Hey ! Et oui je suis toujours vivante ! Je crois que c'est ma plus longue absence et je tiens à m'excuser deux fois plus que d'habitude !
Je n'ai pas eu une seconde pour écrire, soit à cause des cours, des exams voire aussi ma vie perso. Et le pire, ordinateur qui m'a lâché et problèmes par la suite ! Mais tranquille je m'en suis racheté un nouveau et c'est bien maintenant. Je suis désolé encore.
Mais bon, je n'abandonnerais pas cette fic, donc vous pouvez être sur que je la finirais, quitte à mettre 15 ans dessus xD .
Bref, je vais rien dire d'autres à part que j'espère que ce chapitre vous plaira fortement ! J'ai adoré l'écrire !
Il était cinq heures du matin. Et malgré tout ses efforts, Aomine Daiki ne trouvait pas le sommeil. Il était allongé sur le dos et il fixait le plafond. Plafond noir, comme sa vie actuelle. Complètement sombre, horrible, remplie de stress, d'effroi et de peur. Surtout de peur.
Puis, pour une fois, il se mit à essayer de réfléchir tout de même un peu. Pour quelles raisons est ce que Haizaki et Hanamiya l'ont bloqué dans la ruelle ? Pourquoi l'ont-il drogué, frappé, violé, torturé ? Pourquoi du jour au lendemain aussi ? Et pourquoi ils ne se sont jamais justifiés ? Limite il aurait préféré qu'ils lâchent une excuse de merde comme "c'est parce que tu m'as battu aux playoffs de l'inter-lycée". Limite il aurait aimé entendre une vieille excuse de ce genre. Plutôt que rien. Ça le dérangeait d'autant plus. Et puis pourquoi à lui ? Qu'avait-il fait à part être doué dans le sport qu'il chérissait ? Qu'avait-il fait à part peut-être prendre certaines personnes de haut dans le domaine du basket ? Il respectait tout le monde, même si parfois il pouvait être désagréable et même avoir des sautes d'humeurs qui puisse agacé tout son entourage, il ne se rappelait pas avoir commis un quelconque acte qui appellerait à une telle violence. Et puis, comme si son agression ne suffisait pas, à présent il avait également sur le dos le problème d'Hanamiya. Son corps avait disparu. Corps qu'il avait lui même tué. Corps qui pourrait l'envoyer en taule pendant un sacré bout de temps si c'est pas à vie. Qui donc a pu trouver le corps du jeune homme décédé et qui l'aurait de ce fait emmener avant même que les hommes d'Akashi arrivent ? Sachant que ces derniers étaient vraiment les plus rapides pour se débarrasser d'histoires tels quels. C'étaient des professionnelles. Et puis, une question restait au fond de lui, même si il trouvait sa limite bizarre. Mais est-ce qu'il y aurait quelqu'un derrière tout ça ? Qui aurait fait ces plans ? Qui aurait engager ses violeurs et fait tout le reste ? Est-ce qu'il y aurait une troisième personne, dans l'ombre, qui dirigerait tout ses malheurs ? Et puis qui est ce que ça serait ?
Plongé dans ses réflexions, les paupières d'Aomine devinrent de plus en plus lourdes et bientôt, il se retrouva au pays des rêves, ou au pays des cauchemars.
Aomine eut une sensation bizarre. Limite de déjà-vu. Il se trouvait dans un parc, complètement désert. Le parc qui se trouvait près du lycée Seirin et dont il avait déjà pas mal fréquenter à une période. Il n'y avait aucun bruit. Aucun son de balle qui rebondit, aucun enfant qui cri et rit, aucun parent se baladant avec leurs enfants, aucune personne âgée assise sur un banc à admirer la jeunesse, aucun ado, rien. C'était vide, dénué de vie. Il était seul et pourtant il ressentait la présence d'une personne, bizarrement familière.
Soudain, à quelques mètres de lui, une forme humaine et de plus en plus familière s'avança vers lui. Petit à petit, il reconnut la personne. C'était une jeune femme d'une vingtaine d'années à peine, ayant une longue chevelure bleu marine tombant en cascade jusqu'au bas de ses reins. Elle avait un visage fin et assez basanée, bien que légèrement plus claire que le teint de Daiki. Elle avait aussi des grands yeux plutôt en amande, du même bleu que celui de Daiki également. Elle était assez grande de taille, dans le genre 1m70 et ses formes étaient également très généreuses. On constatait un bon bonnet rivalisant sans peine avec celui de Momoi et une paire de hanche à en faire crever de jalousie certaines. Sans oublier la taille plutôt fine, qui faisait davantage ressortir ses atouts. Mais bizarrement, Aomine, en la voyant, ne réagit pas comme il pouvait réagir autrefois devant sa Mai-chan, qui, même elle, pouvait aller se rhabiller à côté de la sublime jeune femme du nom de Aya Aomine. Beh oui, le jeune homme n'allait tout de même pas baver en voyant sa sœur, nous ne faisons tout de même pas dans linceste.
Bref, ce qui étonna tout de même le jeune homme, c'était son absence d'émotion personnel. Il ne savait pas si il devait être heureux ou triste de la voir. Si il devait pleurer ou rire. C'était presque si il se demandait comment se comporter avec elle tellement il ne l'avait plus vu depuis des années. Des années et des années. Tellement de temps, qu'il avait arrêté de compter les années passées sans sa sœur, les mois passés sans elle, les jours, les minutes, les secondes voire même les milli-secondes. Depuis sa mort, c'était la première fois qu'il la revoyait. Même quand il avait failli la rejoindre il n'avait eu le droit qu'à une malheureuse lettre de sa part, même pas de discussion directe, face à face. Et voilà qu'elle venait maintenant. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Allait-elle lui dire une chose horrible, lui annoncer une terrible nouvelle voire est-ce qu'elle allait lui annoncer qu'il était mort à son tour ? Bien qu'il en doutait vu le doux sourire qu'elle lui offrait.
-Ane ? dit Daiki, d'une voix innocente, mêlée à de la tristesse et de la joie. Partagé entre le fait d'être heureux de revoir sa grande-sœur adorée et triste de savoir d'avance que ce ne serait qu'éphémère.
-Daiki, tu m'as tellement manquer p'tit-frère, sourit-elle tendrement. T'as vachement grandit, t'es devenu un bel homme, désolé de ne pas avoir pu voir tout sa bien avant !
-Pourquoi ? Pourquoi tu viens me voir que maintenant ?
Il voulut s'approcher mais elle recula.
-N'avance pas Daiki, on ne peut pas se toucher.
-Pourquoi ? fit-il d'une moue triste et dégoûté.
-C'est interdit. On ne peut que se parler.
-Dans ce cas, dit moi pourquoi tu viens que maintenant, si l'on peut se voir pourquoi n'être pas venu avant ?!
-Parce que je ne pouvais pas ! s'écria Aya. Tu vivais une jolie petite vie, plutôt paisible. Il a fallu ta foutue agression pour que je puisse te voir. Parce que de là où je suis, je vois tout. Mais malheureusement je ne peux pas te dire grand chose, je n'en ais pas le droit. Je peux juste te prévenir, te mettre en garde contre certaines choses. Réfléchis-y bien.
-Dit.
-Les pires personnes, celles qui te veulent le plus de mal, sont souvent celles à qui tu es le plus proche. Ce n'est pas obligé que ce soit quelqu'un d'horrible ou de méchant qui te veuille du mal. Parfois c'est même la personne qui sera le plus proche de toi, celle qui essayera au plus de te protéger, celle dont tu te méfieras pas, qui te poignarderas.
-Tu vises quelqu'un ?
-Evidemment, p'tit-frère.
-C'est qui ?
-Çà, j'ai malheureusement pas le droit de te le dire. Mais songes-y. Sa pourrait t'éclaircir. Aussi, oublie pas, que quoi qu'il arrive, même si le monde entier s'allie contre toi, même dans un autre monde, je serais toujours à tes côtés. Je t'aimerais toujours, quoi qu'il arrive. Je sais déjà, grâce à toi, que rien ne vaut un frère, et encore moins l'amour. L'amour c'est beau parfois mais c'est moche tout le temps. Fait attention.
-Ane, commença à chouiner Aomine comme un bébé, s'approchant de plus en plus de la jeune femme jusqu'à arriver tout près d'elle.
-Arrête Daiki. Si tu fais sa, je devrais partir.
Il ne l'écouta pas et l'enlaça de toutes ses forces. Il respira son parfum. Il la serra dans ses bras jusqu'à qu'elle disparaisse petit à petit. Jusqu'à que son corps s'éparpille dans le ciel comme des cendres. Elle lui avait tellement manquée.
Aomine se réveilla doucement. Les yeux mouillés mais le sourire aux lèvres. Il se rappelait de son rêve comme si ça avait été complètement réel. En se réveillant, il prit une grande décision. Il allait trouver celui qui était en dessous de tout sa et découvrir de qui parlait sa sœur. Et pour ça, il allait agir seul, ou à la limite avec Kise, qu'il savait tout de même des fois assez utile et aussi pour la raison qu'est que le blond était déjà au courant pour l'histoire de Hanamiya, donc il n'aurait pas à craindre une quelconque nouvelle réaction qui le mettrait mal à l'aise. Et bien qu'il puisse adorer Kuroko et Momoi, ces deux là ne savaient malheureusement pas tenir leurs langues. Pas même Kuroko, qui, dans un élan de franchise, balancerait tout au premier venu, qui serait généralement un certain Taiga Kagami, la pire pioche qu'il puisse faire de plus. Et puis Momoi c'était connue qu'il fallait rarement l'embarquer dans des secrets, surtout aussi grave que celui-ci. Cette folle serait capable de twitter: "En route pour découvrir l'enflure qui a fait du mal à Dai-chan" et j'en passe. Donc non, mauvaise idée, la rose. Et puis Taiga, c'était hors de question dans la mesure où il le surprotégeait trop. Il ne le laisserait rien faire. Du tout.
Et d'un autre côté, il ne voulait rien leur dire car il était persuadé que la personne dont sa sœur parlait était l'un d'eux trois. C'était les trois personnes avec qui il était le plus proche. A qui il faisait le plus confiance et c'était également eux, qui depuis longtemps et d'autant plus depuis l'agression du bleu, qui le protégeait et couvait le plus. Ça ne pouvait être quelqu'un d'autre. C'était soit sa meilleure-amie, soit son meilleur-ami, soit son petit-ami. Et le fait de savoir cela, lui déchira davantage le cœur.
Essayant de mettre ses sentiments de côté, il se leva et rejoignit les autres dans le salon. Ils étaient déjà tous éveillés, bien qu'ils aient pour certain, notamment Kise, une vraie tête dans le cul. Kagami, en passant devant le bleu l'embrassa en souriant. Mais le basané, malgré son sourire sur le visage, avait un blocage en lui-même voire même du dégoût du fait que son Taiga puisse être un traître en gros. Qu'il puisse surtout être quelqu'un qui voulait sa mort. Et le pire c'était qu'en regardant Kuroko et Momoi il ressentait la même chose, tandis qu'il était limite plus heureux de voir le blond le plus casse-pied qu'il ait pu connaitre de toute sa vie prénommé Kise Ryota.
Du coup, sachant qu'il ne pourrait peut-être pas tenir plus longtemps, il dit aux autres qu'il allait prendre une douche et s'enferma à clefs dans la salle de bain. Il se posta devant le grand miroir se trouvant derrière la porte. Il se dévêtit en quatrième vitesse et se regarda longuement. Soudainement, des larmes silencieuses roulèrent sur ses joues, le faisant sursauter. Il ne les avait même pas remarquer, il ne les avaient même pas sentis. Il ne les avait même pas invité.
-T'es minable Daiki. C'est ça l'As de la génération miracle ? Bah putain. L'As des pleureuses plutôt. L'As des cons. L'As des putes même, bah ouais tu te fais sauter même dans les petites ruelles sombres et dégueulasses. As des clochards. As de merde. Peur de merde. T'es qui ? Pourquoi tu t'es incrustée en moi ? Pourquoi tu pars pas ?
Il tomba à genoux et se cogna silencieusement mais brutalement la tête au sol. Tellement silencieusement malgré la brutalité que ses amis n'entendirent rien du tout. Ses larmes se multiplièrent mais il n'en avait que faire. Il ne pensait plus qu'à une seule chose durant l'instant présent: sa sœur. Elle lui manquait déjà et tellement.
-Bon, bah on s'en va nous. On sera là pour le dîner j'pense ! dit Momoi en sortant avec Kuroko, tout deux main dans la main.
-On fait quoi Satsuki ?
-Je sais pas. Tu voudrais faire quoi ?
-Aucune idée. Tient, on pourrait aller au cinéma, à ce qu'il parait y'aurait un nouveau film super sympas qui serait sortit.
-Allons-y, conclut-il.
En marchant, ils ne parlèrent pas. Venant de Kuroko c'était naturel, mais que Momoi ferme son clapet, sa ça relevait limite du miracle. Donc ce fut naturellement que le turquoise suspecta la rose de lui cacher quelque chose. Il lui jeta de petits regards discrets en coin et soupira doucement. Il se passait quelque chose avec la jeune fille. Quelque chose de louche, inhabituel et inattendue. Il avait peur qu'elle lui annonce quelque chose de mauvais.
-Bon Kise, t'as compris ?
-Compris quoi Aominecchi ?
-Tu t'fous d'ma gueule ou bien ?
-Bien sur que non, articule ! Peut-être que là je comprendrais mieux ! s'écria Kise complètement paumé. Il allait continuer à se plaindre quand la voix de la raison lui conseilla de se la boucler, fin aussi la main en l'air prête à le baffer à tout moment aussi.
-Je ré-pè-teu u-neu der-ni-èreu fois dans ce cas, dit le basané en articulant bien chaque syllabe .
-C'est bon parle normalement Aominecchi s'il te plait, je suis désolé, j'écouterais mieux cette fois. Dit Kise, répondut par un regard du bleu qui disait "Mouais..."
-Donc, tout d'abord, je vais t'attendre ici, incognito on va dire et toi tu vas rejoindre Murasakibara qui ne va d'ailleurs pas tarder. Tu le rejoins derrière les poubelles là-bas, continua t-il en désignant le lieu du doigt. Un petit coin désert gorgé de déchetterie.
-Et après ?
-Tu lui rends le flingue et tu lui dit de bien fermer sa gueule à se sujet. Et ensuite tu me rejoins et après c'est une surprise.
-Hmm, c'est pas compliqué.
-Bah oui, mais juste soit assez discret et vigilent. On sait jamais si les keufs débarquent.
-T'en fais pas pour ça, je suis beau.
-Crétin oui. C'est quoi le rapport là ?
-Bah j'suis tellement beau que j'pourrais les faire devenir gays et en même temps les mettre complètement dans ma poche. Et hop, plus de problèmes.
-Mais bien sur, soupira le basané en appuyant bien sur la lettre u dans sur et longuement, marquant bien son ironie et sa désespération. Sur tout les crétins du monde il avait fallu qu'il tombe sur le plus con.
-Bon bah j'y vais Aominecchi, je vois Murasakibaracchi qui arrive !
-Tu comptes y aller comme sa ?
-Comment ?
-Avec le flingue dans ta main, normal ? Dit le bleu en appuyant bien sur le o de normal cette fois ci.
-Bah depuis tout à l'heure j'suis comme ça. Et y'a pas de problèmes donc tranquille ! Don't panic ! dit Kise, souriant en lui faisant un clin d'œil.
Aomine ne put se retenir davantage et lui infligea une jolie petite bosse sur le sommet du crâne. Ce qui attisa les larmes du mannequin.
-Aominecchi ! Tu vas anéantir ma carrière de mannequin, chouina le blond. Et d'ailleurs réussir à m'empêcher de gayitisé les flics ! En plus j'ai rien fait de mal !
-Mais mon Dieu s'pas possible ! Ferme-là ! Si on a eu aucun problème depuis tout à l'heure comme tu dis c'est parce qu'on est caché derrière un buisson !
-Ah oui c'est vrai ! Bon bah j'y vais ! dit Kise en dissimulant l'arme dans son pantalon et en se levant pour s'en aller. Et avant qu'il n'entame son premier pas, Aomine l'interpella une dernière fois.
-Et sérieusement Kise... Gayitisé les policiers ? Gayitisé ? Sa se dit ? Non répond même pas, casse toi. Oh là là... Gayitisé qu'il m'a sortit quoi... désespéra le bleu en faisant de gros yeux, alors que Kise rejoignit le géant violet.
Rapidement il se trouva à l'endroit indiqué par le basané avec Murasakibara face à lui.
-Salut Murasakibaracchi !
-Pourquoi c'est pas Mine-chin qui est là mais toi Kise-chin ?
-Merci ça m'fait plaisir de te revoir aussi ! Et pour ta question je sais même pas, j'ai pas pensé à lui demander. Il jeta des coups d'œils aux alentours et voyant le coin désert il sortit l'arme qu'il tendit au violet. Ce dernier le récupéra rapidement et le rangea sur lui.
-Merci, à plus Kise-chin, dit le violet tout en commençant à partir sans cesser de manger les chips qu'il avait depuis son arrivée.
-Attend !
-Hm ? s'arrêta brusquement le géant, de dos au blond en tournant lègèrement sa tête sur le côté.
-Aominecchi m'a dit de te dire de ne surtout rien dire à personne, rien du tout. Même plus à moi.
-Comprit.
Et il s'en alla. Le blond aussi et retrouva Aomine, assis tout près, sur un banc, l'attendant. Le bleu, en le voyant arriver, se leva et se dirigea dans sa direction en faisant un signe pour lui faire comprendre qu'il fasse demi-tour, qu'ils allaient se rendre dans le chemin opposé.
-Bon et c'est quoi notre prochaine destination ?
-Surprise !
-Mais c'est nul les surprises, j'veux savoir ! C'est pour les gamins les surprises !
-C'est aussi les gamins qui disent que c'est nul et qui veulent savoir ce que c'est alors qu'ils sont tout excités en vérité.
-Tout excités ?
-Oui, ça se voit que tu kiffes les surprises, gamin, ricana le basané moqueur.
-Pff, j'fais la gueule alors.
-Vraiment un gamin...
Une demi-heure plus tard, après avoir prit deux bus et marcher un bon quart d'heure, ils arrivèrent devant une petite caravane à l'arrière d'un petit quartier populaire. Une malheureuse petite enseigne disait : "L'avenir par Aoi".
-On est venu où là Aominecchi ?
-Ça se voit pas ?
Kise resta perplexe et secoua la tête négativement.
-Chez une voyante évidemment. De ce qu'on m'a dit, elle est géniale celle-là.
-Ah bon, dit Kise, dubitatif.
-Allez go ! s'élança Aomine.
-T'es sur de toi ?
-Si t'as peur tu peux t'en aller ou rester là si tu veux. Moi j'y vais, dit-il en rentrant, suivie par Kise quand même.
Un petit espace sombre leur fit honneur. Puis d'un coup, des faibles lumières apparurent dans la pièce, leur mettant dans un espace assez glauque, rempli de boules de cristal, de poupées en cire, en porcelaine et des poupées vaudou affreuses. Puis tout au fond, une lumière un peu plus intense apparut à son tour, laissant paraître une vieille femme d'une cinquantaine d'années, assise devant une grosse boule de cristal entreposée au milieu d'une petite table ronde, où face à la vieille dame se trouvait deux chaises de libres. La voyante les invita à prendre place face à elle. Ils s'exécutèrent immédiatement.
-C'est cliché quand même, chuchota le blond à son ami. J'suis sur ça nous servira à rien.
-Ferme-là.
La femme face à eux, contrairement au décors, ressemblait davantage à n'importe quel mémé japonaise qu'on pouvait croiser dans la rue. La seule chose à la rigueur qui pouvait la distinguer des autres serait son bandana rose autour de sa tête et aussi peut-être le maquillage pas mal voyant et pas mal dégueulasse qu'elle portait aussi par la même occasion.
-Qu'est ce qui vous amène les garçons ? Vous voulez connaitre votre avenir ?
-Non. On voudrait éclaircir quelques trucs. Dit Aomine. Hmmm pour commencer vous pourriez dire ce que vous voyez sur moi, juste sur moi, oubliez le gars à côté de moi.
-Merci, fit Kise en détournant la tête, faussement vexé.
-Bien, dit la voyante.
Elle regarda longuement dans sa boule, murmurant quelques trucs et faisant des mouvements bizarres. Son expression était grave.
-Ta vie est triste et sombre en ce moment mon garçon. Il t'est arrivé une expérience traumatisante qui t'ais changé. Beaucoup. Tu prends connaissance d'un nouveau sentiment aussi, si je vois bien, c'est la peur. La peur te ronge mon enfant. Et c'est pas tout ! Elle sursauta légèrement, donnant des frissons aux adolescents. Tu as tué quelqu'un ! Et tu cherches son corps maintenant car il a disparu !
Aomine écarquilla grand les yeux. Il avait espéré qu'elle soit bien et puisse lui léguer peut-être quelques informations et rien que l'entrée en matière avec elle le laissa sans voix. Elle était excellente. Mieux que ce qu'il pouvait espérer.
-Et c'est pas fini, continua la voyante, je vois aussi un esprit veiller sur toi. Un esprit qui t'aurais révéler une chose importante et bouleversante.
Là le basané fut complètement achevé. S'il n'avait pas déjà été assis, il en serait tombé sur le cul. Elle avait tout deviner, tout vu, même l'esprit de sa sœur. C'était dingue. Kise était impressionné également, bouche bée.
-Donc, madame, sa serait possible de voir où se trouve le corps du.. mort ?
-Bien sur. Je le vois en ce moment même. Il se trouve dans une cabane, dans un lieu triste, sombre et abandonné. Dans un cercueil de bois. Le seul problème c'est que je ne sais pas c'est où. Je vois juste une cabane, une grande forêt, un immense lieu abandonné où pourtant une route est toute proche.
-Vous pouvez voir aussi qui l'aurait emmené là-bas ? questionna Kise.
-Hélas, je ne vois pas. Je peux juste te dire mon garçon, dit elle en s'adressant à Aomine, que tu peux totalement avoir confiance aux mots de l'esprit t'ayant parlé. Les anges ne mentent pas, pas toujours et cette ange là ne ment pas. Celui qui l'a déplacé dans ce triste endroit reculé se trouve être une des personne les plus proche de toi. Méfie toi bien, prend garde.
-Vous êtes géniale madame...
Kuroko et Momoi avaient achetés leur place et était même déjà installés dans la salle de cinéma en attendant que le film commence, impatiemment. Kuroko embrassa langoureusement la rose, surprenant cette dernière qui était complètement absorbé par les pop-corns qu'elle engloutissait.
Puis, la jeune femme se mit à pleurer.
-Satsuki ? Qu'est ce que t'as ? paniqua un peu le bleu.
-Je t'aime.
-Moi aussi je t'aime, mais pourquoi tu pleures ?
-Faut que je t'avoue un truc. Si tu me quittes je comprendrais Tetsu.
-Qu'est ce que tu racontes !
-Tu vas me détester !
-Arrête de dire des bêtises, commença à s'énerver le turquoise, surprenant davantage la rose qui n'était pas habitué à que son copain soit aussi expressif.
-Si ! Tu vas me détester !
-Arrête et dit moi ce qui vas pas ! T'as fait quelque chose de mal ?
-Tu vas me détester !
-SATSUKI ! cria Kuroko, faisant tourner la tête des gens dans leur direction. Le film n'allait pas tarder à débuter, ils lui firent signe de se taire.
-Je suis enceinte, dit-elle, larmes aux yeux. Elle courut ensuite en direction de la sortie et quitta la salle de cinéma et même le cinéma en lui-même, se retrouvant devant, en pleurs.
Dans la salle que Momoi avait quitté plus tôt, Kuroko était toujours assis au même endroit. Il avait la même expression surprise qu'il avait quand la rose lui avait annoncé qu'elle était enceinte. Il n'en revenait pas et pensait que ce n'était pas réel. Momoi enceinte ? Lui papa ? Serait-ce possible ? Comment était-ce arriver surtout ? En tout cas lui ne se posait même pas ces questions encore. Il débloquait à peine, petit à petit, du petit blocage qu'il eut sur lui-même suite à la révélation de sa copine. La seule chose qu'il trouva à se dire à lui même fut:
-Hein ?
J'espère que ça vous aura plu, à plus ! :D
SiSsi973: Hey ! Merci pour ta review elle m'a fait énormément plaisir ! Haha alors par où commencer ? Oui, mon précédent chapitre était plus long que les précédents et celui là l'est encore un peu plus ! Je me suis d'ailleurs un peu plus obligé ce coup ci vu que j'ai mis beaucoup de temps à le poster. J'allais pas me pointer comme une fleur, je ne sais combien de mois après avec seulement 900 mots ou un délire du genre, enfin bref ! x) Et oui, je ne voulais pas une ambiance plus sombre et je voulais une gentille dame compréhensive enfin, qui comprenait Mine alors que même sa propre mère ne s'est pas préoccupée plus que ça de son gamin. Haha et ben j'espère que ce chapitre et la suite te plaira tout autant ! Merci encore, à plus ! :D
basket21: Mercii pour ta review ! Oui pour l'arrestation je voulais quand même jouer dans le petit suspens, je sais que certaines personnes pensaient que ce serait pour possession d'arme blanche et paf et bah non ! x) Et oui, surtout les tests même moi j'ai trouver sa gênants x) ! Où là ! Merci imagination de m'éviter mon meurtre xD Et merci à toi en même temps parce que c'est vraiment un beau compliment, je suis flattée haha ! Merci encore pour ta review, à plus ! :D ps: parce que y'a pas de raisons que j'en laisse pas aussi x) . Crée toi un compteeeee ! Merci :D
