Disclaimer : Propriété de J.K.R.!

Notes : Bon, allons-y pour un autre chapitre! Comme vous l'aurez sans doute constaté, je poste habituellement deux chapitres par jour. (je tiens à préciser que je les écrit au fur et à mesure, ce ne sont pas des chapitres que je garde en stock…) Toujours selon les heures québécoises, j'en poste un le matin/midi et un en fin d'après-midi ou en soirée. Y a-t-il des français/belges qui lisent? Si oui bah, logiquement, les heures changent pour vous.

Vous m'excuserez de ne pas prendre la peine de répondre à chacun de vos reviews, mais je tiens à vous dire un gros MERCI! Tous vos commentaires m'incitent à me dépêcher à écrire la suite donc laissez-en!

Oh et, vous allez être contents, je crois que ce chapitre sera presque long!

Important : Vous comprendrez sans doute en lisant que ce chapitre se déroule environ trois semaines après le dernier, puisque c'est Halloween!

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Chapitre 11 : C'est moi ou elles.

« Tu sais bien que je ne peux pas venir.
- Pourquoi donc ? me demande Peter. »
Bon, apparemment, ce dernier a déjà oublié que ce soir, c'est la pleine, et que je ne peux donc pas aller à la fête d'Halloween. Enfin, le pauvre n'était peut-être tout simplement pas au courant.
« On te l'a pas dit ? s'exclame James. Y'a la pleine lune ce soir !
- Non, vous ne me l'aviez pas dit…
- Navré. Mais quand même Moony, au moins tu n'aurais pas besoin de costume ! »
Peter et lui éclatent de rire. Haha, très drôlePour être franc, je préfèrerais de loin passer la soirée à fêter la fête de l'horreur avec mes amis plutôt que de vivre une horreur dans la cabane Hurlante cette nuit. Tout de même, je suis vraiment malchanceux pour que la pleine lune tombe ce soir.
« Bon, nous on te laisse, on a promis à Lily et Patsie d'aller les rejoindre. Courage, vieux frère ! me lance-t-il en me donnant un coup amical sur l'épaule. »
C'est vrai que la fête commence dans peu de temps.
Patsie, c'est une amie d'Evans qui a accepté d'aller à la soirée avec Peter. Je suis content pour lui, même s'il est extrêmement nerveux – bien que ce ne soit pas vraiment un rencart – il semble très heureux. S'il a une copine et qu'il en va de même pour Prongs, se sera sans doute plus facile pour voir Sirius.
Parlant de Sirius, le voilà qui entre enfin dans le dortoir, prenant bien soin de fermer et verrouiller la porte de la pièce.
« C'est vraiment dommage que tu ne puisses pas venir, souffle-t-il en me serrant contre lui.
- Ne t'en fais pas, je vais survivre. File plutôt mettre ton costume à la place. »
Il se détache de moi pour aller chercher un sac sous son lit, celui qui contient ce qu'il portera ce soir, sans doute. Il l'a commandé il y a une semaine et a totalement refusé de me dire ce qu'était son déguisement.
« Tu promets de ne pas regarder ?
- Hm, hm…, je dis en guise de promesse en me couvrant les yeux avec mes mains.
- Tu ne tricheras pas ?
- Promis ! »
Malgré la curiosité, je résiste à la tentation de regarder.
« C'est bon, tu peux regarder ! s'esclaffe-t-il quelque instant plus tard. »
Je retire mes mains de mes yeux pour découvrir un Sirius vêtu de vêtements plutôt moyenâgeux. Il porte une chemise blanche bouffante, serrée au poignet, laissant voir un torse tout à fait splendide. Il porte également un pantalon noir légèrement ajusté.
Il s'assoit sur son lit afin de mettre les bottillons qui vont avec le reste de son costume. Moi, je reste assis sur mon lit et le regarde ensuite aller fouiller dans ses affaires, pour le voir sortir quoi se coiffer ainsi que…
« Du maquillage d'Halloween façon Moldue ! »
Il semble tout excité à l'idée d'utiliser un objet n'appartenant pas au monde des sorciers. Personnellement, comme mon père était un Moldu, je trouve cela plutôt banal.
Sirius se dirige vers le miroir de la chambre – qu'il a lui-même installé pour son usage personnel, je dois le préciser – et entreprend de se faire une queue de cheval.
« Tu m'aides pour la maquillage ?
- Allez, assis-toi ! »
Il s'installe sur mon lit, je saisis son coffre de maquillage d'Halloween et tente du mieux que je peux de lui donner un visage encore plus blême ainsi que quelques autres retouches personnelles.
« Allez, avoue que je suis canon, se moque-t-il lorsque je m'assois à côté de lui. »
Je dépose le coffre à côté de moi et tourne la tête dans sa direction, la mine songeuse.
« Non, pas du tout, je mens.
- Ah oui ? »
Il embarque par-dessus moi, me forçant à m'étendre sur le lit et m'embrasse fougueusement dans le cou, mimant un vampire qui viderait sa victime de son sang. J'entoure son dos de mes bras, le tenant fermement contre moi.
Il finit par cesser de me dévorer le cou, puis je me redresse tandis que lui est accroupi sur moi.
« Tu ferais mieux d'aller rejoindre les autres, je dis en baissant les yeux.
- Oh, je t'en prie, ne fait pas cette tête là ! me répond-il avec un soupçon de tristesse. »
Il prend doucement mon visage et m'embrasse également avec douceur, bien que le baiser soit légèrement moins agréable à cause de ses faux crocs.
Je le repousse avec délicatesse, lui disant qu'il va être en retard s'il ne se dépêche pas. Il se lève donc à contre cœur et, avant de franchir la porte, me dit :
« Je te promet de penser à toi toute la soirée. »

(…)

Tout de même, je ne devrais pas me plaindre. Grâce à une potion que Pomfrey m'a donnée, j'étais assez en forme pour pouvoir aider Sirius à se préparer. Seulement, là, je commence à me sentir moins bien, la potion ne fait donc plus effet.
En compagnie de l'infirmière, comme toujours, nous nous dirigeons vers le Saule Cogneur, en silence. De toute façon, je suis trop triste pour dire quoi que ce soit. Je suis vraiment déçu de ne pas pouvoir aller faire la fête avec mes amis, c'est la première année que je ne fête pas Halloween avec les autres élèves.
Lorsque nous atteignons l'entrée du chemin souterrain menant à la Cabane Hurlante, avant que Pomfrey ne parte, je la remercie pour la potion qui m'a permise de tenir debout toute la journée. Elle me sourit tristement avant de tourner les talons. Quant à moi, je fais le reste du trajet seul.
J'arrive finalement à destination, et monte les escaliers pour finalement atteindre la pièce où je vais toujours pour me transformer. Cette semaine, sachant que je serais seul cette nuit, j'ai été poser des menottes qui me tiendront enchaîné au mur. Bien sûr, personne n'est au courant. Mais comme mes compagnons nocturnes ne seront pas là pour m'empêcher de m'auto-réduire en pièces, j'ai jugé préférable de prendre cette précaution.
C'est donc avec un léger pincement au cœur que je me dirige vers les menottes et me les passe aux poignets. La particularité de ses menottes est qu'elles ne sont pas jointes ensemble. Chacune d'elle est reliée à l'aide d'une longue chaîne au mur opposé. Pour ce qui est de me détacher demain, je n'aurai qu'à dire à Pomfrey où trouver les clés lorsqu'elle viendra me chercher.
Maintenant attaché comme il se doit, je m'assois par terre. Comme à chaque fois, j'ai peur, peur de la douleur qui arrive. Je suis également triste d'être seul cette nuit, même si c'est moi qui ai dit aux Maraudeurs d'aller à la fête plutôt que de me tenir compagnie.
Je ne peux m'empêcher de me demander de quoi aura l'air la fête, de ce que feront mes amis, s'il se passera quelque chose d'intéressant. Chaque année, il se passe toujours un évènement cocasse. Mais, cette fois-ci, je n'en serai pas témoins.
Non, cette année, un monstre prendra ma place pour m'empêcher de fêter Halloween.

(…)

J'ouvre les yeux : je suis dans mon lit, à l'infirmerie. Pendant une fraction de seconde je me demande ce que je fais là, mais je revois maintenant le moment où Pomfrey est venue me chercher ce matin, extrêmement surprise de voir que je m'étais attachée. Heureusement, elle n'a pas posé de questions, car je n'étais pas vraiment en état de répondre.
J'ignore complètement quelle heure il est et combien de temps j'ai dormi.
« Bonsoir, Lupin ! Bien dormi ? »
Bon et bien l'infirmière vient de me répondre, nous sommes donc le soir.
« J'ai dormi toute la journée ?
- On dirait bien que si. Votre nuit a dû être éprouvante. »
Bah, c'est fort possible, à chaque transformation je ne peux savoir dans quel état je me retrouverai le lendemain. Je suis toutefois rassuré, je n'ai que quelques blessures de plus que hier, et elles commencent déjà à guérir grâce aux potions de Pomfrey.
Justement, cette dernière vient tapoter de sa baguette mon lit qui se redresse lentement, de façon à ce que je me retrouve assis. Cela veut donc dire qu'elle a l'intention de me faire boire autre chose.
« Tenez, buvez, dit-elle en me tendant un verre rempli d'une substance rose-pêche. »
Je l'avale à contrecœur, grimaçant au goût infect de la potion. D'accord, cette substance a beau me permettre de ne pas tomber dans les pommes, j'aimerais bien qu'elle goûte quelque chose de moins affreux, comme le chocolat, par exemple.
Tiens, parlant de chocolat, voilà James et Peter qui arrivent, m'apportant – comme à l'habitude – une bonne quantité de Chocogrenouilles. C'est étrange, Sirius n'est pas là.
« Moony, tu es enfin réveillé ! s'exclame James, l'air ravi.
- Nous sommes venus te voir plusieurs fois aujourd'hui mais tu dormais, continue Peter. »
Je leur souris, même si le fait que Padfoot soit absent m'embête un peu.
« Alors, est-ce que ça va mieux ?
- Oui, beaucoup mieux. Pomfrey fait des miracles. »
Je rêve ou l'infirmière vient de me faire un clin d'œil ? Elle n'avait pas le béguin pour Rusard, celle-là ?
« En tout cas, c'est vraiment triste que tu n'aies pas été là hier, dit Peter. C'était vachement amusant ! »
Merci de me rappeler que, pendant que vous vous dansiez et vous amusiez, moi, j'étais en train de me transformé en loup-garou, Peter.
« Tu aurais dû voir ça, Dumbledore était déguisé en citrouille, c'était hilarant ! continue Peter.
- Sans compter Edwards qui s'est renversé le bol de punch au complet sur lui ! renchérit James.
- Ou la fameuse danse de Rusard ! »
Nom de Merlin, pour rien au monde je n'aurais voulu voir le concierge danser. Juste me l'imaginer, j'en ai des frissons. Ça peut danser, cette chose ?
« Mais le plus drôle de la soirée c'était sans aucun doute Sirius ! »
La réplique de Prongs me ramène à la réalité. Je le regarde avec insistance, inquiet et intrigué.
« Sirius ?
- Tu aurais dû le voir, c'était tordant ! Le pauvre a sûrement prit un verre de trop pour embrasser Syllia Johnson! avoue James en pouffant de rire.
- Et ce n'était pas rien qu'un petit baiser! Je crois même l'avoir vu embrasser une autre fille, en plus! »
Mes amis éclatent de rire en se remémorant la soirée d'hier.
« C'est pour ça qu'il n'est pas venu, il avait la gueule de bois et a dormi toute la journée. »
C'est une blague, hein? Sirius n'aurais jamais fait ça, voyons donc. Il n'aurait jamais osé…
Soudainement, mon cœur se resserre et j'ai la nausée.
« Moony, ça va? S'inquiète Prongs.
- Vous ferez mieux de partir, dit Pomfrey qui était derrière eux, il doit se reposer. »
Perplexes, mes amis quittent l'infirmerie, jetant parfois des regards par-dessus leur épaule en ma direction.
J'essaie de trouver une raison pourquoi James et Peter aurait inventé cette histoire, mais je ne trouve pas. Sirius ne m'aurait jamais fait ça, pas vrai? Ce n'est pas son genre après-tout d'embrasser n'importe quelle genre. En fait, c'est exactement son genre… Tais-toi, petite voix.
Je sens mes paupières se fermer contre mon gré, preuve que la potion de l'infirmière fait son effet.

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Eh oui Nattie Black, tu avais raison !
Tu te mérites même… un câlin ! hug
Je suis sadique, de finir le chapitre ainsi, non ?
La suite viendra plus tard dans la soirée ou demain !
Alors, que pensez-vous qu'il va se passer maintenant ?
Se peut-il que James et Peter aient inventé tout ça ?
Que dira Sirius pour s'excuser ?
Remus lui pardonnera-t-il ?