Auteur : Abby and Jes

Titre : L'empreinte de l'amour

Couple : Remus/Draco

Genre : Romance/Drame

Rated : M

Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR.

Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Draco, et Jes dans celle de Remus.

Statut : Finie à l'écriture. 13 chapitres

Bêta correctrice : The Great Victoria Grant

Résumé : Cette fameuse nuit du 30 juin 1997, quelques minutes avant sa mort, Albus Dumbledore avait proposé son aide au jeune Malfoy. Et si jamais Draco avait décidé d'accepter, s'il avait choisi de ne plus rentrer au manoir Malfoy ? Comment se seraient déroulés les événements ? Que serait devenu Draco ? Venez le découvrir…

Périodicité de publication : Un chapitre par semaine voir plus, si nous sommes gentilles.


Note Abby : Bonsoir ! Vous avez eu une nette baisse de régime niveau review pour le précédent chapitre, moins de lecteurs ou moins de temps pour laisser votre avis ? Je vais vous avouer que je me pose la question. Sinon, un gros merci à ceux qui ont pris le temps de nous laisser une review, elles sont toujours aussi plaisantes à lire. En espérant que vous apprécierez ce chapitre. Enjoy !

Note Jes : B'soir les loulous. Tout d'abord, un grand MERCI aux revieweurs qui donnent la force de continuer à publier. Vous ne savez pas à quel point pour êtes importants pour le moral. Ensuite, j'espère que ce chapitre vous plaira (^-^) Bonne lecture à toutes et tous et qui sait, j'aurais peut-être le plaisir de lire votre avis.

Merci à Westyversionfrench, Archimede, Zifan, red blood apple pour leur review, mise en alerte et/ou favoris.


L'empreinte de l'amour

Chapitre 11

POV Draco

Je devais courir plus vite, m'éloigner d'eux le plus possible.

Je ne pouvais pas retourner là-bas.

Je continuai de courir dans la forêt interdite jusqu'à ce que je n'entende plus personne derrière moi.

Il fallait que je les trouve. Il fallait que je trouve Remus et Teddy au plus vite.

Je m'adossai à un arbre pour reprendre ma respiration et me retournai vivement en entendant du bruit derrière moi.

Pour une raison étrange, je m'attendais à ce que Potter sorte des bois mais ce fut Voldemort et Bellatrix qui arrivèrent.

Je me redressai et essayai d'attraper ma baguette mais je ne la trouvais pas.

Où est-ce que je l'avais mise ?!

Mon bras commença à me brûler et je me pliai en deux tant la douleur était forte.

Je ne compris pas pourquoi.

Je savais qu'il n'était pas censé me faire aussi mal, même si je ne me souvenais plus pourquoi.

Tout s'arrêta et je me retrouvai à genou devant le Lord Noir.

Il ne cessait pas de rire et Bellatrix se mit à rire elle aussi en regardant quelque chose à ses pieds.

Je sentis un poids peser dans mon estomac en reconnaissant Severus.

J'essayais de m'avancer jusqu'à lui mais n'y arrivais pas, je ne pouvais pas.

Voldemort recommença à me torturer mais je réussis à ne pas crier, je ne devais pas effrayer Teddy.

Sauf que Teddy n'était pas là, n'est-ce pas ?

Le Mage Noir cessa sa torture et se mit à rire à son tour alors que mes parents apparaissaient à ses côtés, les bras chargés de quelque chose que je n'arrivais pas à identifier.

Ils laissèrent tomber ce qu'ils tenaient sans aucune douceur et quand je reconnus Teddy et Remus, je me sentis tomber.

Et tout devint noir.

Un hurlement me réveilla et je me redressai brutalement, à bout de souffle. Je regardai autour de moi, tremblant, et croisai le regard particulièrement inquiet de Remus. J'entendis Teddy pleurer à l'étage et moins de cinq secondes plus tard, Black entra dans la pièce, baguette en main :

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda-t-il en nous observant tour à tour. »

Je me passai les mains sur le visage et soupirai avant de me laisser tomber en arrière.

J'avais fait un cauchemar, encore.

C'était le troisième en un mois et alors que j'avais pu éviter d'en parler à Remus les deux dernières fois, je me dis que cette fois, je devrais peut-être le partager avec lui.

Sauf que d'abord, je devais aller calmer Teddy que j'avais probablement effrayé.

Je passai au-dessus de Rem pour sortir du lit mais il me retint par le poignet alors que je posai un pied à terre :

« Où vas-tu comme ça ?

- Calmer Teddy. C'est moi qui l'ai réveillé non ?

- Sirius va s'en charger, reviens ici et parle-moi. Tu... tu semblais effrayé, mon amour. »

Je jetai un œil à Black qui regarda Rem quelques secondes avant d'acquiescer et de monter. Je m'assis au bord du lit et me frottai les yeux avec mes paumes, espérant ainsi finir de me réveiller et que la désagréable impression qui me tordait le ventre allait disparaitre.

Je détestais faire ce genre de cauchemars. Et je détestais encore plus paraitre aussi faible devant Remus, je lui avais demandé de plus me considérer et ce n'était pas en me comportant comme un enfant effrayé que ça allait mieux fonctionner.

J'hésitai une minute puis soupirai :

« Je vais bien. C'était... juste un mauvais rêve.

- Souhaites-tu m'en parler ? »

Je me retournai et l'observai une minute. Il était beau et j'avais vraiment très peur de le perdre.

Comment en étais-je arrivé là en moins d'un an ?

Il y a encore quelques mois, je n'avais qu'à m'occuper de moi et maintenant, je me retrouvais dépendant de Remus Lupin et accroc à un enfant d'un an. Je me mordis la lèvre avant de poser la question qui me taraudait depuis un moment déjà :

« Teddy va aller où ?

- Comment ça ? Nulle part Draco. Enfin, pas pour le moment, en tous cas. »

Je passai ma main dans ses cheveux, m'assurant par là qu'il était bien vivant et pas mort au fin-fond de la forêt. Je frissonnai à la pensée puis tentai de clarifier ma question :

« Non je veux dire... Si demain, l'Ordre t'appelle et qu'on doit aller se battre quelque part, qu'est-ce qu'on fait de lui ? Et s'il... nous arrive quelque chose, qui va s'en occuper ?

- Je dois t'avouer que j'avais déjà réfléchi à la question, sans être certain que cela serait possible. Il y a la mère de Nymphadora, Andromeda, qui pourrait le garder pendant que nous serions occupés à nous battre. »

Andromeda.

Elle était fâchée avec ma mère et ma tante depuis un moment maintenant et elle avait été rayée de l'arbre généalogique des Black. Cela devait donc certainement signifier que contrairement au reste de sa famille, elle était quelqu'un de bien.

Je hochai la tête vaguement.

Je crois que j'aurais préféré qu'il me dise qu'il n'allait rien nous arriver et que nous n'aurions pas à nous battre.

Une autre question n'arrêtait pas de revenir en boucle dans mon esprit mais je n'avais pas le droit de la poser. Sauf que si je ne le faisais pas, ça allait continuer à m'obséder.

Je me penchai sur Remus et nichai ma tête dans son cou, inspirant son odeur. Il était toujours vivant, je le savais, mais cette boule dans mon estomac et dans ma gorge ne voulait pas disparaitre. Celles qui faisaient que j'étais prêt à fondre en larmes à la moindre contrariété.

« Et si… murmurai-je avant de m'interrompre de moi-même. »

Je connaissais déjà la réponse à cette question alors pourquoi prendre la peine de la poser ?

Je frottai mon nez contre sa mâchoire et jouai avec ses cheveux gentiment. Je voulais que le temps s'arrête, que Voldemort meure et qu'il n'y ait plus aucun problème. Et je ne voulais plus jamais me rendormir, pas si je devais refaire ce genre de rêves.

« Je sais que cela doit être difficile pour toi et que tu t'inquiètes pour Teddy, pour moi et même pour Severus. Et c'est normal. Moi-même, je ne cesse de m'inquiéter par rapport à l'avenir. Mais si tu ne me parles pas mon amour, tu continueras à aller mal. Alors n'aie pas peur, ok ? Parle-moi. »

Il me caressa le dos et embrassa mon épaule avant de me serrer contre lui, fortement.

Je le serrai en retour et soufflai :

« On pourrait partir... tous les trois. Attendre quelque part que tout soit terminé.

- Et quoi ? Attendre que la guerre passe ? Que des gens meurent pour nous, pour qu'on puisse rester à l'abri. Non… nous devons aider et tout faire pour que le bien gagne contre le mal. Je sais qu'au fond de toi, tu ne veux pas te cacher, je sais que tu souhaites te battre, montrer que tu n'es pas lâche. Mais tu as peur de nous perdre. Mais tu ne nous perdras pas, pas tant que je pourrais tout faire pour l'éviter. »

J'avais su qu'il allait dire non mais je devais essayer. Juste au cas où. Sauf qu'il était un Gryffondor et qu'ils étaient courageux et loyaux.

Stupides Gryffondor.

Je m'allongeai sur lui, emmêlant ses jambes aux miennes et le serrai contre moi aussi fort que je le pouvais.

« Promets-moi que tu ne vas pas mourir, le suppliai-je presque. Tu n'as pas le droit de me faire me sentir comme ça, me faire dire que je t'aime pour qu'ensuite tu... Promets-moi que tu ne vas pas mourir. »

Je sentis que les larmes que je retenais depuis longtemps commençaient à s'écouler mais je me débrouillai pour rester silencieux et ne pas sangloter. Je ne voulais pas qu'il voit à quel point j'étais faible, à quel point son loup avait fait une énorme erreur en me choisissant moi.

« Je te promets de me battre pour vivre à tes côtés pendant encore de longues années. Je ferais tout pour ne pas mourir, je te le promets mon amour. Je te le promets. »

Je pus sentir à sa voix qu'il était ému et sentir ensuite ses larmes dans mon cou me fit me sentir mal.

Je me redressai et ancrai mes yeux pleins de larmes dans les siens tout aussi humides puis me penchai pour l'embrasser comme si ma vie en dépendait. Au bout de plusieurs minutes, je me séparai de lui, à bout de souffle mais parvins à articuler entre deux inspirations :

« Une partie de moi t'en veut de me faire ressentir ça, de me faire me sentir comme ça. Mais si tu meures Remus, je ne te le pardonnerai jamais.

- Je ne souhaite pas non plus que tu meurs Draco, je n'y survivrais pas. Ce serait trop dur de respirer sans t'avoir à mes côtés. Alors nous allons survivre ensemble, main dans la main.

- Tu ne sais pas ça. »

J'avais vraiment envie d'y croire, tellement que ça me faisait mal. Mais je continuais de faire ces rêves dans lesquels ils mourraient et même si je n'avais aucun pouvoir de divination, quelles étaient les chances pour que nous en sortions tous vivants ?

Et si Potter mourrait, alors que se passerait-il ensuite ?

Quelles options nous resteraient-ils ?

Parce que contrairement à ce que tout le monde semblait penser, le Survivant n'était pas immortel, personne ne l'était vraiment. Et j'avais vu Voldemort en action et il était... sans pitié.

Et si Potty prenait peur ?

Parce que c'était une situation effrayante, je ne comprenais d'ailleurs toujours pas pourquoi il n'avait pas simplement mis les voiles.

Je crois que c'est ce que j'aurais fait, j'aurais disparu aussitôt que cette prophétie aurait été dévoilée. Et qu'est-ce que j'étais censé faire si je me retrouvais face à mes parents ?

Oui, je les détestais mais ils restaient mes parents. Et ma mère avait parfois été... gentille. Je ne voulais pas me battre contre elle.

Bon sang, je ne voulais pas me battre du tout.

Sentant que j'allais refaire une crise ou perdre mon légendaire contrôle une fois de plus, je me détachai de Remus, attrapai ma baguette et montai à l'étage. J'avais besoin de prendre l'air mais ça m'était impossible, alors j'allais me contenter d'une douche.

POV Remus

Je regardais Draco jouer avec Teddy, Sirius étant encore couché.

Il avait entrainé Draco à l'attaque. En tant qu'ancien Auror, il avait encore de très bon réflexe, je devais l'avouer. Et il arrivait à énerver Draco pour le faire se déconcentrer et cela marchait de moins en moins.

J'étais triste en ce matin.

J'avais eu le droit à ses caresses, ses baisers et même lui faire l'amour. Mais il m'avait oublié.

Certes, je pouvais comprendre, nous n'étions en fin de compte, ensemble que depuis moins d'un an et il n'avait surement pas prit attention à la date. Et je ne pouvais pas lui en vouloir, même si je lui en voulais quand même un peu, juste un peu.

Je soupirai et me décidai à aller nous cuisiner quelque chose.

Je choisis de faire du pain perdu, le pain que Severus avait apporté étant dur. Et nous avions assez d'œufs pour combler tout le monde. Certes, nous n'aurions que du sucre pour les accompagner, mais c'était déjà bien, surtout en cette période de guerre.

Je n'avais toujours pas de nouvelles d'Harry, mais Severus nous avait rassurés en nous disant qu'il était en vie.

Il venait chaque semaine nous apporter notre nourriture, sauf qu'il allait ensuite avec Sirius à l'étage et en revenait une petite heure plus tard, l'air torturé.

Cet air que j'essayais de cacher. L'inquiétude pour les êtres que j'aimais.

Draco, Teddy, Sirius, Harry. Et bien d'autres.

Je n'avais pas essayé de parler à nouveau de Severus avec Sirius, voyant que lui-même n'en parlait pas et cela montrait une fois de plus qu'il l'aimait. Plus que je n'aurais pu l'imaginer avant sa mort... enfin, sa chute dans le voile.

Je revins au présent et préparai le petit-déjeuner, entendant au loin les rires et les babillements de Teddy.

Je l'aimais aussi ce petit bout d'homme mais je savais qu'une fois la guerre terminée, nous allions devoir le signaler au Ministère pour le rendre à sa famille. Et rien que cette idée me donnait envie de le prendre dans mes bras et de le serrer pour ne jamais plus le lâcher.

Mais quelque part, son père devait le chercher, inquiet et probablement effondré, le croyant mort.

Quand le pain perdu fut prêt, je fis du thé, ainsi que du café et du chocolat, Sirius se goinfrant de caféine tout autant que Draco pouvait le faire avec le chocolat. Moi, ça allait, à part deux à trois tasses de thé dans la journée, je pouvais me contenter de lait ou d'eau, ou de jus de citrouille quand Severus en amenait.

« Draco, le petit-déjeuner est servi.

- On arrive, me répondit-il gaiement. »

Une minute plus tard, il entra dans la cuisine presque plié en deux, Teddy marchant devant lui en lui tenant les mains.

Je les regardai, le cœur remplit de bonheur tout en prenant place. Je tendis les mains à Teddy, qui me sourit sans toutefois lâcher celles de Draco.

« Alors papa loup, tu nous as fait quoi de bon ? Demanda Draco en s'asseyant à table, Teddy sur ses genoux. »

J'avais eu beau demander à Draco d'arrêter avec ce surnom, il ne m'écoutait pas et continuait. Je secouai la tête, lui montrant ma désapprobation, avant de répondre :

« Du pain perdu.

- Arrête de faire la tête, je sais que tu adores ce surnom, au fond de toi. Et merci pour le repas. Teddy, dis merci, fit-il ensuite à l'enfant qui avait déjà commencé à planter ses doigts dans un morceau de pain pour le découper à sa façon.

- Mici papa loup.

- De rien, répondis-je. »

Et que répondre à Draco ? Il avait raison, j'aimais ce surnom, mais Teddy n'était pas mon fils et un jour, il nous serait enlevé pour être rendu à sa famille. Et ça, Draco l'oubliait ou préférait ne pas y penser.

« Mon amour, dis-je en coupant la nourriture pour le petit bonhomme. Il retournera auprès de sa famille, un jour ou l'autre. Éviter ce genre de surnom, que j'aime je ne le nie pas, aidera à nous faire à l'idée et à moins souffrir.

- Qui te dit qu'il a une famille ? Ou que ce sont des gens biens ?! Et rien ne nous fera moins souffrir. Il est avec nous depuis cinq mois maintenant, c'est trop tard pour ça. »

Je pris sa main dans ma mienne, ne disant rien de plus, ayant bien entendu la tristesse dans sa voix. Je souris ensuite à Teddy avant l'embrasser sur le front.

Puis, nous mangeâmes, Draco m'expliquant les progrès de Teddy et ce qu'il avait fait pendant sa toilette du matin. Je ris, essayant de me retenir, mais imaginer un Draco au prise d'un enfant ayant fait la grosse commission... une fois son lange enlevé, était juste trop drôle.

Vers la fin de la matinée, alors que nous étions restés dans la cuisine, Sirius daigna enfin faire acte de présence. Il fit un bruit abominable en descendant les escaliers et je roulai des yeux face à sa mauvaise volonté.

Quand il apparut enfin, échevelé et un simple pantalon enfilé, je ne dis rien, malgré le petit sourire qui voulait poindre, la morsure dans le bas de son cou en étant la cause. Ce n'était sûrement pas voulu, Sirius gardant le silence sur ce qu'il faisait avec le parrain de Draco, mais la voir et comprendre ce qu'ils pouvaient faire tout les deux me donnait juste envie de rire de bon cœur.

Je n'avais jamais imaginé Severus être aussi...

« Bon anniversaire Moony ! S'exclama mon meilleur ami en me prenant dans ses bras.

- Chouette morsure, dit Draco au même moment avant de froncer les sourcils. Comment ça, bon anniversaire ?! »

Je serrai Sirius dans mes bras, heureux qu'il n'ait pas oublié malgré tout ce temps coincé dans le voile. Puis, il prit place et répondit à Draco avant même que je puisse le faire :

« Quoi, tu ne sais pas quand est né Remus ?

- Je sais quand il est né ! Le 10 mars 1960. »

Je me sentais encore plus mal à l'aise en voyant qu'il connaissant ma date de naissance. Parce que cela voulait dire qu'il allait s'en vouloir d'avoir oublié de me le souhaiter, ne sachant sûrement pas la date du jour.

« Eh bien, nous sommes le 10 mars aujourd'hui, murmurai-je tout en souriant, lui montrant par là que je ne lui en voulais pas.

- Non, la pleine lune est censée être le 15, c'est à dire cinq jours après ton anniversaire. Et la pleine lune est dans six jours. Donc on est le 9. »

Il fronça les sourcils et se mit à calculer sur ses doigts pour appuyer ses dires.

« Je t'assure Draco, nous sommes bien le 10. Mais je ne t'en veux pas, ajoutai-je. Je sais que tu m'aimes, cela me suffit.

- Ah, j'avais oublié que février n'avait pas vingt-neuf jours cette année. Je... »

Il déposa Teddy au sol et s'approcha de moi avant de monter sur mes genoux et de m'embrasser. Il fit ensuite dévier sa bouche jusqu'à mon oreille pour murmurer :

« Joyeux Anniversaire Remus, je te promets que je me ferais pardonner mon oubli.

- Tu es déjà tout pardonné, murmurai-je avant d'aller mordiller son lobe d'oreille.

- S'il vous plaît, intervint Sirius, il y a des enfants et des personnes sensibles dans cette pièce, trouvez-vous une chambre. »

Draco se détacha de moi et j'en étais sûr, lança un regard noir à Sirius qui avait posé ses mains devant les yeux de Teddy. Je secouai la tête, souriant, alors que Draco répliquait :

« Dis-moi Black, c'est que mon parrain est particulièrement passionné ou tu l'as énervé ? »

Il posa sa main sur la marque sur son cou et lança un regard noir à Draco qui se contenta de rigoler et d'ajouter :

« Alors ?

- Et la marque de morsure sur ton bras, c'était pendant que Remus te baisait ou l'inverse ?

- Non, cette fois-là, c'était lui qui me prenait. Ça veut dire que c'est Sev qui est au-dessus ?

- Évitez de parler de cette morsure, les prévins-je en sentant mon loup s'énerver. »

C'était la marque du lien établi entre Draco et nous, notre marque. Et cela ne devait pas être le centre de moqueries.

« Je ne me moque pas et c'est Draco qui a commencé ! Rétorqua Sirius.

- Quoi ? S'indigna Draco. Ah pardon, j'avais oublié la mauvaise foi des Gryffondor.

- Ton mec est un Gryffondor, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué.

- Et le seul à être doté d'un minimum d'intelligence, oui, je m'en étais aperçu, ne t'inquiète pas.

- Vous me fatiguez avec vos éternels disputes, dis-je en me levant. »

Je pris Teddy avec moi, avant de sortir et de les entendre recommencer à se chamailler.

Le petit bout de chou posa sa tête contre moi et je me rendis compte qu'il avait fermé les yeux. Je montai alors dans sa chambre et m'assis au sol, le gardant contre moi.

Je commençai ensuite à lui raconter l'histoire d'une licorne qui avait perdu son chemin dans une forêt inconnue et qui rencontrait des amis au fur et à mesure.

Je savais qu'il avait dû s'endormir au bout de quelques minutes mais je continuai malgré tout de conter l'histoire, allant jusqu'au bout.

Quand j'eus fini, je remarquai seulement à ce moment-là que Draco était là, assis dans le couloir dos au mur, une jambe relevée et l'autre étendue devint lui. Il avait sûrement dû m'écouter.

Ses yeux brillants de cet éclat de bonheur me rendirent tout chose et sans bruit, je me relevai, évitant de réveiller Teddy, pour le déposer dans son lit, le couvrant délicatement.

Je sortis ensuite de la pièce, laissant la porte entrebâillée afin que nous puissions l'entendre s'il se mettait à pleurer.

J'allai prendre place près de l'homme que j'aimais et l'attirai à moi, posant sa tête sur mon épaule.

Nous restâmes silencieux un moment, profitant de l'instant, avant qu'il ne chuchote :

« Teddy adore quand tu lui racontes des histoires. »

Il prit ma main et entremêla nos doigts.

« J'aime lui en raconter, soufflai-je en portant sa main à mes lèvres.

- Je sais. Ça se voit.

- Veux-tu t'entrainer aujourd'hui ? Demandai-je.

- C'est ton anniversaire, tu devrais avoir droit à une journée de repos.

- Alors, quoi que l'on fasse, je serais heureux. Tant que tu es là, près de moi, cette journée sera parfaite, avouai-je en prenant sa bouche. »

Je le sentis sourire et je souris en retour, avant de le bouger pour qu'il vienne s'installer sur mes cuisses.

Il entoura mon cou de ses bras et j'en fis de même, le gardant près de moi, contre moi, alors que nos langues jouaient ensemble.

Le baiser était délicat, doux et passionné. Nous reprenions à peine notre respiration.

Cela dura pendant plusieurs minutes, puis je me décidai à partir explorer son cou, déposant mes lèvres telles des plumes, soufflant pour faire réagir cette peau délicieuse.

Il frissonna et gémit doucement, appuyant sa joue contre ma tête et tirant sur mes cheveux comme il le faisait toujours.

Nous restâmes ensuite ainsi quelques minutes, voire peut-être quelques heures, en silence. Sirius devait être en train de lire un des bouquins qu'il avait demandé à Severus et comme Teddy dormait, la maison était paisible.

Je tins Draco contre moi, avant de le prendre dans mes bras et de descendre. Il s'accrocha à moi et eut un petit rire tout en soufflant au creux de mon oreille :

« Je sais marcher tu sais.

- Je sais, répondis-je amusé. »

Je ne le lâchai pourtant pas et quand nous fûmes en bas, Sirius nous vit et décida de remonter dans sa chambre, emportant le livre avec lui.

Pour ma part, je déposai Draco sur le matelas et sans attendre, je commençai à le déshabiller, lentement, embrassant chaque parcelle de peau découverte.

Il soupirait et soufflait, murmurant mon prénom de cette voix rauque de désir et de plaisir mêlés.

Cette voix qui m'électrisait tout entier.

Quand ma bouche atteignit sa marque et ma morsure, je la léchais consciencieusement, sentant son regard de braise posé sur moi.

Je remontai ensuite jusqu'à son épaule avant de mordiller sa clavicule et de faire subir le même traitement à son autre bras.

Puis, je passai sur son torse, recouvrant sa peau pâle de mes lèvres, ma langue, du bout de mes doigts. Il respirait de plus en plus vite, son ventre montant et descendant au rythme de sa respiration erratique.

Ensuite, arrivé à la frontière de son pantalon, je le lui retirai, tout en suivant le bout de tissu de mes lèvres.

Je retirai après ça son sous-vêtement, dévoilant son sexe dressé et suintant. Je ne résistai pas et le pris en bouche, le goûtant. Draco agrippa mes cheveux et cela me fit gémir et le prendre plus profondément.

Je commençai aussi à caresser ses cuisses, son aine, ses flancs. Sentir sa peau réagir sous mes doigts, l'entendre gémir de manière si silencieuse depuis que nous avions Teddy, voir son visage crispé par le plaisir que je lui procurais uniquement avec ma langue et mes mains, tout ça me procurait un plaisir et une satisfaction immense.

Au moment où il se tendit et qu'il rejeta la tête en arrière, je fermai les yeux, me délectant de son jus arrivant par vagues. Je l'avalai, puis nettoyai son membre avant de remonter ma bouche pour la poser sur la sienne. Il répondit à mon baiser avec langueur tout en me serrant contre lui.

Je plaquai mon corps au sien, lui montrant ainsi tout mon désir, mon sexe étant dur et comprimé par mon pantalon ainsi que mon caleçon.

Il échangea nos positions et prit mes lèvres entre les siennes tout en glissant sa main le long de mon corps. Il la passa sous mon pantalon et se mit à me caresser doucement à travers le tissu de mon caleçon. Il tira sur mon pull et je me redressai pour l'aider à me le retirer avant de me rallonger sous lui.

« Quelque chose te ferait particulièrement plaisir ? Demanda-t-il ensuite en embrassant mon cou et ma mâchoire.

- Surprends-moi, soufflai-je avant mordre ses lèvres.

- Tu me fais confiance ? Totalement ?

- Oui, la question ne se pose même pas, affirmai-je. »

Il afficha un petit sourire satisfait et sortit la main de mon pantalon pour attraper mes poignets et me forcer à les monter au-dessus de ma tête.

« Je ne vais pas t'attacher, parce que je ne pense pas que ton loup apprécierait, mais je veux que tu laisses tes mains là, d'accord ?! Interdiction de les bouger.

- Tu... Tu... »

Je fermai la bouche, ne m'étant pas attendu à ça. Mais je fis ce qu'il me demandait, tout de même curieux.

« Je veux aussi que tu fermes les yeux. Je veux que tu ressentes, pas que tu vois ou que tu touches. Juste ressens, d'accord ? »

Il passa ses pouces délicatement sur mes paupières, les fermant, puis déposa un baiser sur chacune d'entre elles.

« D'ac... d'accord, murmurai-je mi-excité, mi-angoissé.

- Fais-moi confiance Rem. Je ne ferai jamais quelque chose que toi ou ton loup ne voulez pas. »

Il déposa un baiser sur mes lèvres puis descendit le long de ma mâchoire et mon cou sans que sa bouche ne quitte ma peau un seul instant.

Il glissa ses mains sur mon torse, pinçant mes boutons de chair une seconde avant de les prendre en bouche chacun leur tour et de souffler dessus, me provoquant des frissons dans tout le corps.

Il traça un sillon humide le long de mon torse jusqu'à mon nombril avec sa langue et ses lèvres, puis il joua avec mon nombril, le léchant, entrant et sortant sa langue. Il mimait l'acte sexuel et je commençai sérieusement à être excité une fois de plus. Il souffla ensuite dessus, son souffle refroidissant ma peau humide. Ses mains glissèrent jusqu'à mes hanches qu'elles attrapèrent alors que sa langue continuait de descendre jusqu'à arriver à la frontière de mon pantalon. Il laissa sa bouche contre la peau de mon ventre alors qu'il défaisait doucement le bouton et tirait sur la braguette. Il passa deux de ses doigts sous la couture de mon vêtement au niveau des hanches et tira dessus lentement, très lentement.

Il se redressa complètement et sa bouche disparut alors qu'il me retirait mon pantalon après avoir tiré sur mes chaussettes. Une fois que je fus en caleçon, je le sentis se poster au-dessus de moi. Il posa deux de ses doigts sur ma bouche et embrassa ma tempe avant de murmurer :

« Tu es beau. »

Il colla ensuite ses lèvres aux miennes et m'embrassa aussi passionnément qu'il recula soudainement. Il rit doucement et bientôt je sentis de nouveau sa bouche sur mon ventre alors que ses mains m'enlevaient mon sous-vêtement. Il posa sa bouche sur mon membre contre lequel il fit glisser sa langue plusieurs fois puis il me prit enfin en bouche.

Il refit cette chose délicieuse et frustrante qu'il m'avait faite quelques mois plus tôt, m'amenant au bord de la jouissance avant de ralentir pour m'en empêcher. Il le fit une première fois, puis une seconde.

Il laissa ensuite sa bouche autour de mon sexe palpitant et fit courir sa main le long de mes bourses qu'il enserra un peu jusque mes fesses qu'il pénétra d'un doigt.

« Oh doux Merlin, murmurai-je. Continue, ne t'arrête pas s'il te plaît. »

Il rit contre mon membre, envoyant des vibrations tout le long de mon corps. Bientôt il ajouta un deuxième puis un troisième doigt et il recommença à me sucer lentement.

Il continua pendant encore quelques secondes et tout à coup, il retira ses doigts de mon corps et sa bouche ne fut plus sur mon membre, me faisant grogner de frustration.

J'étais très tenté d'ouvrir les yeux pour voir ce qu'il faisait mais j'avais trop peur qu'il s'arrête pour prendre le risque. Ses mains agrippèrent mes hanches et alors que je m'attendais à ce qu'il me pénètre, je sentis son entrée contre mon gland.

Je bougeai mon bassin, pressé de le sentir autour de moi et il rit de mon impatience. Il commença à se laisser aller, mais il stoppa au moment où nous entendîmes un bruit de coup.

J'ouvris les yeux immédiatement et regardai Draco, ayant espéré que ce son venait de lui, mais cela se répéta, de manière plus forte.

Je repoussai Draco, lui mimant de ne faire aucun bruit et commençai à enfiler mon caleçon, alerte.

Sirius fut bientôt dans les escaliers, sa baguette brandie.

Je me rendis jusqu'au bruit, prêt à me défendre, l'excitation complètement envolée.

Quand nous fûmes dans le corridor menant à la porte d'entrée, Sirius et moi entendîmes un bruit venant de derrière. Nous nous retournâmes et tombâmes sur Draco, en sous-vêtements.

Il sembla désolé et marcha jusqu'à nous, sur la pointe des pieds.

Quand les coups se répétèrent, Sirius me montra la cuisine, tout en pointant du doigt le mur d'où venait le bruit.

Je hochai la tête, m'approchant assez prêt des fenêtres barricadées pour le couvrir.

Il dût lancer un Silencio car nous n'entendîmes pas le bruit des lattes de bois être déboitées.

Il fallut une bonne minute, alors que les bruits à l'extérieur continuaient, pour que j'aperçoive Sirius, en position de défense, jeter un œil en passant sa tête, une fraction de seconde.

Puis, ne comprenant pas, il se mit à découvert et je tentai d'en voir plus, ne voulant pas le voir se faire tuer devant moi.

Qu'y avait-il dehors ?

Sirius se retourna vers nous et leva les yeux au ciel avant de dire :

« Un hibou. »

Je me sentis bête de ne pas y avoir pensé plus tôt et Draco se colla à moi, passant ses bras autour de mon torse. Il avait dû avoir peur que nous soyons blessés voire tués et je me retournai pour le prendre dans mes bras.

Je le serrai contre moi, rassuré au-delà des mots et Sirius revint vers nous, le hibou accroché à son bras tout en nous disant, lui aussi grandement soulagé :

« Je dois vous avouer que pour le coup, j'ai eu peur.

- Je croyais que les Gryffondor étaient courageux, rétorqua Draco un sourire aux lèvres. »

Sirius ne releva pas et me tendit la lettre en disant :

« C'est pour toi Remus. »

Je la pris tout en regardant le hibou, tentant de reconnaître qui pouvait m'envoyer un courrier. La bête était assez grande, un pelage marbré noir, gris et blanc, avec des serres longues et certainement aiguisées pour la chasse. Ses yeux jaunes avec l'iris rouge, qui me regardaient en cet instant, ne me dirent rien du tout. Cela devait donc être soit un nouveau hibou du propriétaire, soit un hibou employé dans un bureau postal.

« Sirius, peux-tu lui donner quelque chose à manger ? Demandai-je.

- Pourquoi moi ? Draco peut le faire.

- Sirius, s'il te plaît, insistai-je.

- D'accord, c'est bon. »

Il partit et je pris la main de Draco, nous emmenant sur le lit. Je regardai ensuite la lettre, ayant peur d'apprendre une mauvaise nouvelle.

J'attendis quelques minutes, avant que Draco ne me bouscule un peu et ne dise :

« Ce n'est pas parce que tu ne la lis pas que ça va changer quoi que ce soit quant à ce qu'elle contient, Rem.

- Tu as raison, soufflai-je en ouvrant l'enveloppe. »

J'y trouvai un parchemin plié en deux et j'attendis encore une minute ou deux avant de l'ouvrir.

Je pouvais sentir l'impatience de Draco, près de moi, mais je lui étais reconnaissant de me laisser.

Sirius revint et prit place face à nous, au sol, en tailleur. Il garda lui aussi le silence et d'un regard il comprit que j'avais peur d'apprendre la mort de quelqu'un qui m'était cher.

Soupirant, je sortis le parchemin et l'ouvris.

« Moony,

Je ne devrais pas t'écrire, mais ce jour est spécial pour toi et je me fais du souci pour toi et pour blondie. J'espère que vous allez bien et que vous êtes en sécurité.

Tu as certainement dû l'apprendre, nous sommes partis sans laisser de mots derrière nous, mais tu dois savoir que nous avons une bonne raison. Si tu es avec les autres, excuse-nous de leur avoir fait ça.

J'ai beaucoup pensé à toi ces jours-ci, encore plus que d'habitude. J'ai aussi rendu visite à tes deux anciens amis froid comme la neige et qui comptent beaucoup pour nous, et cela m'a fait du bien, même si nous avons subi une attaque reptilienne.

Je t'aime et je pense ne jamais te l'avoir assez dit. Alors je te le dis, en ce jour de fête.

Bientôt, nous nous reverrons,

Le fils de Prongs »

- Blondie ? S'indigna Draco à mes côtés. Et c'est qui ce fils de Prongs ? Et c'est quoi tous ces "je t'aime" ?

Je ris, ne pouvant plus m'arrêter et passai la lettre à Sirius qui s'empressa de la lire.

Je nous fis ensuite basculer en arrière, Draco et moi et volai ses lèvres, ravi, heureux et rassuré.

Il me repoussa plus ou moins délicatement, boudeur.

« Oh Draco... ce n'est qu'Harry qui nous donne de ses nouvelles, ainsi que celles d'Hermione et Ron je présume.

- Potter. Pourquoi ça ne m'étonne pas ?! »

Je secouai la tête et voyant qu'il allait encore se plaindre, je ravis ses lèvres une fois de plus.

Sirius s'exclama tout joyeux :

« Harry a pensé à ton anniversaire, c'est vraiment gentil de sa part ! Je suis impatient de le revoir ! »

Draco se pencha au-dessus de moi et attrapa un oreiller qu'il lança soudainement sur Sirius qui se le prit en pleine tête.

« Il nous donne avant tout de ses nouvelles, tentai-je d'apaiser les choses. Nous savons donc qu'il avance dans sa quête et qu'il va bien. Pour l'instant, c'est tout ce que je voulais savoir.

- Hm, marmonna Draco. Je suis sûr qu'il l'a fait exprès. Comme si son foutu hibou ne pouvait pas arriver deux heures plus tôt ou plus tard. Nope. Ne me demandez pas ensuite pourquoi je ne peux pas le supporter. »

Je ne dis rien, embrassant sa jugulaire, avant de murmurer :

« N'aurais-tu pas envie de prendre un bon bain, mon amour ? »

Il me regarda et haussa un sourcil avant que je ne sente sa main contre mon sexe, me faisant durcir à nouveau instantanément.

« Draco, le sermonnai-je sans toutefois bouger. Sirius est encore là, ajoutai-je encore plus bas.

- Je sais, murmura-t-il en frottant sa main, mais je m'en fiche. Il peut aussi repartir comme il est venu et nous laisser reprendre où on en était.

- J'ai mieux, affirmai-je avant de me lever. »

Je le pris ensuite sur mon épaule, comme un sac de farine et montai à l'étage, tout en disant à Sirius :

« Je compte sur toi pour t'occuper de Teddy si besoin.

- Remus ! S'exclama Draco, surpris. Lâche-moi !

- Oh non mon amour, nous allons terminer ce que nous avons commencé, dis-je tout en nous enfermant dans la salle de bains. »

J'allai ouvrir le robinet d'eau tout en gardant Draco qui malgré sa demande, ne se débattait pas tant que ça. Une fois que l'eau chaude eut rempli un tiers de la baignoire, je fermai les robinets et posai Draco au sol, retirant ensuite mon caleçon et m'installant dans l'eau.

Je tendis après ça les bras en une invitation silencieuse à Draco qui n'avait toujours pas bougé.

Il se mordit la lèvre et sembla hésiter une seconde avant de me rejoindre et de s'asseoir devant moi, collant son dos contre mon torse.

Cette position m'excita grandement et je n'attendis pas pour passer la main devant, attrapant les bords de son sous-vêtement, qu'il avait laissé. Je commençai à le lui enlever tout en murmurant au creux de son oreille :

« Est-ce une manière de me punir pour quelque chose dont je ne suis pas coupable ? »

Il tourna son visage vers moi et se passa la langue sur les lèvres avant de rétorquer, faussement innocent :

« Je ne vois pas de quoi tu parles.

- Je vais devoir te punir, dis-je en prenant une voix sévère, tout en continuant de faire glisser le bout de tissu le long de ses jambes, me contorsionnant un peu.

- Ah oui ? Quel genre de punition ? »

Je jetai son sous-vêtement dans un coin de la pièce et agrippai ses hanches, tout en ordonnant :

« Redresse-toi et penche-toi en avant, je te tiens, je ne te lâcherai pas. »

Il ne bougea pas tout de suite, m'observant, puis il fit ce que je lui avais demandé, m'exposant ainsi parfaitement ses fesses.

Je tendis les pouces, tenant toujours ses hanches et écartai autant que je le pouvais ces fesses magnifiquement délicieuses. Je posai mes lèvres dessus, avant de les mordiller. Puis, entendant Draco gémir, je commençai à lécher son entrée, passant et repassant dessus, la taquinant. Je fis ensuite pénétrer ma langue, encore et encore, profitant de son goût, son odeur, me souvenant plus clairement de notre première fois.

Puis, je sentis ses doigts frôler mon sexe et je gémis, grognant même avant de bouger des hanches, en voulant plus tout en le pénétrant de ma langue aventureuse.

Puis, pris dans le plaisir, je lâchai Draco, le rattrapant rapidement, mais au bruit que ça fit, il avait tout de même dû se blesser. Je le ramenai alors à moi tout en m'excusant :

« Vraiment désolé, je... je n'avais pas prévu que tu me touches. Pardonne-moi, Draco, je t'en prie. As-tu mal ? Demandai-je en passant la main sur son front humide, me montrant ainsi qu'il se l'était cogné.

- Tu ne prends vraiment ton pied que quand je finis avec des bleus pas vrai ?! »

Je ris, le serrant contre moi, embrassant son épaule.

« Si tu savais, soufflai-je. Ça va ? Tu n'as rien ? Je suis vraiment désolé.

- Je suppose que ça va. Mais si le truc un peu de douleur pour beaucoup de plaisir te plaît tant que ça, ça ne me gêne pas. Juste préviens-moi d'abord, d'accord ?!

- Ne dis pas de bêtise, c'était un accident. Es-tu prêt pour la suite ?

- Qui t'a dit que je plaisantais ? Et oui Rem, je suis prêt pour la suite depuis au moins une heure maintenant. »

Je pris de nouveau ses hanches et le soulevai, tout en essayant de guider mon sexe, mais n'y parvenant pas.

« Aide-moi, suppliai-je au bord de l'amusement. »

Draco explosa de rire et s'agrippa aux bords de la baignoire pour ne pas tomber tellement il tremblait.

« Sérieusement Rem, tu as de la chance d'être mignon, dit-il avant de reculer et de s'empaler sur mon membre jusqu'à la garde, laissant échapper un gémissement entre douleur et plaisir. »

Je sifflai sous la sensation de plaisir et commençai à bouger lentement, léchant son dos et sa nuque.

Je passai aussi ma main devant et caressai son torse, pinçant ses tétons durcis. Il gémit et rejeta la tête en arrière, la posant sur mon épaule.

J'embrassai sa joue, puis mordillai son oreille avant de descendre ma main et de prendre son sexe dressé. Je le masturbai aussi lentement que mes coups de reins le pénétraient et fus heureux qu'il ne me demande pas d'aller plus vite.

Cela dura une éternité pour moi, de bien-être, de quiétude, de plaisir.

Sentir ses chairs se resserrer autour de moi par intermittence, caresser son gland d'où suintaient quelques gouttes de sperme.

Envieux, soudain, je lâchai son sexe et portai ma main à ma bouche, léchant.

Draco brisa alors le silence en disant :

« Je t'aime. »

Je donnai un coup de rein profond, le faisant glapir, avant de dire en reprenant son sexe en main :

« Je t'aime aussi... follement et passionnément. »


Nous espérons que ce onzième chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p

Abby and Jes