Bonjour et Bonne année à vous toutes et tous !
Je vous souhaite des tas de bonnes choses pour cette nouvelle année et que toutes vos résolutions s'accomplissent. Moi, pour ma part, je n'ai pas encore décidé de mes résolutions!
Quoiqu'il en soit, j'espère encore qu'on va se voir ici cette année! :)
Et voilà le chapitre des fêtes de fin d'année!
Rating: K+
Pairing: Haruka, Makoto, Rin, Nagisa...
Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent toujours pas. Les négociations ont échoués mais en 2015, je suis sur que je peux réussir! ...ou pas.
Résumé: Si certains passent des fêtes inoubliables et "parfaites", d'autres ont un peu plus de mal à trouver les choses réjouissantes. Mais au final, on ne garde que les bons moments, non!?
Pour le meilleur et pour le pire.
_ Vite dépêche-toi ! Pourquoi tu traines !? Aboie un blond.
_ Ne te fait pas autant de souci, tout vas bien.
_ Alors vient m'aider et arrête de travailler. Où sont les assiettes !? J'ai perdu les assiettes, on va devoir manger sur la nappe ou directement dans les plats. …Argh~
Le cri de lamentation venant du cœur, Rei dépose son stylo et ferme ses cahiers.
Passant une main dans ses cheveux et s'étirant légèrement, il traverse rapidement le couloir qui le sépare du salon et constate les « dégâts ».
Nagisa presque en pleure. Les assiettes tranquillement installées derrière lui. Les gaz encore allumés. Et cette tension particulière qui émane du blondinet.
C'est sûr, il ne peut pas le laisser seul sinon, il va finir par devenir complètement fou.
_ Elles sont ici. …Laisse, tu pourrais encore les faire tomber.
L'Hazuki se laisse tomber sur la première chaise venu et soupirant de désespoir, il frotte son visage pour enlever ses larmes invisibles et son stress.
Il est à peu près sûr de mourir dans la seconde s'il ne se calme pas mais, …mais c'est tellement stressant. Recevoir les parents de Rei est tellement stressant pour lui.
Même s'il les a déjà rencontrés, il ne veut pas leur donner une raison de reprendre leur fils.
_ Calme-toi, c'est un jour de fête aujourd'hui.
_ Je sais bien mais…- mais si un truc ne se passe pas comme prévu !? Et puis, tu ne fais rien pour m'aider. Tu restes le nez dans tes bouquins alors que tes parents vont arriver d'une minute à l'autre. Rien n'est prêt et je suis sûr qu'ils vont détester le repas. …Je suis un bon à rien !
Entourant la taille qui lui fait face, le doré se cache dans le pull de son petit-ami.
L'enserrant le plus fortement possible, il essaie de calmer sa respiration et ses maux insensés. Et pour l'aider à retrouver un peu de sa lucidité, il suffit d'une main dans ses cheveux.
_ Ne t'en fait pas, ils vont adorer et puis tu sais, Nagisa-kun, mes parents t'adore. Tout se passera très bien, ce n'est pas la peine de t'en faire. …Et puis, je suis là.
Frottant encore un peu ce pull près de lui, Nagisa relève son visage rougit et si sa moue continue de se faire triste, elle change peu à peu.
Le bleuté a raison, les Ryugazaki l'apprécie et puis, c'est lui-même qui les a invité alors, tout se passera bien.
_ Oui. …C'est juste que, c'est la première fois que je vais fêter une fête importante avec ta famille.
_ Et alors !? Reste toi-même et tout se passera bien. ..Tiens les voilà, prêt !?
_ Je crois oui.
Rei sourit à son amant et pour lui faire oublier son stress inutile, il l'embrasse goulument.
Pris au dépourvu, le pauvre blondinet ne peut que suivre l'acte et à cet instant il oublie tout. Il ne se concentre que sur ce baiser reçu et ça lui plait.
Il oublie les coups à la porte. Ses mauvaises pensées. Ses nerfs maladroits. Il garde seulement en mémoire son parfait petit-ami.
_ Si tu restes comme ça, je t'offrirais ton cadeau un peu plus tôt.
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_ Qu'est-ce qui se passe, Momo !? T'as pas l'air bien !?
_ Rien du tout, juste un peu de fatigue. On devrait rejoindre Rin-senpai, les parents devraient se montrer bientôt.
_ Tu as raison, avance. …Belle maman, voici votre verre.
Un large sourire aux lèvres, les fêtes sont arrivées plus vite que prévue et le réveillon se montre déjà.
Déposant le verre d'alcool dans les mains de la matriarche Matsuoka, le rouge prend place quelques secondes plus tard dans le fauteuil ainsi que son petit-frère.
Il est remercié, questionné au sujet du mauve –savoir s'il prend soin de lui- et si l'agitation se montre rapidement, des coups à la porte apparaissent.
S'avançant de lui-même, c'est Rin qui laisse entrer les derniers invités –la famille du Mikoshiba- et si les décorations sont appréciés, le violet se fait déjà capturer par Natsumi –benjamine des Mikoshiba-.
_ Le trajet c'est très bien passé, merci. Bonsoir Madame Matsuoka, joyeux Noël à vous également !
_ Vous pouvez utiliser mon prénom vous savez, après tout, ces deux-là sont pratiquement marié. …Venez, asseyez-vous. Rin, va déposer leurs manteaux.
Un peu gêné des mots de sa mère, il ne réplique rien à l'ordre donné et s'exécute rapidement.
De son côté, Seijuurou et Momotarou saluent leurs parents et leur sœur et le brouhaha s'intensifie.
Dans la chambre par contre, le requin essaie de réguler sa température, il ne sait pourquoi, il est persuadé d'être brulant.
Les mains sur ses joues, il prend de profondes inspirations et il ne le sait pas encore mais, les paroles de sa mère l'ont plus bouleversé qu'il ne veut bien le croire.
_ Et où est-ce que vous avez mis les cadeaux !? Okaasan !?
_ On sait dit que vous étiez trop grand pour ça alors, on n'a seulement prit cet assortiment de chocolat.
Le visage du roux se décompose, pourquoi !? …Parce qu'il adore recevoir des cadeaux et savoir que ses parents ne vont rien lui offrir le rend triste.
Voyant cela, le vermeil essaie de le réconforte à l'aide d'une main sur un crâne mais rien n'y fait, ce qui fait doucement sourire les parents Mikoshiba. …Comment, pourraient-ils réellement faire ça, à leur petit dernier !? Ils en sont incapables.
_ Momo, tu ne changeras jamais. Ne t'inquiète pas, tu auras ta surprise mais seulement à minuit.
_ Super ! T'as entendu Onii-chan !
_ J'ai entendu, oui. …Où est Natsu' !?
_ Dans la cuisine avec Rin, je crois. Moi qui pensais que mon fils effrayé les foules, je dois bien constater que non.
A cette information, Seijuurou tend le cou pour apercevoir le mauve –venant d'apparaitre- aux prises avec sa petite-sœur et souriant des derniers mots prononcés par la mère Matsuoka, il se dit tout simplement que c'est impossible.
Rin ne fait pas peur, c'est d'ailleurs tout le contraire. Il attire les regards et les foules.
_ Si vous voulez, on peut aller à table terminer l'apéro. Maman, Gou aura du retard. Apparemment, l'autre Tachibana n'est pas dégourdi.
_ Quand vas-tu te décider à laisser Makoto tranquille. Tu es d'une mauvaise foi. Seijuurou, tu devrais lui faire entendre raison.
_ Il fait seulement semblant de le détester, de toute façon. …Allez, à table tout le monde !
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Dans la cuisine, appuyée sur le plan de travail, un soupir se fait entendre.
Fermant les yeux une seconde ou deux, il essaie de garder l'esprit ouvert et vif. Il doit trouver une parade, des mots ou un geste qui l'amènerait à être « accepté ».
Le plat devant lui, il doit retourner dans cette salle-à-manger et s'il a bien un allié, il ne sait pas trop si son soutien est présent même s'il ne devrait pas en douter.
Reprenant une bouffée d'air, il s'arme de son courage et se retourne le plateau entre les mains, manquant de percuter quelqu'un.
_ Ça va !?
_ Sérieusement !? Je m'attendais à pire mais, je ne sais pas quoi faire. J'aimerais qu'il voit autre chose de moi, qu'un gars qui détourne son fils du droit chemin.
Le regard partant sur le côté, l'ébène réfléchit à la phrase, à la situation et s'embête.
Il n'aime pas cette tension et puis sincèrement, il ne comprend pas. Son éducation a été « la liberté » et maintenant qu'il a fait un choix, on le lui reproche alors que…
…Qu'ils étaient censé accepter tout simplement. Parce qu'ils sont généralement comme ça. Et terminant sa phrase, Sousuke essaie de rassurer le noiraud.
_ Ne t'en fait pas, Haruka. Rien ne se passera ce soir, je te le promets. Je serais un gentil garçon même s'il essaie de me provoquer.
_ J'aimerais qu'il t'accepte.
Passant une main sur la joue du brun, leurs iris se rencontrent et si l'un sourit des mots entendus, l'autre espionne et se rassure.
La première fois qu'Haruka a présenté Sousuke à ses parents, il a été…, pas rejeté mais presque.
Le père du noiraud n'accepte pas cette relation, ne comprend pas pourquoi son seul et unique fils se retrouve avec un garçon.
Secrètement ou même pas, il aurait aimé avoir des petits-enfants, une belle-fille et voir son fils devenir père. Là, petit à petit, tout s'effondre.
Ce soir, il se rencontre pour la seconde fois –à la même période- et on ne peut pas dire que tous soient très joyeux pour un réveillon.
Revenant dans le salon, le diner est servi, un regard sombre suit les faits et gestes du brunet et même si rien n'est dit, les pensées peuvent être comprises.
_ Tu ne nous as pas encore parlé de ton travail Sousuke-kun, est-ce que ça se passe bien !?
Et contrairement au père, la mère Nanase –elle- s'est fait une raison. Et puis, elle a aussi aperçu la petite étincelle dans les yeux de son fils. Jamais elle n'aurait pu lutter contre ça.
Elle est heureuse pour lui. Et, elle les soutient. Elle préfère garder son fils que s'éloigner inutilement pour une chose qu'on ne contrôle pas forcément.
_ Ça va, il n'y a pas eu beaucoup d'arrestation. Seulement quelques infractions mineures.
_ Tant mieux alors. J'espère que tu ne causes pas trop de souci à Haru. Dit-elle gentiment.
_ Évidemment qu'il en pose. Son métier n'est pas sûr et ça m'étonnerait qu'il sache se servir de son arme.
Le pic est lancé et si un sourire se montre sur le visage du Yamazaki –il est tout sauf, réellement heureux-.
Sous la table, inconsciemment une main s'est posé sur la cuisse de celui-ci et observant la réaction de son petit-ami, Haruka ne sait pas quoi faire.
Il ne veut pas faire de mal à son père en le blessant inutilement et il aimerait également prendre la défense de Sousuke sans pour autant que cela ne soit pris comme un signe de faiblesse.
_ Oh, ne vous inquiétez pas pour ça, Monsieur. Je suis très doué avec les armes. Il y a deux mois, j'ai même réussi à percer une poitrine.
_ Un coup de chance surement. Et durant la fusillade, je suis persuadé que tu ne pensais pas à mon fils. Ai-je tort !?
_ Je ne pensais qu'à lui parce que je ne voulais pas le faire attendre et rentrer tard.
Les deux se jaugent. La conversation pourrait paraitre polie et courtoise car les tons sont bas et posés mais ce n'est pas vraiment le cas.
A l'intérieur des deux hommes, une chose les ronges –cela s'appelle la colère cachée-.
Mais quoiqu'il en soit, la réponse fait mouche et le paternel Nanase ne trouve rien à redire. En réalité, il a juste peur de voir son fils triste.
_ Papa, laisse-le s'il te plait. Tu sais, je dirais pas qu'il est parfait mais il fait de son mieux et…, je suis heureux avec lui. Peu importe le métier qu'il fait ou les défauts qu'il a, il est toujours là pour moi. …J'aimerais que pour noël, tu acceptes de faire la paix avec Sousuke. …S'il te plait, papa. Je ne veux pas que ça finisse comme l'année dernière.
_ Il a raison mon chéri, tu devrais te montrer un peu plus souple.
Observant son fils puis son épouse, le patriarche se questionne et étudie les mots.
C'est vrai qu'il pourrait mais c'est difficile. Comment pourrait-il laisser son fils à ce genre d'individus !?
Son cœur a peur. C'est irrationnel et il ne peut rien y faire. Il veut protéger son fils et pour ça, peut-être qu'il teste un peu trop violemment ce Yamazaki. Il ne sait pas.
Mais, peu importe, c'est la première qu'il entend son fils lui parler autant et ceux, pour défendre quelqu'un.
…Peut-être que ce Sousuke en vaut la peine, il ne sait pas. Il a juste…, mal dans tout le corps de devoir accepter le brunet mais ce n'est pas de sa faute. …Peut-être est-ce parce qu'il ne le connait pas assez.
…C'est vrai après tout, parce que s'il pense à son fils, il n'aurait vu aucun inconvénient à ce que celui lui dise être avec le Tachibana, le Matsuoka, le Hazuki ou encore le Ryugazaki.
_ Je veux bien faire un effort ce soir mais seulement pour toi, Haruka. Tiens d'ailleurs, j'ai un cadeau pour toi, Yamazaki. Le 29 décembre, on va quelque part.
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_ Je suis crevé. J'pensais pas qu'on y resterait si tard.
_ Moi non plus mais bon, demain on a un jour de repos. Tu veux qu'on aille en ville !?
_ Pourquoi pas. Ça pourrait être pas mal !
Allongé sur son lit, les mains derrière la nuque, il répond sans contrainte à son colocataire.
Il se trouve un peu triste d'être coincé ici pour les fêtes de fin d'année mais bon, il n'y peut rien.
Il s'est engagé à être présent et s'entrainer dur. Et puis, il rentre bientôt.
Observant, le brun à ses côtés –qui lit tranquillement son livre- un soupir se fait entendre et une sonnerie également.
Le rosé jauge son téléphone un instant –trop loin pour lui- et dans un effort surhumain réussit à attraper celui-ci.
_ Bonsoir, Shigino-san.
_ Hé salut toi ! Que me vaut ce plaisir.
_ Eh bien, si tu n'as rien de prévu j'aurais aimé t'invité ce soir. Est-ce possible !?
Se relevant et écoutant attentivement les dires de son interlocuteur, le rosé sourit presque mesquinement à cet appel.
Fixant son colocataire alors que celui-ci est attentif, la réponse se fait entendre.
_ Je crois que oui. Tu as une idée d'où on pourrait se retrouver !?
_ Est-ce que la gare t'irait ! Je mis trouve, justement.
_ T'inquiète, pas de souci. Attends-moi, j'arrive tout de suite.
Raccrochant après avoir entendu une dernière fois les mots de son cadet, Kisumi prévient son colocataire de sa future sortie.
Se remettant sur ses pieds, il s'avance vers son armoire et sifflotant joyeusement, il se choisit une tenue.
Revoir le gris aujourd'hui ne le dérange pas. Lui aussi doit se sentir seul loin de sa famille et de ses amis. Alors peut-être qu'ils pourront se réconforter mutuellement.
Et se raconter des tas d'anecdotes sur leurs amis en communs.
_ Tu as l'intention de rentrer !?
_ Dis-toi que si je ne rentre pas, ça sera un joyeux noël. Sur ceux, j'te laisse seul. J'penserais à toi.
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_ Je suis désolé, je ne pensais pas que l'appel durerait si longtemps.
_ Ce n'est pas grave, même si les vacances sont censées être là. Je ne comprends pas pourquoi elle t'a dérangeais alors que tu ne t'occupe même pas de son fils.
_ J'ai éteins mon cellulaire donc, ne soit plus jalouse.
_ Je ne le suis pas, baka-koto.
Dans l'ascenseur qui mène à l'appartement de son frère, Gou croise les bras et boude.
Sincèrement, ils auraient pu arriver à l'heure si seulement cette satané « maman » d'un gamin qu'elle ignore, ne les aurait pas dérangés.
Observant la bouderie de sa petite-amie, le brunet ne peut que sourire.
Attrapant une mèche de cheveux violines, il essaie de revenir en douceur et la méthode fonctionne –comme souvent-.
_ Ne me fait pas la tête, j'aurais déjà assez de Rin pour ça, tu crois pas !?
_ Et il aura raison pour une fois.
_ Mh. …J'espère que tout va bien se passer.
_ Tu t'en fais trop. Et puis, tu n'as à plaire à personne ce soir. Soit juste toi-même. La famille de Seijuurou ne va pas te manger. …Ils n'ont d'yeux que pour les Matsuoka.
_ Ton narcissisme revient, Gou.
Souriant joyeusement de sa dernière remarque, il ne se prive pas non plus d'attraper le poignet de la jeune femme pour l'attirer contre lui –au même moment que les portes s'ouvrent-.
Un baiser se montre, pour taire la conversation et les paroles inutiles et s'observant durant un instant, ils se rassurent l'un l'autre.
Longeant le couloir peu de temps après, la porte se montre déjà à eux et prenant une profonde inspiration, des coups se montrent à la planche de bois.
_ Tu constateras par toi-même, à quel point j'ai raison Makoto.
Un large sourire aux lèvres, la violette se montre sûre d'elle et si c'est un rouge qui ouvre la porte dans un « joyeux noël » explosif, un regard en coin se fait.
La porte se referme derrière eux et au fil de la soirée, le Tachibana va se rendre compte d'à quel point sa compagne à raison.
Mais bon, il s'en fiche un peu –quelque part, ça le rassurera et lui enlèvera tout le stress accumulé-.
Ce soir, il a juste à se détendre, alimenter la discussion, se chamailler avec Rin –même si la taquinerie est toujours bon enfant- et déguster un délicieux repas.
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Sous la couette et fixant le plafond, Haru ne fait pas attention au lit qui s'affaisse près de lui.
Continuant de contempler ce plafond froid, il cogite –mord sa lèvre- et ressasse.
La soirée s'est mieux déroulé qu'il ne l'avait prévu et en même temps, il n'a cessé d'avoir peur. Peur des mots et des gestes de son père.
Son regard s'éclaircit à peine de sa soirée alors qu'il y a bien deux heures maintenant que ses parents sont partis.
Recevant un bras sur son torse, il n'y fait pas réellement attention, il sort seulement de ses pensées quand des lèvres lui frôlent la tempe.
_ Ça c'est mieux passé que prévu non. N'y pense plus maintenant.
_ Que va-t-il se passer le 29 !?
Scrutant les iris du Nanase, Sousuke ne peut répondre à cette question. Il n'en n'a aucune idée et il ne veut pas y penser pour l'instant.
Alors s'il embrasse ce noiraud, c'est simplement pour le rassurer, lui.
Il voit bien que cet ébène est préoccupé et il aimerait le distraire un peu.
_ J'en sais rien et je veux pas m'en occuper maintenant. Mais tu sais, je ne renoncerais pas et ton père m'acceptera coûte que coûte sans pour autant que ça change quoique ce soit à votre relation.
_ Vraiment !?
_ Évidemment, je ne lâcherais rien. …Tiens, joyeux noël Haru.
Attrapant la boite face à lui, le noiraud ne sait pas très bien quoi faire. Il a déjà tout reçu alors…, qu'est-ce que cela peut être !?
Observant Sousuke puis le présent, Haru se mord la lèvre dans un geste mignon et timidement, il ouvre ce cadeau.
A l'intérieur de la petite boite, une chose simple, bête mais qui fait sourire et cette chose est réellement précieuse pour le Yamazaki.
Rare sont ceux qui réussissent un tel exploit.
Dans le coffret, une boule transparente rempli d'eau, –une sorte de bille- et à l'intérieur de celle-ci un kanji sur une sorte de papier ou plaque grise.
_ C'est mon porte-bonheur, prend-en soin d'accord.
_ Pourquoi me donner ça !?
_ Parce que je n'en n'ai pas besoin si tu restes à mes côtés, Haruka.
Rien n'est dit mais un « idiot » inonde la pièce.
Jamais le Nanase n'a vu un cadeau de la sorte et dans le même temps, la phrase dite fait plaisir et le rassure au plus haut point.
Se sentant emporté dans les bras du brunet, il ne fait rien pour se défaire de cette prise et plaqué au torse du Yamazaki, un fin sourire se montre –secret et inconnu-.
A cet instant, il se dit qu'il peut bien tout surmonter même les fautes de ce brun. Il veut bien lui donner sa seconde chance parce que…, parce qu'il n'a pas envie de le lâcher.
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_ T'as sœur m'a épuisé.
_ Ne dit pas ça comme ça, Rin. En tout cas, je suis content qu'ils soient tous parti, je suis fatigué.
_ Tu te fais vieux, crétin.
Se retournant et levant ses iris rouges vers celle ambré de son amant, il ne peut s'empêcher de sourire.
C'est plus fort que lui. Il n'arrive simplement pas à faire autrement et ça, Seijuurou le voit bien.
Taquinant d'ailleurs son cadet de ce fait, Rin essaie de bouder sans succès, il ne fait que se cacher sur le torse halé.
Et quand les orbes de ce mauve croisent sa main, son cœur rate un battement, tout autant quand ses prunelles tombe sur le collier du rouge.
_ Tu vas la regarder encore longtemps.
_ Ferme-là ! Est-ce que tout le monde le savait !?
_ Non. Seulement ta mère, je ne pouvais pas ne pas lui demander, t'imagine bien et Makoto puisqu'il m'a aidé. Je suis content tu sais…, que t'ait accepté.
_ Je comprends mieux l'allusion de ma mère maintenant. Mais t'aurait pu attendre au lieu de…, argh t'es un abruti.
Fronçant les sourcils –pour se donner un peu de contenance-, Rin appuie fortement sur le torse du carmin pour le plaquer au lit et grimper dessus.
Ce qu'il fixe avec autant de joie !? Un simple anneau à son annulaire –une promesse-. Un anneau qui était caché dans une boite qu'il a découvert peu de temps avant. Un anneau qui a fait peur à Gou mais qui n'était pas pour elle.
Mais jamais, il n'aurait pensé que celle-ci lui était destinée.
Et se posant à califourchon sur le Mikoshiba, il retire ces mains qui lui chatouillent les hanches.
_ Comme je suis idiot, je ne pouvais pas faire autrement. Tu as l'intention de dormir !?
_ Tu vois bien que non mais repose-toi si tu veux, je me débrouillerais ne t'en fait pas Sei'.
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Allongé sur ce lit, dans ce love hôtel, il fixe la fenêtre non loin de là, éclairé par des tas d'enseignes nocturnes.
Le bruit de la douche aux oreilles, rien d'autre ne l'embête si ce n'est ce message reçu.
Ses prunelles violettes sur le petit écran, il relit les mots encore et encore. Il se sent bête et idiot.
On lui souhaite de joyeuse fête, on espère qu'il s'amuse et qu'il ne soit pas trop déprimé.
Et tout ce qui est écrit était vrai, plus maintenant malheureusement. Parce que ce mail a été envoyé par ce roux.
Il a de nouveau couché avec cet argenté, par envie et parce que la situation s'y prêté mais maintenant, il espère que rien ne se saura jamais.
_ Un problème Shigino-san !?
Il n'a pas entendu cette porte s'ouvrir mais il s'en fiche un peu.
S'asseyant et déposant son cellulaire à ses côtés, il frotte dans ses yeux et soupir.
_ Non, rien. Tu as terminé !?
_ Oui. …J'pensais pas que tu accepterais ce soir, au moins on a pu s'amuser.
« S'amuser » c'est «exactement ça, Nitori n'est qu'une distraction pour lui et même s'il ne lui a pas dit, ça se ressent assez.
Et puis, il n'a rien à se reprocher, il le sait. Seulement un truc l'emmerde, il ne sait pas. …Ou si, il a peur que le cadet des Mikoshiba découvre cette chose.
Ce roux lui plait réellement et en même temps, il n'a jamais pu dire « non » aux trucs dit « mignon ».
_ Tu sais, j-
_ Ne t'en fait pas, je ne demande rien en retour Shigino-san. J'voulais seulement prendre un peu de bon temps et toi aussi, non !?
_ Ouais, tu as raison. Bon, je vais prendre ma douche ensuite je rentre.
Traversant la chambre, le rosé s'enferme dans la salle d'eau et se retrouve très vite sous la cascade chaude.
Tout ce qui se passe en Chine restera en Chine. Rien de plus, rien de moins. Et puis, pour l'instant, il n'est jamais passé à l'attaque en ce qui concerne Momotarou alors… . Alors tout va bien.
Et une fois de retour au Japon, il se promet de capturer un petit roux qui le fait culpabilisé alors que rien n'a jamais été promis ou dit.
Sérieusement, il se demande comment cet orangé peut avoir autant de pouvoir sur lui !
[…]
Terminé.
Bon alors !? Ai-je bien fait !? Ne me détestez pas ok, c'est juste que mon avis de martyrisé Momo n'est pas passé. Pis oui, je n'ai pas voulu que tout se passe bien pour Haruka et Sousuke. Au début, je voulais faire venir les parents du Yamazaki mais ensuite, je me suis ravisé.
Sinon, j'ai bien aimé ce petit moment de panique avec Nagisa ^-^ pis, la famille Mikoshiba, avec eux, c'est le grand amour, sans rire!
J'espère que vous avez passé un bon 31 et que vous vous êtes bien amusé! :)
L.
