Coucou :D
Voilà le nouveau chapitre un peu plus court que les autres mais j'espère qu'il vous plaira :D
La suite très certainement dimanche prochain )
Merci à toutes pour vos encouragements
J'espère que ce chapitre vous plaira
Rose
Réponse aux reviews anonymes :
Lya : Merci pour ta review ! Moi aussi je mettais bien deux baffes à Vador ! x) Merci 3 J'essaie de faire au mieux pour les chapitres et d'écrire le mieux possible ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira
Rose
Hellohlie : Merci beaucoup :D Je suis contente qu'elle te plaise ! J'espère que la suite te plaira tout autant
Rose
Vicky : Merci beaucoup Oui, pauvre Padmé, Vador lui en fait voir de toutes les couleurs lol Vivement le retour d'Anakin. :D, dans quelques chapitres je pense.
Chapitre 9 : La couleur de la haine
Padmé ouvrit les yeux sur le monde nouveau qui s'offrait à elle. Et ce fut lui, ce traître infâme, sur qui elle ouvrit les yeux. Elle sentit pour la première fois le goût de la haine.
Padmé se releva lentement, évaluant les forces qui lui restaient. Elle était faible, trop faible. Elle n'avait aucune chance à ce moment contre Vador. Elle ne lui accorda pas un regard, et chercha sa belle-sœur, priant pour qu'elle soit encore en vie. Elle la découvrit sur une chaise en face d'elle, étrangement calme, mais de profonds cernes s'épanouissant sous ses yeux d'un bleu perçant. Padmé se leva, mais ses jambes étaient encore trop engourdies pour la porter et elle se serait effondrée si Vador ne l'avait pas soutenue.
La main de Vador sur elle lui fit l'effet d'un fer chauffé à blanc, et elle se dégagea d'un mouvement vif, puisant dans ses ultimes réserves. Elle s'assit en soufflant sur le lit. Vador resta debout à côté d'elle. Elle ne l'avait toujours pas regardé. Elle se demanda où était ses enfants. N'osant pas poser la question à voix haute en présence du monstre, elle se remit debout et se dirigea vers sa belle-sœur en boitillant, mais la voix de celle-ci s'éleva bientôt.
« Padmé, va te recoucher. Tu es faible. Les enfants vont bien, ne t'en fais pas. »
Que se passait-il ? Vador l'avait t'il menacé ? Pourquoi était aussi… Padmé n'obéit pas. Elle ne savait que faire, se sentant inutile. Elle dévisagea alors sa belle-sœur, essayant de déceler un quelquonque signe d'avertissement dans son regard. Il lui sembla voir une lueur de peur qui disparut bien vite. Padmé décida de le croire.
Cependant, pour l'instant, elle ne devait rien faire, et jouer l'hypocrite, tout en gardant ses distances avec Vador. De longs moments de colère intérieure l'attendaient, elle le savait. Pour autant, elle était aussi certaine qu'elle réussirait à jouer la comédie, pour la sécurité de sa famille. Attendre à la lueur de la haine qui naissait en elle à chaque pulsation de son cœur et qui se répandait dans ses veines telle un poison. La haine menait à la vengeance, et au côté obscur. Elle devait utiliser toute sa volonté pour ne pas y prendre goût. Avant d'être jedi, elle avait la liberté de se laisser aller à ses sentiments dans une certaine mesure, puisqu'une politicienne devait tout de même garder un certain contrôle sur elle-même.
Ainsi, elle s'était offerte à Anakin Skywalker, le plus prometteur et puissant jedi de sa génération, qui l'avait corrompu et emmené vers une voie dangereuse et sans issue. Cependant, Padmé avait eu le choix. Elle avait choisi d'aimer, plutôt que d'écouter sa raison qui la poussait à fuir. Elle avait peur à l'époque de la décision qu'elle avait prise. Elle avait donner son cœur à l'Homme qu'elle aimait de toute son âme, et qui l'aimait en retour, cela elle n'en doutait pas. Hélas, Anakin aimait bien plus qu'elle-même la puissance. Son ambition le dévorait, chose qu'elle ne se doutait absolument pas à l'époque.
Pourquoi leur destin avait t'il mené à la destruction de la République ? Peut-être cet amour était voué à l'échec dès sa naissance, mais pourquoi avait-il été aussi destructeur ? Enfin, dans une certaine mesure, puisque deux petits anges étaient nés de son fruit. Padmé se doutait que se poser de telles questions ne servait à rien, mais les heures passaient lentement, et, étant active de nature, elle avait du mal à rester assise à ne rien faire.
Vador ne lui avait pas adressé la parole, et elle ne l'avait pas revu depuis les dernières paroles de sa belle-sœur, treize heures auparavant. Le soleil s'était couché sur Tatoïne. C'est alors qu'une idée germa dans l'esprit de Padmé. Avaient-ils une chance de s'enfuir ? Elle se leva et se dirigea vers la chambre de son alliée. Celle-ci était encore éveillée dans le noir. Quand elle la vit, elle s'assit sur le lit et alluma la lampe de chevet.
« Padmé, que se passe t'il ? Tu ne devrais pas… »
Padmé l'interrompit.
« Partons, vite… »
Sa belle-sœur blémit.
« Ecoute…nous n'avons aucune chance… Pense aux enfants s'il découvre que nous sommes partis et qu'il nous retrouve… Tu n'as plus d'armes et tu es si faible… »
« Que souhaites-tu faire alors ? Restez-ci jusqu'à la fin de ta vie ? Il va finir par nous tuer tous, Tya. Notre seule chance se trouve être ce soir. »
Elle entendit alors un grincement derrière elle et la frayeur la prit. Il ne pouvait pas les avoir entendus… non…non…non. Elle vit Tya plaqué une main sur sa bouche et devint blanche. Padmé se retourna lentement. Vador se tenait à moins d'un mètre d'elle, le visage terrifiant, tordu par la colère. Sa voix froide comme la roche résonna dans la chambre.
« Vous croyiez vous enfuir ? Vous allez payer ce que vous avez tenté de faire. »
Padmé se mit automatiquement en barrière de protection devant Tya, les bras écartés, un air de défi sur le visage.
« Vous pouvez faire ce que vous voulez, Vador. La mort n'est rien. »
« La mort ? Qui a dit que j'allais vous tuer ? Il y a bien d'autres façons de faire souffrir un homme…ou une femme. »
Padmé fronça les sourcils.
« La torture alors ? »
« Non. La souffrance de la perte d'un proche, pour commencer. »
« Je ne vous laisserai jamais faire le moindre mal à aucune personne dans cette maison. Je mourrai bien avant, je vous le promets. »
Ils arrivaient dans une impasse. Padmé essayait désespérément de trouver une échappatoire, mais n'en voyait aucune. Il ne lui restait plus que la force de sa dignité et de sa colère. Elle ne voulait pas déclencher un combat avec la force, sachant qu'il était perdu d'avance pour elle. Pourtant, les mots sortirent de sa bouche par l'intensité de sa colère, automatiquement.
« Je vous haï Vador, et par-dessus tout le monde que vous avez construit. »
Vador ricana.
« La haine mène à l'amour, ne t'en doute tu pas ? Il n'y a qu'un pas entre. »
Padmé se sentait de plus en plus faible. La tête lui tournait de plus en plus. Quelque chose n'allait pas, mais pas du tout. Vador dut s'en rendre compte car son expression moqueuse disparut et une lueur d'inquiétude illumina son regard. Ses jambes devinrent lourdes et elle lacha. Des bras la retinrent. Padmé s'obligea à dire quelques mots, derniers mots avant l'Inconscience, le néant.
« Je sais que tu es encore là, Anakin. Vador ou Anakin, qu'importe, ce n'est qu'un nom, mais il y a la même personne derrière, bonne ou mauvais, côté obscur ou pas. Je te hais, je hais ce que tu es devenu à cause de ton ambition incommensurable et tes actions monstrueuses. Je… »
« Padmé… »
