Disclaimer : Aucuns des personnages de Ghost Hunt que vous connaissez ne m'appartient et je ne gagne rien avec cette histoire.
Chapitre 11 : Petites tracasseries
Elle se tenait tétanisée devant lui sans parvenir à bredouiller ne serait-ce qu'un mot. Les yeux perdus dans ses iris améthyste, elle avait du mal à penser rationnellement. Naru quant à lui la dévisageait sans dire un mot, et la jeune fille se faisait violence pour ne pas le choper par le col et le secouer comme un prunier en lui hurlant de dire ce qu'il avait à dire. Soudain, il ferma les yeux et soupira, avant de rouvrir les yeux pour observer le bout de ses babouches jaunes, et enfin, il se mit à parler en caressant nerveusement son jabot.
« _ Mai, je tenais à m'excuser pour ce qui s'est passé hier soir. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Dit-il en se frottant l'arrière de la tête. En fait si, j'étais en train de vérifier que tu ne t'étais pas fait mal, et puis, tu t'es réveillée et pour t'empêcher de hurler, je t'ai embrassé, mais sans le faire exprès, hein ? Ma bouche a, euh… Oui, c'est ça ! Ma bouche a glissé et s'est trouvé par accident sur tes lèvres. S'exclama-t-il en écartant les bras. Je suis désolé, vraiment. Mais tu ne le diras pas à Matsuzaki-san, hein ? Parce que je suis amoureux d'elle depuis le premier jour, et je ne voudrais pas que cette erreur vienne entacher notre bonheur. Voilà, j'ai fini, et je suis désolé. Maintenant, est-ce que tu pourrais me faire du thé, s'il te plait ? » Débita-il d'un traite sans reprendre son souffle.
Mai le regarda pendant un long moment. Interloquée. Avant de brandir un poing vengeur vers celui qui venait de lui mettre le plus beau râteau de sa vie.
Mais au lieu de heurter le visage du prétentieux, son poing rencontra plutôt une surface dure et métallique qui fit un bruit d'enfer et résonna pendant plusieurs secondes aux oreilles de Mai. Le coup lui fit un mal de chien, et elle se réveilla complètement en jurant. Se frottant le poignet pour calmer la douleur, elle avait encore l'impression de vibrer de la tête aux pieds avec l'armoire en métal d'Hélène qu'elle avait frappée dans son sommeil. À la lueur qui filtrait des stores faiblement entrouverts, la jeune fille parcourut la chambre du regard pour ne trouver que le lit vide et fait d'Hélène.
' Mince ! Quelle heure il est ?' Se demanda-t-elle inquiète pendant qu'elle tentait d'attraper maladroitement son téléphone qui trainait par terre. Par contre, quand elle vit l'heure qu'affichait l'appareil : 7h00, elle jura encore une fois et bondit hors du lit, bien éveillée. Fébrilement, elle saisit sa trousse de toilette et fila aux douches communes. Ce n'est qu'alors qu'elle allait pousser la porte récalcitrante de leur chambre que Mai aperçut le post-it collé sur la porte.
« Mai, je sais que tu es rentrée tard et tu dois être fatiguée alors je t'ai laissé dormir. Quand tu seras réveillée, bip moi sur mon portable de service et j'enverrais quelqu'un te chercher. Bises H. PS : Je t'ai bipé ce matin, pour que tu puisses avoir mon numéro, il doit être dans ta liste d'appel. »
Soulagée, Mai soupira en tournant la poignée de la porte et en poussant celle-ci de l'épaule pour qu'elle s'ouvre dans un raclement bruyant. Elle la biperait quand elle reviendrait de sa douche se dit-elle en se frottant le poignet. C'était la main avec laquelle elle avait attrapé Naru la veille, et visiblement, son poignet n'avait pas apprécié son essai au kung-fu sur une armoire en fer, car il lui faisait mal. Il faudrait quelle demande a quelqu'un de l'examiner, Lin-san peut-être, mais si elle demandait à Lin, cela voudrait dire que Naru serait dans les parages et elle préférait l'éviter si possible pour le moment.
La rousse se doucha, et se lava les dents en un temps record, mais elle dut quand même s'arrêter pour téléphoner à Hélène, ne voulant pas tenter le diable en essayant de téléphoner et s'habiller en même temps. Le téléphone de la contremaître sonna une fois puis tomba sur répondeur. Etonnée, son amie allait tenter une nouvelle fois de l'appeler quand le téléphone se mit à sonner dans sa main, affichant le numéro d'Hélène en 'appelant'.
Après une brève conversation, la jeune fille raccrocha et commença à s'habiller.
La jeune fille éclata soudain de rire toute seule. Quand elle avait eu Hélène au téléphone, elle avait entendu les voix des garçons derrière celle-ci, et Mai en avait déduit qu'ils devaient être en voiture quand elle avait appelé. Hélène avait juste eu le temps de lui dire bonjour que Kaith lui avait arraché le téléphone et s'était mis à jacasser à propos de rêves qu'elle aurait fait à son égard, avec lui dans le rôle du prince charmant. Furieuse, Hélène avait récupéré son téléphone tandis que résonnait un cri de douleur en fond sonore. Hélène avait ensuite reprit la conversation où elle en était, sans s'occuper des jérémiades de Kaith que Mai entendait en sourdine. La grande blonde l'avait informé qu'elle devait aller à une réunion de travail, mais que Kaith et Benjamin l'a récupèrerait à la base vie.
Pour s'occuper, Mai fit un peu de rangement dans ses affaires, avant de croiser son reflet dans le miroir de l'armoire maltraitée et elle s'aperçût qu'elle ne s'était pas encore coiffée. Elle se regarda longuement, réfléchissant malgré elle au baiser de la veille en se coiffant distraitement avec deux baguettes qu'elle avait péchées dans sa trousse de toilette.
' Qu'est-ce qu'il pourrait bien trouver à une fille comme moi ?' Se demandait-elle.
Elle observa ses grands yeux noisette, ses cheveux à présent mi longs et son visage qui avait perdu quelque peu ses rondeurs de l'enfance. Se rendant compte de ce qu'elle était en train de faire, elle se fit la grimace et se détourna du miroir, avant de se retourner à nouveau pour se regarder encore une fois d'un œil critique. Puis, elle poussa un soupir et haussa les épaules. A quoi bon ? Après tout, elle n'était pas morte durant leur année d'absence et elle se trouvait jolie, ce qui était le plus important. Mais pour qu'elle se sente vraiment à l'aise, il fallait d'abord qu'elle fasse le point par rapport à ce qui s'était passé la veille.
Comment pourrait-elle le regarder en face, et travailler avec lui sur cette enquête si elle n'arrivait pas à se regarder en face elle-même?
Première question : Quels étaient ses véritables sentiments par rapport à ce baiser ?
C'est en cherchant une réponse à cette question qu'elle prit son sac, vérifia que toutes ses affaires étaient bien à l'intérieur et sortit. Le temps de sortir du couloir et de descendre l'escalier qui menait au premier étage du bâtiment, l'étage des garçons, elle avait trouvé une réponse qui, si elle ne la satisfaisait pas, avait le mérite d'être claire et à peu près objective.
Elle avait adoré embrasser Naru et ce serait mentir que de dire qu'elle crierait au viol s'il prenait au jeune homme l'envie de recommencer.
Mais pour protéger son cœur, elle ne devait pas en faire une montagne et laisser venir. Car si ce baiser avait été fabuleux pour elle, peut-être que pour lui cela ne représentait qu'une parenthèse en dehors du temps. Dans le cas contraire…Et bien fier ou pas, Monsieur Narcissique devrait faire l'effort de s'exprimer avec des mots et qu'il ne l'aurait pas avec des regards langoureux et un petit baiser en passant ! Même si en son for intérieur Mai fondait à cette idée en rougissant furieusement.
Galvanisée par cette résolution, Mai arriva au premier étage et elle s'apprêtait à tourner pour continuer sa descente vers le rez-de-chaussée quand elle entendit quelqu'un l'interpeller. Méfiante, la medium se retourna lentement pour finalement s'apercevoir que c'était Ayako qui marchait dans sa direction d'un pas rapide. Mai remercia le ciel in petto de ne pas être tombé sur son patron alors qu'elle n'avait pas fini de mettre de l'ordre dans sa propre petite caboche.
Ayako était resplendissante dans son uniforme avec sa chemise jaune poussin qui faisait ressortir la couleur de ses magnifiques cheveux auburn lâchés dans son dos. Tout à coup la jeune fille se sentit moche, mais faisant contre mauvaise fortune bon cœur, elle lui lançât un salut enjoué.
« _ Bonjour Ayako, bien dormi ? » Lui demanda-t-elle, tandis que la double-porte des douches communes de l'étage s'ouvrait lentement.
Mai eût un drôle de pressentiment en voyant le bras d'un homme pousser les portes pour sortir dans le couloir, et celle-ci se retint d'éclater de rire, en constatant que l'homme en question était Lin-san qui, logiquement, venait de prendre une douche.
' Evidement, qui d'autre ?' Se demanda-t-elle fatalement.
Pour couronner le tout, le chinois taciturne n'était vêtu en tout et pour tout que d'une serviette bleue qui lui ceignait les reins et une autre qu'il portait autour du cou. Mai retint un ricanement en pensant qu'Ayako ne remarquerait même pas que la mèche de Lin-san était tirée en arrière et que pour la première fois, depuis qu'elle le connaissait, elle pouvait voir l'intégralité de son visage.
Celui de la prêtresse, par contre, s'était figé une fraction de seconde avant qu'elle n'affiche un air détaché et continue sa route, en le saluant néanmoins d'un signe de tête que Mai trouva plutôt nonchalant. Une pointe de compassion vint atténuer le fou rire silencieux de Mai quand elle se rappela sa propre mésaventure pendant que la mikko se tenait à côté d'elle, le dos tourné vers Lin-san et raide comme la justice. Pour donner le change, la jeune fille salua son collègue avec un grand sourire, salut qui lui fût rendu calmement avant que l'homme à la mèche ne se dirige vers la chambre qu'il partageait avec Naru.
La jeune fille le regarda s'éloigner, le sourire toujours aux lèvres, et se mit en marche pour rattraper Ayako qui avait pris de l'avance. Mai rattrapa la grande rousse devant le bâtiment et s'apprêtait à lui demander ce qu'elle avait prévu pour cette journée quand elle remarqua le regard des gens qu'elles croisaient. Ceux-ci regardaient son amie avec étonnement, certains même avec une certaine appréhension. Voulant en avoir le cœur net, Mai lui saisit le bras pour qu'elle s'arrête, et lui fit face. C'est à ce moment que la jeune fille poussa un cri affolé devant la mine de la mikko. Car si le visage de son amie était normal, ce qui l'était moins étaient les deux coulées de sang qui s'écoulaient de son nez.
_T_T'_
Depuis qu'il connaissait le chinois Naru ne l'avait jamais vu autrement qu'avec son masque d'austérité qui aurait rendue jalouse une statue. Or, ce matin, alors que Matsuzaki-san venait de le quitter pour les attendre à la voiture, Lin était entré dans la chambre avec un sourire facétieux sur les lèvres. Dire que Naru fut étonné était un euphémisme, puis réfléchissant quelque peu, il en arriva à la conclusion que ce devait être Matsuzaki-san qui devait être à l'origine de ce petit miracle, un petit rire lui échappa. Son assistant le regarda, un sourcil haussé, le bras suspendu en l'air car il était en train de mettre sa chemise. Naru, lui haussa les épaules tout en gardant une étincelle de malice dans son regard violet.
« _ Toi, tu as croisé Matsuzaki-san, en sortant de la douche… insinua-t-il.
_ Pourquoi tu me demandes ça ? Lui rétorqua l'autre. Naru lui répondit en faisant le geste de sourire du doigt, qui fut accueilli avec un 'tss' dédaigneux, faisant à son tour sourire son camarade de chambre.
Lin avait toujours passé beaucoup de choses à Naru, beaucoup trop du goût de la mère de celui-ci mais qu'y pouvait-il… Mais là, il se moquait de lui et le chinois ne pouvait pas se laisser faire, surtout quand son jeune patron tapait en dessous de la ceinture. Puisqu'il avait décidé de jouer sur ce jeu-là, il allait répliquer de la même manière.
_ Non, ce n'est pas ça. Répondit-il en faisant son nœud de cravate, car il avait opposé une fin de non-recevoir à la proposition de Loraki-san de porter lui aussi l'uniforme de la société. C'est juste que j'ai croisé Taniyama-san qui descendait. On s'est salués et elle avait l'air extrêmement de bonne humeur ce matin. » Badina Lin qui vérifiait la position de son nœud dans le miroir tout en observant Naru à la dérobée.
Prêt, Lin sortit de la chambre avec la satisfaction d'avoir pu voir le visage de son patron de renfrogner à la mention de Taniyama-san.
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Matsuzaki Ayako serrait les dents et se retenait à grand peine de tordre le cou à sa jeune amie, Taniyama Mai, qui était pour l'heure écroulée de rire contre un poteau de la véranda abritant l'entrée de l'infirmerie. Sentant la colère gagner son amie, Mai se fit violence pour réprimer un autre accès de fou rire et transforma son ricanement en toux. Quelques rechutes plus tard, Mai discutait tranquillement de la situation de Masako à l'hôpital d'Aomori quand une Ford Ranger grise avec bandes réfléchissantes vint se garer devant les deux femmes. Le visage souriant de Kaith apparut à la fenêtre du chef de bord.
« _ Bien le bonjour en ce matin ensoleillé, gentes dames. S'exclama-t-il avec emphase, faisant rire Mai et sourire Ayako. Le jeune homme avisant l'amie de Mai lui adressa la parole. Je ne crois pas avoir été présenté…
_ Oh ! Sursauta Mai. Désolée. Ayako, je te présente Former Kaith et Milfort Benjamin. Ce sont deux opérateurs logistiques qui travaillent sous les ordres d'Hélène au port. Kaith, Ben, je vous présente Matsuzaki Ayako, c'est une amie qui est… stagiaire aussi. Se rattrapa Mai en faisant un sourire d'excuse à Ayako qui sourit aux deux hommes avant de s'incliner pour les saluer à la japonaise.
_ Former-san, Milfort-san. Enchantée de vous connaître. Leurs dit-elle, tandis que Kaith et Ben protestaient.
_ Oh non ! Appelez-nous Ben et Kaith, s'il vous plait ! Nous sommes occidentaux et sommes peu habitués à la politesse nippone. Vous nous feriez un grand honneur ! »
Mai souriait d'un air rassurant à Ayako, peu rassurée par les manières cavalières de ces deux hurluberlus. Puis le sourire de Mai s'élargit et Ayako se retourna pour voir pourquoi elle souriait ainsi. La raison de ce sourire la fit pâlir plus qu'autre chose : Lin-san venait de monter dans le minibus et était occupé à faire chauffer le moteur.
La prêtresse paniqua et demanda to de go.
« _ Excusez-moi, mais est-ce que cela vous dérangerait de me déposer au bureau d'entrée de l'usine ? Mon chauffeur est en retard et je voudrais arriver tôt. On m'a donné beaucoup de travail. S'excusa-t-elle.
_ Bien sûr, pas de problème, grimpez ! » Lui répondit Ben, tandis que Mai sautait dans la voiture, un sourire narquois aux lèvres.
' Dieu qu'elle avait envie d'étrangler cette fille' Pensa la prêtresse pendant qu'elle prenait place dans le véhicule.
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Mai parlait à Ayako, qu'ils venaient déposer, par sa fenêtre baissée.
« _ Qu'est-ce qui nécessite que tu te rendes au bureau avant Lin-san et Naru ? Demanda Mai à la jeune femme qui soupira lourdement.
_ Cette chose qui se prend pour ton grand-frère m'a téléphoné à 4h00 ce matin pour me dire qu'il m'attendait impatiemment pour que je prenne la relève, parce que Monsieur a sommeil. Singea-t-elle.
_ Aoutch !
_ Comme tu dis !
_ Mai, tu as un grand-frère sur ici ? S'étonna Ben pendant que Mai se trémoussait sur son siège, mal à l'aise.
_ C'est-à-dire que… ce n'est pas vraiment mon grand-frère… Dit doucement Mai, mais Ayako la contredit.
_ Oh si, il l'est ! Et un de la pire espèce !
_ Quelle espèce est-ce, Ayako-san ? Demanda Kaith, curieux lui aussi.
_ Un de ceux qui mesure un mètre quatre-vingt pour quatre-vingt-dix kilos et qui te découpent en rondelles si tu dragues sa petite sœur chérie. Répondit Ayako moqueuse.
_ OK, message reçu ! S'esclaffa Kaith. On ne touche pas à Mai ! »
Ayako regardait la Ford prendre la route du port satisfaite.
Elle n'était pas idiote. Elle avait bien compris que Kaith avait tout pour plaire et que Mai était à son gout. Mais elle préférait prévenir plutôt que guérir, et un Naru jaloux était non seulement pénible à supporter, mais aussi dangereux et hargneux.
Et la veille, elle avait bien vu que voir Mai rire avec Benjamin et Kaith avait passablement agacé leur boss.
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Durant le trajet vers le port, Mai s'assoupit brièvement. Elle avait quelque peu rattrapé ses heures de sommeil, mais elle n'avait jamais réussi à rester éveillée pendant un trajet en voiture, surtout s'il durait un petit peu. Elle se réveilla en sentant la voiture tressauter à cause des trous qui se trouvaient sur le parking du bureau du port. Elle soupira et ouvrit grand les yeux, comme pour les convaincre de rester ouverts.
Elle descendit de la voiture et suivi les deux garçons en cherchant Hélène des yeux. Elle l'a trouva dans la cantine et celle-ci les accueillit avec un grand sourire.
« _ Bonjour ! Nous vous attendions pour commencer la réunion de démarrage ! » Lui dit-elle.
Mai acquiesça et demanda si elle pouvait boire un café au lait ou un truc du genre pour la réveiller. Hélène rit et lui montra la machine à café.
« _ Mi casa es su casa. » Lui indiqua-t-elle avant de commencer la réunion.
« _ Bonjour à tous. Commença-t-elle, alors que son équipe lui répondait avec enjouement. Bon, pour aujourd'hui, je pense que vous avez tous vu le navire vraquier qui a accosté cette nuit. Pour Mai, je vais expliquer. » Précisa la jeune femme en adressant un signe de tête à Mai alors que celle-ci se renfrognait. La formulation lui rappelant un peu trop celle de Naru quand il expliquait quelque chose que tout le monde connaissait mais que seule elle, l'ignorait. Elle se rasséréna un peu quand elle réussit à se rentrer dans le crâne que c'était Hélène qui lui parlait, et non Naru.
« _ Le navire que tu vois là-bas est un navire vraquier. Ce type de navire est fait pour transporter des marchandises souvent en vrac solide, comme du sable, du calcaire ou dans ce cas-là, du charbon. Pour le décharger, tu remarqueras qu'il n'est pas accosté au même quai que le navire que nous avons traité hier. » Continuait Hélène, tandis que Mai écoutait attentivement et que Benjamin buvait ses paroles sous l'œil amusé de Koroha-san. Hélène continuait sur sa lancée, sans voir le regard d'adoration dont la couvait le jeune homme aux cheveux blancs.
« _ Nous avons des grappins ou crapauds que nous utilisons pour décharger ce type de navire. Ce sont de grosses pinces qui prennent le charbon dans les cales des navires et qui le mettent ensuite dans les trémies. Les trémies se trouvent sur le quai, et ressemblent de gros entonnoirs qui font couler le charbon sur un tapis roulant qui emmène le charbon à l'usine. C'est bon, tu as suivi ? » Lui demanda Hélène et Mai hocha la tête.
« _ Donc, notre travail d'aujourd'hui sera de décharger ce bateau. Les garçons vont y aller en premiers avec Olivia. Ben, Job, Olivia, vous sautez sur les grues numéro une, trois et quatre. Kaith, Dimitri et Eric, vous serez leurs pareurs. Koroha-san, je te laisse noter les heures d'arrêts. Il faut que je montre à Mai un petit travail que je voudrais qu'elle fasse pour moi pendant la réunion avec les autres superviseurs. Dès qu'on a finis ici, je t'appelle à la radio pour que tu viennes nous chercher. Est-ce que quelqu'un a des questions ? »
Tous secouèrent la tête et partirent se préparer dans leurs vestiaires respectifs, alors qu'Hélène entrainait Mai à sa suite dans le bureau
« _ Mai, est-ce que tu pourrais me rendre service ? Mai hocha encore une fois la tête. Est-ce que tu pourrais me classer ses papiers par ordre chronologiques, s'il te plait, tu me sauverais la vie? » Demanda Hélène d'une voix anxieuse à laquelle Mai ne put qu'éclater de rire.
« _ Bien sûr ! Si ce n'est que ça, pas de soucis. »
Hélène la serra dans ses bras avec reconnaissance.
« _ D'habitude, je les traite au fur et à mesure, mais là, ils se sont entassés et le classement me terrifie littéralement. » Lui jeta-t-elle en se sauvant.
Mai regarda le tas de papiers qui ne représentait qu'un dizaine de centimètre de hauteur et sourit encore une fois, amusée. Sans plus tergiverser, elle s'assit à table et s'absorba dans son classement avec son efficacité habituelle. Les mains occupée, elle pouvait se concentrer sur la deuxième question à laquelle elle devait trouver une réponse pour retrouver sa maitrise d'elle-même.
Question deux : Que ferait-elle pour le cas où il ne faisait que jouer avec elle ?
C'était sa pire crainte. Mais sa réponse était déjà prête : Elle ferait comme s'il ne s'était rien passé, mais serait attentive à ne plus se faire avoir. Se disait-elle en repensant au rêve pas si stupide que ça qu'elle avait fait ce matin. Elle s'emploierait à l'oublier et veillerait à ce que ce soit une réussite, cette fois.
Question trois : Que ferait-elle pour le cas où il ne jouait pas du tout ?
…. La jeune fille laissa tomber sa tête sur la pile de papier qui n'était plus assez épaisse pour amortir le choc, ce qui fit que Mai se frappa le crâne sur la table du bureau dans un grand bruit sourd.
Elle releva la tête juste à temps pour voir entrer Hélène dans le bureau qui lui demanda si elle avait fini. Mai lui répondit que oui et Hélène se dirigea vers le fond du bureau où se trouvait la radio.
« _ Koroha, Koroha, Koroha pour Hélène. Appela-t-elle
_ Transmets Hélène.
_Ca y est, on a fini. Tu peux venir nous chercher, Mai et moi ?
_ Bien reçu, j'envoie Kaith vous chercher parce que je suis occupé avec le grappin d'Olivia.
_ Ok, terminé. » Dit-elle, puis s'adressant à Mai, elle l'informa qu'il valait mieux qu'elles attendent dehors. Quand c'était Kaith qui vous récupérait, il valait mieux être prêt à partir sitôt la voiture arrivée.
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Taniyama Mai était trempée de la tête aux pieds et sale comme un cochon sauvage, ce qui faisait rire Koroha-san comme une hyène du haut du bastingage du navire.
Elle avait été très intéressée par ce déchargement de navire, mais à présent, Mai pouvait le dire, le déchargement d'un vraquier, ça craint ! Lorsqu'elle était arrivée sur le quai avec Hélène, elle avait observée fascinée le ballet des grues qui prenaient le charbon dans les cales pour les relâcher dans les trémies, comme des mains de géants qui piochait dans un seau de sable pour le faire couler dans une bouteille grâce à un entonnoir. Mais il pouvait y avoir des incidents techniques comme celui qui était arrivé au grappin d'Olivia. Celui-ci, plein, s'était ouvert tout seul à mi-chemin entre la trémie et le bord du bateau, ce qui faisait qu'il y avait maintenant un tas de cinq tonnes de charbon sur le quai.
D'après Hélène, son supérieur lui avait demandé de garder le quai propre pour l'après-midi, car le sous-directeur devait venir faire une visite. Ce qui expliquait pourquoi cette ouverture de grappin intempestive mettait toute l'équipe dans la panade. Devant l'étendue des dégâts, Hélène avait décidé de laisser les grutiers continuer et qu'Olivia, Mai et elle commencerait le nettoyage, les garçons les rejoindraient vers 10h30 pour les aider avec des pelles à main avant de faire la pause déjeuner.
Olivia sauta sur une pelle à godet et commença par enlever le gros du tas pour l'écouler sur le convoyeur, ensuite Kaith et Dimitri descendirent du bateau pour s'armer de pelles et commencer à pelleter le reste du tas à la main, évitant ainsi aux femmes de le faire car trop fatiguant. Hélène devait aller prévenir le capitaine qu'ils stoppaient le déchargement pour que son équipe puisse aller manger, alors elle délégua à Mai la tâche de faire disparaître les derniers vestiges de charbon sur le quai à l'aide d'une lance à incendie. Bien entendu, la prise en main de l'engin ne fut pas aisée, étant donné que c'était la première fois que Mai se servait d'un jet d'eau d'une telle puissance. Ce qui expliquait son état pitoyable lors de leur retour au bureau.
Si elle avait été vexée des moqueries des garçons au début, elle avait vite compris leur hilarité quand elle avait croisé son reflet dans les vitres d'une des voitures de service stationnée pas loin. Son chignon baguette n'était plus qu'un souvenir, et les mèches de cheveux qui s'en étaient échappées lui chatouillaient le cou. La poussière noire du charbon soulevée par Olivia et sa machine lui avait tout de suite collée aux joues à cause de l'eau et la sueur et elle ressemblait aux charbonniers de Germinal qui travaillent dans les mines souterraines de charbon.
Voulant attendre Hélène, elle fit donc partie du deuxième voyage que Koroha-san avait fait avec la voiture pour aller déposer les autres au bureau. En revenant, elle était donc accompagnée de Koroha-san, Hélène, Benjamin et Eric, et c'est avec un grand soulagement qu'elle s'extirpa de l'habitacle du véhicule chargé.
Voulant se nettoyer un petit peu avant d'aller manger, elle suivit Hélène et toutes les deux rejoignirent Olivia qui se débarbouillait dans sanitaires des vestiaires. La jeune médium rêvait d'une douche et s'en ouvra à Hélène qui le lui déconseilla.
« _ Si tu prends une douche avant d'aller manger, tu n'arriveras pas à te lever de table. De plus, tu seras obligée de remettre ce linge mouillé et tu vas choper froid. Il vaut mieux que tu fasses sécher au moins ta chemise et que tu manges comme ça. » Lui expliqua la grande blonde. S'en remettant à son jugement, Mai suivit ses conseils et se dirigea vers la cafétéria où elle partagea un repas animé avec le reste de l'équipe qui passa son temps à la taquiner, sous l'œil bienveillant de leur chef.
Peu avant 13h00, la porte de la cafétéria s'ouvrit sur Loraki-san, accompagné à la grande surprise de Mai, par Shibuya Kazuya en personne. Celui-ci, impeccable dans son uniforme les observa un à un sans montre aucun sentiments, avant de détailler Mai de la tête aux pieds. Celle-ci qui se sentait mal à l'aise de passer ainsi au scanner de ses yeux d'un violet insensé, prit le parti de sortir de la pièce pour accompagner Koroha-san qui allait s'en griller une à l'extérieur. Elle le salua d'un signe de la tête et s'excusa pour qu'il la laisse passer, ce qu'il fit visiblement à contrecœur. Ne s'en préoccupant pas, elle suivit le bras droit d'Hélène sans se douter que son patron était présentement en train de fixer son postérieur moulé dans le pantalon de la tenue règlementaire et qu'il grognait in petto.
La jeune Taniyama ne l'appris qu'une fois de retour sur le quai, mais Naru était apparemment venu au port pour s'entretenir avec Koroha-san, sur les légendes locales. Feignant l'indifférence quand Hélène le lui dit, elle dit à celle-ci que personnellement, celui-ci pouvait aller griller en enfer, elle n'en avait rien à faire. Hélène, pas dupe pour deux sous éclata de rire et remonta sur le bateau pour relayer Koroha-san pour qu'il puisse en descendre pour parler avec Naru.
Comme Mai devait continuer à nettoyer le quai à la lance, elle se mit à l'ouvrage, s'efforçant de faire abstraction de la présence de Naru sur le quai. A un moment donné, elle s'aperçut que malgré la fatigue et son application dans sa tâche, son esprit n'avait cessé de dériver sur le beau brun décoiffé par le vent qui discutait quelques mètres plus loin. Furieuse contre elle-même, elle serra la lance plus fort et ladite lance dévia dangereusement vers le coté où se trouvait justement Koroha-san et donc Naru. Rapidement, elle dirigea le jet dans une autre direction, faisant semblant d'avoir voulu nettoyer quelque chose à cet endroit-là, justifiant en même temps son geste. Soudain une image lui traversa l'esprit : un Naru trempé et décoiffé à cause du jet qu'il se serait pris en pleine figure. Mai rit toute seule et fit un bond de trois mètre quand elle entendit dans son dos une voix qu'elle ne connaissait que trop bien s'adresser à elle.
« _ Je peux savoir ce qu'il y a de marrant à menacer les autres d'une lance à incendie ? Lui demanda Naru. Embarrassée, Mai rit jaune tout en se frottant la tête, démolissant encore plus son chignon qu'elle n'avait pas refait à la pause.
_ Naru ! Toi ici ! Je suis désolée, je ne t'avais pas vu. Bredouilla-t-elle.
_ Menteuse. Tu savais que j'étais là parce que tu serres cette lance comme si tu te retenais de me faire subir le même sort. Se moqua-t-il.
_ Mais pas du tout ! Qu'est-ce que tu voulais, au fait ? Répliqua-t-elle, énervée qu'il puisse lire en elle si facilement.
_ Il faut qu'on parle. Dit-il d'un ton sans réplique, puis montrant la lance, il ajouta. Pourrais-tu éteindre cette chose, s'il te plait ? Si tu veux m'assommer avec, pas de soucis, mais je préfèrerais rester sec, si ça ne te déranges pas. »
Mai, rougissante ferma le clapet et se dirigea vers la vanne d'arrivée d'eau pour la fermer, puis retourna vers Naru qui le regardait venir à lui, le visage insondable.
' Ca y est. Je vais savoir à quoi m'en tenir, après ça.' Pensa nerveusement la jeune fille, pendant que son interlocuteur cherchait ses mots.
Contrairement à ce que pensait Mai, Naru la dévisageait avidement certes, mais tout simplement parce qu'il l'a trouvait à croquer, dépenaillée et sale de la sorte. Mais il savait que ce n'était pas une chose à dire à son assistante, surtout en présence de témoins à portée d'oreille. Ne voulant pas la stresser encore plus, il se décida à parler.
« _ Voilà. Je voulais te dire trois choses. La première, est ceci : Je sais que tu me cache quelque chose. Cela fait trois jours que nous sommes ici et tu as déjà dû faire des rêves, mais tu n'en parles pas et je ne suis pas en mesure de te forcer à le faire. Je veux juste que tu n'oublies pas que malgré nos désaccords, nous restons une équipe et que si tu sais quelque chose qui te mets ou nous met en danger, tu dois nous le dire. » Mai hocha la tête, le cœur serré.
« _ Le deuxième chose que je voulais te dire, c'est que j'ai confiance en ton jugement. Alors ne juge pas trop durement les mots que je viens de dire. Je te fais confiance et je sais que tu nous en parleras au moment voulu comme tu l'as toujours fait, d'accord ? » Lui demanda-t-il.
Il lui releva la tête qu'elle avait baissée en l'attrapant par le menton et planta son regard si calme dans les yeux marron de la jeune fille sans relâcher sa prise.
«_ Et la troisième et dernière chose que je voulais te dire pour que tu n'ailles pas te faire des idées farfelues est la suivante : Je ne regrette absolument pas ce que j'ai fait hier soir. Je vais peut-être recommencer, mais je te préviens, Taniyama Mai : Je ne m'excuserais pas ! » Termina-t-il en la plantant sur place pour rejoindre Koroha-san qui l'attendait dans la voiture pour le déposer à la base.
Mai en resta comme deux ronds de flanc.
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Matsuzaki Ayako se retenait à grand peine de trépigner devant son écran. Ce qu'elle venait de voir lui donnait envie de rire comme la folle hystérique qu'elle était au fond d'elle.
' Quel développement !' Pensait-elle ravie. 'Mais qu'est-ce qui s'est passé ?' Se demandait-elle néanmoins.
En arrivant ce matin, elle avait parlé avec Bô-san qui lui avait expliqué ses impressions par rapport aux différentes manifestations dont il avait été témoins durant la nuit. Harassé de fatigue, il lui avait expliqué qu'il n'avait pas le courage d'attendre que Lin, Osamu, Naru et John se pointent pour aller dormir et lui avait dit ce qu'elle devait leurs transmettre quand ils arriveraient. C'est ainsi que quand les autres membres de la SPR était arrivés, ils avaient en fait croisé Bô-san à mi-chemin qui leurs avait fait un signe fatigué du bus dans lequel il était monté à l'aveuglette et qu'Ayako leurs avait fait un résumé de ce qu'elle avait entendu du moine.
En bref, selon lui, les esprits pouvaient très bien essayer de faire fuir les employés, étant donné qu'ils ne les attaquaient pas, mais tentait la majeure partie du temps, de les effrayer. Ce qu'il ne s'expliquait pas, c'était que ce genre de manifestation n'avait commencé qu'il y avait quelques mois. Il suggérait à Osamu-kun d'approfondir ses recherches sur tout évènement qui aurait pu troubler les esprits à ce point et ce, dans la période approchant le début des manifestations. Il avait aussi demandé à Ayako de dire à Naru qu'il ferait peut-être bien d'aller au port demander plus de détails sur les légendes locales à ce Koroha-san qui lui semblait quand même un petit peu mystérieux. Ce qu'avait fait Naru après le déjeuner.
C'est ainsi que, contrainte de faire des recherches sur le net pour aider Yasuhara-kun, elle avait emprunté l'ordinateur de Naru et qu'elle s'était souvenue que celui-ci affichait les vues de caméras qui donnaient sur le port, où se trouvait Mai. Et ce n'est que grâce à ce concours de circonstances qu'Ayako avait pu être témoin d'une scène suspecte à souhait.
Elle était donc assise au bureau de Naru en train de faire des hypothèses plus rocambolesque les unes que les autres, lorsque son portable sonna sur la table, la faisant violement sursauter. Lâchant un jurons bien senti qui fit dresser l'oreille de Lin qui était son voisin, elle saisit brusquement le pauvre appareil et décrocha.
_ Allô ?
_ …Que portes-tu comme sous-vêtements ?
_ Hein ?!
_ Je t'ai demandé ce que tu portais comme sous-vêtements, t'es sourde ? Lui demanda Bô-san à l'autre bout du fil. Ayako vit rouge.
_ Et qu'est-ce que cela peut bien te faire, ce que je porte comme sous-vêtements ? Lui répondit-elle furieuse tandis que Yasuhara-kun laissait entendre un hoquet de surprise. Je te jure que tu as intérêt à…
_ Calme, calme…Calmes toi Ayako, est-ce que Lin-san est dans la pièce ? Lui demanda encore Bô-san. La rousse jeta un coup d'œil de côté et répondit sèchement.
_ Oui.
_ Alors c'est parfait. Dit le moine en riant comme un dément.
_ Mais, par la déesse, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu vas bien ? Tu as bu ? Lui demanda Ayako inquiète, cette fois.
_ Non, pas du tout. Je viens aux nouvelles. Lui répondit-il nonchalamment. Naru est descendu au port aujourd'hui ?
_ Oui.
_ Autre chose. Est-ce que Lin-san a entendu que je te demandais ce que tu portais comme sous-vêtements ?
_ Oui. Répondit-elle en rosissant.
_ Alors il doit être jaloux. Alors, on dit merci qui ? Rit le châtain à l'autre bout du fil. La prêtresse, quant à elle échafaudait déjà un plan pour faire bouffer ses ailes et son arc à ce cupidon de pacotille.
_ C'est pour juste ça que tu m'appelles ? Lui demandait-elle calmement quand un bruit sec se fit entendre dans son dos. Se retournant elle vit Lin-san qui soulevait son clavier pour récupérer ce qui semblait être le support droit du pauvre clavier qui était maintenant bancal. Le chinois soupira lourdement et jeta la calle dans la poubelle en regardant son clavier d'un air coupable.
_ Bien sûr ! Je veux que mes collègues soient épanouis dans leurs vies de couple. Continuait l'autre idiot au téléphone, tandis qu'Ayako oscillait entre le désir de le tuer et celui d'éclater de rire. Elle opta pour la seconde option en tendant un bout de papier à Lin qui les regarda, elle et son papier sans comprendre. Elle soupira et entreprit de plier plusieurs fois le papier en répondant à Bô-san.
_ Si tu continues comme ça, l'un de nous va passer à l'acte et devenir assassin, tu sais ça ? Dit-elle se penchant sur le clavier de Lin et de placer le papier pliés et replié à la place de la calle.
_ Je prends le risque. Parce que comme ça, quand vous serez en couple, vous serez trop occupés à vous bécoter pour me punir… La nargua-t-il. Ayako se redressa, furieuse e à nouveau, et gênée.
_ Tu sais quoi ? Vas dormir. Ou non, mieux. Vas mourir ! » Lâcha-t-elle avant de lui raccrocher au nez.
' Ce moine est démoniaque !' Pensa-t-elle.
NdlA : Coucou. Petite note de fin de chapitre. Désolée si vous avez trouvé le chapitre un peu long, mais si vous voulez vous plaindre, envoyez le courrier à l'adresse de la SPR, Shibuya, Tokyo à l'attention de Takigawa Hôshô, alias Bô-san qui s'est incrusté chez moi (dans ma tête) jusqu'à que je ponde ce chapitre. En espérant que ça vous a plu.
A bientôt. MF
