POTTERTALIA - ALWAYS
Coucou mes pitits crustacés, vous passez de bonnes vacances ?
Oui, je sais: JE NE SUIS PAS MORTE !
Bon.
Je reviens après je-ne-sais-même-plus-combien de temps de retard avec une totale (bon, ça se voit moins en ligne, mais sur mon document texte, c'est indéniable) refonte de ce projet. C'est plus difficile à lire mais ça correspond à l'édition que j'ai et du coup ça correspond plus au livre original et me permet de mieux faire le lien. Breeeeeeeeeeeeeef, voilà quoi.
Ceci est donc l'avant-avant dernier chapitre de cette année (le prochain chapitre est amorcé donc il ne devrait pas prendre autant de temps~)
Désolée pour ce retard et... Bonne Pâques ! X3
-Puisse Bunny être avec vous~
Chapitre IX : Throught the Flapdoor
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Les semaines défilèrent encore plus vite après le retour des vacances, si bien que le printemps colora bientôt de nouveau le parc du château. L'humeur de Francis n'avait cependant pas vraiment évoluée. Ses trois compagnons de chambrée avaient bien fini par tenter de lui parler mais sans succès. Il ne répondait pas. Même ses sourires semblaient faux, de sorte que tous ses camarades avaient fini par comprendre que quelque chose clochait. Quelque chose de grave.
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Le britannique se réveilla ce jour-là très tôt. Il chercha en vain le sommeil pendant de longues minutes et fini par abandonner l'idée. Dans la pénombre de la chambre, il entendait clairement la respiration lourde de Gilbert et celle plus calme d'Antonio. Celle du français était elle, imperceptible. Arthur fini donc par se lever pour trouver le latin assis devant la vitre, les yeux perdu le vide du lac noir. 'Est-ce que je deviens fou ?' fit Francis. Sa voix semblait rouillée, légèrement plus grave. Le garçon aux cheveux de sable le sonda quelques instants avant de venir s'asseoir à côté de lui. De l'autre côté de la vitre, les profondeurs de l'eau paraissaient presque apaisantes. 'Pourquoi tu dis ça ?' dit-il finalement.
Francis se frotta les yeux et ce fut seulement quand l'anglais tourna la tête pour le regarder faire qu'il remarqua ses cernes. Un pincement au cœur lui fit ajouter d'une voix plus douce. 'Non. Tu es une grenouille sacrément chiante mais tu n'es pas fou.' Le plus vieux croisa son regard. 'Alors pourquoi est-ce que j'ai l'impression qu'il y a quelqu'un ? Qu'il y a eu quelqu'un ? Que… j'ai une sœur quelque part ?…' Arthur se remémora le nom sur le registre. Le français n'était pas fou, c'était réel. Seulement, il ne savait pas vraiment comment lui annoncer. Il allait ouvrir la bouche quand le plus vieux lui mit un carton sous le nez. 'C'est… une carte de Noël ?' fit-il en la prenant pour l'observer. '… Une carte moldue. Mais pourquoi tu me donnes ça ?' 'Regarde la date au dos,' dit Francis en replongeant son regard dans l'abîme.
Le britannique obtempéra.
1973.
'As-tu déjà entendu parler de membre fantôme, Arthur ?' L'anglais secoua la tête. 'C'est quand un soldat ou une personne amputée sens toujours son membre manquant. Dans mon cas… c'est un membre extérieur. Comme une présence qui était là mais qui ne l'est plus mais dont je ne me souviens pas. Tu comprends ?' 'Je crois.' A vrai dire, tout cela paraissait un peu flou mais il semblait à Arthur que ce que Francis décrivait était le manque que lui-même ressentait vis à vis de sa mère.
Silence.
'Mais tu sais, je ne suis peut-être pas la meilleure personne à qui en parler. Pourquoi tu n'en parlerais pas à Gilbert ou Antonio. Ils sont plus proches de toi après tout…' Francis releva la tête pour lui adresser le sourire le plus sincère que le plus jeune lui ait vu depuis longtemps. 'Pourtant je ne vois pas les choses comme ça. Personnellement, je te vois plus comme… Je ne sais pas. Tu es plus spécial…' Arthur sentit ses joues chauffer tandis qu'une volée de papillons s'éveillait dans son ventre.
Sans savoir ce qui se tramait dans le cœur (ou plutôt, l'estomac) de son ami, Francis continua ' Je… je sais que mes parents me cachent son existence… Je ne comprends juste pas pourquoi.' Le britannique se mordit la lèvre.
'J. Bonnefoy,' 'Comment ?' fit le français. 'J'ai trouvé ce nom dans un registre à la bibliothèque, la signature datait de 1988, c'est possible que ce soit elle,' Francis le regardait sans comprendre. Dans ses yeux se mêlaient le doute et l'espoir. 'Alors elle… existe vraiment ?…' souffla t-il doucement. Arthur tourna à son tour la tête vers le lac et réprima un frisson quand il aperçu un forme indistincte. 'Sûrement.'
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La matinée était bien entamée quand le cours de botanique que les Serpentards partageaient avec les Serdaigles se termina. Gilbert s'étirait encore quand ils quittèrent la serre et se retourna abruptement vers ses amis, ses cheveux blancs en bataille lui faisant une auréole que l'on aurait pu croire angélique, sans le connaître 'Bon, vu qu'on a une heure à tuer jusqu'au déj', ça vous dit d'aller voir un entraînement de Quidditch ? On a pas vraiment eu l'occasion d'voir ça depuis le début de la saison et la finale approche~'
Antonio hocha la tête avec son éternel sourire mais Francis secoua la tête. 'Je peux pas. Je voulais aller à la bibliothèque avec Arthur pour vérifier… un livre,' 'Allez… J'suis sûr qu'il y aura plein de filles en plus de ça~' commenta le germanique. 'T'es populaire en plus, Meï et toi vous entendez plutôt bien… Et puis ça te changera, t'es plus toi-même depuis quelques t-' L'hispanique lui donna un coup dans les côtes qui eut le mérite de le faire taire. Le français sourit avant de répondre 'Désolé mais je lui ai promis et puis-' Tout à coup, un détail lui revint en mémoire. Il aurait du y penser plus tôt ! '… Attend. Quelle équipe s'entraîne ?' 'Gryffondor !' Fit l'albinos, visiblement fier de lui. 'J'en ai parlé avec Toris pendant le cours et vu qu'il est pote avec Feliks qui est à Gryffon-' 'OK je viens' le coupa Francis.
Gilbert sourit et enchaîna sur comment son awesome personne avait réussi à faire parler Toris, qui était pourtant assez timide, grâce à Bella avec qui il avait discuté la veille.
Le français laissait le brun écouter le monologue de leur ami tandis qu'il nota qu'il devrait s'excuser auprès d'Arthur. Mais le Choipeau lui avait en fait donné un indice non-négligeable : elle était allée à Gryffondor. 'Mais oui, je m'en rappelle… Des cheveux dorés… La placer n'a pas été difficile. Gryffondor lui allait comme un gant.' Sur le coup, il avait pensé à sa mère mais elle était allée à Serdaigle !
Il n'avait plus qu'à parler avec un certain Gryffondor~
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Arthur jeta un nouveau coup d'œil à l'horloge avant de soupirer.
Francis était en retard.
'On dirait que ton petit-ami ne viendra pas.' Le britannique leva vers nez vers Lukas, assis en face de lui. 'Ce n'est pas mon petit-ami,' souffla-t-il, les joues colorées. 'Et puis… et puis les histoires de cœur ne m'intéressent pas.' 'Alors pourquoi tu regardes l'horloge toutes les 5 secondes ?' Dans un sens, Arthur appréciait le flegme et le stoïcisme du Serdaigle mais qu'est-ce qu'il pouvait l'énerver des fois. ' 'Parce que… Nous avions quelque chose d'important à faire. C'est tout.' Le nordique n'ajouta rien, sondant simplement son ami du regard. Gêné, le Serpentard baissa les yeux sur son livre. C'est vrai quoi… Il appréciait juste Francis. Parce qu'il était gentil et qu'il avait été son premier ami, en quelque sorte. Et aussi parce qu'il s'était inquiété. Arthur l'avait envoyé chier à cause de ça, mais il s'était inquiété tout de même. Et puis… Il sentait bon et ses cheveux étaient incroyablement doux mais c'était tout.
Oui, absolument tout.
Lukas s'imaginait des choses. Arthur n'était pas-
'Salut !'
D'un mouvement commun, les deux garçons relevèrent la tête vers Vlad qui venait de débarquer, un peu essoufflé. 'Je...hum…' commença le roumain. 'Je viens de la part de Francis. Il a dit qu'il était désolé mais qu'il devait demander quelque chose à Allister. C'est ton frère, non ? Futu-i !*, c'est stylé d'avoir Allister Kirkland comme frère quand même~'
Mais l'anglais n'écoutait plus.
Lukas observait impassible, son visage perdre toute couleur.
Une chose était sûre. Cette douleur dans la poitrine d'Arthur n'était pas, elle, imaginaire.
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Francis fixa le terrain se vider.
Une nouvelle fois, il n'avait rien. Allister ni aucun membre de l'équipe n'avait entendu parler de « J. Bonnefoy » dans les dernières années.
Il avait l'impression d'être revenu au point de départ.
La seule chose qu'il le faisait se sentir un peu mieux d'avoir abandonné Arthur pour rien était qu'il avait pu le prévenir grâce à Vlad -il les avait vu traîner ensemble assez souvent.
Il avait demandé à Antonio et Gilbert de rentrer déjeuner tandis qu'il restait là. Il n'avait pas envie de rentrer. De voir tout le monde.
Et puis… Il y avait cette sensation.
Comme… s'il était déjà venu sur ce stade. Il ne l'avait pas remarqué quand il était venu voir le Gryffondor pour la première fois, mais comme ça, assis sur les gradins, il avait comme… un sentiment de déjà-vu. Il finit par se lever pour descendre les gradins. Arrivé à la rangée avant, il laissa simplement glisser ses doigts le long de la rambarde.
Il avait l'impression que ses pas allaient le guider quelque part.
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Arthur avait choisi de ne pas aller déjeuner. Il ne voulait pas voir le français. Il était habitué à ce que les gens préfèrent ses frères à lui. Mais Francis… Il avait dit qu'il était spécial… D'un mouvement rageur, il voulu donner un coup dans l'escalier qu'il descendait mais se ravisa quand il se souvint de la susceptibilité de ceux-ci. Et, tandis que ledit escalier rejoignait la passerelle la plus proche, Arthur se ressaisit et descendit le plus rapidement possible.
Arrivé devant le couloir menant à la salle d'Histoire de la Magie, il voulu déposer son devoir directement à M. Binns et chercha donc dans son sac avant de se souvint qu'il avait oublié à la bibliothèque. Jurant et ignorant l'indignation des tableaux quant à son langage, il fit demi-tour. De toute façon, il n'avait pas cours de l'après-midi -car dispensé de cours de vol et leur cours d'astronomie n'était pas avant minuit, il avait donc largement le temps de récupérer son parchemin.
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Francis évoluait dans le château. Une sorte de voile l'empêchait de comprendre où ses pas le menaient mais il sentait qu'il y avait quelque chose au bout de ce chemin.
Quelque chose d'important.
Il continua à monter les marches, sans prendre gare aux quelques élèves qu'il croisait. Au fur et à mesure qu'il sentait qu'il approchait du but, son cœur s'accélérait. Il y était presque maintenant, plus que-
Quelqu'un lui attrapa le bras et le sortit de sa transe. 'Francis ?'
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L'anglais sortit rapidement de la bibliothèque, heureusement qu'il s'était rendu compte de son oubli à temps, Mme Pince s'apprêtait à fermer pour aller déjeuner quand il était arrivé. La sorcière lui avait tendu son parchemin que Vlad et Lukas avaient apparemment cru bon de lui confier avant de le dévisager de ses yeux de vautour.
Depuis l'histoire du registre, Arthur sentait qu'elle avait changé. Elle était moins amicale -déjà qu'avant, obtenir un simple « bonjour » était un miracle et encore plus sèche. Le Serpentard avait été surpris du changement de comportement sans pour autant en être trop affecté. Seulement… Cette histoire l'intriguait de plus en plus, pour qu'un membre du personnel soit si perturbée à cause d'un nom. Après l'avoir remerciée, il avait filé sans tarder vers le dortoir des Verts et Argents. Seulement, en chemin, il tomba sur une scène qui le fit s'arrêter.
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'Bella ? Qu'est-ce que tu fais ici ?' fit Francis un peu nauséeux. La jeune belge ouvrit d'abord la bouche prêtre à répondre avant de se raviser. 'Je vais juste déjeuner, tu sais, la routine quoi.' Le blond cligna plusieurs fois des yeux. Pourquoi avait-elle l'air aussi nerveuse ? Elle se balançait sur ses pieds et souriait un peu trop pour que ça paraisse normal. 'Ça va ?' demanda-il. 'C'est à toi que je devrais demander ça,' répondit-elle en l'attrapant par le bras et veillant bien à garder l'autre derrière. 'Tu es tout pâle.'
Le Serpentard sourit vainement en tentant de repousser une mèche de cheveux derrière son oreille. Merlin qu'il avait chaud ! 'Je… hum… c'est les examens de fin d'année qui arrivent et je crois que je commence à stresser un peu' mentit-il. 'Les examens ? Au mon Dieu ! J'ai complètement oublié ! Et on est déjà mi-avril ! Il faut que je commence à réviser !' 'Oui, c'est le cas pour moi aussi tu sais. Et je ne connais pas grand-chose...' continua-t-il en passant une main dans sa nuque suintante.
Depuis quand transpirait-il ?!
'Moi non plus…' fit la Poufsouffle, 'j'ai découvert seulement cette année que j'étais une sorcière. Mon grand-frère, Mogens l'était déjà, bien-sûr mais vu que mes parents sont tous les deux moldus…' En temps normal, Francis se serrait étonné que Bella puisse être la sœur de quelqu'un aussi… dépourvu d'émotions mais actuellement, sa tête tournait trop pour qu'il y prête attention. Il s'excusa auprès de la Jaune et Noire avant de courir vers les toilettes les plus proches.
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Arthur, qui avait suivi l'échange de loin couru à la suite de Francis, tandis que la jeune fille, perdue, reprit son chemin après avoir observé les deux amis courir au loin.
Le latin était un peu plus loin, en train de se passer de l'eau sur le visage. 'Stupid Frog ?… Qu'est-ce tu fabriques ?' Francis releva la tête vers le nouveau venu et cacha rapidement ses mains tremblantes dans son dos. 'Ri- rien, j'avais juste un peu soif. Ça va mieux maintenant, merci de t'inquiéter.' Alors qu'il sortait, il trébucha et l'anglais lui attrapa la taille afin de lui éviter une chute aussi douloureuse aux mains qu'à l'ego. 'Sûr que tout va bien ? Les grenouilles retombent toujours sur leurs pattes d'habitude~' fit le britannique, l'inquiétude prenant le pas sur l'agacement d'avoir été abandonné au profit de son frère.
Le francophone grimaça avant de murmurer 'Amène-moi à l'infirmerie, s'il-te-plaît…'
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Francis ouvrit les yeux sur un blanc immaculé.
'T'en fait pas, tu n'es pas au Paradis, stupide grenouille,' lança une voix près de lui.
En tournant la tête, il reconnu Arthur, bien que sa vision soit encore floue -les sourcils, ça ne trompe pas et son visage se fendit d'un sourire. 'Pourquoi tu es grincheux, mon lapin ?' 'Je ne suis pas ton bloody rabbit et je ne suis pas grincheux.' 'Si, tu l'es. Et pourquoi tu parles de lapin ensanglanté* ?' 'C'est toi qui m'a plant-' Le jeune sorcier se coupa tandis que Madame Pomfresh s'avançait vers le lit du patient. 'Alors jeune homme, une petite crise de panique due au stress des examens ?' fit-elle avec un petit sourire. 'Rien de grave, bien-sûr. Vous avez bien dormi récemment ?' 'hum… pas vraiment.' 'Puis-je en connaître la raison ?'
Francis se tourna vers Arthur et le consulta du regard avant de répondre 'moi-même, je ne saurais vraiment le dire.' 'Je vois…' fit l'Infirmière. 'Et ça dure depuis combien de temps ?' 'Une ou deux semaines maintenant.' A ce mensonge, même le britannique le regarda de travers. Pourtant, la sorcière n'ajouta rien et se contenta de pincer les lèvres avant de se lever pour aller fouiller une armoire près de son bureau.
Pendant ce temps, le plus jeune s'était contenté de fixer le malade. 'Pourquoi tu es allé voir mon frère alors qu'on avait rendez-vous à la bibliothèque ?' fit-il soudain. Le francophone resta muet quelques instants avant de répondre, comme honteusement 'Je me suis dit qu'il connaîtrait peut-être quelqu'un qui s'appelait ''J. Bonnefoy'',' 'Et ?' 'C'est pas le cas,' lâcha t-il avec agacement.
Arthur haussa les sourcils, l'air de dire ''pas étonnant'' mais, ce qu'il dissimula au latin tandis que Madame Pomfresh revenait avec une fiole dans la main, c'est le sourire qui se forma sur son visage. Francis ne l'avait pas abandonné pour regarder son frère ou quoi. Et puis celui-ci ne lui avait été d'aucune utilité alors que lui…
Il renfrogna son sourire quand la sorcière revint devant Francis pour désigner la petite bouteille qu'elle avait dans la main. 'C'est une potion de sommeil sans rêves. Cela vous aidera à dormir.' Le Serpentard regarda avec suspicion la potion violette que son camarade allait avaler. Il n'aimait pas les potions. Et il sentait qu'il allait devoir sacrément travailler cette matière pour obtenir au moins un Acceptable et ne pas devoir la repasser.
Il reporta son attention sur Francis, à nouveau seul, Mme Pomfresh était allée chercher du jus de citrouille, au cas où la potion ne passe pas bien. 'Alors tu veux rester avec moi, mon lapin ?' sourit Francis sans préavis. L'anglais s'étonna d'ailleurs de la vitesse à laquelle celui-ci changeait d'humeur 'ça serait bête que je rate ta longue et douloureuse mort, ma grenouille~'
Francis resta l'après-midi à l'infirmerie avec Arthur à son chevet qui avait d'ailleurs fini par s'endormir. Le français se réveilla alors que la soirée était bien entamée. C'est avec un sourire amusé qu'il avait découvert le petit blond, appuyé sur le bord du lit et dormant comme un bien-heureux. Après s'être amusé à lui faire toutes sortes de coiffures et les capturant mentalement, le français glissa un plaid disponible à sa droite sur les épaules du jeune Kirkland avant de glisser à nouveau dans les bras de Morphée.
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Le lendemain, quand l'infirmière les réveilla, il était presque l'heure du petit-déjeuner. Après leur avoir conseillé de faire attention à leur sommeil, elle les renvoya avec une note pour excuser leur absence au cours d'astronomie du Professeur Sinistra.
'Et bien…' fit le latin tandis qu'ils quittaient l'aile Ouest, 'ça fait longtemps que je n'avais pas dormi comme ça. Ça te dirait de dormir avec moi cette nuit, apparemment ta présence à un bon effet sur mon organisme~' Pour toute réponse, Arthur lui mit un coup de coude dans le bras. 'Hééé ! Tu es beaucoup moins timide qu'au début de l'année, ça c'est sûr. Mais je sais pas si je préférais celui qui ne tapait pas en fait.'
Et, pendant qu'il se massait le bras, le britannique sourit. Oui… ça faisait longtemps qu'il ne s'était pas conduit aussi naturellement avec quelqu'un. Il devait avouer que ça lui avait manqué.
Alors que les examens arrivaient et que tous s'y préparaient, il y avait événement qui égayait le château, réveillant ses habitants au fur et à fur que le terme s'approchait : le dernier match de Quidditch de la saison. Et qui de mieux pour s'affronter, que les deux maisons rivales ? Gryffondor et Serpentard allaient se disputer la Coupe.
'À ton avis, qui va gagner ?' Arthur ne releva pas la tête de son livre tandis que Vlad s'excitait toujours plus sur sa chaise. 'Allez~ Un pronostic au moins ? Tu es à Serpentard, tu devrais savoir ça~' 'Ce jeu ne m'intéresse pas.' Le roumain leva les yeux au ciel avant de lancer un regard désespéré vers le Serdaigle, à sa droite. 'Lukas ?' 'Je ne suis pas doué en prédiction, tu n'auras qu'à prendre cette option en troisième année,' 'Non mais vous faites quoi, au juste avec le nez planté dans vos bouquin ? Le match arrive, quoi !' Le norvégien posa son regard glacé sur son ami. 'Et tu comptes les réviser quand, tes cours ?' le Poufsouffle rougit avant de bégayer 'M- mais j'allais le faire, vois-tu ? De toute façon, je n'ai aucun souci à me faire quant à la métamorphose~' Arthur secoua la tête, consulta sa montre et se leva. 'Francis ?' demanda le bleu et bronze. Les joues colorées du petit blond répondirent pour lui et il quitta la bibliothèque le plus rapidement possible sous les rires du châtain et le sourire discret du platine.
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Le francophone fixa la surface du lac où se reflétaient les rayons dorées du soleil de Printemps. Bientôt presque un an qu'il était là. C'était difficile de décrire la sensation qu'il avait au creux du ventre. C'était étrange, chatouillant et douloureux. Un sentiment de nostalgie incompréhensible. Comme s'il avait déjà observé le Saule Cogneur, revigoré et secouant ses branches à la lumière revenue ou le Calmar géant qui affleurait la surface du lac. Comme le déjà-vu qu'il ressentit dans les gradins, en plus faible. Comme un souvenir perdu puis retrouvé. C'était…
'Francis ?' Il releva les yeux vers le nouveau venu. 'Hey, Thuthur~ ça va ?' 'Je suppose.' répondit sobrement l'anglais en s'asseyant. 'Alors ? On révise quoi ?' Le français observa son vis à vis. Arthur avait accepté de l'aider à réviser son Histoire de la Magie, puisqu'il n'y comprenait strictement rien -et qu'il dormait en cours, accessoirement-. Ils n'avaient pas reparlé de nom dans un registre ou de carte de Noël après leur petit séjour à l'infirmerie. C'était un accord implicite, caché aux yeux de tous, destiné à être, lui aussi, oublié, enterré.
'La rébellion de gobelins de 1034 ?' Le britannique fit la grimace. 'On va commencer par revoir les dates, veux-tu ?'
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Au milieu de la foule ardente, Antonio et Gilbert tentaient de se frayer un chemin jusqu'à premier rang, où se trouvaient déjà les deux blonds. A bout de souffle, l'albinos se laissa tomber près de Francis avec un râle d'agonie. 'A ce point ?' rigola le français. 'C'est ça, rigole…' souffla t-il en lui tendant son paquet de bulles baveuses. 'Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour des bonbons…' 'T'en fait pas, mi amigo, dans un peu plus d'un an maintenant, on aura l'autorisation d'aller à Pré-au-Lard !' fit l'hispanique en tendant son propre paquet à Bella, qui avait rejoint les rangs des Serpentards pour l'occasion. 'C'est vrai,' ajouta t-elle avec son accent cocasse, 'Avec un simple document d'autorisation, nous pourrons y aller. C'est Mogens qui m'en a parlé, il suffit de le faire signer par un tuteur et le tour est joué.'
Arthur, qui était resté concentré sur son livre jusque là, se mordit furtivement la lèvre en y pensant. Peut de chances que son père accepte de signer quoi que ce soit. Semblant comprendre le fil de ses pensées, Francis glissa sa main sur la sienne. L'anglais, touché par ce geste, voulu remercier son camarade mais l'attention de ce dernier venait d'être attirée par les épiques qui foulaient le gazon. La foule déjà bruyante, avait éclater en une série d'encouragement et d'insultes destinées à l'équipe adverse. Alors, il se contenta de sourire et chercha au sol la chevelure éclatante de son frère, dans sa robe écarlate.
Et il se tenait là, acclamé de tous côtés, fixant de yeux d'émeraude les tribunes qui scandaient son nom. Le britannique sentit une pointe de jalousie, tant de personnes qui vous acclament pour vous, votre talent. Il se mordit l'intérieur de la joue, de toute façon, il ne savait même pas tenir sur un balais donc le Quidditch était largement hors de portée. Et pourtant… Qu'est-ce qu'il aimerait que Francis le regarde avec ses yeux admiratifs.
Bella suivi son regard et lui sourit, quand il s'en rendit compte, il détourna les yeux, gêné. Non, il n'y avait pas moyen. Aucune chance.
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Emporté par l'adrénaline du match qui venait à peine d'être lancé, il ne le sentit pas pendant un premier temps. Puis, ça s'est doucement rependu. A peine perceptible au début mais de plus en plus fort. La même sensation. Celle de plus tôt dans l'année. Il revoyait les joueurs voler dans tous les sens. Le même jeu… avec des pions différents. Des couleurs plus douces, des cheveux plus longs… Sa vue commença à se flouter. Il se leva de son siège, attirant à lui des regards courroucés et intrigués. Qui quittait le match de clôture ? Qui plus est, lions contre serpents.
Mais le francophone avait bien d'autres priorités. Il avançait péniblement à travers les fans en délire, bousculé de toutes parts. Soudain, une pression sur sa main l'obligea à s'arrêter. Il tourna la tête. 'Arthur, lâche-moi.' 'Non,' le regard du plus jeune était sûr et inflexible, 'Pas deux fois.' Francis soupira avant de répéter 'Mon Lapin, lâche-moi.' Mais la réponse restait la même. Alors, envahit d'une colère sourde qu'il ne comprenait pas, le français sortit sa baguette avant de souffler, en direction d'un des draps aux couleurs de l'équipe 'Incendio'. Dans un éclair bleu pâle, le sort parti et Francis se sentit finalement partir.
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Arthur couru jusqu'à être stoppé par la statue affreuse qui gardait la porte. 'Vous ne pouvez pas entrer,' siffla la voix rugueuse du Professeur de Potions. 'Mais…' tenta le britannique. 'Il n'y a pas de mais, monsieur Bonnefoy doit avoir une discussion avec le Directeur.'
L'anglais fixa alors sans un mot Dumbledore disparaître avec le corps inconscient de Francis derrière la porte battante.
Ce chapitre est plus long que les autres mais je l'aime bien~
Et il est présenté avec l'approbation de ma Beta : JiikaAz
Aussi, j'espère que les paragraphes sont bien passés (déjà que j'ai du les refaire X( ) puisque je ne sais pas les étoiles sont prises en compte par le site.
Maintenant, il est temps (oui, je fais toujours des rîmes nulles XD) pour :
Les réponses aux reviews~
Statice-Law :
Déjà, merci de poster tes adorables reviews à tous les coups X3 c'est trop chou et je ne déposerai pas plainte pour harcèlement alors tu peux continuer, ça me fait plaisir~ *cœurs*
Bon, Allister(-tor, c'est pas grave, on comprend de qui on parle~) est à peine présent... Je sais pas en fait, cette année n'est peut être pas vraiment faite pour lui alors je tâcherai de le rendre plus présent l'année prochaine~
Thuthur ne souffre pas beaucoup là, mais ne t'en fait pas : j'ai mes petits projets pour lui à venir... (Mouhahaha!) mais c'est enfin l'heure des révélations *musique dramatique* du coup désolée de ce nouveau retard, j'espère que ça ne va pas devenir une habitude. (Comment ça, c'est déjà bien parti ?!)
Comme précisé précédemment, je vais taper d'arrache-pied pour finir le prochain chapitre vite !
Soren 68 :
Du retard, toi ? Non mais *regarde la date de la précédente mise à jour* je ne vais rien dire. Genre, je me tais. Carrément.
Merci, c'était plus difficile à sortir mais c'est passé (je parle bien du chapitre parce là... XD)
J'ai pas trop eu/pris le temps de lire/écrire récemment non plus - en voilà même la preuve donc je te comprends ;)
Mais c'est bien les cosplays - je n'en ai jamais fait de ma vie mais ça doit être super cool~
Voilà ! Et plutôt que de m'attarder ici, je retourne vite bosser~
KISS KISS,
-MDH
