La lettre : un nouveau monde à découvrir.
Désolé pour l'attente mais je relis la saga entre mes devoirs, donc mes publications seront moins rapides. Cela fait plus de dix ans que je ne m'étais plus penchée sur les livres alors j'en oublie la majeure partie des détails …. Et manquer de détails serait le comble pour un vampire XD
Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser des reviews ….
Severus Snape se leva du sommeil du juste et prit une douche rapide avant d'entrer dans son salon, vêtu de son éternelle robe noire qu'il faisait virevolter autour de lui, lui valant son surnom de Chauve-souris des cachots. Après s'être servi un excellent café, il s'installa dans son fauteuil en face de la cheminée. Il en raviva le feu, ramenant ainsi ses quartiers à une température agréable. Son regard se posa sur le Journal de Harry Potter.
Il l'observa quelques instants en sirotant le doux nectar qu'il tenait entre les mains. Puis, rassemblant son courage pas du tout gryffondoresque pour un sou, il prit le calepin à la reliure de cuir sombre et continua sa lecture.
Eté – 30 juillet 1991
Là, je commence à me poser de sérieuses questions ! Il s'est passé plus de choses cette dernière semaine que durant toute l'année entière !
Certes Oncle Vernon a commencé à donner des coups plus forts que d'habitude et a le coup de ceinture ou de canne de plus en plus lourd. En particulier depuis que Dudley a reçu son uniforme et sa canne pour son entrée à Smelting, l'école privée où il s'apprête à entrer.
Je suis ravi d'apprendre que ma scolarité sera complètement dissociée de la sienne. Je pourrais jouer sur le fait que mes notes sont bonnes car je suis dans un établissement où l'enseignement est plus simple qu'à Smelting. Je pourrais enfin montrer que je ne suis pas un moins que rien. Même si leur précieux Dudley sera toujours « meilleur » que moi ….
Mais les choses ont vraiment commencé à devenir étranges en début de semaine. Alors que je prenais le courrier comme d'habitude, je ne m'attendais pas du tout à recevoir une lettre. Je n'en reçois jamais. Qui m'écrirait après tout ? Grâce aux « délicates attentions » de mon très cher cousin, je n'ai pas d'ami. Urahara est plutôt du genre à me faire signaler sa présence par un petit pique de sa pression spirituelle ou à venir me voir directement sous sa forme spirituelle. Et aucune de mes connaissances de l'autre monde ne pourrait me contacter ici. Je ne sais même pas si elles sont toujours en vie d'ailleurs … Elles doivent être pour la plupart décédées.
Alors d'où venait cette lettre ? Une enveloppe de parchemin, relativement épaisse, avec une écriture lisible, claire, à l'encre verte et un sceau à la cire représentant un blason avec un grand H en plein milieu entouré de 4 animaux (un lion, un aigle, un blaireau et un serpent). Elle m'était clairement adressée et était plus que précise pour mon adresse. Aller jusqu'à mentionner mon refuge sous l'escalier. La personne qui voulait me contacter doit probablement espionner la maison pour savoir que je dors dans le placard.
Je n'ai hélas pas pu ouvrir la lettre. J'ai à peine pu la décacheter. Mon oncle et ma tante me l'ont arrachée et nous ont jeté Dudley et moi dehors. Eux aussi pensaient qu'on était espionnés. Bien que l'idée que quelqu'un découvre que je vive dans un placard – lieu tout à fait inapproprié pour la chambre d'un enfant selon moi –, m'indifférait totalement, le principe même d'être espionné, lui, me faisait froid dans le dos.
C'est là qu'Oncle Vernon a commencé à se comporter bizarrement. Il est venu pour la première fois dans mon placard pour discuter avec moi, il m'a donné la seconde chambre de Dudley au grand dam de ce dernier, il a été plus calme sur les « punitions », ne faisant que de simples remontrances, mais ne me touchant plus – au moins là, il y a du progrès pour moi. Mais je n'ai pas récupéré ma lettre. Une erreur qu'il a dit. Oui et moi je vais me marier avec la Reine Rouge !
Les jours qui ont suivi ont été durs car à chaque fois des lettres m'étant adressé sont arrivées dans notre boîte. A chaque fois, elles étaient plus nombreuses. Vingt-quatre d'entre elles sont même arrivées par la boîte d'œufs et en sortaient littéralement de la coquille ! Magnifique ! Je ne sais quelle genre de tour de magie est cela mais il était magnifique. Dimanche, « jour du Seigneur », et jour où le facteur ne passe pas, Oncle Vernon rayonnait pensant être débarrassé en ce jour de la « maudite » poste qui voulait absolument que le « monstre » reçoive sa lettre. Une bonne quarantaine de lettres sont sorties de la cheminée. Bon, le tour ne vaut pas celui des œufs mais l'idée reste originale.
Mon oncle nous a fait rapidement empaqueter nos affaires et nous avons roulés longtemps, les lettres semblant toujours nous suivre – l'hôtel où nous étions pour la nuit en a reçu près d'une centaine apparemment – et nous sommes maintenant dans une maison délabrée au milieu de nulle part, sur un rocher en plein milieu de la mer. Pour couronner le tout, nous sommes en pleine tempête ! La maison n'est qu'un simple deux pièces : Oncle Vernon et Tante Pétunia ont pris le lit dans la chambre, Dudley a le canapé. Ils ont tous les trois une bonne couverture, me laissant un morceau de tissu tout rapiécé pour me couvrir et le sol comme couche. Dans une maison pleine de courant d'air, d'autant plus fort à cause de la tempête ! Et ceci la veille de mon anniversaire !
Dans dix minutes, il sera minuit et j'aurai onze ans. Encore 7 ans avant d'être libéré des Dursley et de leur joug, et si j'en crois les événements de cette semaine et le comportement de mon oncle, de leur folie.
Snape était étonné. Lui qui pensait à l'époque, à tort, qu'Harry se pensait trop bien, trop supérieur, trop important pour répondre à la lettre de Poudlard. Il le pensait déjà arrogant, tout comme son damné père. Il n'avait jamais pu l'ouvrir. Il le pensait aussi bien traité, choyé par sa famille, apparemment son oncle le battait avec la ceinture et la canne et cela empirait apparemment.
La culpabilité naissait dans le cœur de l'homme en noir, plus que jamais. Il savait déjà maintenant que le garçon n'était pas son père et qu'il ne le serait jamais. Mais il n'avait pas encore franchi les portes de Poudlard, n'avait même pas encore connaissance du monde magique, qu'il avait déjà traversé tant d'épreuves. Le Maître des Potions s'en voulait pour son comportement basé sur l'ignorance et son aveuglement le plus total.
Il observa les quelques croquis que son serpent avait dessinés : l'enveloppe de Poudlard, la boîte d'œufs avec deux cassés et les enveloppes qui en ressortaient, et la cheminée crachant un torrent de ces mêmes enveloppes dans le salon de ce qu'il supposa être celui des Dursley.
Eté – 31 juillet 1991
Je n'arrive pas à dormir. Trop d'informations en un coup !
Un homme – non, un géant – est rentré dans ce taudis où ma famille s'est « réfugiée » en fracassant la porte. Vêtu d'un grand manteau de fourrure, une chevelure et une barbe hirsutes d'un noir corbeau, et des yeux noirs brillants. Les Dursley étaient terrifiés. Magnifique à voir !
Au début, j'étais méfiant. N'importe qui le serait face à un inconnu qui rentre par effraction. En particulier avec un tel vacarme ! Même la tempête n'a pas pu le couvrir ! J'étais tendu, prêt à me battre – enfin, le laisser s'occuper suffisamment des Dursley avant d'intervenir. Puis j'ai croisé son regard. Aucune malveillance. Son aura était pure. Ce n'était pas un ennemi. Alors je me suis quelque peu détendu mais restais toujours sur mes gardes ! L'habit ne fait pas le moine ….
L'homme est venu pour moi. Rubeus Hagrid. Il me connaissait, m'avait déjà vu quand j'étais bébé, il connaissait mes parents. Il était ravi de me revoir. La joie qui brillait dans ses yeux me réchauffait le cœur. Enfin quelqu'un qui était content que j'existe ! Il m'a même apporté un gâteau pour mon anniversaire ! Cela change des cadeaux stupides des Dursley : un cintre, des produits de nettoyages ou des anciennes loques, ou encore les anciens vêtements de Dudley. Et il était bon ! Je n'ai jamais vraiment été enthousiaste face au sucre dans mon ancienne vie. Tout ce qui était pâtisserie ne m'intéressait pas. Enfin une ou deux de temps en temps. Mais après plus de quatre ans, que cela faisait du bien de sentir le sucre sur mon palais alors que je me délectais de ma part de gâteau en compagnie de Hagrid. Je n'ai intentionnellement rien laissé aux Dursley. Je ne pense pas qu'ils en auraient pris de toute façon. Oncle Vernon était rouge de colère et Tante Pétunia empêchait Dudley de venir manger en notre compagnie. Pourtant, je sais qu'il meurt de faim. Peut-être que je convaincrais Hagrid de laisser quelque chose pour lui avant de partir. Pas sûr. Il a déjà tellement de réserves ….
Oui, Hagrid va m'emmener en ville pour quelques courses. Nous avons parlé longuement. Il est un peu rustre dans sa façon de s'exprimer mais est d'une agréable compagnie. Apparemment, je serais un sorcier. Pourquoi pas ? Je n'ai qu'à l'ajouter à ma liste. « Sir Harry. Enfant Renégat. Chimère. Vampire. Vizard. Ex-Dragonnier. Ex-Lieutenant du Seigneur Ecarlate. Grand guerrier et stratège. Sorcier en devenir. »
Ma famille n'a pas semblé contente à cette nouvelle. Tout le contraire même. Elle savait et m'a menti durant toutes ces années.
Maintenant la vérité : je suis Harry James Potter, fils de Lily et James Potter, grands sorciers appréciés qui se sont battus lors de la première guerre contre le mage noir Lord Voldemort – Hagrid a eu beaucoup de mal à dire son nom, je suppose qu'il a du être un terrible ennemi. Ils se sont sacrifiés pour me sauver la vie. Ils ont été tués par ce mage noir alors que je n'avais qu'un an et ce dernier est mort, ou a disparu, en essayant de me tuer également. La cicatrice sur mon front serait la marque du maléfice qu'il m'a lancé en cette tragique nuit d'Halloween. Et apparemment je serais très célèbre dans le monde sorcier.
Tellement différent du : « Tes parents ivrognes sont morts dans un accident de voiture ! »
J'ai enfin reçu ma lettre ! Cette fois-ci, elle m'était adressée avec autant de précision que les précédentes mais indiquant cette fois-ci : le sol, la maison sur le rocher. Quelle précision ! Les gars, il serait peut-être temps de se rendre compte qu'il n'y a pas un comportement normal … Le placard sous l'escalier, le sol …. Est-ce des endroits normaux où des enfants devraient dormir ?
Enfin, la lettre m'a informé de mon inscription à l'école de sorcellerie Poudlard, dirigée par un certain Albus Dumbledore. Un homme qui a beaucoup de mérite en ce monde si j'en crois ses titres. J'ai hâte de le rencontrer. La lettre donnait également une liste de fournitures à avoir pour l'année.
J'ai hâte d'être à demain. Hagrid dort dans le canapé. Il m'a passé son manteau pour que je sois plus confortable installé et, surtout, au chaud sur le sol. Dudley a rejoint ses parents dans la chambre, effrayé. Je pense que la queue en tire-bouchon doit y être pour quelque chose. Oncle Vernon a insulté et dépassé les limites de la patience du géant que ce dernier a sorti son parapluie et a vociféré et lancé un sort, je suppose, à Dudley. Le pauvre ! En fait, son cas m'indiffère. Il apprendra peut-être l'humilité …. Enfin, j'espère.
Mes pensées font tellement de bruits que je n'arrive pas à me concentrer. Mon impatience n'aide pas non plus. Dormir m'étant impossible pour cette nuit, je vais méditer et calmer ce torrent de pensées en attendant qu'Hagrid se réveille et me conduise entre les rues de Londres.
Une journée libérée des Dursley sera un excellent cadeau d'anniversaire !
Severus, dans sa lecture, se sentit fier de son serpent. Il était prêt à se battre face à la menace inconnue, sur ses gardes mais pas fougueux. Courageux comme un Gryffondor certes, mais intelligent, calculateur et réfléchi comme un Serpentard ! Peut-être même un peu vicieux aussi. Il sourit à l'idée de penser ce lourdaud de Hagrid foncer sur les Dursley pour les massacrer et Potter arriver en grand héros pour les sauver et réclamer leur reconnaissance. Tellement Serpentard !
Mais il sentit encore une fois cette colère alors qu'il lisait encore que l'enfant n'avait jamais mieux été traité que comme un Elfe de maison. Et qu'en plus, il ne savait rien de son identité. Il ne savait pas la vérité !
**Très bien ! Tuney, tu ne payes rien pour attendre !**
