Hello !
Voici un petit chapitre assez tranquille, et profitez-en, parce que ça va pas durer ...
Bonne Lecture :D
Chapitre 10 : J'ai gardé le meilleur et enterré le reste, effacé tes erreurs, oublié tes promesses ...
Narrateur Harry
Quand je me lève, elle est déjà levée depuis longtemps. Après une nuit courte, à cause des douleurs, il faut que je me dépêche sinon je vais être en retard en cours. Je sais pertinemment qu'elle m'évite pour ne pas me faire souffrir. Mais d'une certaine façon, je souffre autant de ne pas être avec elle. Je sais aussi qu'elle souffre de savoir que je souffre en silence, comme elle avant. J'ai découvert qu'elle était assez maladroite et qu'elle se cogne souvent de partout. Et aussi, elle est très frileuse !
Dans les couloirs, dans la Grande Salle, en cours, de partout j'entends parler du bal de Noël. Hermione et Ron sont très excités, car ils comptent s'avouer mutuellement leur amour, mais ils ne savent pas bien sûr que l'autre à la même idée, quelle ironie. C'est vraiment drôle de les voir comme ça. Tout le monde est ravi. Sauf Pansy et moi. Je la surprends souvent à me scruter pour déceler une trace de souffrance et de douleur sur mon visage. Pour tout le monde, cette soirée s'annonce magnifique, mais pour Malfoy et moi, ce ne sera qu'une longue et horrible soirée de torture, de peur et de gêne. Mais peut-être que ça restera quand même un très beau souvenir.
Je déjeune tranquillement et en silence. Je l'observe de l'autre côté de la Grande Salle, déjeunant également à sa table. Elle a repris un peu de poids.
Quand elle a fini, elle sort de la salle pour aller en cours. J'aimerai bien la suivre, mais je ne peux pas. Surtout quand on voit le regard noir que me lance Malfoy. Il n'aime pas qu'on soit aussi proche, mais je sais aussi très bien qu'il ne se gêne pas pour être très souvent auprès d'Hermione, la douleur ne trompe pas, je le sais. Ron et Hermione m'adressent un sourire désolé, ils savent ce à quoi je pense tout le temps.
Puis, je me dirige également vers mon cours. La douleur n'est presque jamais là. Quand Pansy pense à moi, je ressens une toute petite douleur, parfois une bien plus forte, enfin, je crois que c'est ça.
Mais elle ne le sait pas. Je ne voudrais pas qu'elle arrête de pense à moi à cause de ça, ce serait trop bête. C'est rassurant d'un certain côté. Le plus dur, c'est quand on a un cours en commun. Quelques fois, la douleur me saisit sans que je ne m'y attende. J'essaie de ne pas me laisser surprendre, mais c'est dur. Des fois, je laisse échapper un petit cri de douleur, ou une grimace. Tout le monde me dévisage alors je porte toujours, presque instinctivement, ma main à ma cicatrice et ça passe, même si Voldemort n'est plus. Mais je déteste être au centre de l'attention comme ça. Les cours sont d'un ennui mortel sans Pansy, même quand Ron me sort ses blagues pourries.
Le soir, après les cours, nous nous tuons tous à faire des recherches, toujours en vain, ce qui fait que Ron et moi avons pris beaucoup de retard dans nos devoirs et que nous sommes épuisé. Je sais vraiment pas comment font les filles.
Aujourd'hui, le cours de potions est encore pire que tous les autres cours, Rogue n'est vraiment pas marrant. Je m'ennuie tellement, que je décide de lister les raisons de ne pas suivre le cours. Après quelques minutes, j'entends Rogue me crier :
- Monsieur Potter ! Même si certains points de cette liste sont vrais, vous êtes quand même prié de suivre mon cours ! 50 points en moins pour Gryffondore et vous êtes collé deux heures demain soir !
Mais ça ne fait que renforcer mon envie de faire cette liste, alors que certains élèves soupirent et d'autres rien. Ce qui m'embête un peu plus, c'est d'être collé. Je pourrai pas faire les recherches et je pourrai pas passer du temps avec Pansy. Et puis zut, je continue quand même ! Mais la voix de Rogue retentit une deuxième fois :
- Potter ! Debout !
Je sens que ça va chauffer !
Assez ! J'en ai assez d'entendre toutes ces personnes parler du bal sans arrêt ! J'ai parlé, si on peut dire ça comme ça, avec Malfoy à ce sujet. On a fait un serment inviolable pour protéger Harry. Inutile de préciser que Malfoy était contre et moi pour. Il me laisse y aller avec Harry, de toute façon, il n'avait pas l'intention d'y aller accompagné,et je ne lui laisse pas vraiment le choix. Maintenant, je n'hésite pas à imposer mes décisions à Malfoy, et même à m'opposer à lui, je n'ai plus peur. Madame Pomfresh a fait une potion anti-douleur, mais il n'y en aura qu'une, et c'est Malfoy qui l'aura, je ne sais même pas pourquoi c'est pas Harry qui l'aura, ce qui n'est pas juste . Mais je sais que cette soirée ne sera que souffrance pour lui, et j'appréhende. Et ça me fait aussi encore plus souffrir. J'ai décidé de faire un tas de petites choses pour qu'il souffre moins. Le matin, je me lève plus tôt et je pars sans lui. Le soir, je fais des recherches encore plus longtemps. Mais je ne peux m'empêcher de penser à lui, tout le temps. Et à mon avenir.
Qu'est-ce que je vais devenir ? Je songe de plus en plus souvent à le quitter. Ce serait mieux pour lui, et peut-être aussi pour moi. Mais je sais qu'il ne me laissera pas partir comme ça. Si je le quitte, il faudra que je lui fasse mal, qu'il m'oublie, qu'il se détache de moi. Si ça arrive, ça va faire mal. Très mal, pour nous deux.
Durant le cours de potion Harry me dévore du regard. Je vois aussi qu'il écrit, alors qu'il n'y a rien à écrire. Soudain, la voix de Rogue retentit :
- Monsieur Potter ! Même si certains points de cette liste sont vrai, vous êtes quand même prié de suivre mon cour ! 50 points en moins pour Gryffondore et vous êtes collé deux heures demain soir !
D'un côté, je me dis "le pauvre". Mais de l'autre, c'est bien fait et mieux pour lui. Il ne sera pas avec moi et donc, il souffrira moins. Je le vois qui continue quand même.
- Potter ! Debout !
Il se lève, le sourire aux lèvres. Il doit être content de lui ce gros malin ! Il se croit malin peut-être ? Merlin, qu'il est beau n'empêche. Rogue prend la liste posée sur son bureau et lui tend :
- Lisez maintenant !
Harry sourit de plus belle et commence à lire :
- Liste des raisons de ne pas suivre ce cours : Rogue n'est ...
- Commencez par le début Monsieur Potter !
- Bien. Premièrement : je vais surement mourir avant d'avoir fini mes études.
Il a l'air de prendre ça à la rigolade. Moi, ça me fait moins rire. De toute façon, il n'a pas le choix. Il doit survivre pour Ginny, et pour moi.
- Deuxièmement : si j'arrive à rester en vie, je suis célèbre que je n'aurai qu'à claquer des doigts pour avoir un travail.
Il prend la grosse tête là ! Mais je reconnais bien mon Harry, celui qui est prétentieux et arrogant.
- Troisièmement : Hermione me prêtera ses notes et m'aidera pour mes devoirs.
Je lance un cou d'œil à Hermione. Vu la tête qu'elle fait, je crois qu'il peut barrer cette raison.
- Quatrièmement : j'ai reçut un héritage assez important de la part de mes parents. Cinquièmement : c'est plus intéressant de faire cette liste que de suivre ce stupide cours.
Sixièmement : je suis nul en potion.
- Ce que je confirme Monsieur Potter. Continuez dons.
- Septièmement : ça me servira jamais à rien. Huitièmement : Rogue favorise que ceux de Serpentards, donc ça sert encore plus à rien. Neuvièmement : je continue Monsieur ?
Rogue à viré au rouge. Ne voyant pas de réponses, ni de signe de Rogue, Harry garde son sourire satisfait et continu :
- Neuvièmement : je déteste Rogue. Dixièmement : apparemment, c'est réciproque, vu qu'il a pas l'air de trop m'aimer. Onzièmement : Rogue n'est qu'une chauve-souris miteuse des cachots et un bâtard graisseux qui était amoureux de ma mère ….
Rogue cri :
- Ça suffit Potter !
Mais Harry n'en a pas terminé :
- Douzièmement : c'est plus intéressant de regarder une certaine personne, qui elle au moins est belle, gentille, intelligente et surtout qui n'est pas un ancien sale mangemort comme vous !
La salle est silencieuse. Il a dit ça en me regardant. Tout le monde observe la réaction de Rogue. Reprenant ses esprits, il nous crie :
- Le cours est terminé ! Sortez tous ! Et vous Potter, vous venez de faire perdre 150 points à Gryffondors et vous êtes collé tous les soirs jusqu'à ce que j'en aie assez de voir votre tête !
Nous sortons tous avec grande hâte. Il nous reste plus d'une demi-heure avant que le prochain cours ne commence. Je marche lentement dans les cachots, alors que tous sont partis profiter de leur temps libre ailleurs. J'entends des pas derrière moi. Je n'ai pas le temps de me retourner, qu'on me plaque contre le mur, une main sur ma bouche. J'essaie de me débattre, mais je m'aperçois vite que c'est Harry, son sourire idiot et son regard . Il me lâche enfin quand il comprend que je l'ai reconnu, et m'attire dans un placard à balais proche de nous :
- Tu m'as fait peur gros malin !
- J'avais besoin de toi.
Il se rapproche de moi. On ne se voit pas très bien, mais c'est plus intime. Je prends un air hautain :
- Ha oui, et en quoi avais-tu besoin de moi ?
- J'avais besoin de sentir tes cheveux dans mes doigts ...
Il passe délicatement sa main dans mes cheveux, alors que je ferme les yeux.
- De ton odeur ...
Il se penche vers mon cou et respire mon odeur. Mon coeur rate un battement en sentant sa présence aussi proche de moi.
- De ta peau contre la mienne ...
Il enroule ses bras autour de ma taille alors que mes mains se placent autour de sa nuque, collant nos deux corps l'un à l'autre.
- Et de tes lèvres sur les miennes ...
Ses lèvres chaudes à la cannelle et au nougat embrassent les miennes. Je réponds à son baiser, me laissant complètement emporter par son élan et en demandant même plus.
Je ne peux dire combien de temps nous restons comme ça, mais quand on s'est détaché l'un de l'autre, c'était à regret, et surtout à bout de souffle, comme lors de notre premier vrai baiser. Il recule, et avant de sortir, il me lance :
- J'avais juste besoin de mourir un peu plus d'amour pour toi ...
Cette dernière phrase me coupe le souffle et ne me fait vraiment pas rire. Il doit avoir mal. Terriblement mal. Et moi aussi.
Je reste quelques minutes dans ce placard à balais, sous le choc, avant de reprendre mes esprits et de me diriger vers mon prochain cours. Durant le cours, j'aperçois dans mes affaires, à mon plus grand bonheur, une rose. Celle-ci est rose pale. Après les cours, la première chose que je fais, c'est l'ajouter au vase. C'est l'objet le plus précieux que j'ai et Harry le sait. C'est aussi important pour lui. C'est un peu le symbole de notre couple. Je bâcle ensuite mes devoirs. Harry rentre enfin, mais je reste toujours à distance. Sinon, il m'arrive d'être si bien avec lui, que j'en oublie la torture qu'il subit quotidiennement. Mais j'essaie de m'éloigner de lui, et c'est dur. C'est lui qui vient à moi, sinon je ne le fais pas de moi-même. Je me sens moins coupable et je culpabilise moins comme ça.
Je suis assise par terre, devant la table basse avec un livre à la main, et lui, il vient s'assoir derrière moi, sur le canapé. Il commence à m'embrasser dans le cou. Je frissonne de bonheur et de plaisir. Je me retourne doucement et l'embrasse, avant de me reculer et le dévisager :
- Harry ?
- Oui mon amour ?
- J'ai une question, je peux te la poser ?
- Bien sure, tout ce que tu veux !
- Je ... Tu as mal comment ?
Il déglutit :
- Tu sais très bien comment j'ai mal. Mais n'y pense pas, c'est tout à fait supportable.
- Je ne te crois pas. Je sais que tu souffres en silence, mais j'ai besoin de savoir ce que tu penses, ce que tu ressens. Mais si tu ne me dis rien, je ne peux pas deviner moi tout ça !
Je vois qu'il commence à être en colère. Il ne supporte pas en parler, surtout avec moi, et je le sais très bien, mais je me sens trop mal, j'ai besoin de le savoir.
- Je ... très bien. Tu veux savoir ce que je pense ? Je maudis tous les jours Ginny de m'avoir aimé, de l'avoir aimé, de s'être sacrifié pour moi. Je la hais d'avoir été égoïste et d'avoir préféré me faire souffrir de sa mort, plutôt que de souffrir elle de ma mort. Je la hais tous les jours que Merlin fait de ne pas m'avoir laissé mourir, par ce que j'ai tellement souffert de l'avoir perdu, et je souffre tellement de cet amour que j'ai pour toi, que je la hais. Je la hais au point que je voudrais qu'elle n'aie jamais existé. Je voudrais n'avoir jamais existé ! Tout ça, c'est sa faute !
Je vois qu'il pleure, et je m'assois sur ses genoux et le prend dans mes bras. Je pleure aussi, avec lui. C'est horrible les pensées qu'il a envers Ginny. C'était la femme de sa vie, et il la hait. Tout ça, à cause de moi. C'est ni sa faute à elle, ni celle d'Harry, mais la mienne si on est dans cette situation.
- Tu te trompes Harry. C'est pas la faute de Ginny, et encore moins la tienne. Si tout ça est arrivé, c'est ma faute. Si j'étais pas entré dans ta vie, tu n'aurais pas mal à ce point !
Je sais ce qu'il me reste à faire maintenant. C'est le bon moment.
" Le moyen d'aimer une chose est de se dire qu'on pourrait la perdre "
Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?
Normalement, dans le prochain chapitre, ce sera le bal, et j'espère que vous aimerez ce chapitre -ne me détestez pas trop ...
A dimanche ;)
