Partie 11
Quand il se réveilla à nouveau, Harry avait très faim. L'infirmière vérifia sa gorge avant de lui apporter une soupe au potiron (il n'avait pas droit de manger des morceaux pendant quelques jours). Hermione était bien réveillé et lisait « l'histoire de Poudlard ». Elle lui fit un petit sourire et un geste de la main signalant qu'elle aussi avait du mal à parler.
Madame Pomfresh avait donné à chacun une plume et du parchemin pour communiquer. Les commérages allaient vite à Poudlard. Beaucoup d'élèves disaient comme quoi les deux premières années faisaient des expériences de potion et qu'il y avait eu un accident. Severus lui n'en croyait pas un mot. Il avait prit à part Blaise pour témoigner et cela ressemblait d'avantage à une tentative (heureusement raté) d'assassina. En attendant, il veillait à ce que personne en dehors de lui, MacGonnagal et Mme Pomfresh ne s'approche des deux enfants.
Deux jours après le drame, ils retournèrent dans leur dortoir. Ils pouvaient enfin parler alors severus à inviter son fils à le rejoindre dans son bureau. Là, il demanda tout les détails au garçon. Harry n'avait aucune idée de qui c'était, il avait juste entendu les pas d'une seule personne. Par contre severus fut intrigué concernant la cicatrice.
« Tu as eu mal pile au moment où le feu à commencé ? »
« Oui... Ca m'est déjà arrivé lors de la répartition. »
Voyant qu'Harry n'en savait pas plus, il lui conseilla de rester sur ses gardes et de ne pas hésiter à aller le voir en cas de doute. Voyant qu'il n'avait toujours pas parlé de l'autre sujet, Harry décida de tenter le coup tant qu'il avait son père seul avec lui.
« Monsieur... Vous me croyez maintenant ? Vous savez... Concernant maman... »
Le professeur de potion se tendit.
« Oui Harry, je te crois. »
Le garçon lui sourit avant de demander timidement.
« Alors... Je peux vous appelez Papa ? »
Le garçon avait les yeux remplit d'espoir. Lily avait toujours été le point sensible de snape, les yeux verts d'Harry étaient un rappel constant de la femme. Il espérait ne pas finir un jour en papa gâteaux...
« Seulement quand on est tout les deux. En public c'est monsieur ou professeur snape. »
Tout content, Harry commença à en profiter.
« Papa, je suis obligé de garder le nom de Potter ? Ce n'est même pas mon vrai nom... »
« Tu peux prendre celui de ta mère, mais ne prend pas le mien. J'y aie déjà réfléchit, il vaut mieux éviter de crier notre filiation partout. »
« Ok mais... Je pourrais vivre avec toi ? Pour l'été... »
Severus regarda le garçon, apparemment cette simple question le stressait. Il remarqua aussi que le garçon passait au tutoiement. Qu'avec donc bien pu faire Tuney pour qu'il souhaite partir aussi soudainement ? Si elle avait blessé son fils, foi de snape il se vengera ! Sans que quiconque ne l'apprenne bien sur.
« Je n'ai pas grand-chose... juste une vieille maison dans une ville ouvrière. Mais si tu veux, tu pourras venir. »
Dans sa tête, severus pensa à tout ce qu'il devait faire avant d'accueillir Harry. La maison était un taudis hérité de son père alcoolique. Il ne venait pratiquement jamais, laissant l'endroit sale. En faite il détestait cette endroit. Mais il ne pourra pas garder son fils dans ses quartiers de Poudlard. Le château était vidé de ses élèves tout l'été et il n'avait pas de chambre d'ami ici. Quand à l'appartement où il avait vécu avec Lily, il était détruit.
« J'adorerais papa. »
...
« Maintenant, Je suis officiellement Harry Evans. » annonça le jeune sorcier à ses meilleurs amis dans un coin tranquille du parc.
Plusieurs semaines c'était écoulés depuis qu'il avait enfin pu parler à son père (bien sur, il avait confié cela qu'a ses trois amis) et ensemble ils avaient tout organisé. Snape c'était chargé d'informer les autres professeurs du nouveau nom d'Harry. Bien entendu, ils avaient eu une demi-vérité. Comme quoi Lily ne c'était jamais marié et que l'enfant dans le monde sorcier avait alors le choix de porter le nom de son père ou de sa mère. Harry avait décidé de prendre le nom de sa mère en mémoire de la femme. Le fait qu'il n'avait rien à voir avec James à bien sur était mis sous silence (même si apparemment une arrière-arrière-arrière grande tante de la mère de severus avait épousé un Potter, mais cela ne comptait pas). Le directeur avait alors fait une annonce entre le plat chaud et le dessert. Il y avait de la part des élèves toute sorte de réaction : indifférence, étonnement, moquerie. Cependant, le quatuor restait soudé et Harry ne se sentit jamais en danger face à l'immaturité de certain. Finalement, c'était accepté et utilisé par presque tous.
Harry quand a lui, avait retrouvé le vrais certificat de naissance parlé dans le journal de sa mère. Lily Evans avait gardé le document dans un coffre de gringott. Elle avait convenu avec les gobelins que ce coffre serait existant jusqu'à que son fils le réclame. En faite, l'idée que le document officiel était à gringott venait de severus. Les gobelins savaient garder un secret tant que l'or était en jeu. Harry avait alors (sous les conseils de son père) écrit à son gestionnaire de compte.
Le 31 juillet 1980 à 22 heures et 35 minute est né dans l'hôpital St-Mangouste, Harry Severus Evans
Fils de Lily Roselyne Evans et de père inconnu. Réalisé sur la déclaration de la mère.
Délivré et signé par K. Jones, service état civil.
Le document était rangé dans le journal et gardé par severus, ils c'était mis d'accord de pas le laisser dans un dortoir accessible par autant de personne. Et Harry pourrait y accéder quand il voudrait de toute façon.
En faite, le garçon venait souvent le weekend pour passer du temps avec son père. Harry obtenait des anecdotes sur sa mère et Severus tentait d'obtenir des informations sur sa vie chez les moldues. Harry ne disait pas tout, juste qu'il n'était pas aimé comme son cousin. Mais quelques indices l'alarmèrent sur les vraies conditions de vie du garçon. Vu comment le plus jeune évitait les questions sur les amis d'enfance, il était clair qu'il n'en avait jamais eu avant Poudlard. Un autre jour, Severus lui demanda comment il voudrait avoir sa chambre (il réfléchissait aux nouveaux aménagements) et Harry répondit qu'il serait déjà heureux d'en avoir une.
Après cela, Severus organisa une petite visite chez les Dursley.
...
La terreur des cachots (d'après les griffondor) avait rangé sa cape. Il portait un simple pantalon noir et une chemise grise moldue. Profitant d'être un dimanche, il quitta l'enceinte du château avant de transplaner dans le Surrey. A Privet Drive les rues étaient désertes en cette fraiche matinée. Severus ricana devant ce quartier insipide, chaque maison était identique avec ses petits jardins. Une fois au numéro quatre, il sonna et fut accueillit par un enfant affreusement gros et toujours en pyjama. Il tenait dans sa main une crêpe au chocolat et il s'adressa la bouche pleine (son visage plein de chocolat).
« T'est qui toi ? »
«Je suis là pour voir ta mère, une vieille connaissance. »
« MAMAN ! C'EST POUR TOI ! »
Et l'enfant se dandina jusqu'au salon, laissant la porte ouvert. Severus rentra et Madame Dursley ne tarda pas à se montrer.
« TOI ! Que fais-tu ici ?! »
« Bonjour Tuney, cela faisait longtemps. Toi aussi tu ne m'a pas manqué. »
La femme –furieuse- croisa les bras.
« On ne veut pas de toi ni personne de ton espèce ici. »
« Si tu coopère, je ne resterais pas longtemps. Je suis là concernant Harry. Mais si tu ne veux pas me parler, je pourrais facilement faire un scandale dans la rue. Je suis sur que les voisins apprécieraient le spectacle »
Terrifié par ce qu'il pourrait faire, Pétunia l'emmena dans la cuisine (elle ne le voulait pas près de son
fils).
« Que veux-tu ? »
« Raconte-moi comment Harry est arrivé chez toi. »
« On ne m'avait pas donné mon avis, on l'a mis à notre porte. Je l'ai trouvé le matin dans une couverture. Je n'ai jamais demandé à gardé un contact avec ma sœur et on m'a refilé son môme ! »
« Pourquoi l'a tu gardé alors ? »
« Vernon voulait le mettre dans un orphelinat, surtout quand il a commencé à faire des truc bizarre... Mais on avait reçu une lettre disant que le garçon ne serait en sécurité qu'avec moi. Une histoire de sang et de protection jusqu'a ses 17ans... Il disait que la barrière protégé notre maison contre les assassins de Lily. On avait peur que votre espèce nous surveillait alors on l'a gardé. Ça venait du directeur de votre école anormal.»
Severus en avait assez entendu.
« Où est sa chambre, je voudrait récupérer ses affaires. »
« Il n'a rien ici. »
Si le peu de bien de son fils était dans sa malle, le garçon n'avait décidément manqué de beaucoup de chose. Cela lui rappela douloureusement sa propre enfance. Il tenta un léger Legimens sur la femme. Il pu voir dans son esprit son fils qu'elle gâtait au détriment d'Harry, les cries contre le garçon, le manque de cadeau et la chambre du garçon.
La chambre d'Harry était le placard sous l'escalier.
Severus se leva, et se dirigea vers le placard en ignorant pétunia. A l'intérieur un matelas une petite ampoule et des étagères avec des jouets cassés.
Vernon arriva à se moment (il sortait de la salle de bain). Il s'apprêta à hurler voyant un étranger chez lui mais pétunia le stoppa. Les yeux de severus étaient noirs de colère et il sortit de cette maison de l'enfer.
Fois de severus snape, Harry ne reviendra jamais ici ! Il transplana devant un appartement de londre. L'homme qui y vivait était un né-moldue de la même année que lui. C'était un pouffsoufle qui était devenu ami avec Lily. A la fin de la guerre il avait définitivement quitté le monde sorcier pour reprendre les affaires familiales. Il avait hérité de son père un empire financier et avait beaucoup de poids dans le milieu de la vente.
" Bonjour Henry, cela faisait longtemps."
Lily avait beaucoup aidé cet homme au début de poudlard. Contrairement à elle, il avait du mal à s'adapter à ce monde si différent de ce qu'il avait toujours connus. Même s'il n'avait plus aucun contact avec le monde sorcier, Severus lui fit faire un serment magique pour ne rien révéler à qui que ce soit. Il expliqua alors que Harry avait été élevé par les pires moldues qui soit. Il ne pouvait pas les faire juger dans le monde sorcier (de peur que dumbledore s'en mêle). C'était des gens obsédé par leur image, il voulait donc qu'ils soient libres mais humilié, détruit socialement. Ils discutèrent alors ensemble d'un plan (en mémoire de son amie, Henry était heureux de venger le garçon). Henry connaissait le propriétaire de l'entreprise de Vernon, ce serait simple pour lui (avec un peu de corruption) de le virer. Il contacterait alors tous ses amis du milieu pour ne pas reprendre l'homme. Sans argent, les dursley finirait pas vendre la maison et être croulé sous les dettes. De sa propre initiative, Henry fit surveiller les comptes de l'entreprise de perceuse par des expert comptables qui s'aperçut que Vernon avait par le passé détourné à plusieurs reprise des petites sommes. Bien entendu, les preuves arrivèrent comme par magie sur le bureau d'une journaliste. Critiqués, ils quittèrent précipitamment en pleine nuit la maison (vendu pour une bouché de pain). Bien entendu, Severus leurs avait fait signer un document les déchargeant de toute responsabilité envers Harry Evans.
Henry avait d'ailleurs pris la peine d'envoyer l'article par hiboux. Dans son bureau, Severus souriait d'un air satisfait.
