Allez, pour fêter les 10 premiers drabbles du recueil, une petite ficlet que j'ai adoré écrire, et qui j'espère vous plaira.

Bonne lecture ! (ou pas :p )

Personnages : Alfred/Amérique et Matthieu/Canada enfants, Arthur/Angleterre, Francis/France, Gilbert/Prusse et Antonio/Espagne


34. Nuit agitée

Un hurlement déchirant perça le silence de la nuit.

Arthur fut aussitôt réveillé et sur le pied de guerre. Le misérable qui avait fait crier son petit Alfred - il aurait reconnu sa voix entre mille - allait le regretter amèrement, foi d'Angleterre !

L'anglais se rua hors de sa chambre pour se rendre à celle où dormaient Alfred et Matthieu. Il semblait n'avoir pas été seul à être réveillé par le cri, car Francis se précipitait lui aussi vers la chambre, affolé et vêtu d'une jolie robe de chambre en soie rose. S'arrêtant devant la porte, les deux nations manquèrent se percuter.

_ Pousse-toi de là, frog ! ! Rugit Arthur.

_ C'est pas le moment, imbécile ! Répliqua le français.

Les deux faillirent en venir aux mains, mais ils réussirent quand même à ouvrir la porte et allumer la lumière sans s'amocher, un vrai petit miracle. Dans son lit, Mathieu pleurait bruyamment en appelant son frère. Frère qui n'était d'ailleurs visible nulle part.

_ Alfred ? ! Appela Arthur, au bord de la syncope.

_ Ouiiiiin…Daddyyyyy…

La voix venait d'en-dessous du lit. Angleterre s'y précipita aussitôt pour extirper un Alfred tremblant comme une feuille de sa cachette, tandis que Francis s'occupait de consoler Matthieu.

_ Que s'est-il passé ? Demanda Francis, une fois les deux petits suffisamment calmés pour expliquer la raison d'un tel chambardement.

Alfred s'agita, de grosses larmes brillant encore dans ses yeux d'azur.

_ Un monstre ! S'exclama-t-il avec véhémence. Y avait un monstre horrible, affreux, à la fenêtre ! Il m'a regardé et il a ri, il avait des yeux horrible, un rire affreux, des dents immenses !

_ Un monstre ? S'étonna Arthur.

_ Oui, à la fenêtre ! !

Les deux aînés jetèrent un regard intrigué vers la fenêtre. Sourcils froncés, Francis enveloppa aussitôt les deux petits dans une étreinte protectrice en soie rose. Arthur faillit protester et sommer le français d'ôter ce vêtement ridicule - avant de se souvenir que son plus grand rival dormait nu. Il se ravisa de justesse, ne tenant pas à donner à ses protégés une raison supplémentaire d'être traumatisé. Il suffisait amplement, il lui avait fallu assez de temps pour se débarrasser de cette vision d'horreur.

Constatant que le français avait pris la protection des petits en main, l'anglais carra les épaules et décida de prendre ses responsabilités. Il se leva du lit et s'avança vers la fenêtre et prenant son air le plus terrifiant, emprunté au pirate qu'il était jadis.

Ouvrant la cause des peurs des petites nations américaines, il se pencha à l'extérieur et observa les alentours.

_ Tu vois quelque chose, Arthur ? S'enquit Francis.

La nation anglaise se pencha un peu plus à la fenêtre, et ramassa quelque chose qui traînait apparemment par terre en marmonnant dans sa barbe inexistante.

Quand il se redressa, son poing était serré sur une chose rouge et ronde, un peu amochée mais identifiable au premier coup d'œil.

_ Le forfait est signé, siffla Arthur.

Son visage exprimait toute la fureur qu'il ressentait, fureur que partagea très vite Francis en reconnaissant l'objet du délit.

C'était une tomate.

...

_ Uh…? Hé…Attends, Gil, j'ai un problème !

_ Quoi encore ? Bouge un peu tes fesses molles, Antonio ! Mon awesome génialissime plan ne peut pas être retardé !

_ Mais…mon sac s'est crevé…Mes tomates sont toutes tombées par terre…Aaaah, c'est horrible !

_ Des tomates ? Répéta Prusse, incrédule. Tu veux dire que t'as apporté des tomates avec toi ?

Il se tut, puis se mit à vociférer en voyant que l'espagnol continuait à ramasser ses précieuses tomates sans l'écouter :

_ Mais tu joues à quoi, abruti ? ! Et s'ils venaient voir dehors voir ce qu'il se passe ? !

_ Aucun risque, le rassura son ami.

_ Je n'ai pas envie qu'ils sachent qu'on est venu taquiner leurs gosses pendant la nuit.

_ Mais aucun risque ! Répéta Antonio. On a laissé aucune preuve, pas moyen qu'ils sachent que c'est nous. Ils penseront sûrement qu'ils ont fait un cauchemar, les petits, arrête de te biler…

_ Mouais. Enfin, dépêche-toi en tout cas !

_ J'arrive, j'arrive…

Antonio se redressa en tenant fermement son sac contre son cœur et les deux lascars s'enfuirent dans la nuit.

Ils ne savaient pas encore ce qui les attendaient le lendemain…


Réponse aux review...

Rosbespierre7 : Aha, oui, c'est pas courant comme thème, en effet. M'enfin, je suis pas trop sûre que je puisse m'en vanter^^" En tout cas, merci pour ton commentaire !