Merlin ! Que ce chapitre est court ! Et pas un dont je suis satisfaite, en plus...

Bonne lecture !


Le printemps arrivait et la vie suivait son cours à Poudlard, Hermione et Drago ne se parlaient toujours pas et la jeune fille retrouvait régulièrement les vêtements de Pansy Parkinson éparpillés dans la salle commune. Mais en dehors de cela, Hermione était heureuse. Les journées, durant lesquelles elle étudiait et remplissait sa fonction de préfète-en-chef, défilaient aux côtés de Harry et Ginny. Ron semblait l'avoir oubliée et elle ne s'en souciait plus.

Drago, de son côté, passait la majeure partie de son temps avec les autres Serpentard, tout en surveillant discrètement Weasley et Hermione.

Un soir, alors qu'Hermione terminait sa ronde, elle entendit un bruit provenant d'un couloir proche. Pensant que c'était un première année perdu – les première année se perdent encore au printemps ? – pour elle ne savait quelle raison, elle se dirigea vers celui-ci. Mais il ne s'agissait pas d'un première année. C'était Ron.

- Qu'est-ce que tu fais là, Ron ? demanda-t-elle sèchement. Tu es censé être dans la tour de Gryffondor.

- Ben voyons, répliqua Ron narquoisement, j'ai une tête à respecter les couvres-feu ?

- Qu'est-ce que tu fais là ? répéta Hermione.

- Je t'attendais, j'avais envie de te voir... Ma douce Hermignonne...

Instinctivement, Hermione sentit sa main se crisper sur sa baguette, dans sa poche.

- Qu'est ce que tu me veux ? demanda-t-elle en espérant que sa voix ne trahissait pas sa peur.

- Lâche ta baguette... Et viens que je te prenne dans mes bras...

Il commença à s'avancer vers elle. Hermione fut prise d'effroi. Puis, sans réfléchir, elle détala à toute vitesse.

- Reviens ! hurla Ron. Tu es à moi !

Hermione se mit à courir encore plus rapidement. L'année précédente lui avait appris à fuir, cependant Ron gagnait du terrain. Elle l'entendit lancer un sortilège et l'instant d'après elle ressentit une vive douleur à la cheville, tellement forte qu'elle s'écroula par terre. Et parce que ce n'était pas suffisant, sa baguette lui échappa des mains.

- Qu'est-ce que tu..., gémit-elle. Ma cheville ! Tu me l'as brisée !

En même temps, elle regarda autour d'elle dans l'espoir de voir sa baguette.

- C'est ça que tu cherches ? ricana Ron en lui montrant ladite baguette.

- Rends la moi... S'il te plaît...

- Tu me supplies ? Hermione Granger me supplie ? Tu es tombée bien bas ma pauvre petite...

Hermione essaya tant bien que mal de se relever mais Ron la tira brusquement vers lui et la plaqua contre le mur dur et froid. Collé à elle, il lui prit les poignets pour qu'elle ne se débatte plus et il lança la baguette de la jeune fille à l'autre bout du couloir.

- Ron, tu n'es pas dans un état normal... Lâche-moi...

- Pourquoi je devrais te lâcher ? Tu es à moi de toutes façons !

- Arrête Ron, je ne t'aime plus... Tu le sais très bien...

- Si, tu m'aimes, je le sais. Tu refuses simplement de l'admettre.

Hermione ferma les yeux. ''Si, tu m'aimes'', Drago lui avait dit exactement la même chose quelques moi auparavant. Si elle avait accepté sa demande, est-ce qu'elle serait là ? Coincée sous un bourreau qui l'embrassait ?

Qui l'embrassait ?!

Elle ouvrit les yeux. Ron était effectivement en train de l'embrasser, un baiser violent, dépourvu de toute tendresse. Elle essaya de le repousser mais il lui mordit les lèvres. Un goût de sang emplit sa bouche. Elle se rendit soudain compte qu'il émanait de lui une épouvantable odeur d'alcool.

Brusquement, elle sentit la main de Ron qui remontait le long de sa cuisse. Elle essaya vainement d'échapper à son emprise en se tortillant sous lui mais c'était peine perdue.

- T'as pas fini de bouger, un peu ! s'énerva son bourreau.

- AU SECOURS ! AIDEZ-MOI ! hurla désespérément la jeune fille.

- TA GUEULE ! lui cria-t-il en la giflant avec force.

Un voile noir passa devant ses yeux et sa tête heurta le mur. Il lui sembla cependant entendre des bruits de pas qui se rapprochaient.

- Granger ? demanda une voix qu'elle ne réussit pas à reconnaître, tant sa tête lui faisait mal. Granger, c'est toi qui cries ?

Elle sentit la main de Ron se poser sur sa bouche mais elle n'avait plus les idées assez claires pour tenter de le mordre ou du se débattre.


N'entendant plus de bruit, Drago s'apprêtait à rebrousser chemin quand il vit une baguette, par terre, dans un coin du couloir. Il la ramassa et regarda un peu plus loin, il voyait une forme un peu floue dans la pénombre. En se rapprochant, il vit des cheveux roux. Weasley le regardait méchamment, collé à une silhouette que Drago reconnut aussitôt.

- Granger ! s'exclama-t-il en courant vers elle. Qu'est-ce que tu lui as fait ? ajouta-t-il froidement à l'intention du Gryffondor.

- Ce ne sont pas tes affaires, répliqua celui-ci. Tu me déranges. Dégage.

- Qu'est-ce que tu lui as fait ? répéta Drago en sentant la colère monter en lui.

- Je n'ai pas de comptes à te rendre ! Et maintenant laisse-moi tranquille ou tu vas le regretter.

- Lâche Hermione immédiatement.

Weasley se décala, sans se soucier de Hermione qui glissa doucement le long du mur avant de s'affaler sur le sol.

- Depuis quand tu appelles mon Hermione par son prénom ?

- Et toi, depuis quand te sens-tu obligé de mettre ''mon'' devant ?

Le Gryffondor pointa sa baguette sur le blond, mais ce dernier fut plus rapide.

- Petrificus Totalus !

Weasley se raidit et tomba vers l'avant. Un horrible craquement indiqua qu'il s'était sans aucun doute brisé le nez mais Drago ne s'en soucia pas. Il se précipita vers Hermione, inconsciente, et la souleva.

Il jeta un dernier regard vers son ennemi et partit vers l'appartement préfectoral, la tête d'Hermione posée contre son cœur.


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