- Aujourd'hui, nous allons étudier quelques plantes, annonça la maîtresse.

- La barbe... marmonna Haïhana.

- Je te le fais pas dire, répondit Yôichi sur le même ton.

Ils avaient 7ans et leurs vies n'avaient pas encore été chamboulé par le football américain.

L'école ne les intéressait pas vraiment, ils y allaient par obligation...

Et pour être ensemble.

- J'ai les yeux qui me grattent, fit soudainement la brunette en se frottant le visage.

- Quoi ?

Son acolyte tourna son regard ennuyer par la leçon du jour vers elle.

Ses yeux avaient commencé à gonfler et à rougir.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Yôichi à tout hasard.

- J'en sais rien, répondit Haïhana, un brin d'angoisse dans la voix.

- Ça va aller ? insista t-il.

- Je sais pas...

- Silence au fond ! s'exclama la maîtresse.

Yôichi se leva brusquement.

- Hana ne va pas bien, expliqua t-il.

- Comment ça ? fit la femme en charge de la classe en s'avançant vers eux.

- Regardez par vous même.

Elle se pencha sur le visage de la brunette.

- Ce doit-être une crise d'allergie... C'est la première fois que tu en fais une, Haïhana ? demanda t-elle avec gentillesse.

- De toute évidence, répondit froidement l'intéressée.

Un murmure commençait à s'élever dans la classe.

- Je vais appeler ton père, décréta l'institutrice.

Un peu plus tard, le père d'Haïhana se présenta dans la classe, les autres enfants étaient dans la cour, en récréation.

La brunette attendait son père, assise à son bureau, seule, car Yôichi n'avait pas pu rester avec elle.

- Vous saviez que votre fille était allergique ? demanda la maîtresse.

- Sa mère l'était, répondit-il. Alors j'imagine que ça n'a rien d'étonnant...

Il tendit la main vers la petite.

- Viens, on rentre.

- Et Yôichi ? s'inquiéta aussitôt la fillette.

- Il connaît le chemin jusqu'à sa maison, non ?

La brunette n'avait pas envie de laissé son fiancé seul, mais de toute évidence, et comme c'est bien souvent le cas quant on a 7ans, elle n'avait pas le choix.

OxOxHirumaxOxO

Hiruma était perplexe, et ça lui arrivait assez rarement pour que se soit remarquable.

Qui avait envoyer toute ces fleurs à l'équipe ?

Il allait interroger le livreur quant il se rendit compte du danger, la brunette allait arriver et la pièce était pleine de fleurs...

Comme Haïhana portait bien son nom, elle ne supportait les fleurs que lorsqu'elles étaient réduite en cendre.

Il sortit aussitôt du local, l'ancienne Quater Back était rarement en avance, ça lui laissait une petite chance.

- Yôichi chéri, tu m'as manqué !

Pourquoi fallait-il que ce jour là elle soit à l'heure ?

- Ne rentre pas, Hana ! s'exclama le blondinet.

- Quoi ? fit la jeune fille en passant à côté de lui.

Trop tard.

C'était trop tard.

En désespoir de cause, le Prince de la Terreur* attrapa sa complice par le col et la tira à l'extérieur. Mais, son présentiment était juste, c'était trop tard.

- 'tain, pourquoi est-ce que tu m'écoutes jamais ?! gronda le capitaine des Devils Bats.

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Haïhana avait plaqué ses mains sur son visage par réflexe, mais c'était trop tard, elle se sentait harcelé par le pollen, elle sentait déjà ses yeux gonflé et sa gorge lui faisait mal.

- Fuckin' vieillard ! s'exclama Hiruma à côté d'elle.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda l'interpellé.

- Ramène Hana chez elle.

- Ça va aller, Yôichi, marmonna t-elle en écartant doucement ses mains de son visage.

Non, ça n'allait pas, et les deux jeunes hommes penchés sur elle le remarquèrent tout de suite.

- On dirait un lapin albinos qui a la conjonctivite, commenta le démon blond.

- Très drôle, répliqua le démon brun.

- Crise d'allergie ? s'informa Musashi.

- Bien deviné fuckin' vieillard. Tu connais la procédure ?

- Quel procédure ? fit Haïhana.

Personne ne prit la peine de lui répondre.

- Oui, répondit sobrement l'ouvrier.

- Alors qu'est-ce que vous foutez encore là ?!

Musashi comprit le message « subtile » de son capitaine et éloigna la brunette en la poussant dans le dos. Il remarqua rapidement qu'elle avait de plus en plus de mal à marcher.

- Tu vois encore quelque chose ? demanda le Kicker en se penchant à nouveau sur elle.

Ils étaient sortit du lycée.

- Vaguement.

Il soupira avant de la soulever.

- Comment oses tu ! Je suis encore tout à fait capable de marcher toute seule !

- Mais bien sûr !

- Relâches moi ou je crie au viol, menaça la brunette.

- Ne me fait pas rire, idiote.

- LÂCHE MOIIIIIIIIIIIIIIIIII !

- Non.

- MUSASHIIIIIIII !

L'intéressé éclata de rire tout en la ramenant chez elle à grands pas.

OxOxHHxOxO

- Non, Haïhana, tu ne te vautreras pas sur ton canapé.

La brunette s'arrêta brusquement dans l'élan qu'elle était en train de prendre pour effectuer un magnifique plongeon -c'était Mizumachi qui lui avait apprit- et se tourna vers l'ouvrier qui avait devancé ses désirs.

- Alors qu'est-ce que je suis censé faire ?

- Suivre la procédure.

- Qui est ?

- Tu prends tes médicaments, une douche, tu changes tes fringues et tu les lave.

- Et après l'infirmier m'autorise à me vautrer sur mon canapé ?

- Oui, répondit l'infirmier en question avec un petit sourire.

Haïhana avait prit la direction de sa salle de bain quand une question lui vint à l'esprit :

- Pourquoi je suis censé faire tout ça ?

- Pour te débarrasser de tout le pollen que tu as sur toi.

- Je vois... marmonna t-elle. Mais dans ce cas... toi aussi tu dois te changer et prendre une douche.

- Quoi ?!

La brunette sourit avant de répondre :

- C'est logique : toi aussi tu es couvert de pollen.

Musashi soupira.

- Et comment je suis censé me changer ?

- Je dois avoir quelque chose à ta taille.

- Comment ça se fait ?

- C'est une longue histoire...

- Que tu me raconteras après avoir appliqué la procédure, décréta l'ouvrier.

- Très bien ! s'exclama t-elle, vexée que sa tentative de diversion n'est pas fonctionné.

OxOxHHxOxO

Une fois changé et lavé, les deux jeunes gens prirent place dans le salon.

Haïhana plongea brutalement sur son canapé -qui grinça en encaissant le choc- et Musashi s'installa calmement sur un fauteuil.

- Alors ? Comment ça se fait t-il que tu es des fringues d'homme dans tes tiroirs.

- C'est très simple : quand j'ai quitté les États-Unis il pleuvait à verse. Alors un de mes amis qui m'avait accompagné à l'aéroport m'a prêté ses fringues de sport pour que je ne voyage pas trempée.

- Et tu n'avais pas de vêtement dans tes valises ? questionna logiquement le Kicker.

- Déjà dans l'avion.

- Je vois...

- Je comptais lui renvoyer ses fringues, mais apparemment il va venir me voir pour noël, alors je n'aurais pas besoin de me donner cette peine.

- Tu vas recevoir un américain ici ?

- Des américains, rectifia t-elle. Ces profiteurs m'ont fait payer deux billets d'avion, alors en toute logique ils doivent être deux... mais je risque de me retrouver avec une équipe complète, je connais bien les américains, ils sont plein de surprises !... pas toujours de très bon goût... mais ça fait parti des choses que j'aime dans ce pays...

Elle resta songeuse quelques instant avant de reprendre :

- Si tu savais comme j'étais bien là-bas, je me sentais chez moi...

- Si tu te sentais si bien, pourquoi tu n'es pas resté là-bas ?

- Pourquoi ? La réponse est évidente : à cause de Yôichi. Quoi que je fasse, je n'arrivais pas à être pleinement heureuse... pas sans lui... ça m'est impossible... même si apparemment il ne serait pas dans le même cas que moi...

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? demanda Musashi.

- D'après ce qu'on m'a dit, il n'a plus parlé de moi depuis mon départ, et il ne s'est même pas soucier de ce que je devenais ! Je suis en droit de me poser des questions, non ?

- Je te l'accorde, mais je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il était heureux sans toi... Depuis ton retour, il est tout simplement éblouissant de bonheur, même si le commun des mortels ne peut pas s'en rendre compte.

- Alors tu ne nous considèrent pas comme faisant partie du « commun des mortels » ?

- Comment ça « nous » ?

- Toi, moi et Yônii, expliqua la jeune fille.

- Disons que vous êtes loin d'être commun, et qu'à force de subir votre compagnie j'ai fini par ne plus faire partie du « commun des mortels ».

La brunette n'avait pas écouté la dernière partie de sa réplique, une chose l'avait dérangé dans ses propos :

- Comment ça « subir » ?

- C'est juste une façon de parler, Haïhana.

Cette dernière grommela un mélange d'anglais et de japonnais à l'adresse de Musashi, et rien que le ton prit lui signifia qu'elle n'avait pas de gentilles pensés.

L'ouvrier toussota avant de changer de sujet de conversation :

- Tu as mentis, pas vrai ?

- Je mens tout les jour Musashi, alors soit plus explicite, répliqua l'ex Quater Back avec malice.

- Les autres membres de l'équipe m'ont dit que tu étais une spécialiste en arts martiaux.

Haïhana pouffa avant de répondre :

- C'est vrai, j'ai mentis... A part la capoeira et l'aïkido, je n'ai que des connaissances théoriques dans les autres sports.

- On peut savoir pourquoi tu as mentis ?

- Je voulais juste asseoir mon autorité. C'est pour ça que j'ai frapper l'autre balafré, il avait l'air plus fort que les autres.

C'était totalement faux, Jûmonji avait été désigné comme cible par pure hasard.

- Et puis, tu sais ce qu'on dit : plus c'est gros, plus ça passe.

- Tu ne devrais pas autant copier ton comportement sur le sien, déclara Musashi.

- Pourquoi ? demanda Haïhana en s'étalant un peu plus sur son canapé.

- Parce que c'est dommage, tu as un caractère bien à toi, et j'ai peur qu'à force d'agir comme ce crétin tu finisses par perdre ta propre personnalité.

- Ma personnalité ? Qui te dis que ce n'est pas celle que j'affiche actuellement ?

- Parce que si c'était le cas, tu serais la même lorsque je me retrouve seul à seule avec toi, où lorsque que tu es avec Hiruma... ou encore Mizumachi. Tu es celle que j'ai rencontré, celle qui m'a ouvert les yeux et permit d'entré chez les Devil Bats. Tu es quelqu'un d'impulsif, d'enjoué... et d'un peu naïf quelque fois. Alors j'aimerais que tu gardes ça en tête... pour ne pas devenir comme lui, ou en tout cas comme l'image qu'il donne de lui.

Haïhana resta sans rien dire de longue minute avant de répondre :

- C'est peut-être ce que je veux, devenir comme lui.

- Je ne crois pas, répliqua l'ouvrier.

- Pourquoi ?

- Parce que si c'était le cas, tu n'attendrais pas avec tant d'impatience que votre secret soit révélé... Parce que tu sais que quand tout le monde sera au courant tu pourras te comporté comme tu le souhaite, t'excuser, t'amuser...

- Parce que tu crois qu'il me laisserait faire ? demanda l'ex Quater Back.

- Tu ne lui laisserait pas le choix.

Haïhana éclata de rire.

- C'est vrai... tu as certainement raison.

Musashi lui répondit par un sourire bienveillant.

La jeune fille ne pu s'empêcher de pensé à ce qu'aurait certainement répondu Hiruma dans la même situation : « J'ai toujours raison ».

Elle se passa les mains sur le visage avant de demander, changeant à nouveau de sujet :

- Tu sais si je vais jouer la prochaine fois ? demanda soudain la brunette.

- Je ne suis pas dans la confidence, répondit Musashi.

Il se gratta l'oreille avant de reprendre :

- Tu penses que ça irait si tu reprenais ton poste ?

- Comment ça ?

- Ça fait longtemps que tu n'as pas rejoué.

- Pas tant que ça, j'ai joué hier après midi, avoua t-elle.

Musashi haussa les sourcils de stupéfaction.

- Où ? Avec qui ?

- Au lycée des Poseidon, avec Kakei, répondit-elle. Il veut a tout prix prendre sa revanche, alors il me laisse participer à leurs entraînements pour essayer de m'avoir. Tu devrais t'en douter, non ? « L'intimité » que j'ai avec Mizumachi as dû te mettre la puce à l'oreille.

- J'ai bien comprit que tu étais en lien avec les Poseidon, mais je ne pensais pas que tu jouais avec eux... Ça fait longtemps que ça dure ? interrogea l'ouvrier.

- Une ou deux semaines... peut-être plus... je sais plus.

- Hiruma est au courant ?

- Non, je ne crois pas... Mais il doit bien évidemment se douter de quelque chose...

Elle se gratta la tête, songeuse.

Est-ce que ce cher Yôichi l'avait vu venir ?

- Mais, je pense qu'il approuverait, après tout, je fais très attention, dit-elle pour se convaincre elle même. Là-bas il n'y a que Kakei qui sait pourquoi je suis là -dans les grandes lignes en tout cas-, les autres savent que je suis de Deimon, mais je ne pense pas qu'ils se posent plus de question que ça... Ce n'est pas vraiment le genre de leur maison. Et puis, j'étais dans les gradins avec eu lors du dernier match. Et pour éviter les soupçons, je ferais probablement la même chose la prochaine fois.

- Pourquoi te donner tant de mal ?

- Mise en scène ! s'exclama t-elle avec bonne humeur.

- Pourquoi tout n'est que « mise en scène » pour vous deux ?

- 'cause it'sfun, déclara t-elle avec un sérieux déconcertant.

OxOxHHxOxO

*Le Prince de la Terreur : avec les majuscules que j'y est mit, on peut considérer ça comme un Titre. (Nelio, ne prend pas ça comme une réponse à ton « Baron du Chantage »)

*'cause it's fun : Parce que ça m'éclate. Cette réplique est la réponse que donne Hiruma quand on lui demande pourquoi il joue au football américain. J'ai mit cette réplique en anglais parce que je trouve que c'est beaucoup plus percutant ainsi.

OxOxHHxOxO

Bon, je n'ai pas eu le nombre de review demandé,

Mais j'ai décidé de laisser tomber...

(pour cette fois)

A la prochaine !

Signé : Lulu Murdoc, petite sœur de Lineman.

PS : Prochain chapitre dans 5 reviews.