Les personnages ne m'appartiennent pas je me contente d'arranger à ma manière ^o^ sauf pour Neith, Ororra et Liana
Résumé des chapitres précédents :Neith est malade, les soigneurs ne savent que faire pour la délivrée.
En italique les pensées du personnage.
Pour te protéger
Souvenir 3
Robin :
«La barque de la nuit est dans la joie, la barque du jour est en jubilation, quand elles viennent à toi Dragon Sacré, ton équipage est content, car ta lumière a renversé tes ennemis, la marche du Déchu a été enrayée pour toi. Tu es parfaite en tant que Naga chaque jour, t'étant levée tu te couches en paix dans la retraite de l'horizon occidental. Grand est ton amour pour les habitants d'Ylisse, tu brilles sur ceux qui s'y trouvent et sur tout ce qui demeure à l'horizon. Ô glorieux soldats, saisissez vos armes, renversez l'ennemi de Naga, écartez le Déchu de la Sainte lignée. »* (voir tout en bas)
Cette litanie s'élevait dans chaque villages sous la protection de la Sainte Lignée, représentée sous les traits de la sublime Emmeryne. C'était l'effervescence dans le village où je vivais (un peu à l'écart, au cas où disait ma mère) car elle allait venir saluer son peuple. Notre petit village se trouvait un peu éloigné de la capitale, c'est pour ça qu'un troupeau de soldats avait été déployés pour inspecter les alentours avant son arrivée. Le bourg au paravent si terne et basique, c'était métamorphosé en un clin d'œil, les rues étaient propres, les balcons et fenêtres fleuris, l'eau de la fontaine avait retrouvé sa couleur claire, des guirlandes ornaient les façades des maisons, chaque magasins retrouvaient une nouvelle jeunesse. Même si cette mascarade me faisait beaucoup rire, j'appréciais de voir comment de simples couleurs pouvaient changer les choses. Même si je faisais partie de la Lignée Maudite, je voulais voir au moins une fois dans ma vie l'incarnation du Bien dans ce monde. La rue principale était remplie de monde, j'ai dû jouer des coudes pour me trouver une place d'où je pouvais voir sans être vue. Une peur irrationnelle que l'on me remarque, je vérifiais une énième fois que mon bandage sur ma main droite tenait bien. Soudain la foule s'agitait, des cris de joies furent poussés, des applaudissements retentirent, je tapais dans mes mains à mon tour, quand je l'aperçue, elle était vraiment belle et gracieuse, levant sa main pour saluer les pauvres gens. Sur chacun de ses côté se tenait une jeune fille aussi blonde qu'elle, elle portait une robe jaune avec des volants blancs elle souriait de toutes ses dents, un homme brun, très sérieux, bien battit, portant une armure bleue très clair et un jeune homme, le temps me semblais s'arrêter en le voyant, il devait avoir mon age, grand, les cheveux bleus épais coiffés en pointe, il était tout de bleu vêtu sauf sa jambe de pantalon gauche et sa cape qui était blanche, son bras droit qui était découvert, laissant apparaître la marque de la Sainte Lignée. Je n'entendais plus les cris de la foule, il n'y avait plus que lui qui comptait, il continua son chemin suivant les jeunes femmes pour saluer les gens regroupés. Beaucoup me bousculèrent pour continuer à suivre le parcours du prestigieux cortège, j'arrangeais la cape marron qui me couvrait les épaules, un peu perdu dans mes pensées, je lissais mon ensemble écru aux coutures noires. Je tournais la tête pour voir que beaucoup de gens jubilaient de cette rencontre avec la Sainte Reine, je me détournais et marchais vers ma maison.
« Les descendants de la Sainte Lignée dégage une telle lumière, c'est incroyable ! Je jetais un cou d'œil dans la vitrine d'un magasin. J'observais mes cheveux argents, héritage du blanc de ma mère et du charbon de mon père, ma petite stature, pas vraiment celle d'une guerrière. Tout le contraire de moi, descendante de la Lignée Maudite. Je retirais les bandelettes qui recouvraient ma marque, ces six yeux violets me narguaient, je passais ma main gauche dessus. Comment veux tu que quelqu'un comme moi les intéresse, sauf bien sûr en guise de monnaie d'échange pour faire cesser les tentions entre les deux pays. Mais je doutais que mon père se limite à arrêter la guerre, il tenterait de faire renaître Grima. Je râlais, marchant plus vite pour rentrer chez moi. Je sortais alors mes manuels de stratégie, et commençais ma lecture et mon griffonnage, je posais mon coude sur la table et ma tête sur le poing. Alors que j' écrivais, sans grande conviction, sur ma feuille jaunissante, je repensais à ce jeune prince marchant dignement au côté de la Sainte Reine. Dis maman, tu crois que dans une autre vie, ces deux Lignées que tout oppose aurait pu coopérer dans l'espoir de créer un futur meilleur et de faire table rase de ce passé sanglant qui souille notre monde ? Je soupirais en espérant une réponse, mais elle n'arrivait pas. Ma mère y croyait, j'en étais sûre, il suffisait de lire se qu'elle m'avait écrit dans son livre pour le comprendre. Mais, hélas, c'était impossible, du moins t'en que Père avait dans la tête l'idée de me récupérer pour faire renaître son Dragon. Je posais ma plume, perdue dans la contemplation de ses yeux violets qui se moquaient de mes idées impossibles à réaliser. Je me souvenais qu'une fois, une jeune fille avec qui je jouais étant plus jeune, m'avais demandé se que cette marque signifiait et pourquoi elle ne partait pas. Je n'ai jamais su quoi lui répondre, et je n'ai pas pu le faire, j'ai dû poser la même question une bonne dizaines de fois à maman, elle me répondait par un sourire et changeait de sujet très vite. Se n'est que peut de temps avant sa mort qu'elle a enfin consentie à me l'expliquer, et bien sûr je ne l'ai pas très bien pris. C'est vrai comment vous aurez réagis si vous avez appris dans la même journée que votre mère était mourante, que vous êtes la réincarnation d'un dragon qui rêve de détruire le monde et que votre père n'a qu'un seul souhait c'est de vous récupérer pour accomplir la sombre destinée de sa famille. Je soupirais en posant ma tête sur mes avant bras. Je repensais à ma camarade de jeu qui me réconfortait dans ce genre de moment.
« -Qu'est ce qui ne va pas Robin ?
-Je pense à mon papa que je ne connais pas.
-Tu sais, je ne connais pas le mien non plus, je ne suis pas triste pour autant.
-Oui mais ta maman t'en parles à toi, elle t'as dit qu'il était mort pendant la guerre, moi elle veut même pas me dire comment il s'appelle.
-Ça n'a aucune importance, vient on va se promener dans la forêt.
Je ne bougeais pas tout de suite, elle insistait en tapant du pied, je finis par la suivre quand elle me menaça de retenir « indéfiniment » sa respiration si je ne bougeais pas. Nous jouions avec les arbres, faisions une collections de feuilles mortes, des couronnes de fleurs. Elle voulu jouer à cache-cache, se fut elle qui commença. Elle mit un petit moment avant de me trouver, puis se fus à mon tour, je la trouvais sans trop de problème, assise cacher derrière un gros rocher moussu. Mais elle ne se leva pas tout de suite, elle pâlissait à vu d'œil, pointant d'un doigt tremblant quelque chose dans mon dos. Je me retournais très lentement et aperçus un loup gris se tenant à quelques mètres de nous. Il avait les crocs à l'air, la langue pendante grognant pour nous intimider, il tournait pour voir de quel côté attaquer. Je tendis la main gauche devant mon amie, la coinçant contre le rocher, pour la protéger. Mais il fallait que je trouve autre chose pour tenir cette bête à distance, je vis une pierre assez grosse au sol, très lentement je la ramassais, le loup fit quelque bond vers nous et je lançais la pierre de toute mes forces. Elle atterrie avec un grand bruit sur le tête du loup, nous sortîmes en courant du bois, ma camarade se jeta dans les jambes de sa mère en pleurant. Un vieillard demanda se qu'il s'était passé, je m'empressais de lui raconter, il alla donc dans les forets et ramena le corps inanimé du loup blessé à la tête.
-Je lui ai fais très mal ? Demandai je d'une petite voie
-Un peu ma p'tiote, tu n'as pas fais que l'assommé, tu l'as tué. Depuis le temps qu'il tuait nos moutons celui là.
Je vis alors ma mère arrivée en courant, demandant se qu'il s'était passé. La maman de mon amie et le vieux me félicitait, bientôt tout le village était au courant.
-Se que j'ai fais n'est pas bien, hein maman ?
-Tu n'as fais que te défendre ma chérie, c'est normal. Viens, j'aimerai voire quelque chose.
Nous rentrâmes chez nous, elle fouilla dans ses livres, elle sorti un gros grimoire à la couverture jaune avec un éclair en relief dessus et me le donna. Nous sommes ressorties et elle me plaça devant le piquet de notre clôture. Elle m'expliqua comment lire et prononcer les formules écrites dedans et m'encouragea à atteindre le piquet. Je tendis la main et criais.
-Éclair !
De l'énergie s'échappant du livre passant dans mon corps et remonta jusque dans mon bras où se forma une boule d'électricité, elle fini sa course sur le bout de bois. J'observais ma main, surprise par cette sensation, je me retournais vers ma mère qui me dit, tout sourire.
-Tu ressemble tellement à ton père ! »
Je sentais quelque chose couler sur ma joue, se qui me fis relever la tête, j'essuyais le petit filet de bave qui avait osé me réveiller dans mon rêve-souvenir. Je m'étirais et me levais pour me faire un petit quelque chose à manger.
*Texte original : prière pour le renouveau solaire extrait du Livre pour Sortir le Jour plus connu sous le nom (blasphémateur je trouve) du Livre des Morts wiki/Livre_des_morts_des_Anciens_%C3%89gyptiens
« La barque de la nuit est dans la joie, la barque du jour est en jubilation, quand elles viennent à toi (...) ton équipage est content, car l'uréus a renversé tes ennemis, la marche d'Apophis a été enrayée pour toi. Tu es parfait en tant que Rê chaque jour. Ta mère Nout t'embrasse, quand tu te couches bellement, le cœur épanoui, dans l'horizon de Manou. Les morts vénérables sont dans la jubilation, quand tu brilles là-bas pour le grand dieu, Osiris, régent de l'éternité. »
« T'étant levé tu te couches en paix dans la retraite de l'horizon occidental. (...) grand est ton amour pour les habitants de la Douat tu brilles sur ceux qui s'y trouvent et sur tout ce qui demeure à l'horizon, (...) Ô ces dieux de l'Occident, (...) saisissez vos armes, renversez l'ennemi de Rê, écartez le Ténébreux d'Osiris. »Youpi le chapitre 11 est arrivé !
Comme d'habitude je me suis bien amusée à le taper celui là ^^, j'espère qu'il vous plaira !
N'hésitez pas à me laisser une petite revew ça fais plaisir !
Muxus !
