que je vais te souler avec ça, mais oui ou non ? me demande-t-il.

- Hein ? De quoi ? le questionnais-je.

- Oui, tu m'aimes ou non, tu ne m'aimes pas.

Je bloque.

Je suis bloquée. Qu'est-ce que je lui réponds ?! Pourquoi il s'acharne pour avoir une réponse ?! Pourquoi ?!

- Pourquoi t'as besoin d'une réponse ? lui demandais-je. Tu m'as dit «non», il y a trois ans maintenant et tu veux savoir après tout ce temps si je t'aime encore ? Mais putain ! Pourquoi ça t'es si important ?! T'as besoin de savoir si une fille t'aime ou quoi ?! Si ça t'es si important, oui ! Mais fous-moi la paix maintenant ! m'exclamais-je, avec toute la frustration accumulée pendant trois années.

Je me retourne dans le lit, pour ainsi lui tourner le dos. Mais quel connard ! Il a juste besoin de savoir s'il est populaire ou quoi ?!

- Miharu... commence-t-il.

- Laisse-moi... l'interrompis-je en serrant les dents, j'ai déjà dit quelque chose que je ne voulais pas dire.

Je ne cherche pas à rester éveillé, je tente même de dormir, jusqu'au moment où je m'endors et tente d'oublier ma frustration ou ma colère...


Je vois... Au loin... Kankuro, Temari, Hinata, Shino, Kiba, Shikamaru, Sakura, Choji, Naruto, le Papi... Ils sont si loin... J'ai l'impression de ne pas pouvoir bouger, pourtant j'oblige mon corps à avancer vers eux, je me précipite vers eux. Je me rapproche d'eux le plus possible et trébuche au dernier moment. Je relève la tête, mais... Ils ne bougent pas, ils sont sans vie. Leurs yeux ne reflètent aucune lueur de vie ou d'émotions. Je me redresse lentement et une lame les transperce tous d'un coup ! Nooooooon ! Je crie et pourtant personne n'a l'air de m'entendre. Les lueurs dans les yeux de mes amis deviennent plus distinctes, leurs visages expriment : la douleur. Je ne peux rien faire, je suis attachée au sol, puis j'entends «Je ne t'aime pas»... Je tourne la tête vers la gauche, Kankuro... «Je ne t'aime pas, Miharu !»

Je me réveille en sursaut et en sueur ! Un cauchemar... Un cauchemar... Un cauchemar... Tout va bien... Tout va bien...

- Hé ! Miharu ! Ça va ?!

Je tourne la tête vers la gauche, Kankuro... Sa main me secoue par l'épaule.

- Je... Je... Cauchemar... articulais-je, difficilement.

Pourquoi j'ai fait un cauchemar ? Parce que j'ai avoué mes sentiments ? Kankuro me prit dans ses bras. Hein ?! Il me serre contre lui et caresse doucement mon dos... Je laisse tomber mon front contre son épaule. Putain... Qu'est-ce que ça peut faire peur... «Je ne t'aime pas, Miharu !»Putain ! Je savais que j'aurais dû me taire ! Je serre les dents. Fait chier ! En plus, je suis dans les bras de Kankuro, le principal problème de mon cauchemar ! Je le repousse doucement.

- C'est... c'est bon... J'vais... mieux, merci... bredouillais-je.

- S'il y a un problème, tu peux m'en parler, me dit-il doucement.

J'hoche de la tête et il repart vers son lit... Pfiou... Un cauchemar ne revient jamais deux fois, je peux dormir tranquillement maintenant. Je me rallonge et me recouvre un peu de la couverture. Pourquoi j'étais toujours, seulement vêtue, d'une bande autour de la poitrine ? Bon, le pantalon confortable, ça passe, mais la banderole... Au moins une chemise ! Bon, dormons !


La sensation d'engourdissement est beaucoup moins présente, je vais pouvoir rentrer à Konoha. Rester ici à Suna avec Kankuro et en plus lui avoir avoué... Ça devient trop ! Je ne peux plus rester ici ! Je n'arrive plus à lui parler correctement, sauf pour m'énerver ! Temari arrive juste après le gars qui nous apporte nos repas, cette fois-ci, je pus manger tranquillement et normalement mon petit-déjeuner, même s'il faudrait revenir pour le gout... Les patients devraient guérir pas être à nouveau empoisonnés.

- Tu te sens mieux ? me demande Temari.

- Oui, je pense que je peux rentrer ce soir, lui répondis-je.

- Je vois... Kankuro, normalement t'es plus en convalescence, alors tu peux sortir dehors, annonce-t-elle.

- Mmh... Est-ce que je pourrais peut-être ravoir mes vêtements ? lui demandais-je.

J'étais contente de ne plus devoir voir Kankuro 24 heures sur 24, ne plus le voir au réveil, mais pour repartir, j'aimerais bien ravoir mes vêtements et ne pas devoir repartir avec une banderole autour de la poitrine et un simple pantalon.

- Oh ! Oui, bien sûr, on les avait mis au lavage et séché pendant ton séjour ici, même s'ils étaient déjà prêt, on a préféré les garder quand tu repartiras, m'expliqua-t-elle.

- Ah d'accord, lui répondis-je, normalement. Donc je les aurais pour repartir ?

- Oui, ne t'inquiètes pas pour ça, m'assure-t-elle. Sinon Kankuro a été gentil ?

- Kankuro ? Oui, oui, t'inquiète, répondis-je nonchalamment.

Je ne vais pas non plus lui dire que je suis amoureuse de lui et que je lui ai tout avoué ! Par contre, je ne cherche pas à croiser le regard du principal concerné. Comme si j'allais !

- Est-ce que ça te dérange si les médecins vérifient que tu sois en état de partir ? me demande Temari.

- Oui, parce que je voudrais partir le plus rapidement pour Konoha, je ne sais pas ce qu'il s'y passe et je m'inquiète un peu, lui avouais-je en m'asseyant sur le rebord du lit que j'occupais.

- Tu t'inquiètes pour quoi ? s'incruste Kankuro.

- Je m'inquiète pour le village tout court, si l'Akatsuki a reprit du service, ils voudront aussi capturer Naruto et la chance qu'on a eue avec Gaara ne se répétera pas, expliquais-je.

- J'ai compris, je vais aller te chercher tes vêtements, m'annonça Temari en sortant.

Me laissant à nouveau seule avec Kankuro... Qu'est-ce qu'ils ont à me laisser seule avec lui ?!

- Tu ne dois pas trop t'en faire pour Konoha, je suis sûr qu'il s'en sorte bien, tente de me rassurer Kankuro.

- J'ai juste peur qu'Akatsuki revienne d'un coup attaquer... Et on ne sait pas quelles techniques ils ont.

Un silence s'installe. Le calme... Je fixe le sol... Même si ce n'était qu'un cauchemar, ça m'inquiète... Le Papi est mort, il y a trois ans, alors pourquoi c'est revenu ? Bon après, les cauchemars n'ont pas tous une signification ! Je suis sûre que ça ne veut rien dire ! Tiens... Temari revient et me donne mes vêtements, puis elle chasse Kankuro de la salle pour mon intimité. Je rigole légèrement, puis mets mon haut et inverse le pantalon avec mon short.

- Tu veux partir tout de suite ? me demande Temari.

- Je sais qu'on s'est pas vu depuis longtemps, mais je m'inquiète...

- Tu n'as pas de raisons fondées pour t'inquiéter, dit-elle en venant me prendre dans ses bras.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai commencé à considérer Temari comme une grande sœur. Elle frotte doucement mes cheveux.

- Je ne vais pas t'empêcher de rentrer à Konoha, mais promets-moi qu'on se revoit rapidement, me sourit-elle.

- Je verrais si je peux faire une mission près de Suna, lui souris-je, en retour.

Elle me dit qu'elle va prévenir Gaara pour qu'il me salue avant que je parte.

- Ce n'est pas nécessaire, je ne fais que partir, lui ai-je répliqué.

- Tu as participé pour le sauver, alors c'est la moindre des choses, va avec Kankuro déjà au portail, je t'y rejoins avec Gaara.

Et elle est partit... Je vois mon sac près de la porte et le prends, mais... Je regarde à l'intérieur... ! Il y a des provisions ! À boire et à manger ! Temari ? Je ne sais pas, mais je le referme et sors, pour voir Kankuro contre le mur.

- Tu m'attendais ? lui demandais-je.

- Temari m'a dit de t'accompagner jusqu'au portail, me répondit-il en partant devant.

Je ne fais que le suivre, puis qu'est-ce que je dois lui dire ? J'étais trois jours ici, enfin je crois... Sachant que maintenant on est le troisième. J'ai passé les deux autres jours avec Kankuro 24 heures sur 24 et je lui ai dit quelque chose que je ne voulais plus jamais dire...

Arrivé à la sortie de Suna, on attend en silence...

- Tu comptes revenir à Suna ? me demande-t-il.

- Je verrais si je peux prendre une mission proche, répondis-je en omettant le fait que je viendrais pour voir Temari et pas lui.

Le silence est assez lourd comme ça !

- J'espère que tes jours à l'hôpital n'ont pas été trop pénibles, me sourit-il.

Un léger sourire fleurit sur mes lèvres.

- Non, c'était amusant quand tu t'y mettais, lui répondis-je.

Putain... Je suis gentille avec lui, en même temps je ne peux pas rester longtemps indifférente ! Puis vient Temari et Gaara, je leur souris.

- Donc tu as décidé de partir aujourd'hui, me dit Gaara.

- Oui, lui ai-je simplement répondu.

- Je vois.

Un petit sourire fleurit sur son visage et il me tendit sa main... Hein ? On m'a jamais tendu la main... Je sens du sable relevé la mienne, j'y regarde et sourit doucement avant de serrer la main de Gaara. Je le regarde droit dans les yeux en souriant. Puis Temari me saute au cou et me fait un énorme câlin avant que Kankuro m'ébouriffe un peu les cheveux.

- Reviens quand tu veux, me sourit calmement Gaara.

- Et vite ! rajouta Temari.

Je leur souris à tous et pars pour retourner à Konoha !


Quand Miharu reverra-t-elle l'équipe de Suna ? Est-ce que son séjour lui a mis les idées au claire ? Est-elle d'autant plus troublée ?

La suite prochainement ! Kiss !