Coucou! Et oui, me revoilà :)
Oui, c'est le chapitre suivant :D (non, je ne suis pas malade, promis ;3)

Réponse aux reviews:

Les-Fictions-De-Niils: Salut! Merci :)
En effet, j'aime bien décrire, et puis le sixième sens de la miss étant assez spécial, et étrange, je tenais à se qu'on puisse se l'imaginer un minimum ^^ Des moments mignons avec Law, je compte en faire des tas tout au long de la fic, je trouve que l'aspect tendresse me manquait que je lisais, donc voilà^^
Bref, voilà la suite^^ Merci encore :)

Traff Lamy: Salut miss! Merci :) Ahah la suite de l'histoire dépends de moi, c'est vrai, mais bon, il y a une limite à mon sadisme, donc on devine vite la suite je suppose x) Désolée que tu sois "trop" vite arrivée à la fin, c'est vrai que j'écris des chapitres plus courts en ce moment, désolée ^^
Ahah, les ennuis approche-t-ils ou non...? La suite dans le chapitre qui suit! :D
Merci~

Else1991: Coucou! Merci :) Ahah! Tombera-t-elle ou non sur un autre être du monde de One Piece... Bonne question x) (désolée tu vas être déçu(e) si tu espérait que cela arrive dans ce chapitre^^)
Je me dépêche d'écrire de quoi assouvir vos appétits gargantuesques de lecteurs avides, mais en effet, la fin est loin et Law a énormément de chose à découvrir dans notre monde x)


Disclamer: Je ne possède évidemment pas OnePiece, par contre l'OC, ou du moins les personnages additionnels qui arrivent sont ma "propriété", je vous prierais de bien vouloir la respecter.


Chapitre 10 : S'adapter…

PDV Law

Je m'étais retourné immédiatement après la première sonnerie, n'identifiant pas le téléphone que ma bienfaitrice utilisait habituellement. Je la vis décrocher, un air très ennuyé collé sur le visage.

« Allo. »

Pourquoi ne l'avais-je pas empêché de répondre, je l'ignorais, mais l'envie de prendre l'objet et d'envoyer la personne au bout du fil se faire voir avant de raccrocher s'emparait de moi à chaque instant un peu plus. Il me suffisait de regarder le visage d'ange de Mylana pour savoir que quelque chose clochait, que quelque chose la dérangeait. Je me perdis dans la contemplation de son visage, exprimant tantôt l'étonnement, tantôt l'ennui, en passant par la colère et la tristesse. Je ne refis corps avec la réalité que lorsque ma douce fleur se débarrassa de celui qui l'importunait :

« J'arrive, ne faites rien de stupide.
Un homme bafouilla pitoyablement à l'autre bout du fil.
_ Non, en fait, ne faites rien du tout, c'est mieux. »

Un bip sonore indiqua la fin de l'appel, et un soupire énervé s'échappant des divines lèvres de la jeune femme me conforta dans mon impression : ce pourquoi l'homme avait appelé n'était pas au gout de ma belle Mylana.

Ma. Belle. Mylana.
Non d'un Roi des Mers, Law, reprends-toi ! Tu l'as embrassé, il s'est certes passé des choses, mais arrêtes de t'en imaginer d'autres ! Abruti fini !
Et me voilà en train de m'insulter moi-même de nouveau… Ah la la… Cette déesse me fait perdre la tête !

« Law ? »

Sa magnifique voix me sortit soudainement de mes pensées, surpris, je levais les yeux pour rencontrer les siens. Leur aspect trop clair me fit frissonner : Combien de temps souffrirait-elle encore de ce désagrément.

« Oui ? Demandai-je.
_ Je dois aller à la caserne en urgence.
_ Mais, tu n'es pas en état de-
_ Je suis parfaitement capable de faire ce pourquoi on vient de m'appeler, me coupa-t-elle.
_ Malgré ta vue ? Et s'il y avait eu d'autres complications que nous n'avions pas encore décelées ? Et si tu refaisais une crise là-bas ? S'exclamai-je avec inquiétude avant de réaliser à quel sujet je m'étais attaqué et de devenir sans doute très pale.
_ Premièrement, je me suis déjà retrouvée aveugle, mais vu ma régénération je ne pensais plus cela possible. Ensuite, si d'autres répercutions des précédents évènements se font sentir, je composerai avec, c'est tout. Et enfin, je vais souvent à la caserne, et n'y fais jamais de crise, et même si cela arrivait, je trouverais le moyen de m'isoler ou de fuir à temps pour protéger les êtres présents ainsi que mon secret. J'y vais, point final.
_ Tu n'as pas envie d'y aller, alors pourquoi ? Contrai-je alors, malgré les alarmes que m'envoyait incessamment mon esprit.
_ Parce que c'est mon travail ! S'énerva-t-elle en relâchant sans s'en rendre compte une légère vague de puissance me glaçant de nouveau le sang. »

Je ne répondis pas, je l'avais déjà assez mise mal à l'aise. Elle alla rapidement dans sa chambre pour se changer de nouveau, optant pour une tenue plus stricte et mature, puis prit son sac. Elle revint finalement dans ma chambre et m'informa qu'elle serait de retour dans les deux heures et manger sans elle si je voulais. Je lui proposais de l'accompagner, refoulant mon aversion envers le lieu et l'appréhension de recroiser l'unité qui m'avait interrogé pour m'assurer de la sécurité de la miss.
Evidemment, elle me regarda comme si une seconde tête m'avait poussée à côté de la première et je réalisais trop tard l'idiotie que représentait ma proposition, et pour éviter de m'enfoncer encore, lâchais un rire nerveux.

« Ahah… Excuses moi, l'idée était stupide, tu as raison, admis-je.
_ Un peu, oui. J'espère que tu n'auras jamais à m'accompagner là-bas pour autre chose que la salle d'entrainement, vraiment.
_ A ce point ? M'étonnai-je.
_ Un pieds chez eux, et on n'en ressort uniquement les pieds devant, Law, je suis sérieuse, ce n'est pas une solution.
_ Très bien, je t'attendrai, capitulai-je devant son regard courroucé.
_ Tu devrais aller t'entrainer un peu pendant mon absence, mais il vaut mieux que tu gardes un peu de force pour mon retour, me conseilla-t-elle en se dirigeant vers l'escalier.
_ Tu auras besoin d'un punching-ball pour te défouler en rentrant, c'est ça ? La taquinai-je gentiment pour lui arracher un sourire.
_ Ahah, peut-être, admit-elle. Attention Trafalgar, je risque de vous mettre une raclée si vous n'êtes pas assez préparé, continua la miss d'une voix grave et exagérément hautaine avant d'éclater de rire.
_ Allez filez, mademoiselle Darkrose, répondis-je sur le même ton. Nous verrons à votre retour si vous me battez aussi aisément que vous le prétendez.
_ A plus tard, acquiesça la jeune femme en s'éloignant. »

J'ouvris la fenêtre donnant sur ma bienfaitrice s'approchant de la voiture et m'y accoudais. Je sursautais lorsqu'elle jura contre sa vue et se plaindre que conduire serait un calvaire avant d'ouvrir la portière du monstre de métal et de s'y engouffrer sans autre forme résistance.

Sa vue.
Conduire nécessite une vue minimum.
N'était-ce pas un peu dangereux de la laisser partir ainsi ?
Me rappelant que Mylana était une grande fille parfaitement capable et débrouillarde, et notre dernière conversation, je secouais la tête et regardais simplement le véhicule disparaître hors de la propriété. Elle n'avait pas besoin d'un chaperon, c'était son métier après tout.

PDV Mylana

J'arrivais finalement à la caserne, de très, vraiment très mauvaise humeur. Ma vue me faisait trop défaut, et s'il n'y avait pas eu ce nouveau sens, j'aurais déjà percuté six automobile, et cela n'était que l'allé.

Ah, vraiment… Les voitures grises qui ne confondent avec la route et qui oublient d'allumer ne serait-ce que leurs codes lorsque le jour commence à décliner… Les inconscients ! C'est pour ça et les clignotants que les policiers devraient non embêter, et non pour des broutilles dénuées de sens.

Mais bon, passons, et concentrons-nous plutôt sur ce que j'allais être amenée à faire avec l'unité 8… Pour une fois qu'ils osaient m'appeler. En même temps, la dernière fois qu'ils m'avaient demandé de l'aide, il venait de commettre une bourde monumentale : Ils n'avaient pas cru les dires d'une source fiable et avaient préféré se référer à un informateur louche, du coup ils étaient persuadés d'avoir attrapé le sosie mal intentionné d'un ambassadeur russe. Evidemment, ils l'avaient interrogé, et n'obtenant rien de concluant, ils en étaient rapidement venu aux poings puis à la torture, mettant le pauvre homme dans un état peu recommandable. J'avais alors dû intervenir car l'unité n'arrivait plus à le réveiller. A mon arrivée, j'avais simplement vérifié à l'aide d'une prise de sang l'identité de l'homme et passé des heures et des heures à diriger les soins qui devaient lui être apportés. De cette unité, seulement deux hommes avaient échappé à la lourde sanction, bien qu'ils soufrèrent tout de même de certains… désagréments. Mes collègues et moi avions, avec des heures de négociation, évité le scandale diplomatique. Conformément aux compromis fait, nous avions du laisser le diplomate s'en retourner, en parfaite santé, en Russie, accompagné du chef de l'unité incompétente pour lui faire payer son affront. Les autres membres fautifs furent simplement mis aux arrêts et par la suite rejoignirent de nouveau les rangs, à des positions bien moins agréables.
J'appréhendais évidemment la raison exacte de ma venue, me rappelant en frissonnant le fiasco de la dernière fois. Néanmoins, une part de moi espérait vraiment qu'ils ne m'aient appelée seulement pour une broutille.

Lorsqu'enfin je pénétrais dans la salle de pause où m'attendaient les deux nouveaux membres de l'unité, je sentis immédiatement l'inquiétude qui émanait d'eux : Leur aura étaient agitées et me renvoyaient une image apeurée.
Ma vue ne me permettait pas encore de le constater de mes yeux, alors m'approchais d'un des hommes et posais ma main sur son avant-bras le plus proche. Le sursaut de ne surprit guère, bien que le glapissement de terreur y soit parvenu. Les tremblements qui habitaient le militaire me parvinrent et je hochais la tête.

« D'accord, soit on lui a dit que je suis un monstre et comment je traite les incapables, soit ils ont fait une énorme gaffe, soit il connait ma réputation. » Songeai-je en grimaçant : On aurait dit un gosse terrifié. Et je n'avais pas arrangé les choses en initiant un contact physique sans rien dire je le savais parfaitement. Un stresse supplémentaire envahit l'homme, je lâchais alors son bras et reculais de quelques pas, sachant que rester auprès de lui n'arrangerait rien à la tension qui le rongeait.

« Bien, on va pouvoir aller voir ce pourquoi vous m'avez contactée, commençai-je. Pour le bras, hum… Je n'ai pas connaissance de votre nom, de vos deux noms à vrai dire.
_ James Eplesse, madame, fit celui que je n'avais pas touché d'une voix presque assurée.
_ Ji- Jimmy A- Asca-carde, madame, bredouilla l'autre.

Je soupirais discrètement avant de regarder ce dernier.

_ Ascarde, ne soyez pas paniqué par ma présence. Et pour le bras, n'y voyez pas là une action contre vous, je voulais savoir si vous trembliez, expliquai-je rapidement.
_ Madame, excusez-moi mais… C'est visible pour nous deux, non ? Demanda James.
_ Je suis sûre que oui Eplesse, mais voyez-vous mes yeux ont décidé de me jouer un mauvais tour et je ne vois plus assez bien pour ça.
_ Ah ? AH ! Je suis désolé madame ! S'exclama le militaire en reculant d'un pas, tout à coup très inquiet : Il devait avoir peur des représailles pour m'avoir rappelé une de mes faiblesses.
_ Hey, ne vous excusez pas, personne n'était au courant ici, fis-je d'une voix que j'espérais assez douce malgré mon humeur de chien et l'énervement de voir deux adultes aussi apeurés en ma présence.
_ Personne ? Hoqueta Jimmy.
_ Personne ici, c'est très récent et je n'ai pas eu l'occasion d'en faire part à qui que ce soit.
_ Il parait que vous être aussi chirurgienne, vous n'exercez plus ?
_ C'est vrai, je ne toucherai plus un scalpel tant que mes yeux n'auront pas guéri, admis-je.
_ Et vous avez quoi ? Osa James.
_ Cela ne vous concerne pas Eplesse, rétorquai-je en planta mon regard dans le sien.
_ Désolé madame, fit-il d'une voix faible.
_ Allons-y, j'ai à faire, et vous aussi, achevai-je la conversation. »

Les deux hommes acquiescèrent et me menèrent au reste de l'équipe et à leur souci. Pendant le trajet, bien que court, un abruti transportant un sac de farine énorme chuta juste devant nous. Le sac s'ouvrit sous le choc et son contenant de répandit autour de nous. Rapidement, les deux militaires qui m'accompagnaient fermèrent les yeux, mais pas moi. Je n'avais pas distingué la farine dans l'air et ne m'étais rendu compte du problème qu'en la sentant se déposer sur la cornée de mes yeux. Immédiatement, je bondis de plusieurs mètres en arrière, jurant comme un charretier tout en frottant mes yeux. Cependant, il était trop tard, et ma vue avait à nouveau baissé. Bien que cela soit très provisoire et que j'en fus consciente, je sentis mon irritation grimper en flèche. Garder les yeux ouverts devint trop désagréable et je décidais de les clore pour le moment. Soufflant pour me calmer, je frottais mes vêtements pour en faire partir la farine puis repris mon chemin en appelant le duo qui m'accompagnait. Tout de suite ils reprirent la tête pour me guider, jusqu'à ce que Jimmy remarque que je me déplaçais les yeux clos.

« Heu… Madame ?
_ Oui ? Demandais en me tournant vers lui.
_ Vous… Avez les yeux clos.
_ Je n'ai pas vu la farine, donc j'en ai dans les yeux.
_ Vous êtes… du coup… aveugle ?
_ Pas complètement, pourquoi ?
_ Bah… Est-ce que vous voulez mon bras pour- Tenta de proposer James.

Non, les seuls à pouvoir m'aider ainsi étaient Léa, Luccian et Law. Il était hors de question que qui que ce soit me donne le bras.

_ Non. Ça va aller, merci, coupai-je alors.
_ Mais- Protesta Jimmy.
_ Je peux me débrouiller, merci, tranchai-je.
_ Mais comment ? S'étonna le duo à l'unisson.
_ Restez près de moi pour l'instant, c'est tout. Je peux me repérer grâce à mes autres sens.
_ Entendu, répondirent-ils.
_ Reprenons notre chemin, leur demandai-je. »

En arrivant finalement dans la salle où se trouvait le reste de l'équipe, je perçus et entendis cinq personnes se mettre au garde-à-vous. Les auras devinrent quelque peu agitées. Rapidement, je demandais aux trois personnes que je connaissais pas encore leur nom, puis repérais enfin un lavabo. Sous les yeux de tous, je nettoyais tant bien que mal mes yeux en demandant la raison exacte de ma venue.
Je fus surprise de sentir l'aura de Jimmy s'approcher de moi et un tissu, ou plutôt une serviette, m'être remis.

« Merci Ascarde.
_ Vous l'avez reconnu ? S'étonna James.
_ Oui. On peut passer à ce qui m'amène ici maintenant ?
_ Mais comm-
_ La ferme Eplesse, claqua la voix assurée d'un des hommes qui faisaient partie de l'unité 8 lors du fiasco. Madame, on vous a appelé parce que nous sommes tombés contre un homme formé pour résister aux interrogatoires.
_ On a fait une prise de sang pour vérifier son identité cette fois, promis ! S'écria nerveusement le second ancien de l'équipe.
_ Bien, c'est ce que je voulais savoir, le remerciai-je. Je ne tenais pas à ce que vous déclenchiez à nouveau un incident diplomatique.
_ Non, on a retenu la leçon, m'assura le premier.
_ J'espère, grinçai-je. »

Je fus alors menée à celui qui résistait tant à l'unité et remarquais presque instantanément l'aura pratiquement calme et sûre de l'homme. Bien sûr, la respiration entrecoupée et les faibles plaintes s'échappant de ses lèvres semblaient vraies, mais ce que je voyais ne trompait pas : Il était bon, mais plus assez pour moi.

« Nom, prénom, âge, profession, pays d'origine et but, commençai-je froidement l'interrogatoire sous les yeux attentifs et impressionnés de l'unité 8 dans son intégralité. »

PDV Omniscient

Après avoir arrêté la cuisson du plat que la jeune Darkrose avait concocté, Law s'était entrainé avec sérieux, puis, en sueur, il était parti prendre une douche. En sortant, muni en tout et pour tout d'une simple serviette autour de la taille, il se dirigea vers l'armoire que la blanche avait pris soin de remplir d'habits pour lui. Il ne vit pas la demoiselle rosir sur son passage, il ne la vit même pas du tout. Il ne s'était pas attendu à la voir aussi tôt, ou plutôt, il n'avait pas vu les trois heures passer. C'est pourquoi lorsqu'il se retourna et qu'il remarqua la jeune femme, les mains sur les yeux et le visage écarlate, il sursauta puis rougit à son tour, très gêné. Il se dépêcha d'enfiler ses vêtements et s'excusa auprès de la miss.

L'incident passé, le Chirurgien de la Mort s'enquit de ce qu'avait dû faire sa belle à la caserne. La discussion avançait sur un ton banal et la demoiselle décrivait avec un certain amusement le moment où l'homme avait craqué sous la pression, alors qu'elle ne faisait que tourner autour de lui en lui parlant et en l'effleurant alors que les hommes de l'unité 8 avaient déjà eu recours à des outils d'interrogatoire plutôt musclés, sans obtenir le moindre résultat. Le pirate voulut comprendre comment elle avait fait, et la miss lui indiqua que son sixième sens lui permettait désormais de déceler si quelqu'un était nerveux, mentait, paniquait, était sûr de lui, calme, ou tout simplement confus. Cela lui avait permis de savoir où appuyer et quels mots prononcer pour percer à jour sa victime. Impressionné, le brun demanda à la lycéenne si elle pensait pouvoir se passer de ce sens pour réussir le même genre d'interrogatoire. Cette dernière répondit qu'il lui faudrait plus de temps mais qu'elle s'en savait capable, puisqu'elle l'avait déjà fait, avant de se découvrir cette étrange perception. A ces mots, Law voulut apprendre à mener un interrogatoire aussi bien. Il était certes déjà plutôt doué dans le domaine, mais il sentait que la jeune Darkrose avait un niveau bien supérieur au sien dans le domaine.
Le chirurgien remarqua alors la poussière blanche maculant encore par endroit les vêtements de la demoiselle et s'y intéressa. L'histoire de la farine le fit tout d'abord bondir pour contrôler l'état des yeux de sa belle, puis rire, voyant qu'elle allait bien et à quel point elle était entourée d'abruti, bien qu'il n'osa lui dire qu'il s'incluait dans le lot.

Soudain, l'estomac de Mylana gronda sourdement, faisant sursauter le duo avant qu'il n'explose de rire, et que la jeune femme ne hurle avec effroi :

« AHHHH ! Le repas ! Je l'ai oublié sur le feu ! Il va être immangeable !

Entendant cela, Law rigola de plus belle, avant de rassurer la pauvre demoiselle malgré les hoquets de rire qui traversaient sa gorge.

_ Non, ahah ! J'ai- ahah… ahah, pfiou… J'y ai pensé, j'ai arrêté la cuisson après ton dép- ahaha ! Ton départ. Escuse-moi mais… ahahah ! Tu… Tu tires une – ahah ! Une de ces têtes…
_ … »

Le brun s'arrêta de rire en voyant la jeune femme lui tourner le dos avec énervement. Il tenta de se déplacer de manière à lui faire face, mais rien n'y faisait, elle tournait en fonction de lui. Amusé mais également inquiet du comportement de sa douce bienfaitrice, il déploya son pouvoir et lança son chapeau devant la demoiselle pour échanger sa place avec le couvre-chef. A son grand étonnement, la lycéenne ne fut pas surprise de le voir apparaître devant elle, au contraire, elle le toisait tout en affichant une moue boudeuse adorable.

« Comment veux-tu que je reste neutre ou que je ne réagisse pas quand tu tires une tête aussi surprise ou que tu fais une moue aussi mignonne en boudant Myla-ya ? »
Demanda le pirate en prenant sa fleur de cristal dans ses bras pour l'étreindre avec douceur.

Pour réponse, deux bras frêles l'entourèrent, l'enlaçant avec tendresse et force. La jeune Darkrose colla sa tête contre le torse musclé et chaud du pirate et ferma les yeux, profitant de l'odeur enivrante de l'homme, tandis que celui-ci glissait une main le long de la cambrure de sa belle et la seconde dans la soyeuse chevelure plus claire et chatoyante que les neiges éternelles de la plus enneigées des îles hivernales qu'il avait jamais vu.
Après quelques instants, le couple s'écarta un peu. Law plongea ses orbes argentés dans les prunelles océaniques de sa douce.
Sans réfléchir d'avantage, ils laissèrent leurs lèvres se sceller en un tendre baiser. Avec appréhension, le pirate vint lécher timidement la lèvre de sa bien-aimée. Le frisson d'étonnement qui parcourut le corps de celle-ci ne lui échappa pas, et il se surprit à sourire avant d'approfondir l'échange lorsque la fabuleuse créature, qu'il tenait contre lui, lui accorda l'accès à sa langue.
Avec délice et passion, il fit reculer la jeune femme jusqu'au mur le plus proche pour qu'elle puisse s'y appuyer, sentant les frissons et les tremblements s'emparer peu à peu des fines et longues jambes de la miss. Lentement, il laissa ses mains partir et vagabonder sur les courbes ô combien magnifiques de Mylana, savourant chaque respiration, chaque frisson, chaque instant de ce moment magique. Il prenait le temps d'explorer ce corps, apprenant par cœur la forme des lèvres qu'il aimait tant, leur douceur, leur goût. Il encrait chaque détail de la jeune femme en lui, pour jamais ne pouvoir les oublier. Il parcourait, heureux, ce corps parfait, et se noyait, agréablement submergé par leurs milliers de nuances, dans les orbes de saphirs qui le regardaient, une lueur remarquable les habitant.
Doucement, à court de souffle, tous deux s'écartèrent à nouveaux l'un de l'autre, les yeux dans les yeux, ses mains tatouées sur ses hanches, et les siennes sur sa nuque, caressant du bout des doigts les cheveux ébène.
Dans les prunelles des deux humains pouvaient se déceler la même lueur, la même douceur, le même espoir : L'amour.

Le capitaine des Heart Pirate sentait le désir monter en lui, mais quelque chose lui disait qu'il ne devait pas aller trop vite. Le souvenir de leur discussion sur ce qu'avait subi la Darkrose, et ses propres souvenirs de sa détention entre les griffes du flamant rose mirent un frein puissant à la chaleur qui se répandait en lui. Un frein qu'il accepta avec gratitude, de lui-même, il souhaitait prendre le temps, et savourer.
De son côté, Mylana ressentait exactement la même chose, avec une pudeur plus forte, mais tout autant d'amour. Elle sentait tout ce qu'il se passait en celui qu'elle aimait, elle percevait parfaitement le frein qu'il s'imposait, ses limites, et pouvait ainsi presque suivre le cours de ses pensées. Elle comprit ensuite qu'il cherchait un moyen de se calmer, de ne pas aller plus loin, d'en rester là. Ce moyen, elle le lui apporta volontiers, coupant avec regret néanmoins le moment et ainsi la dimension irréelle qui s'était installée autour d'eux. D'un baiser chaste, elle s'empara des lèvres encore humides et quémandeuses de son vis-à-vis, puis s'éloigna de lui un peu, juste assez pour qu'il ne puisse plus lui prendre autre chose que la main.
Le pirate esquissa un sourire, devinant qu'elle souhaitait les mêmes choses que lui. Un gargouillement, bien que discret, acheva de les tirer tous deux du moment. Cette fois-ci, il s'agissait de l'estomac de Law. Un rire s'échappa des lèvres de ce dernier, suivit très rapidement de celui cristallin de la jeune femme.

« Allons manger » souffla simplement le Chirurgien de la Mort en entrelaçant ses doigts avec ceux de sa bien-aimée, qui répondit en silence, d'une pression de la main.

Leur estomac contenté, le couple alla comme prévu dans la salle d'entrainement. Malgré son précédent entrainement, le brun était parfaitement en forme, mais cela ne lui suffit pas à opposer une résistance acceptable face à la jeune Darkrose. Epuisé et au sol, il grommela quelque chose sur son niveau déplorable, arrachant à nouveau un rire franc à la blanche.

Soudain, une idée traversa l'esprit du tatoué. Il se souvint de la crise, des chaines, de la douleur, de l'eau.

L'eau.

L'impulsion le fit se lever d'un coup, surprenant son amie.

« Myla-ya, ai-je un maillot de bain dans les affaires que tu m'as offertes ? Demanda-t-il.
_ Oui, pourquoi ? Répondit-elle sans comprendre.
_ J'aimerais me baigner, sentir l'eau autour de moi…
_ Tu sais que tu vas-
_ Me sentir faible. Oui. Mais bien, aussi.
_ Les utilisateurs de fruits du démon se sentent bien dans l'eau ? S'étonna Mylana.
_ Normalement non, mais lors de ta… Crise, l'eau m'a apporté beaucoup d'apaisement.
_ Oh… Je vois. Nous devrions aller nous… nous changer, si tu veux.
_ Merci, fit le pirate. »

Une fois en tenue, Mylana s'enfonça dans l'eau claire sous l'éclairage si singulier de l'endroit. Law la rejoignit au bord de la piscine et s'agenouilla. Devant les yeux de la chirurgienne, le brun glissa un pied dans l'eau, puis une main, qu'il retira, puis le deuxième pied. La demoiselle à la crinière d'asphalte s'avança vers lui, prête à le soutenir, à l'aider, un sourire encourageant sur ses fines lèvres rosées. Le capitaine se laissa hypnotiser par les iris océaniques, et enfin, il inspira profondément, posa les deux mains sur le rebord, et immergea lentement son corps dans l'eau.

Tous ses sens en alertes, attendant la suite, il laissa l'eau s'emparer de lui, comme une vieille amie qui lui avait cruellement manqué. Il ferma les yeux, sentant les douces et pales mains de la jeune femme le maintenir pour qu'il puisse respirer.

Oui… C'était donc bien ça… Je suis si bien…