Chapitre X

Le cœur de Rick se serra. La voir ici, allongée sur un lit d'hôpital, faisait ressortir des souvenirs qu'il aurait préféré laisser se perdre au fond de lui. Elle semblait si frêle, si fragile en cet instant. Mais il ne fallait évidement pas si tromper. Cette fille n'avait rien de fragile ou tout du moins pour ceux qui savaient regarder. Rick lui la regardait. Pas comme la première fois où là il c'était plus concentré sur son joli postérieur, non ! Maintenant il la regardait. Et à cette instant il cru apercevoir une petite fille, perdue dans un lit impersonnel et bien trop grand pour elle qui attendait l'arrivé de sa maman. Elle attendait sagement qu'elle la prenne dans ses bras et la sorte d'ici pour la ramener à la maison. Mais cette mère tant attendu ne viendra pas. Ne viendrait plus.

Aucun ne parlait à cette minute, profitant de l'agréable sensation d'être juste l'un à coté de l'autre. On les avait séparé avec violence alors ils prenaient le temps de se retrouver avec douceur.

« Du nouveau ? » Demanda Kate, les faisant quelque peu redescendre sur terre sans pour autant rompre totalement le charme.

« On avance toujours. Les gars travaillent sans relâche et vous, vous devez vous concentrer sur vous ! »

Il avait dit ça doucement mais son visage grave faisait comprendre à la jeune femme que c'était un ordre qui lui lançait. Un ordre de désespoir, une supplique déguisée en une ultime tentative pour garder le tête haute. Il lui donnait un ordre mes ses yeux la suppliaient. Elle aurai pu s'en offusquer mais pour une fois il avait raison, elle devait leur faire confiance et se concentrer sur un combat qui violentait à l'instant même l'intérieur de son corps. Elle sentait bien que sa respiration était de plus en plus difficile. Sa fièvre et ses pulsions de colère étaient réduit par les nombreux médicaments qu'on lui injectait, mais elle savait, elle sentait que son état ne s'arrangeait pas. Ne s'arrangerait peut être pas.

Peut être que c'est ça que l'on ressent lorsque l'on sait ? Lorsque l'on ne peu plus douter que c'est la fin ? Vous savez ce moment ou les personnes âgés se mettent à vous regarder comme si elles savaient des choses qui vous dépassent. Ses regards de sagesse qui vous font comprendre que aucun combat n'est nécessaire, qu'il y a des choses que vous ne pouvez combattre.

« Castle je ... » Kate commença a parler, la voix quelque peu transformée par la douleur. Mais Rick intervint.

« Non ! Shuuuut … vous devez vous reposer. »

Il ne voulait pas, il refusait de l'entendre car il savait que ça signifiait. Et ça le rendait dingue ne serait ce que de l'envisager. Elle était le lieutenant Beckett, super héroïne de N-Y qui sautait de toit en toit sur quinze centimètre de talons pour stopper les méchants, alors non ! Elle ne pouvait pas baisser les bras devant un ennemi si ridicule qu'il leur était invisible. Non, c'était in-envisageable.

« Laisser moi parler Castle. » Elle arborait à ce moment même ce regard sage que toute personne risquant de perdre quelqu'un qu'il aime redoutait. Ce regard. Celui qui veut tout dire et qu'on se refuse de voir. Rick ne dit rien et continua à la regarder en serrant les lèvres pour se contenir.

« Je voulait vous demander pardon. » Elle le regardait toujours dans les yeux en prononçant ces mots. Rick lui fuyait son regard. Elle remarqua son trouble et continua son explication.

« Je vous demande pardon d'être moi. D'être si compliqué et d'être si difficile à vivre. » Rick leva enfin les yeux pour plonger son regard dans le sien. Il voulut protester mais elle leva sa main droite au niveau du visage de son partenaire pour le faire taire.

« Je suis désolé de vous donner que des explications et des excuses pour justifier mon attitude... Vous aviez raison j'ai peur. J'ai simplement peur … Parce que ça fait 13 ans que je suis malheureuse et j'ai peur de ne plus savoir comment faire pour entretenir du bonheur. » Parler lui demandai un effort de plus en plus important mais elle devait s'expliquer.

« J'aimerai que vous fassiez quelque chose pour moi. » Rick était terrifier maintenant. Le calme de sa partenaire lui donnait froid dans le dos. Il avait envie de pleurer et de lui hurler qu'elle était faible, qu'elle ne pouvait pas être aussi égoïste et le laisser seul, là, sans elle ! Mais il retint ses larmes et l'écouta.

« J'aimerai que vous donniez à Nikki ce que je ne pourrai pas avoir... J'aimerai que vous la rendiez heureuse. »

Rick en resta coi. Elle le regardai dans les yeux, attendant une réponse à cette déclaration d'amour détournée. Il se pencha alors vers elle et lui murmura presque.

« Je vous promet ... que dès que vous irez mieux je vous amènerai manger un gâteau d'anniversaire triple étage de chocolat avec supplément de chantilly et que ensuite je veillerai personnellement à ce que votre vie soit le plus heureuse possible. »

Kate regarda tendrement son partenaire qui était toujours penché vers elle et dont le regard était plein de promesse. Elle leva alors sa main droite pour la poser sur la joue de son écrivain. Celui si ferma les yeux à ce contacte et pressa d'avantage sa joue contre la paume encore chaude de la jeune femme. Il bouillonnait de rage et de tristesse et tentait de se raccrocher à l'espoir et elle, elle le regardait tendrement, profitant au maximum du peu de temps qu'on lui accordait.

Le temps passa et Rick continuai à veiller sur Kate qui dormait maintenant. Sa respiration était toujours sifflante et son buste peinait a se soulever. Il avait remit en place le masque à oxygène au moment ou elle c'était endormit. Il se pencha sur le lit et lia ses main à celle de la jeune femme alors que celles ci reposaient sur son ventre. Il joua quelques minutes avec, ne cessant de se dire qu'ils avaient loupé quelque chose. Il se repassa chaque secondes de l'enquête, chaque événement, chaque … personnes.

En regardant les mains de sa partenaire, Rick se souvint de ce matin, au moment où elle avait fait une poignée de main au chef de service du centre bactériologique. Il avait regardé ses mains sans raison particulière, juste parce qu'il les aimait. Il appréciait de les voir si fines mais fortes. Il aimait lorsqu'elle les faisaient glisser le long de son conférencier noir et imaginait parfois qu'il était à la place de l'objet.

Puis tout naturellement cet événement lui fit se rappeler la conversation qu'il avait eu avec cet homme … Mackenzie … Andrew Mackenzie : « Steven était un homme consciencieux. Il voulait surement finir son travail avant le début de la semaine de partage. » … la semaine de partage ! Colloque international regroupant tout les plus grands spécialistes des maladies bactériologique mondiaux. Non ? Serait ce en réalité si simple ?

Rick se releva de son fauteuil. C'était ça ! Connor travaillait plus en ce moment pour cette rencontre. Il voulait terminer son travail sur la bactérie POUR cette rencontre car c'était ça l'objectif !

Ils c'étaient concentrés sur les deux docteurs et leur relation en dehors du travail mais ils devaient pour comprendre, se concentrer sur la bactérie. Qui irait chercher un commerce illégal d'arme bactériologique dans un colloque sur ces même bactéries tueuses ? Un merveilleux « Corax », c'est ce qui semble le plus absurde par son évidence qui finalement peut être la réponse. C'était la couverture idéal pour un échange de produit sur le sol américain. Donc il devait y avoir un rapport entre l'organisation de ce colloque et le troisième homme. Ce troisième homme qui était la tête publicitaire du projet, celui qui était en relation avec les acheteurs.

Rick se leva brusquement et s'apprêta à sortir pour rejoindre les gars afin de les informer de ses dernières découvertes. Il allait tout juste quitter la pièce quand il se retourna et regarda quelque secondes Kate. Il s'approcha d'elle et l'embrassa sur le front, il était chaud, un peu trop d'ailleurs. Puis il sortit de la salle.

Il sortit du bâtiment, remonta le col de sa veste pour se protéger du froid et saisit son téléphone.

« Yo ! » Entendit il à l'autre bout du combiné.

« Je crois que j'ai compris ! C'est le colloque ! C'est le colloque la réponse. La bactérie va ressortir durant ce colloque. Il nous faut toutes les infos possible dessus : les inviter, les locations de bâtiments, les achats de matériel... Tous ce que tu peux trouver »

« Okay on s'en occupe. » Lui lança Esposito avant de raccrocher.

Rick réussit à avoir un taxis. Il rentra dans la voiture et lui tendit un billet de deux cent dollars lui signifiant que le code de la route devait être laissé de coté.

« Comment va t-elle ? » Demanda Esposito alors que Rick sortait à peine de l'ascenseur.

« Elle s'accroche. » Fut sa seule réponse.

« J'ai quelque chose ! » Intervint Ryan.

Tous approchèrent du bureau du jeune homme.

« Castle avait raison, il y a quelque chose qui cloche dans les dossiers d'organisation du colloque. J'ai vérifier les commandes de matériel une par une et je les ai comparé avec les références qui sont déjà arrivées. Il semblerait que du matériel de stockage est disparut entre leur sortie d'usine et le déballage au centre bactériologique. »

« C'est ça ! » Lâcha Castle qui était regonflé à bloc.

« Et j'ai mieux. » Continua le jeune policier. « En fait malgré leur tardive, j'ai directement contacté le responsable du matériel et il ma confirmé que des manques étaient apparus dans le matériel de stockage des matières biologique. Je lui ai demandé pourquoi ne pas en avoir fait fait cas ? et il m'a dit qu'il en avait parlé a un des responsables du groupe et que celui ci lui avait certifié que c'était surent une erreur du fournisseur. J'ai donc contacté le fournisseur. La commande était énorme et extrêmement importante pour cette petite entreprise de conditionnement de matériel dangereux. Ils m'ont certifié, preuve à l'appui que les commandes avaient été vérifiés trois fois avant l'envoi et que RIEN ne manquait. »

« On dirait que quelqu'un c'est servit. » Fit remarqué Esposito.

« Qui était le responsable dont à parlé le responsable du matériel ? » Demanda l'écrivain. Ryan lui répondit avec un magnifique sourire sur le visage.

« Andrew Mackenzie »

« On te tient ! » La remarque de l'écrivain lui venait du cœur.

Quinze minutes plus tard les trois hommes étaient installés dans la voiture de police, Esposito au volant, dans les rues de N-Y.

« C'est bon je l'ai ! » Hurla presque Ryan à l'avant de la voiture. Il était penché sur son Ipad sur lequel un petit point rouge venait disparaître par dessus un plan de la grande pomme. Rick se pencha entre les deux sièges avant pour mieux voir le petit écran.

« Il est sur les quais. » Indiqua Ryan à Esposito qui tourna alors violemment vers la droite. Il saisit ensuite la radio qui était posé contre le tableau de bord, s'identifia par son numéro de plaque et demanda un soutient policier d'urgence sur les quais.

Rick respirait rapidement et se réinstalla, son dos contre la banquette arrière.

« Heureusement qu'il na pas prit la peine de retirer le système de sécurité des cylindres de stockage. » Dit Ryan à voix haute.

« Il a pensé que ce n'était pas nécessaire. Il c'est débarrassé du docteur Connor mais ne pensait pas que le docteur Brown viendrait régler ses comptes avec lui juste avant sa mort, la contaminant par la même occasion. Un mort passe pour un accident mais deux ça éveille des soupçons. Il a donc du avancer la date de l'échange. La semaine de colloque ne débute que la semaine prochaine mais en vu la tournure des évènements et de la contamination d'un agent de police il devait agir vite. » Castle essayait de remettre tout les éléments du puzzle en place.

Ils arrivèrent rapidement sur les lieux. Les quais étaient sombres et désert à cette heure tardive. La voiture de police était positionné le long d'un ensemble de contener tous feux éteints pour ne pas attirer l'attention. La cible n'était que à quelques dizaine de mètres, dans un bâtiment désaffecté.

« Pourquoi on intervient pas ? » Demanda Castle

« Parce qu'on ai que trois … enfin deux et demi ! Et qu'on ne peut pas se permettre de la manquer. » Lui répondit Esposito.

Rick ne tenait plus a l'arrière de la voiture. Le responsable de la pire journée de sa vie était juste à coté, avec le vaccin qui pouvait sauver la femme qu'il aimait et qui se battait à l'heure actuelle pour rester en vie et lui ne pouvait rien faire ! Soudain trois 4x4 arrivèrent tous feux éteints derrière eux.

« voilà les renforts. » Lança Esposito avant de sortir de la voiture an prenant garde à ne pas claquer sa portière.

Les deux autres hommes le suivirent et se mirent à sa hauteur. Des hommes sortirent en silence des 4x4. Tous étaient équipés comme en temps de guerre. Un en revanche, ne portait ni casque ni arme. S'en doute le chef de la bande. Ils s'approchèrent de lui et s'identifièrent. L'homme ne semblait très commode et ne prit même pas la peine de se présenter dans les règles.

« Bon. On attends l'arrivée des acheteurs et on ne lance l'assaut que lorsque l'on sera certain que le matériel est à l'intérieur. » Il fit un signe à un homme derrière lui.

« On lance une écoute sur l'intérieur du bâtiment et on intervient PAS sans mon feu vert. C'est noté ? »

Les gars semblaient plutôt d'accord avec l'officier mais ce n'était pas le cas de notre écrivain.

« On sait qu'il a le matériel en question à sa disposition et on doit le récupérer le plus vite possible alors pourquoi ne pas le prendre maintenant avant de risquer qu'il vous file entre les doigts ? »

Castle était tendu. Il ne savait pas pourquoi mais il ne se sentait pas très bien. Peut être aurait il dut rester au près d'elle ? Ou alors ça venait de cette tête de c** d'officier ?

« Monsieur … Ici c'est une opération de police pas un banquet mondain. Des hommes veulent acheter des armes biologiques dans MA ville et je ne les laisserai pas faire. Je me suis bien fais comprendre ? »

Les deux hommes se regardaient le regard plein de défit. La tension était à son maximum lorsqu'un « bleu » arriva pour informer le petit groupe qu'une voiture venait de pénétrer dans le bâtiment par la porte de livraison. Les acheteurs venaient d'arriver.

« Bon au travail messieurs ! » Lança l'officier avant de prendre la direction du premier 4x4 pour récupérer son équipement.

« Oh et l'écrivain ? … vous restez dans la voiture ! »

Oui, décidément Rick n'aimait vraiment pas cet homme. Avant même qu'il proteste Esposito intervint.

« Laissez Castle, on va vous le ramener le vaccin tellement vite que vous n'aurait pas le temps de dire « Nikki Heat » ».

Espo avait dit ça avec le sourire pour rassurer son ami. Mais Castle n'avait pas envie de sourire. Il leur fit donc un signe de la tête pour leur souhaiter bonne chance et alla s'installer contre la voiture. Esposito et Ryan récupérèrent leur gilet par balle dans le coffre et rejoignirent en courant le commando qui partait déjà en direction du bâtiment. Soudain le téléphone de l'hispanique vibra. Il prit le temps de regarder le message envoyé par Lanie. Celle ci avait prit le relai de Castle au chevet de Kate. Ryan regarda son partenaire et s'inquiéta à la vue de son air grave.

« Un problème ? » Lui demanda t-il.

« C'est Lanie. Beckett est en train de chuter. Les médecin font ce qu'ils peuvent mais elle ne tiendra pas longtemps. »

Les deux hommes se regardèrent. Puis Ryan jeta un coup d'œil à Castle qui avait posé ses fesses contre la voiture, les mains dans les poches et qui regardait avec attention ses pieds.

« Qu'est ce qu'on fait on lui dit ? » Demanda Ryan.

Esposito prit un instant avant de répondre à Ryan.

« Non ! On rentre dans ce bâtiment ! On récupère le vaccin ! On file à l'hôpital. ! Et une fois que cette saloperie d'histoire est terminée on va TOUS boire une bière ! De toute façon on ne peut rien faire d'autre pour le moment. »

Ryan acquiesça et reprit le chemin du bâtiment. Non sans avoir lancé a son équipier resté juste derrière lui.

« Ouai bin je vais peut être en prendre deux des bières … voir trois ! »