Chapitre 11 : Fragile.
Rukia était assise sur une de ces banquettes rembourrées et rouges, qu'on pouvait trouvé à la cafétéria de l'hôpital, devant elle un café qui était depuis bien longtemps refroidit. Elle même ne sait plus depuis quand elle était ici, assise, les yeux dans le vague et le visage triste. Elle regardait droit devant elle, sans rien voir, elle ne vit pas Matsumoto s'engueuler avec Renji, ni cette dernière avancer vers elle. A présent, Rukia Kuchiki était dans une bulle hermétique, une bulle faite de tristesse et de haine. Elle ne réagit pas quand Matsumoto s'assit à côté d'elle, avec un éternel sourire collé sur son visage.
« Salut Rukia, comment ça va aujourd'hui ? »
Pas de réponse. Elle insista.
« Il fait super beau hein ! Ça te dirai d'aller à une petite fête ce soir ? »
Toujours aucune réponse. Matsumoto soupira, puis détourna les yeux vers le café de Rukia, elle posa à nouveaux les yeux sur son amie qui ne bougeait pas d'un cil, alors, affectueusement Matsumoto caressa l'épaule de Rukia pour la réconforter, consciente que son action ne changerait rien. Néanmoins, l'intention de Matsumoto ne fut pas vaine, cette main sur l'épaule de Rukia fit éclater cette bulle qui l'entourait. Alors mollement, la jeune fille tourna la tête vers son amie, un voile de tristesse apposé sur son regard. Matsumoto lui sourit.
« Comment tu te sens ? » demanda-t-elle d'une voix inaudible.
Rukia la fixa toujours et ses yeux devinrent brillant, des larmes se formèrent aux bords de ses yeux puis elle éclata en sanglot dans les bras de Matsumoto qui la berçait en lui susurrant des mots réconfortant, comme une mère peut le faire avec son enfant. La jeune fille pleurait bruyamment dans le réfectoire, ce qui coupa l'appétit de Renji qui partit, en traînant des pieds. Qui brisa le coeur de la jeune Hinamori qui discutait avec Hitsugaya qui essayait à présent de la consoler..
Quelque étages plus haut, chambre numéro 15, Ichigo Kurosaki venait de se réveiller et était d'une humeur massacrante. Il était énervé, sérieusement à quoi elle jouait ! Ça faisait plusieurs jours qu'elle n'était pas venue le voir, à la place, les infirmières ou les internes se succédaient pour accomplir ses quatre volonté mais il s'en fichait royalement, ce qu'il voulait c'était la voir, elle et personne d'autre. Resté un moment seuls tous les deux, pouvoir l'embrasser, la toucher, la faire rire et juste pouvoir se noyer dans ses pupilles bleues nuits.
Mais il était loin de se douter ce qu'il se tramait en réalité. Il n'éprouvait pas vraiment de la colère, plutôt de l'inquiétude et de la peur. Ce n'était pas normale cette absence, il lui ai forcément arrivé quelque chose. Alors, le roux décidé, se leva pour chercher Rukia. Il fit quelque pas vers la salle de bain mais fut prit d'un vertige, il put in extremis se retenir au lavabo. Il passa sa mains devant ses yeux pour se ressaisir, mais une douleur vive lui traversa la gorge, il toussota pour essayer d'enlever cette gêne, mais cette toux anodine se transforma en violent spasme qui le secouait sans ménagement lui faisant mal dans tous le corps. Cette toux ne s'arrêta pas et il fut horrifié de sentir un goût un métallique dans sa bouche, un goût qu'il avait presque oublié. Il ferma les yeux pour se calmer, mais il toussait toujours de plus en plus fort et lorsqu'il ouvrit les yeux, le lavabo était couvert de son sang. Puis elle sentit un étau autour de sa gorge, il ne pouvait plus respirer. Vite, il fallait appuyé sur le bouton. Il sortit de la salle de bain en se cognant contre le mur, puis se stabilisa et tituba vers son lit. il ne contrôlait plus ses geste et ouvrait grand la bouche pour essayer de capter de l'air rien ni fait. Sa tête commençait à lui tourner et il ne voyait plus clair. Il fit tomber sa pile de jeu vidéo en s'agrippant à une étagère de sa chambre. Le lit, le bouton, tout devenait flou, sa gorge le brûlait, il avait l'impression que ces poumons était en plein milieux de l'autoroute, écrasés par les voitures tellement il avait mal. Dans un dernier effort il se rua vers le lit. Mais tout devint noir et son esprit ne répondait plus, il criait intérieurement mais aucun son ne sortit de sa bouche.
« Et Merde ... »
C'est tout ce qu'il a put pensé avant de s'écrouler, immobile sur le sol dur et froid de sa chambre sans pouvoir appelé qui que ce soit.
En bas, Hitsugaya et Hinamori discutait toujours jusqu'à que le bippeur de Toshiro sonna, il s'occupait des urgences aujourd'hui. Il y jeta un coup d'œil furtif et soupira. Puis il regarda Rukia qui se remettait doucement dans les bras de Matsumoto et celle-ci le regardait aussi intrigué et quand le jeune chirurgien se leva elle comprit tout de suite de quoi il s'agissait et se précipita vers lui.
« Qu'est ce qui ce passe ? » demanda-t-elle d'une voix tremblante.
« Kurosaki a des problèmes, je te tiens au courant Kuchiki. »
Puis il s'en alla vers son bureau. Rukia resta immobile dans le couloir, les larmes creusaient de profond sillons sur ses joues. Elle s'adossa contre le mur puis elle se laissa glisser jusqu'au sol, les genoux contre sa poitrine et sa tête entre ses bras, désespérer, anéantie.
Au bloc :
« Qu'est ce qui c'est passé ? » demanda Hitsugaya en enfilant une paire de gants et en fixant la grande silhouette au cheveux orange allongé sur le lit.
« Il à fait un arrêt respiratoire suivit d'un arrêt cardiaque. On l'a stabiliser mais on ne sait pas à quoi c'est dut » expliqua l'infirmière du bloc.
Hitsugaya prit son poux au niveau de la gorge et palpa sa gorge, il vérifia ses constantes et finalement enleva ses gants. Aucune opération pour le moment.
« Ramenez le en salle de réveille, je dois discuter avec le Dr Kuchiki et inscrivez le moi pour une radio des poumons et de la trachée vers 18h30, je m'en occuperait moi même. Une perfusion de glucose et mettez le sous respiration assisté jusqu'à l'heure de la radio au moins » dit-il en quittant le bloc.
« Putain, j'pensais que cette rémission allait durer plus longtemps, ça va pas être de la tarte ... » pensa-t-il.
Et le reste de la journée s'écoula normalement, le Dr Hitsugaya eut une longue discussion avec le Dr Kuchiki, Rukia subissait plus sa journée et était toujours flanqué de Renji pour ne pas être seule malgré que ce dernier avait dit à Matsumoto qu'il n'était ps le mien placé pour ça. Il visait juste car Rukia n'avait pas prononcer de mots depuis qu'ils étaient ensemble. Renji avait plusieurs fois engagé la conversation, mais Rukia était fermé comme une huître, et aussi expressive qu'une pierre. Finalement, le soleil se coucha doucement sur l'hôpital, Renji était parti en essayant d'emmener Rukia avec lui, mais impossible de la faire bouger, alors elle se retrouva seule dans l'hôpital a rodé dans les couloirs sans but, jusqu'à qu'elle heurte quelqu'un.
« Oh excusez-moi » fit-elle d'un ton absent sans regarder son interlocuteur.
« Ah Kuchiki, je te cherchais justement »
« Dr Hitsugaya ? »
« Viens, je dois faire des radios à Kurosaki, tu peux le voir un instant si tu veux »
Le visage de Rukia s'illumina à nouveaux. Alors suivi du chirurgien elle entra dans la chambre numéro 15, joyeuse espérant qu'il était réveillé pour entendre sa voix mélodieuse. Mais son sourire se fana rapidement, elle ferma les yeux et secoua la tête pour enlever cette image de la tête, mais quand elle rouvrit les yeux, rien n'avait disparut. Elle ne le reconnaissait pas, il était si maigre, son corps n'était qu'os dénué de chair. Ses flamboyant cheveux n'était plus qu'un souvenir, ils étaient maintenant ternes et épars. Son visage était creusé, d'immense cerne assombrissait son visage et ses yeux était plissé à l'extrême, signe d'une intense douleur. Son torse musclé et halé où elle aimait se blottir s'était envolé, il laissait place à un corps pâle et frêle, on pouvait deviné facilement ses côtes. Hitsugaya la regardait sans rien dire, il n'y avait pas de bruit dans la pièce. A part cette respiration douloureuse et rocailleuse qui revenait en un rythme irrégulier, ce bip incessant et le bruit insupportable de l'appareil de respiration assistée. Rukia se boucha les oreilles et ferma les yeux, elle ne pouvait pas en supporter plus, ces bruits, ce corps, plus que le fantôme de lui même. Elle allait hurler, il fallait qu'elle sorte, son cœur, son esprit lui faisait trop mal. Elle quitta la pièce en larme et alla s'adosser quelque part loin de cette chambre de ses horreurs. Elle ne retint pas ses larmes et était secouée de violent spasme.
Hitsugaya sortit de la chambre 1 heure plus tard après avoir fait les radios et il passa devant Rukia. Il s'agenouilla devant elle et mis une mains chaleureuse sur ses genoux.
« Désolé. »
C'est tous ce qu'il put dire. Il se releva silencieusement et se dirigea vers son bureau les radio sous le bras. Il croisa Hinamori qui s'en allait. D'habitude il avait toujours des paroles gentilles pour essayer de se rapprocher d'elle les seuls fois où il pouvait être ensemble, mais aujourd'hui il n'esquissa qu'un misérable sourire et parti dans son bureau, noyant son esprit dans une pile de dossier. Hinamori croisa aussi Rukia, elle essaya de a réconforter, mais ne trouva pas les mots. Elle était mal à l'aise avec les sentiments des autres et les siens aussi d'ailleurs, quand allait-elle avoué son amour pour Toshiro. alors elle la laissa et quitta l'hôpital sans passer au casier, ses clé dans sa poche. Il pleuvait mais elle ne remarqua pas, son esprit était ailleurs. Trempée jusqu'au os elle fixait le ciel d'encre avant de monter dans le dernier bus.
Finalement les lumières s'éteignirent et Rukia resta seule, abandonné a sa tristesse. Personne se soir, n'entendit sa détresse et personne ne vint la sauver. Personne ne le pouvait réellement, si une personne peut être mais il faudrait qu'il soit réveiller. Elle marchait sur un fil tendu dans le vide, elle tombait et nul n'était là pour la rattraper. Au cours de la nuit, elle se leva et s'allongea sur un canapé d'une des salles d'attente de l'hôpital, finissant par s'endormir avec des images horrible dans la tête.
Le lendemain, c'est Matsumoto qui la trouva. Elle la réveilla doucement, et s'assit à côté d'elle.
« T'as passé la nuit ici ? »
« J'étais assise et je me suis endormis .. » fit-elle d'une petite voix.
« Et ça va aujourd'hui ? »
« Je l'ai vu, Ran, je l'ai vu hier ... » murmura-t-elle.
« Ah bon ? Et alors ? »
« C'est Dr Hitsugaya qui m'a permit de le voir »
« Je savais que le chef avait un cœur d'or. Et tu lui a parlé ? »
« C'était horrible, il était ... si maigre et ne pouvait plus respirer seul. Je ne le reconnais plus ... » dit-elle en pleurant.
« Viens là »
Matsumoto la serra contre sa forte poitrine et lui caressa les cheveux. Hitsugaya passa devant-elle et fit un signe de tête à Matsumoto, elle lui sourit pour le remercier de ce qu'il avait fait pour son amie. Il leva le doigt pour designer son bureau à l'étage, elle acquiesça d'un signe de tête.
« Je dois y aller, Renji va pas tarder. Il va s'occuper de toi hein ? » dit-elle d'une douceur infinie.
Rukia fit un petit « Oui », finalement elle avait décider de ne pas en vouloir en Renji, il ne faisait qu'obéir aux ordres et si elle ne lui parlait plus, elle perdait son meilleur ami. Perdre celui qu'elle aimait était déjà assez douloureux.
Matsumoto rejoignit son chef dans son bureau et lui tendit les radios des poumons et de la trachée avec un air grave.
« Oh mon dieu ! »
« Je vais immédiatement voir le Dr Kuchiki avec les radios »
D'un pas précipité il se dirigea dans le bureau du Dr Kuchiki avec les radios, il toqua plusieurs fois puis s'assit sur un fauteuil face à lui et lui tendit les clichés. Le médecin les examina attentivement puis regarda Hitsugaya.
« Une opération est jouable ? »
« La tumeur est trop étendu, il faut retirer trop de tissu pour l'enlever complètement. »expliqua-t-il. « Et la pneumectomie ? »
« Il est trop faible, et la tumeur a déjà dut envahir le deuxième poumon . Visiblement elle remonte dans la trachée, ce qui a produit l'accident respiratoire. Elle trop développer pour espérer la retirer sans dommage. son état général est trop critique. Je crois que je ne peux rien faire » fit le Dr Kuchiki, hyper sérieux.
« Je vois .. » soupira Hitsugaya.
« C'est la fin, alors ... »
Avant dernier chapitre j'ai mis les bouché doubles pour me faire pardonner de l'absence de juin ... Fragile ... J'ai toujours trouvé ce mot d'une grande tristesse je pense qu'il correspond bien au chapitre puisque tout le monde tombe dans la tristesse. Le prochain chapitre sonne la fin de cette fic, je voulais savoir si vous voulez un épilogue séparé ou alors un dernier chapitre plus long ( de toute façon je vais me débrouiller pour qu'il soit plus long que les autres ) c'est super important. Merci de votre fidélité à tous, et à bientôt pour un petit One-Shot sur Bleach déjà commencé. Merci vous êtes tous formidable. N'oubliez pas le dernier chapitre ...
Preview : Les Adieu ..
