Be still my beating heart

Beta : kastuura (sérieusement j'ai eu un trip star wars en pleine traduction ?...waw je m'arrange pas)

RAR chapitre 10

Jim's the best : ben je suis jamais allé à Venise donc je ne pourrais pas te dire si ya des palmiers là-bas (de l'Italie j'ai vu Rome, Florence et Pise) on va dire que oui :p) Mycroft ? Nous verrons :) (je pense que j'ai trouvé une idée géniale pour ton OS, j'espère que tu apprécieras quand j'aurais terminé de l'écrire ^^)


chapitre 11

Ils avaient nagé quasiment une heure entière avant de sortir de l'eau et de se retrouver à nouveau dans leur chambre d'hôtel encore humides.

« Aucun intérêt du tout, annonça Moriarty à Lestrade. On a sauté dans l'eau pour enlever le sable…Mais on rentre dégoulinants !

Lestrade rit derrière lui.

-Oui, mais c'était amusant.

Il arrêta ses gloussements et tituba dans la chambre, tombant tête première sur le lit.

-Et on s'est presque fait arrêter par la police ! gémit Moriarty à son intention. Je suis le seul criminel consultant au monde ! Je refuse d'être arrêté pour m'être baigné nu avec un DI ! J'ai une réputation à tenir !

Il y eut un rire étouffé depuis l'autre pièce.

-Vous y avez pris plaisir aussi ! Ne le niez pas ! rappela Lestrade. D'ailleurs vous êtes celui qui m'encourage sans cesse à être plus impulsif.

-Je t'ai corrompu ! sursauta Moriarty dans un semblant d'horreur alors qu'il trainait paresseusement des pieds jusqu'à la chambre.

-Vous, monsieur Moriarty, murmura Lestrade en se déplaçant pour lui permettre de se coucher, êtes un poison.

-Hum, ouais » fredonna Moriarty alors qu'il grimpait sur le lit.

Pendant quelques minutes, il regarda Lestrade somnoler, fixant les cils se battre et se poser sur ses joues, ses lèvres entrouvertes d'une manière qui priait juste d'être embrassé. Moriarty cligna des yeux, son regard se durcit. Qu'il soit damné…Moriarty pinça les lèvres. Merde, DI Gregory Lestrade !

Qu'il soit maudit pour son sourire adorable et sa timidité gênée, sa résignation, ses sacrifices compréhensifs quand il s'agissait de génies égoïstes. Qu'il soit damné d'avoir l'air si délicieux mouillé et Moriarty n'osait même pas penser à son odeur…

Maudit soit-il ! Moriarty n'était que vaguement conscient qu'il serrait assez durement ses poings pour que ses ongles laissent des traces en forme de lune sur ses paumes. Maudit soit-il de compliquer les choses ! Il se plaçait comme une distraction sur le chemin de leurs jeux à Sherlock et lui ! Cette relation avec Lestrade devenait un plaisir. Ce n'était pas censé se produire ! Il aurait pu tuer Moriarty la nuit dernière mais il ne l'avait pas fait. Et maintenant, il dormait simplement de façon innocente à même pas cinq centimètres de Moriarty.

Il aurait dû le tuer avant de se laisser impliquer. Peut-être bientôt… Mais pas encore. Moriarty ouvrit lentement ses mains, laissant échapper un souffle apaisant. Pas maintenant, c'était trop tôt. Il prit une profonde inspiration et remit en place le masque d'amant occasionnel en place.

Ils étaient l'un allongé et l'autre assis en silence quand Moriarty tendit le bras pour tracer des cercles et autres motifs sur le dos de Lestrade avec ses doigts pour attirer son attention.

« Hey.

Lestrade poussa un grognement endormi en réponse.

-Hé, je dois te dire quelque chose de vraiment important, dit doucement Moriarty.

Lestrade se déplaça sous ses doigts pour tourner son visage vers lui.

-Qu'est-ce que c'est, monsieur Moriarty ? demanda-t-il, curieux.

-Après notre…Moriarty secoua la tête. Nan…Après ton retour à Londres, je ne serais pas en mesure de te contacter pendant un certain temps, dit-il de manière solennelle.

Le DI cligna des yeux, absorbant ces mots. Puis il se redressa sur ses coudes.

-Que voulez-vous dire, Moriarty ? demanda-t-il alors qu'il regardait l'un puis l'autre œil de Moriarty, comme pour y chercher une réponse.

-Je ne serai pas en mesure de vous téléphoner, envoyer un message ou te voir pendant une longue période, continua Moriarty en regardant fixement ses doigts pâles sur le dos de Lestrade.

-Pourquoi ? interrogea Lestrade, préoccupé.

Les yeux de Moriarty s'agitèrent et il déplaça ses mains pour prendre en coupe le visage de Lestrade, le stabilisant pour se pencher vers lui.

-Je ne peux pas vous le dire. Il secoua la tête. Mais je dois dire ceci : la prochaine fois que nous nous verrons, tu me passeras des menottes et par là, je veux dire pas de manière perverse.

Moriarty pouvait sentir la mâchoire de Lestrade se serrer entre ses paumes et les lèvres du DI se presser l'un contre l'autre.

-ça va commencer, n'est-ce pas ? murmura-t-il sombrement. Vos jeux.

Moriarty planta un chaste baiser sur son front et les yeux de Lestrade se fermèrent alors que le criminel l'étreignait fermement.

-Tu as dit, après notre première fois que 'rien n'avait changé entre nous'. Lestrade hocha la tête silencieusement. Et rien n'a changé. Je serai encore tapi dans l'ombre, mettant en difficulté Sherlock et Sherlock continuera de briller et toi et John Watson serez juste derrière lui, à l'aider.

-Tu aurais pu mourir la dernière fois que vous vous êtes confronté, Sherlock et toi. Lestrade se mordit la lèvre. Promets-moi que ce sera différent cette fois.

-Ce sera différent, promis Moriarty.

-Toi et Sherlock, vous ne mourrez pas alors ? demanda avec espoir Lestrade. Moriarty fut silencieux pendant un moment avant de déposer un baiser dans ses cheveux. Le visage de Lestrade s'affaissa. Je prends ça comme un 'probablement pas'. Vous vous rendez compte que ça va être moi qui fermerai votre sac mortuaire si vous décédez, dit-il avec un léger reproche dans sa voix.

-Toi et moi sommes de deux côtés opposés du champ de bataille. Anges et démons, lui dit Moriarty. Tu n'es pas un idiot, peu importe ce qu'en pense Sherlock, tu savais que ce moment viendrait. C'est pourquoi tu ne peux pas tomber amoureux de moi. Nous sommes juste amis avec des avantages, tu te souviens ? rappela-t-il à Lestrade.

-Nous allons devoir nous entretuer un jouer, s'étrangla Lestrade et il fallut un moment à Moriarty pour réaliser que l'homme fermait férocement ses yeux pour s'empêcher de pleurer.

-Nous sommes du poison, chuchota Moriarty, imitant ce qu'avait dit Lestrade quelques minutes plus tôt.

Lestrade s'écarta pour pouvoir regarder son visage, comme s'il voulait en mémoriser chaque centimètre, chaque détail. Puis il cassa la connexion pour regarder l'horloge de chevet.

-Nous devons-nous préparer. Sinon le carnaval va démarrer sans nous, dit-il d'un ton léger mais forcé, totalement incompatible avec l'atmosphère actuelle. Venez ! » Il quitta le lit et attrapa son costume avant de disparaitre derrière le paravent.

Il ne l'avait pas une fois regardé dans les yeux.


« Moriarty ! C'est carnaval ! Pas halloween ! gémit le personnage costumé avec une veste bleu royal et des épées noires sur ses revers et une culotte argentée alors qu'il ajustait le tricorne à plume sur sa tête.

-Qu'est-ce qu'un bon costume si ça ne donne pas la frousse ? répondit la figure inquiétante d'un masque de médecin de la peste drapée dans une cape noire. Il s'illumina quand il s'enveloppa de quelques bandages sanglants et de guenilles pour donner un effet terrifiant.

Le gentilhomme aux épées remit maladroitement son loup ivoire et doré avec des faux joyaux et feuilles de vigne dorés.

-Mais beaucoup de gens vont porter ce costume, je pensais qu'on voulait se démarquer.

-Les masques sont censés cacher notre identité, pas nous démarquer, rétorqua le médecin de la peste, en frottant les petits disques de cristal couvrant les trous pour les yeux de son masque. Prêt ?

-Non, pas vraiment, répondit distraitement le gentilhomme alors qu'il regardait dans les rues les participants qui commençaient déjà à envahir l'espace. Et si je vous perds dans la foule ? demanda-t-il avec une certaine gêne.

L'apparition fantomatique laissa échapper un rire derrière son masque et saisit la main gantée du gentilhomme dans une prise ferme dans sa main bandée.

-Et bien, ne lâche pas.

Et il l'entraîna dans les rues pavées alors que les couleurs et les musiques commençaient à flotter autour d'eux.

-Jésus Christ…haleta le gentilhomme comme un enfant au matin de Noël alors qu'ils descendaient la rue en trottant, main dans la main. Vous savez ce que j'ai dit à propos du fait que ça ne soit pas halloween. Le médecin grogna pour signifier qu'il avait toute son attention. J'ai eu tort !

Un beau couple parée de paillettes d'or et de mètres d'un épais tissu rouge bouffant passa devant eux, jetant des banderoles et des poignées de paillettes en l'air. Quelques hommes agiles dans des costumes de bouffons faisaient des saltos, jonglaient avec des pommes et occasionnellement crachaient du feu.

-Waouh ! Avez-vous vu ça !

Le médecin regarda affectueusement son compagnon captivé par les chapeaux plus somptueux et ridicules les uns que les autres qu'il repérait en riant de leur extravagance.

Vous n'auriez presque pas pu imaginer ce gentilhomme enjoué et passionné et l'inspecteur désabusé et terne comme un seul et même homme. Ce gentilhomme, ici et maintenant, était seulement à Moriarty.

Une envie soudaine se précipita dans les veines du médecin, une nouvelle obsession d'observer ce côté du DI Lestrade que personne ne connaissait. Sa rage sauvage, son ardeur innocente, la bête sensuelle dans son lit. Sherlock pourrait avoir le DI ennuyeux, mais cette vision était sienne. Il saisit fermement la main du gentilhomme et le tira maladroitement dans une ruelle sombre sur le côté.

-Quoi…Moriarty ! glapit l'homme, surpris quand il fut poussé contre un mur humide et froid de l'allée.

Moriarty attrapa le bec de son masque de médecin et le poussa dans ses cheveux, balayant son capuchon au passage avant d'écraser leurs lèvres dans un baiser désordonnée et chaud avec des langues, des dents et des mains errantes désespérée.

-Q…Quelle spontanéité, haleta Lestrade alors que Moriarty tirait sur ses cheveux en inclinant la tête du DI pour avoir meilleur accès à son cou. Moriarty tira sur le foulard en dentelle de Lestrade et lécha et suça l'artère et la pomme d'Adam, ce qui provoqua l'interruption du souffle de Lestrade.

-Dieu, je suis content que tu portes un masque, murmura Moriarty d'une voix rauque contre sa peau sensible. Tu es magnifique.

-Vous craignez que quelqu'un puisse essayer de venir me prendre ? taquina Lestrade.

Moriarty se contenta de grogner en souriant.

-Hey. Patience amour, Lestrade rit dans son oreille et s'écarta, dansant juste hors de portée lorsque le criminel avait essayé d'atteindre sa ceinture.

-Allumeur.

Moriarty fit la moue, trainant derrière lui.

-Ho ! Regardez ! Des feux d'artifices ! Lestrade pointa les étincelles scintillantes dans le lointain, les yeux de Moriarty s'illuminèrent de joie.

-Ooooh ! Allons voir ! s'écria-t-il avec enthousiasme, en attirant Lestrade par le bras.

-Juste un moment ! Mon téléphone sonne ! Lestrade chercha son téléphone dans sa veste.

-Oh, d'accord ! Rattrape-moi d'accord ? Cria avec impatience Moriarty à travers le bruit, laissant la main de Lestrade glisser hors de son emprise alors qu'il disparaissait dans la foule.

Lestrade ouvrit son portable et fronça les sourcils d'un air grave.

-Merde ! Moriarty ! cria-t-il.

Il était seul.

-Bon dieu ! jura-t-il dans sa barbe, passant une main dans ses cheveux, frappant son chapeau dans le processus. Merde ! »


Moriarty retourna à l'endroit où il avait quitté Lestrade, le DI avait promis de le rattraper mais il semblait avoir disparu de la face de la terre ! Il trouva l'allée où ils s'étaient embrassé passionnément et regarda autour de lui, tournant la tête partout.

« DI Lestrade ! cria-t-il, les mains en haut-parleur autour de sa bouche.

Puis il se souvint de son portable, il devait appeler Lestrade pour voir où il était.

-Merde !

Il mordit sa lèvre. Sept appels manqués de Lestrade dans la dernière demi-heure. Il y avait aussi un message en attente. Dans toute cette excitation et agitation ce n'était pas exactement une surprise que Moriarty n'ait pas senti ou entendu son portable.

Il ouvrit le message.

Urgence Holmes.Rentreà Londres. Prochain appel lors d'une pause. Excellent séjour ! Amusez-vous au carnaval, souhaiteraisêtre encore là -Lestrade.

Moriarty sentit une pointe de déception qu'il écrasa dans un sursaut. La déception impliquait l'attente, ce que Moriarty ne ressentait certainement pas pour Lestrade…

N'est-ce pas ?

Il soupira, regardant les gens dans les rues, son excitation se disparut. Il n'est pas venu ici pour faire la fête avec eux, il avait voulu montrer le spectacle à Lestrade ! Il lança un regard noir à un couple masqués qui s'embrassait dans un coin, ivre, riant et se disant des mots doux dans l'oreille l'un de l'autre. Des humains normaux et ennuyeux et leurs petites habitudes idiotes. Ecœurant, vraiment. Il s'éloigna avant qu'il n'ait envie de tuer quelqu'un.

Il ôta son costume et remit ses vêtements habituels avant de retourner dans leur…sa chambre d'hôtel. Il ouvrit la porte avec sa carte-clé.

Ce qu'il vit dans son salon le fit s'arrêter net.

-Mycroft Holmes. Il mit un sourire sur son visage et entra tranquillement dans la suite. Je ne vous attendais pas si tôt, chantonna-t-il.

Mycroft était assis dans un des fauteuils rembourrés face à la porte, dos à la fenêtre, jambes croisées, calme et les mains croisées presque délicatement sur ses genoux. Son parapluie était appuyé contre la table basse et son genou. Les yeux de l'agent du gouvernement étaient sombres et ses lèvres serrées dans une image de rigueur absolue.

-Monsieur Moriarty, déclara-t-il de manière courtoise. Discutons.

Deux des hommes de Mycroft apparurent à la porte de la salle, fermant la seule voie d'évasion de Moriarty.

Moriarty leva les mains dans un geste de reddition inconditionnelle.

-Oh ne vous inquiétez pas, monsieur Holmes. Je ne vais nulle part. » Il sourit à pleine dent.


et oui! la fête est fini à Venise! à bientôt pour le prochain chapitre!