Bonjour tout le monde! Je suis consciente de mon retard, et j'en suis vraiment désolée...Ce chapitre m'a vraiment donné du fil à retordre. J'ai cru que je n'arriverai pas à le finir...Et puis finalement, j'ai réussi! *Applaudissements* Et puis bon, comme ça fais vraiment longtemps que vous attendez la suite, je poste deux chapitre d'un coup :D Bon, sinon, ce chapitre est un peu spécial...Je l'ai écris différemment déjà, vous verrez bien. Et il y a un passage très glauque, vraiment, si vous êtes sensibles je vous conseille de ne pas le lire. Il s'agit du passage où j'ai mis une petite étoile. Voilà, je crois que j'ai tout dis...Bonne lecture!
Chapitre 11- Les regrets d'un monstre, la mélodie grinçante de la folie.
Ikebukuro, 19 décembre, 19h03
La poussière se dissipa, pour laisser apparaitre l'ampleur du désastre. Les arbres étaient détruits, certains avaient même été déracinés. Il n'y avait plus de lampadaires, plus de bancs. Le parc avait été complètement saccagé. Au milieu, la cause de tout cela: Shizuo Heiwajima. Il était là, debout, haletant, le regard pointé vers les nuages. Il entendit les sirènes de la police se rapprocher, et s'enfuit. "Je ne suis qu'un monstre. Un monstre. Un monstre, un monstre, un monstre, un monstre, un..." Il s'arrêta subitement au beau milieu de la rue. Cet endroit...C'est là qu'il avait vu Izaya se faire agresser par le shadow pour la première fois. Il y avait toujours ce réverbère qui clignotait, et on pouvait presque encore sentir l'odeur du sang. Non...C'était une impression. L'odeur était gravée dans la mémoire du barman, et les images défilaient devant ces yeux comme un film. La haine le consumait petit à petit, une haine dévorante, la haine de lui-même.
Shizuo resta immobile un moment, puis repartit. Sans jamais se retourner, il se dirigea vers son appartement. Une fois chez lui, il se déshabilla, et alla se coucher sans même manger. Il essaya de dormir, mais le sommeil ne vint pas. Il était trop tendu, il ne pouvait pas penser à autre chose, que le visage d'Izaya se décomposant devant lui.
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Ikebukuro, 20 décembre, 08h15
Le réveil sonna. Un mouvement machinal pour l'arrêter. Un soupir. Il ne voulait pas se lever.
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Ikebukuro, 20 décembre, 09h01
Le téléphone sonna. Il sonna encore. Puis encore. Puis encore. Un soupir à nouveau. Il ne comptait pas se lever.
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Ikebukuro, 20 décembre, 10h57
"Shizuo...Shizuo! Sauve-moi, je t'en prie!Sauve...Sauve-moi...Sauve-moi...Sau..."
Le barman se réveilla en sursaut. Il était tout en sueur, haletant, le coeur sur le point d'exploser. Il repris ses esprits calmement, et décida finalement de sortir de son lit. Un petit tour par la salle de bain, un coup d'eau fraiche sur le visage pour bien se réveiller...Quel horrible cauchemar.
*Il se retrouvait dans un couloir sombre, éclairé par une seule lumière semblant se trouver au bout de ce même couloir. Il marchait vers cette lumière, et sans savoir pourquoi, se mettait tout à coup, a courir. Mais plus il se rapprochait de la lumière, plus elle s'éloignait. Alors il fermait les yeux, et continuait de courir, comme si sa vie en dépendait. Enfin, il atteignait la lumière. Il se retrouvait face a une porte rouge écarlate, et on pouvait entendre un battement de coeur lourd de l'autre côté. Sans hésiter, il ouvrait la porte, et se retrouvait dans une pièce minuscule, teintée de rouge également. Au centre, il y avait un coffre. Les battements de coeur provenaient de là. Il essayait d'ouvrir le coffre, mais il y avait une serrure. Il regardait autour de lui, et découvrait une clé dans sa main droite. Il la regardait, dans un premier temps, et se décidait à ouvrir le coffre. Ce qu'il y trouvait à l'intérieur? Le corps sauvagement mutilé d'Izaya. On lui avait arraché les yeux, retiré la peau, et coupé les tendons. En fait, il était méconnaissable. Ce n'est que lorsqu'il empoignait le bras du blond, et prononçait son nom, que ce dernier le reconnaissait. "Sauve-moi...Sauve-moi...Sau..."*
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Ikebukuro, 20 décembre, 15h10
Tom rappella Shizuo pour la énième fois sur son portable, n'espérant ce pendant aucune réponse...Cepandant contre toute attente, le barman décrocha.
-Shizuo. Tu te fiches de moi? Qu'est-ce que tu faisais? Je t'ai appelé au moins trente fois!
-...Désolé. Je ne me sentais pas bien...J'ai très mal dormi.
-Tss...Et tu comptes rester chez toi?
-Je ne sais pas...Non, j'arrive.
-Bien, je t'attends au sushi russe.
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Ikebukuro, 20 décembre, 15h23
Le ciel c'était assombri d'un coup. Des nuages épais et gris avaient recouvert tout Ikebukuro. Le blond leva la tête, et poussa un soupir. Il allait très certainement pleuvoir, et il n'avait pas pris de parapluie. Cela l'énervait. Bien au moment où il en avait le moins envie, les premières gouttes tombèrent. Bientôt ce fut un véritable déluge qui s'abattit, trempant Shizuo jusqu'aux os. Il sentit la colère monter en lui, jusqu'au point de non-retour...
Il envoya valser une distributrice automatique dans les airs, tout en hurlant de rage. Il arriva au restaurant fou de rage, se maudissant d'avoir pris cette stupide décision. S'il était resté chez lui, pas besoin de prendre de parapluie, et il n'en serait pas arrivé là. Tom le regarda d'un air dépité, et soupira à son tour. "Mais regarde-toi...Tu vas finir par attraper la crève comme ça." lui lança-t-il tout en observant le temps dehors. Il ne s'arrêtait pas de pleuvoir, ce qui était étrange pour une averse. Le barman s'assit, et commanda une grande assiette garnie et un bol de nouilles au porc.
-Dis-donc, tu as vraiment une sale mine, Shizuo! Tu as passé une si mauvaise nuit?
-Si tu savais. Enfin, ce n'est pas vraiment cette nuit qui a été mauvaise...C'est dans la matinée. J'ai fais un cauchemar horrible...Je n'ai pas pu me rendormir après.
-Eh bien eh bien...Je vois que ça ne t'as pas coupé l'appétit pour autant.
-Je n'ai rien mangé depuis que je me suis levé...
Alors que Simon déposait les nouilles sur la table, Shizuo ne se faisait pas prier pour les engloutir d'une traite. Il avait tellement faim qui en tremblait. A moins que ça soit du à autre chose.
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Ikebukuro, 20 décembre, 23h57
La journée était enfin finie. Pas la pluie. Elle n'avait cessé de tomber, ce qui avait causé plusieurs inondations, notamment dans les stations de métro qui avaient du fermer, car complètement englouties. Le barman était affalé sur le divan. Ce même divan où avait dormi Izaya quelques jours auparavant...Il sentait qu'un fusible n'allait pas tarder à sauter. Un stress fou s'était accumulé en lui, car il était sans arrêt irrité, et faisait tout son possible pour rester calme. Mais il avait vraiment eu une journée pourrie, entre son cauchemar épouvantable, le déluge qui l'avait mouillé de la tête au pieds, et tout ces clients harassants, qu'il avait juste envie de frapper de toutes ses forces. Shizuo était à bout.
"Pourquoi...Pourquoi tout ça m'arrive...Je n'ai rien demandé à personne." Se dit-il à haute voix. Il savait qu'il n'avait pas le droit de dire ça, car sa situation était certainement cent mille fois moins pire que celle de l'informateur. Mais il ne pouvait s'en empêcher, c'était plus fort que lui. Il en avait assez d'être toujours en colère, il en avait assez de détruire tout ce qu'il touchait, il en avait assez d'être ce qu'il était. Il se leva, et se dirigea vers la cuisine. Instinctivement, il pris un couteau posé sur le plan de travail, et se mit à l'observer. Il paraissait neuf, et pourtant ça faisait presque 2 ans qu'il était dans cette cuisine, et servait tous les jours. " Ce que je souhaitais de tout mon cœur est enfin arrivé"...Comment avait-il pu briser ainsi le cœur d'Izaya? Il ne l'avait même pas touché. Non, il l'avait brisé par ses simples paroles.
S -Je suis un monstre. Un monstre. Monstre, monstre, monstre, monstre, monstre...
-Monstre, monstre, monstre, monstre, monstre.
Shizuo releva la tête. Il regarda dans la cuisine, puis dans le salon, mais personne. Il n'y avait que lui. Pourtant, il n'avait pas rêvé...?
-Monstre. Un monstre tue. Il tue. Tuer. Tuer, tuer, tuer, tuer, tuer, tuer.
S -Qui est-là? Montrez-vous!
-Tuer, tuer, tuer. Tu dois tuer. Tu dois tuer. Tu dois tuer. Tuer, tuer, tuer...
S -Tu...Tuer...Tuer...Je dois...Tuer...Je dois...Tuer...Tuer...Tuer...
-Tuer. Oui. Tu dois tuer. Je dois tuer. Le sang. La mort. La haine. Tue. Tue. Tue encore. Hais. Hais et tue. Tue et hais.
S -Je dois tuer. Je dois haïr.
