Bonjour !
Oui je sais je suis en retard mais j'ai eu un week end plus chargé que prévu, donc je le poste aujourd'hui en espérant qu'il vous plaise.
Dess : Je sais ça faisait un peu beaucoup pour Hermione mais la journée n'aurait pas été aussi intéressante sinon lol. En tout cas merci de ta review et j'espère que tu aimeras ce chapitre :)
Chapitre 11 : Le Pavillon Rouge
Lorsqu'elle se réveilla, Hermione crût que la journée de la veille n'avait été qu'une espèce de cauchemar très réaliste. Bien sur elle commença à déchanter en voyant la date sur son réveil. On était lundi et c'était son dernier jour du week end qu'elle s'était accordée. Une visite dans la salle de bain, et donc la vue de sa nouvelle coiffure, acheva de tuer ses derniers espoirs. Le seul point positif était sans contexte qu'elle n'avait plus cette grosse touffe difficile à coiffer sur la tête et que le nouveau gel douche qu'elle avait acheté la veille sentait bon l'amande douce. C'était déjà ça de gagné.
A l'heure du petit déjeuner, Hermione lorgnait sur le tas de sacs de shopping. En même temps comment ne pas le voir. Il trônait au milieu de son salon entre la table basse et la plante verte en une masse de papiers coloré qu'elle avait ré-agrandi la veille. En pensée elle fit le deuil de son compte en banque. Elle aurait dû laisser Parkinson tout payer puisqu'elle voulait absolument la voir porter autre chose. Hermione maudit l'orgueil mal placé qu'elle avait toujours en présence de la blonde.
Et si elle appelait Ginny ? Histoire à la fois de surmonter tout ça ET de se remonter le moral. Et il n'y avait que sa meilleure amie qui savait le faire. Et aussi aimait plus les vêtements plus qu'elle. Et… enfin bref, il fallait que Ginny vienne.
Après avoir posé sa tasse de café au lait, un peu brusquement, Hermione sur son téléphone et tapa rapidement un texto. « Rdv chez moi. Quand tu peux. Her »
Tout d'un coup Hermione se sentit plus légère et s'installa dans le canapé. Celui du coin, le plus loin des sacs et de ce qu'ils représentaient.
Bientôt, plongée dans un nouveau livre, elle n'y pensait même plus. Ce fut le bruit de la sonnette de chez elle qui la sortit de sa lecture. Ginny avait transplané directement sur le pas de sa porte. Lorsqu'elle ouvrit la porte, elle accueillit son amie chaleureusement. Pourtant elle ne put s'empêcher de remarquer une expression étrange sur le visage de la rousse. Mais elle n'en laissa rien paraitre. Ce ne devait être rien de grave et il n'y avait rien là dont elle pouvait être coupable. De plus, Ginny ne lui avouerait ce qui n'allait pas que d'elle-même… En fait non elle aurait mieux fait de lui demander car au lieu du babillage incessant de Ginny ou un de ces silences confortables qu'elles partageaient parfois, régnait dans l'appartement un silence pesant. Hermione avait bien tenté de détendre l'atmosphère en parlant de tout et de rien (surtout de rien en fait) en ramenant des boissons (leurs préférées) mais c'était bêtement tombé à l'eau, Ginny ne prononça qu'un vague merci. Après un instant dans un silence à couper au couteau, Hermione perdit patience. C'était elle qui voulait être rassurée et c'était Ginny qui faisait des siennes. Ça ne la gênait pas outre mesure mais elle aimerait bien que celle-ci déballe son sac.
"Si tu me disais ce qui te tracasse ? Je t'avais invité pour qu'on s'amuse mais apparemment ça ne va pas." Dit Hermione dans un soupir.
Ginny leva les yeux vers elle. Ses yeux bleus chargé de déception et d'un brin de colère. La brunette n'y comprit rien.
"Tu me demandes ce qui ne va pas ? Bon sang, si toi tu vis ici, loin, au Terrier l'annonce a fait l'effet d'une bombe."
Hermione cligna les yeux. Pardon ? Quelle annonce ? Elle n'avait rien entendu du Terrier depuis… Hermione sembla piger. Sa rupture. Mais elle pensait que cela n'impacterait qu'elle-même et Ron seulement. Après tout c'était leurs vies. Mais Hermione se sentit un instant coupable Mrs Weasley avait été si bonne avec elle.
"C'est pour ma rupture avec Ron que tu m'en veux ? Il m'a trompé ! Que voulais-tu que je fasses ?"
Un éclat de colère était perceptible dans la voix d'Hermione. Sa meilleure amie soupçonnait que c'était sa faute ? Alors que c'était elle qui souffrait le plus dans cette histoire ?! Un sentiment de trahison et de tristesse plomba le cœur de la brune. Mais un soupir las de Ginny la fit douter.
"Je t'en voulais pour ne m'avoir rien dit. On est sensée être meilleures amies !"
"Je voulais gérer ça seule. Tu es quand même la sœur de Ron !"
"Alors tu t'es dit que tu allais gérer ça avec Parkinson !"
Le ton montait entre les deux meilleures amies. A tel point qu'après une dernière parole malheureuse, Ginny claqua la porte et transplana loin de chez Hermione.
Hermione se laissa tomber sur son canapé. Ce n'était pas la première fois qu'elles se disputaient mais c'était quand même douloureux à chaque fois. Quelle idiote elle était, s'auto-flagella-t-elle. D'une certaine manière Ginny avait raison, Hermione lui en aurait voulu pareillement si Ginny avait rompu avec Harry et ne lui avait rien dit. Pire si elle était allé confier ses peines à quelqu'un d'autre qu'elle. Hermione se mordit la lèvre. Elles avaient tord toutes les deux : elle, pour ne pas avoir pris en compte les sentiments de l'autre, et Ginny qui avait déclenché cette dispute inutile au lieu de lui en parler. Tout ce qu'espérait la brune était que Ginny n'allait pas lui en vouloir éternellement.
Son entrevue avec son amie avait été catastrophique pour ne pas dire cauchemardesque. Hermione se sentait encore plus mal.
Les sacs restèrent là tout le reste du week end, intouchés.
Le mardi arriva bien plus vite que prévu au gout d'Hermione et celle-ci dut retourner travailler. Lorsque Betty la vit avec sa nouvelle coupe de cheveux, elle en applaudit et la complimenta même si elle lui fit remarquer qu'il restait plus qu'à faire de même avec ses vêtements. Pansy, elle, haussa les sourcils. « Je suppose que cette journée shopping n'a servit à rien. » se dit-elle en voyant Hermione toujours engoncée dans ses vêtements même si pour Pansy ce serait plutôt des loques. « Au moins nous nous sommes rapprochées. Un peu. »
Hermione, elle, n'osait pas regarder franchement la blonde. Et devant son air pincé elle osa encore moins lui avouer qu'elle n'avait même pas déballé ses sacs, tout était resté en l'état dans son salon car après sa dispute avec Ginny, elle n'avait plus eut le cœur à le faire.
Alors, sans un mot ni un regard franc pour sa patronne, Hermione se changea et commença à travailler.
« Apparemment je me faisais des illusions » pensa Pansy en retournant dans son bureau le dos raide, vexée et déçue. Assise à son bureau elle fixait ses papiers d'un œil vide. Elle qui pensait s'être rapprochée de la brunette, c'était raté. Mais pourquoi ? Pourtant Hermione la laissait l'appeler par son prénom, ce qu'elle n'aurait jamais pu faire avant. « Oui mais Betty aussi l'appelle par son prénom… » Lui souffla perfidement sa conscience. Devait-elle la séduire plus franchement pour qu'elle comprenne ?
Avant qu'elle n'ait le temps de se poser d'avantage la question, son téléphone sonna. Son visage changea d'expression se faisant plus sérieux. Puis ses yeux s'écarquillèrent en grand avant que son expression ne redevienne neutre et sérieuse. Elle griffonna quelques mots dictés sur un papier puis elle raccrocha aussi brusquement que la personne au bout du fil. La blonde fronça les sourcils avant de s'obliger à prendre un air totalement impassible. Elle sortit calmement du bureau alors qu'en elle rien ne l'était, de calme.
"Je dois m'absenter. Je te confie les rennes de la boutique durant mon absence Betty," dit-elle avant de transplaner sans même vraiment un regard pour ses deux employées.
Les deux jeunes femmes échangèrent un regard interloquée mais Pansy avait disparut. Hermione, elle, se demanda ce qu'il c'était passé. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu cet air froid, hautain et dur sur le visage de Parkinson. Sans vie. Hermione se rendit compte à quel point la blonde avait changé et se prit à espérer de tout son cœur que le sourire revienne su ce visage aux traits durs. Son visage s'adoucissait tellement lorsqu'un sourire parait ces lèvres pleines.
oOoOoOo
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, Pansy n'était plus devant sa boutique du Chemin de Traverse mais en haut d'une colline verdoyante où quelques arbres se dressaient en contrebas comme résistant à ce désert vert. Il n'y avait rien autour d'elle et la pleine semblait s'étendre à l'infinie et s'étalait à perte de vue. Pourtant cela ne l'empêcha pas de dévaler la colline sur laquelle elle était perchée et de marcher droit devant elle. Elle savait où elle allait.
Elle continua encore à marcher sur quelques mètres, le pas décidé. Bientôt l'air parut onduler autour d'elle comme sous un effet de chaleur. Et soudainement devant elle apparut un palais.
Le château était austère un peu comme pouvait l'air un château fort irlandais. Mais il y recelait aussi une sorte de fragilité, de délicatesse dans certaines pièces de l'architecture et surtout grâce à la pierre blanche qui composait toute la propriété. Il témoignait de toute la splendeur et toute la richesse que possédaient ceux qui y avait habité.
"Le manoir Parkinson. Jamais je n'aurais pensé que je devrais un jour y remettre les pieds." pensa l'ancienne héritière.
Pourtant elle continua d'avancer jusqu'aux grilles immenses qui étaient plus décoratives que protectrices sur lesquelles étaient gravées les armoiries et le « P » stylisé en majuscule de la Maisonnée Parkinson.
"Au moins la propriété me reconnait toujours comme une Parkinson, c'est déjà ça." se dit Pansy en poussant l'une des lourdes portes.
En effet, le palais et ses environs étaient protégés par plusieurs sortes de magies anciennes. Des protections qui avaient été mise en place depuis la construction de cet édifice qui datait des premières générations de la Noble et Sombre Famille des Parkinson. Magie du Sang, Magie d'amour et l'Abscondo. Deux des plus puissantes magies et un sort de protection indétectable.
La Magie du Sang permettait à la demeure de reconnaitre tous les membres de sang des Parkinson. Il permettait surtout au château de disposer d'un système de défense particulier aux conséquences particulièrement moches pour les possibles assaillants. Mais surtout il permettait au château (presque aussi doué de vie que celui de Poudlard) de désigner le véritable héritier de la famille car son sang et sa magie serait en accord avec la Magie même ou du moins s'en rapprocherait le plus possible. Cela avait toujours été la particularité des Parkinson car, contrairement aux autres vieilles familles de Sang Pur où le premier garçon est l'héritier, l'héritier Parkinson étant choisit par sa magie pouvait être fille ou garçon. La Magie ne faisait pas de différence entre les sexes contrairement aux Hommes, seule l'âme et la magie compte.
La Magie du Cœur s'enracinait aux fondations même de la demeure grâce à l'amour filial de la Famille. Tout comme la Famille Malfoy, la famille passait avant tout. Cette magie protégeait la descendance (et par extension le Palais). Si Pansy l'avait su, elle aurait dit que Lily Potter fit l'usage de la même forme de magie pour protéger le nourrisson qu'était Harry Potter.
« Même si on rasait cette maison, les protections resteraient toujours », se dit Pansy dans un reniflement. Elle ne savait pas si c'était une bonne chose mais elle savait que la terre resterait ainsi toujours aux Parkinson et il n'y avait que cela qui comptait.
L'Abscondo, lui, s'assurait que le château soit incartable et indétectable pour quiconque ne faisant pas partie de la famille des Parkinson. C'était un sort peu utilisé car il était de magie noire tout à fait imprévisible sur la façon dont il protégeait le château mais le sort des personnes qui essayèrent de rentrer dans le palais sans y avoir été invité restait tout à fait horrible. Après tout on parlait de magie noire ici, et cette forme de magie n'avait jamais été ni gentille ni propre quant à ses effets.
Devançant les pas de Pansy, les portes et portails et s'ouvraient doucement d'eux-mêmes devant elle. Il lui semblait même que le château ait exhalé un soupir de contentement. Et elle-même lâcha un soupir de mélancolie. Bien qu'elle désapprouve complètement les actes perpétrés par sa famille, elle l'aimait et cet endroit qui symbolisait tout ce qu'avait été la Noble et Sombre famille des Parkinson. Elle se sentait comme si elle rentrait à la maison après un long voyage. Mais au lieu de s'appesantir sur ce qu'elle ressentait, elle continua de traverser la demeure. Elle savait ce qu'elle venait chercher et elle n'avait pas de temps à perdre. Ses pieds la menait tous seuls comme si même après tout ce temps ils connaissaient le chemin par cœur. Même si le palais l'aidait. C'était ainsi, comme les escaliers de Poudlard qui pouvait bouger, le Pavillon Rouge pouvait déplacer ses couloirs et se restructurer même sous les pieds des habitants. Il pouvait ainsi vous aider à retrouver le chemin ou vous perdre dans les méandres des ses corridors selon son humeur. Il n'obéissait réellement qu'au Patriarche, le chef de famille et à l'héritier véritable.
Lorsque les portes s'ouvrirent sur l'immense patio qui s'étalait à l'exact milieu du palais, elle hésita sur le pas de l'entrée. Il était entouré de fleurs et d'arbustes mais tout était mort et desséché. Pas juste en dormance comme la nature l'est pendant tout l'hiver, mais réellement mort. La mère de Pansy en aurait été désolée tant elle avait aimé cet endroit. Des mauvaises herbes avaient poussé et tels des conquérants avaient étouffé toutes les plantes qui vivaient là et avaient envahi chaque centimètre carré de terre qu'il pouvait y avoir. Mais ce fut vraiment l'arbre, se dressant au milieu d'un parterre de fleurs qui n'existaient plus et d'arbustes secs et morts, qui retint l'attention de Pansy. C'était un pommier énorme au tronc large et épais. C'était aussi le seul arbre du patio. Et en cet instant, contrairement aux autres plantes, il semblait encore en vie. Certes il avait perdu quelques unes de ses feuilles mais c'était plus dû à l'hiver qu'à la mort qui semblait régner dans le palais.
Pansy lâcha un soupir heureux à cette constations. « Il est encore vivant. » se dit-elle, un soupir tremblant passant la barrière de ses lèvres plissées en un sourire heureux. Mais elle fronça alors les sourcils. L'arbre n'était pas à cette place la dernière fois. Elle en était sure. Bon, elle ne s'en mettrait pas la main à couper mais c'était une certitude. Une certitude qui fut encore mise en doute par le fait que Pansy était incapable de se souvenir où se trouvait l'arbre dans ses souvenirs, si tant est qu'il est bougé. Comme si le souvenir s'estompait à chaque fois qu'elle essayait de l'attraper et faisait en sorte que la vision qu'elle avait là avait toujours été la vérité et qu'il n'y en avait jamais eu d'autre ? Pansy cligna des yeux et secoua frénétiquement la tête. Si c'était un sortilège, elle l'aurait senti mais ce n'était pas ça. La jeune femme tourna sur elle-même. Elle n'avait plus un sentiment de sécurité. Le silence même lui semblait menaçant et assourdissant. Elle entendait fortement les battements de son cœur qui se faisaient plus rapides.
Pansy attendit encore plusieurs instants, immobile, dans le silence. Puis lorsque les battements de son cœur se firent moins saccadés, elle leva sa baguette et murmura quelques sorts pour se prévenir des attaques ainsi que d'autre pour détecter une présence dans le château.
Il n'y avait personne.
La blonde tapa du pied. Elle s'était fiché la trouille de sa vie toute seule ! Elle se tourna donc de nouveau vers l'arbre et avança dans la végétation morte pour parvenir jusqu'à lui. Sa surface était rugueuse, pleines d'aspérités mais pas celle que cherchait Pansy. Celle-ci commença à promener ses doigts sur tout le tronc, à en faire le tour, crapahutant entre les racines épaisses comme celles plus petites et moins visibles sur lesquelles elle trébuchait et se prenait les pieds.
D'exaspération, elle finit par retirer ses chaussures, puis elle se remit à la recherche. Alors qu'elle avait tourné autour d'à peu près la moitié de l'arbre, elle trouva. Il fallait regarder de biais, avec sa vision périphérique pour saisir l'illusion qui la cachait. Une fois trouvé, l'illusion qui couvrait la fissure, l'illusion éclatait laissant voir la vérité. Les lèvres de la sorcière ses plièrent en un sourire immense. L'aspérité était de la taille d'un gros trou enfoncé dans l'écorce. Il était tout juste un peu plus grand qu'un poing refermé et l'écorce rugueuses du pourtour menaçait et déchirer la peau et d'y enfoncer des échardes pour qui osait s'en approcher de trop près sans faire assez attention.
Tendant les doigts précautionneusement, Pansy enfonça sa main dans l'arbre sans crainte aucune ni hésitation. La pulpe de ses doigts qui tâtonnaient depuis quelques secondes trouvèrent ce qu'ils cherchaient. Pansy se maintint sur la pointe des pieds et introduisit sa main plus profondément dans le trou. Ses doigts se refermèrent sur l'objet convoité tels des serres d'un aigle sur sa proie pour ne plus le relâcher. Cependant Pansy, dans son impatience, retira sa main tellement brusquement vite et avec tellement d'empressement que son poignet ripa et s'écorcha sur le tronc rêche. Le sang perla sur son bras et sur l'arbre, puis le sang sur le pommier scintilla doucement avant de disparaitre. Pansy cligna des yeux de surprise puis haussa les épaules.
Je suppose que c'est une sorte de rétribution.
Après tout le pommier était enchanté de magie ancienne et tout le monde savait combien la magie ancienne aimait les tribus de sang, le liquide le plus intime et précieux. Et tout le Pavillon était enchanté de cette magie puissante et incontrôlable qui aimait les fluides corporels précieux comme paiement pour les dons qu'elle offrait.
A moins juste que l'arbre était tout simplement vivant. Elle ne savait pas.
Mais Pansy s'en désintéressa et porta toute son attention sur ce qu'elle avait dans la main.
C'était une pierre bleue de la taille d'une très grosse bille. Le bleu de la pierre était tellement foncé qu'elle semblait noire. Elle ne semblait pas taillée mais était de toute beauté dans sa nature brute. De toute façon, elle était trop précieuse et trop dure pour qu'on puisse (qu'on veuille même) la ciseler même par le diamant ou le laser des moldus. Seule une force magique très puissante pourrait la faire éclater. Il n'existait pas de choses indestructibles en ce monde juste des choses difficiles à briser.
Pansy la fourra dans sa poche, celle dans l'intérieur de sa veste qui était aussi la plus proche de sa peau. Puis elle sortit de palais et sans un regard derrière elle, elle transplana dès qu'elle le put.
Cet endroit rappelait trop de bons et de mauvais souvenirs qu'elle ne souhaitait pas affronter pour l'instant. Un problème à la fois.
oOoOoOo
Département de la Justice Magique
Il était tard et les allées de la réserve étaient sombres. Une personne se déplaçait furtivement, sans bruit, sans même une hésitation. Comme si elle savait exactement où elle allait. Ce n'était pas vraiment le cas. Mais se déplacer aussi souplement était un don et il n'avait aucun remords à l'utiliser à ses fins. Qu'elles soient malhonnêtes ou pas.
L'homme, parce qu'il s'agissait bien d'un homme, se dirigea presque tranquillement vers l'étagère qui l'intéressait. Elle était poussiéreuse au même titre que toutes celles qui étaient dans la petite pièce, qui était d'une taille à peine plus grande qu'une chambre d'enfant. Il leva sa baguette avec une hésitation nouvelle comparée à l'assurance avec laquelle il était parvenu, sans réelle difficulté, à s'introduire dans le Ministère jusqu'au département qu'il voulait. Le sorcier n'était pas sur que la pièce n'était pas protégée par un sort de détection de magie. Il grimaça. Il détestait faire les choses de façon moldue.
Pourtant il baissa sa baguette et commença à farfouiller dans les dossiers. Il avait déjà parcourut la moitié des fichiers et registres de l'étagère, qu'un bruit sourd se fit entendre. Pas le genre qui devait avoir lieu dans une pièce pleine de livres selon lui. Aussi discrètement qu'il était venu il repartit. Il ne servait à rien de se faire prendre maintenant. Il savait maintenant comment entrer dans le Ministère, il pourrait venir un autre soir.
Sa vengeance lui prenait du temps mais elle ne serait que plus savoureuse à la fin.
