Chapitre XI Une rentrée mouvementée
Ils se remirent en route et descendirent la pente, entrant de nouveau dans la forêt. Mais ils couraient presque à présent. Savoir qu'ils seraient bientôt en sécurité dans l'enceinte du château leur donnait des ailes. Harry trouvait qu'ils faisaient beaucoup trop de bruit, si les Mangemorts se trouvaient à proximité, ils les entendraient forcément. Mais il ne leur dit rien. Ils avaient passé trop de temps dans la forêt. Tous voulaient en sortir le plus vite possible. Un peu comme dans les souterrains, songea Harry, mais à une autre échelle. Ils coururent et quittèrent enfin la forêt. Ils étaient à quelques centaines de mètres du portail. Ils le voyaient. Mais il y avait d'autres formes postées devant. Des formes humaines. Leurs baguettes sorties. Ils ne savaient pas à qui ils avaient à faire. Ils faisaient bien trop sombre. Ils attendirent, pointant leur baguette et se préparant à attaquer ou à fuir. Mais ils n'eurent à faire ni l'un ni l'autre. L'une des silhouettes, après avoir elle aussi hésitée, s'était finalement rapprochée d'eux et lorsqu'elle fut suffisamment prêt, ils virent qu'il s'agissait d'un Auror. Ils baissèrent leur baguette avec bonheur et rejoignirent l'Auror avec soulagement. Rapidement, d'autres vinrent les accompagner jusqu'au portail.
- Est-ce que vous allez bien ? demanda l'un d'eux. Il y a des blessés ?
- Non, tout le monde va bien, répondit Harry.
- Il y a encore des élèves dans la forêt ?
- Je ne sais pas. Peut-être. Il faudrait vérifier.
- Il faut attendre que la patrouille soit revenue avant d'en envoyer une autre, conseilla un autre Auror plus âgé. Venez. Allez vous mettre en sécurité.
Le groupe de jeunes sorciers le suivit et franchirent le lourd portail gardé par plusieurs sorciers. Ils sentirent lorsqu'ils entrèrent dans le parc la puissance des sortilèges qui le gardait. Ils surent alors qu'ils ne risquaient plus rien. De nombreux Aurors se trouvaient dans le parc, entrant et sortant du château. Une activité intense semblait parcourir les lieux. Apparemment, tout les Aurors encore en vie, tous les sorciers de l'ancien Ministère, tous ceux qui luttaient contre Voldemort, semblaient se trouver à Poudlard. L'école était devenu l'ultime bastion qui luttait contre Voldemort. Dans tous le pays, c'était devenu un symbole. Les élèves traversèrent le parc plongé dans les ténèbres sous la protection de quelques sorciers. Puis ils arrivèrent enfin essoufflés devant le portail d'entrée où se trouvait Mac Gonagall qui discutait énergétiquement avec plusieurs Auror dont Maugrey. Lorsqu'elle vit les élèves approcher, elle descendit les marches et les accueillit avec bonheur.
- Vous êtes vivants, soupira-t-elle. Nous ne savions pas si vous aviez pu vous en sortir.
- Nous sommes les seuls à manquer ? demanda Hermione en montant les marches.
- Non, répondit gravement la directrice. Plus de trente élèves sont encore manquants.
- Quatre autres wagons se sont détachés dans la bataille après que les vôtres aient lâchés, grogna Maugrey en les rejoignant de son pas claudicant. Mais ils étaient plus près de Poudlard. Nous avons envoyé plusieurs Aurors pour les retrouver.
- Et ça n'a rien donné ? demanda Harry.
- Pas encore. Mais nous espérons qu'ils soient rapidement de retour.
Ils pénétrèrent dans le vaste hall d'entrée qui donnait sur la Grande Salle et qui bourdonnait d'une intense activité. De nombreux sorciers, professeurs, fantômes et préfets s'entretenaient gravement et circulaient dans tous les sens. Certains disparaissaient dans les étages, d'autres provenaient des souterrains. Jamais Harry n'avait vu Poudlard abriter autant de sorciers qui ne soient pas des élèves.
- Nous ne pensions pas qu'ils attaqueraient le Poudlard Express, dit Maugrey. Attaquer des élèves sorciers ! Ca ne lui rapporte rien !
- Sauf à créer un peu plus de terreur, répondit Harry. Comme vous nous l'aviez dit.
- Rentrer dans la salle, leur conseilla Mac Gonagall. Vous, ajouta-t-elle à l'intention d'une Serdaigle qui saignait, vous devriez aller à l'infirmerie.
Elle s'éloigna avec Maugrey en compagnie de plusieurs sorciers.
- Nous devrions consolider ces sortilèges tout de suite, conseilla Maugrey à Mac Gonagall en montrant d'un geste vague l'autre bout du parc.
- Vous avez sûrement raison. Occupez-vous en. Je vais voir où en est Schacklebolt.
Ils sortirent alors de leur champ de vision.
- Schacklebolt a survécu ! s'enthousiasma Harry. Il était présent au Manoir.
- Peut-être qu'il y a eu d'autres survivants, dit Hermione en prenant la main de Ron.
Harry hocha la tête et entra dans la Grande Salle en compagnie de Ginny. Elle était exactement à l'opposé d'une Grande Salle de rentrée normale. Là où normalement tous les élèves étaient sagement assis à leurs tables respectives, attendant la fameuse cérémonie de répartition, les élèves se déplaçaient à présent entre les tables et parlaient fortement. Harry remarqua plusieurs Serdaigle et Poufsouffle assis à la table des Gryffondors. Et inversement. Tous étaient mélangés. Les appartenances aux différentes maisons n'étaient plus du tout respectées. L'activité était aussi intense que dans le hall.
- C'est comme si il n'y avait plus de maisons, remarqua Ron.
- Et Serpentard semble avoir disparu, fit remarquer Ginny en montrant la table des Serpentards qui étaient quasiment vide.
Apparemment, seuls quelques Serpentards avaient décidé de revenir à Poudlard. Ils devaient être à peine une vingtaine. Ils restaient isolés, à leur table, n'allant voir personne et personne n'allant les voir. Ils jetaient parfois de brefs coups d'œil en direction des autres tables. Les quatre Gryffondor continuèrent à marcher lentement dans la Grande Salle, regardant autour d'eux les élèves qui étaient présents. Rapidement, au fur et à mesure de leur progression, les têtes furent toutes tournées vers Harry. Plusieurs élèves se levèrent et s'approchèrent de lui. Et comme lors de la cérémonie en l'honneur des disparus de la bataille du Manoir et du Ministère, la foule d'élèves s'agglutina autour de Harry, l'encourageant et lui témoignant de leur soutien. Plusieurs lui tapèrent dans le dos amicalement, et l'invitèrent à venir s'asseoir auprès d'eux. Une grande partie des membres de l'AD était venu le voir.
- Tu es de plus en plus célèbre apparemment, sourit Ginny.
- Apparemment, répondit Harry en tentant d'apercevoir Neville.
Tous les quatre le cherchèrent aux différentes tables, puis ils l'aperçurent enfin, assis à la table des Serdaigles.
- Neville ! appela Harry en s'éloignant tant bien que mal de la foule d'élèves.
Neville tourna la tête et se leva. Il avait saigné légèrement au visage mais il avait l'air d'aller bien. Il s'approcha d'eux.
- Tu vas bien ? demanda Hermione.
- Ca va. C'est superficiel. Le sort m'a frôlé et il n'a fait quasiment aucun dégât. J'ai eu pas mal de chance. Et de votre côté ?
Harry lui raconta ce qui s'était passé après avoir atterri dans le wagon, leur fuite dans la forêt et leur arrivée à Poudlard.
- Je ne comprends pas pourquoi ils ont attaqué le Poudlard Express, dit Neville en secouant la tête.
Ils se dirigèrent vers la table des Gryffondors où ils s'assirent à leurs places préférées.
- Maugrey non plus, répondit Ron. Ca ne rime à rien.
- Voldemort espère que Poudlard ferme, suggéra Harry. Il veut sûrement la capturer.
- Mais Maugrey pense que non, dit Ron. Et qu'est-ce que Voldemort ferait de Poudlard ?
- Peut-être qu'il veut y enseigner la magie noire. Pour de futurs Mangemorts.
Hermione approuva en hochant la tête.
- Et pour écraser définitivement toute résistance, compléta Harry.
- Il n'y a rien à manger, s'étonna Ginny en regardant la table désespérément vide.
Ils la regardèrent de manière étonnée.
- C'est juste que j'ai faim, s'excusa-t-elle. On a marché des heures dans ces bois.
- Ils attendent peut-être que tout le monde soit arrivé.
Ils observèrent de nouveau la Grande Salle. De nombreux élèves le regardaient encore et hochaient la tête lorsqu'ils croisaient le regard de Harry. Harry ne trouvait pas vraiment cela gênant mais il ne voyait pas ce qu'il avait fait pour mériter toute cette reconnaissance. Il tourna la tête et vit entrer dans la salle plusieurs professeurs. Mais Hagrid était absent. Néanmoins, il aperçut Mac Gonagall marcher d'un pas décidé vers la table des professeurs, probablement afin de prendre la parole. En effet, elle se plaça à l'extrémité de la salle, face à tous les élèves, sortit sa baguette et fit retentir quelques détonations afin de faire taire le brouhaha incessant qui régnait dans la salle. Rapidement, les élèves se turent et regardèrent fixement Mac Gonagall, le visage sérieux.
- Nous sommes toujours sans aucune nouvelle des élèves manquants, déclara-t-elle sombrement.
Un murmure de colère gronda dans la salle.
- Mais nous n'abandonnons pas les recherches et nous avons encore de l'espoir. Néanmoins, nous ne pourrons faire aucune répartition ce soir. Les circonstances ne s'y prêtent pas vraiment. C'est pour quoi je vais vous demander à tous de regagner vos dortoirs.
Cette fois-ci, les élèves protestèrent énergiquement et refusèrent de se taire lorsque Mac Gonagall fit de nouveau retentir quelques détonations.
- On n'ira pas se coucher tant qu'on ne sait pas ce qu'ils sont devenus, cria un Serdaigle de septième année.
- On restera ici tant qu'on n'aura pas de nouvelles d'eux, ajouta un autre au fond de la salle.
Tous les élèves approuvèrent bruyamment et se levèrent d'un seul coup, comme pour montrer qu'ils resteraient plantés dans la Grande Salle toute la nuit s'il le faut. Harry suivit le mouvement. Il n'avait de toute façon pas la tête à aller se coucher. Il voulait rester ici à parler avec les autres.
- C'est inutile de rouspéter, commença Mac Gonagall. Vous devez …
Mais elle du bientôt s'arrêter quand elle se rendit compte que personne ne pouvait l'entendre. Elle s'approcha alors de deux autres professeurs et leur donna quelques instructions. Ceux-ci approuvèrent et sortirent leur baguette. Ils firent disparaître les quatre tables d'un geste et comme lorsque Harry était en troisième année, la Grande Salle fut recouverte de matelas. Mac Gonagall reprit alors la parole.
- Vous dormirez ici mais je veux que personne ne quitte la salle, dit-elle sévèrement.
Elle sortit alors de la Grande Salle. Mais personne n'était disposé à dormir. Et s'assurer à ce que tous les élèves se couchent était bien le cadet des soucis des professeurs et des Aurors. Ils rejoignirent rapidement le hall et laissèrent les élèves seuls à l'intérieur de la Grande Salle, qui furent surpris de la rapidité avec laquelle la directrice avait abandonné.
- On a le temps de parler au moins, déclara Hermione en se retournant vers les autres.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Harry à Neville. Après que tu m'ais fait entré dans le wagon ?
- Je suis retourné à l'avant, commença Neville avec excitation. Il y avait des gobelins qui étaient montés dans les wagons.
- A l'arrière aussi, compléta Hermione. Sur des bêtes rouges.
- On a réussi à en repousser mais il y en avait toujours plus qui arrivaient. Et on n'était pas assez nombreux. Et puis à un moment le train a accéléré et on a réussi à les semer.
- Sûrement quand tous les wagons de queue se sont détachés, dit sombrement Ron. Mais au moins ça vous a permis de vous en sortir.
- C'est ce que je me suis dis. J'étais certain qu'il était arrivé quelque chose à l'arrière.
- Et après ?
- Donc on les a semé, et on est arrivé peu de temps après à Pré-au-Lard.
- L'armée de Voldemort n'a pas suivi ?
- Non, ils n'ont pas osé aller jusqu'au village. Il y avait pas mal d'Aurors qui nous attendaient.
- J'espère que ça ne va pas provoquer la fermeture de l'école, s'inquiéta Ginny.
- Tu rigoles ! s'exclama Neville. Regarde autour de toi. Les élèves n'ont jamais été aussi unis. Ils se sont tous battus dans le train.
- Nous aussi, dit Hermione.
- Même des premières années. Ils lançaient des sorts inutiles, mais ils faisaient quand même quelque chose. Tous se battront si l'école est attaquée.
- Les premières années seront sûrement renvoyés chez eux.
- Mais pas les plus âgés, affirma Neville. Je suis sûr qu'ils resteront.
- Vous avez eu des pertes ? demanda Harry.
Le visage de Neville parut soudain plus sombre.
- Cinq sont morts. Deux sorciers. Les Mangemorts nous arrosaient de sorts depuis l'extérieur. C'est un miracle qu'il n'y ait pas eu plus de victimes.
- Et les autres ?
- Deux Serdaigles. Et une Serpentard. Une fille de troisième année.
Ron jura et Harry regarda en direction de la table des Serpentards. Certains étaient quand même revenus à Poudlard. Malgré les risques. Malgré l'appartenance à une maison à laquelle était collée une réputation de magie noire. Et ils avaient commencé à payer leur tribut à la guerre.
- Ils ne devraient pas rester à l'écart, dit-il en les montrant d'un geste de tête. Ils sont à Poudlard comme nous.
Personne ne répondit. Apparemment, ils ne souhaitaient pas plus que ça voir des Serpentard à leur table après une attaque de Mangemorts. Aucun élève ne jetait un regard en direction d'eux et ils évitaient soigneusement leur table. Harry n'aimait pas ce genre de comportement.
- Il est quelle heure ? demanda Ginny pour changer de sujet de conversation.
- Minuit passé, répondit Ron en regardant sa montre. Et je serais incapable de m'endormir.
- Moi non plus, affirma Neville. Et je pense qu'on pourrait parler des …
- Pas maintenant, le coupa brusquement Harry.
Il regarda autour de lui et vit que plusieurs les écoutaient.
- On en parlera plus tard. Quand il y aura moins de monde, dit-il plus bas.
- Désolé, s'excusa Neville. C'est juste que, de savoir qu'on a le moyen de le vaincre, ça donne envie de commencer maintenant.
- On va commencer à faire des recherches, mais pas dès ce soir.
- OK. Je comprends, répondit Neville.
- Tu n'en parleras pas à ta grand-mère ? demanda Harry.
- Bien sûr que non ! Je vais pas le crier sur les toits.
Harry approuva d'un hochement de tête. Il n'avait pas du tout envie de parler des Horcruxes au centre de la Grande Salle avec des élèves qui entendraient tout. Et il n'avait pas la tête à ça. Leur fuite dans la forêt l'avait épuisé.
- Mais comment on va s'organiser ? demanda Ginny. On assistera aux cours ?
- Oui, répondit Harry. Pour …
Il se rendit compte que quelques Poufsouffles passaient régulièrement à côté d'eux et il se leva.
- Venez, dit-il aux autres. On va se mettre dans un coin de la salle.
Ils approuvèrent et ils se mirent tout au fond de la Grande Salle, là où se trouvaient le moins de monde. Et ils pouvaient voir facilement qui venait. Ils s'assirent sur les matelas et Hermione lança un Assurdiato afin d'être certaine que personne ne les entende.
- Je voulais juste vous dire ce qu'on va faire en gros, poursuivit Harry. On verra en détail un autre jour. On va assister aux cours pour que personne ne se doute de quelque chose. Mais on va chercher des cachettes possibles en même temps.
- Tu penses qu'il y a des espions de Voldemort dans l'école ? demanda Neville.
- Je n'en sais rien, mais je ne veux prendre aucun risque. Donc on doit avoir un comportement normal.
- Il faudrait se donner une durée maximale, suggéra Hermione. Combien de temps on se donne au plus pour trouver la cachette ?
- L'ennui, c'est qu'on n'a aucune piste, dit Ron. Ca peut prendre des mois. Ou bien toute une année.
- Il faudra faire moins que ça. Je ne sais pas si Voldemort laissera Poudlard tranquille pendant un an, répondit Harry. Il faudra vraiment se dépêcher. Je pensais aller dans le bureau de Dumbledore. On y trouverait peut-être des indices.
- Il a été occupé par Mac Gonagall, dit Ginny.
- Non, affirma Neville. Ma grand-mère l'a apprit. Elle n'a pas changé son bureau. Il est à la même place qu'avant.
- Pourquoi ?
- Peut-être par respect pour Dumbledore, supposa Neville. Ou alors elle n'aime pas être en haut d'une tour.
- En tout cas, ça nous arrange, dit Harry. Il faudra aller faire un tour dans l'ancien bureau de Dumbledore le plus rapidement possible.
Et alors que Harry ne voulait pas parler des Horcruxes, ils passèrent des heures à en discuter, élaborant un plan un peu plus précis mais ne voyant pas par où commencer à chercher. Le bureau de Dumbledore n'était qu'une idée, mais Harry doutait quand même qu'ils y trouvent quelque chose. Si Dumbledore avait une idée sur la cachette d'un autre Horcruxe, il l'aurait dit à Harry. Il était au moins sûr de ça.
Il était environ deux heures du matin et l'agitation avait fortement diminué dans la Grande Salle depuis l'arrivée de Harry. Plusieurs élèves dormaient et d'autres étaient seulement couchés sur les matelas, à fixer le plafond enchanté. Les cinq Gryffondors commençaient eux aussi à s'assoupir et tentaient de retrouver quelques forces en prévision des journées suivantes. Ils allaient enfin s'endormir quand ils furent brutalement tirés hors de leur rêverie. Un bruit important s'élevait dans le hall d'entrée. Ce bruit se rapprochait sans cesse et sortait les élèves de leur torpeur les uns après les autres. Harry n'en était pas sûr, mais il lui semblait que c'était des cris de joie, ce qui le changeait un peu des hurlements de peur des dernières heures.
Rapidement, les élèves se levèrent et s'approchèrent du hall d'entrée. Et Harry aperçut enfin la source de ce vacarme lorsque le groupe de personnes passa devant les portes ouvertes. Il s'agissait des élèves manquants. Ils avaient enfin été retrouvés. Après des heures de recherche. Ils furent rejoints par leurs amis qui sortaient de plus en plus nombreux de la Grande Salle. Plusieurs Aurors et Mac Gonagall se tenaient non loin et semblaient ravis. A présent, ils n'attendaient plus personne. Tous étaient là. Harry s'approcha de Maugrey pour en attendre un peu plus.
- Vous les avez retrouvé ? lui demanda-t-il.
- Comme tu peux le voir, grogna Maugrey.
- On dirait que ça ne vous plaît pas.
- Deux Aurors et dix élèves sont morts le jour de la rentrée. Donc non, ça ne me plaît pas.
- Ca aurait pu être pire, affirma Harry.
- Quoi qu'il en soit, maintenant que vous êtes tous là, vous ne devrez jamais quitter le château. Même pas pendant les vacances. La démonstration que Voldemort a faite aujourd'hui nous a suffi.
- Je suis d'accord, confirma Harry. Et à présent, vous resterez à Poudlard ?
- Non Potter. Je fais partie de ceux qui iront en mission à l'extérieur. Je ne pourrai pas être là très souvent. Il reste beaucoup de choses à faire. D'ailleurs, il faut que j'aille inspecter les nouvelles protections. On se reverra peut-être un autre jour Potter.
- Bonne chance, dit Harry.
- Fais attention.
Et il partit de sa démarche claudicante et l'instant d'après, il était sorti du château. Harry se retourna vers Neville, Ron, Hermione et Ginny.
- Je ne serais pas contre quelques heures de sommeil, dit-il en baillant longuement.
- Je suis d'accord, affirma Ron. Surtout maintenant que tout le monde est là.
Ils retournèrent de nouveau dans la Grande Salle puis se couchèrent sur les matelas. Rapidement, de nombreux élèves les imitèrent sauf ceux qui venaient de revenir et qui étaient tous allés à l'infirmerie afin de vérifier s'ils allaient bien.
- Bonne nuit, leur dit Neville.
Et ils s'endormirent immédiatement.
Harry avait l'impression d'avoir dormi tout au plus une petite heure lorsqu'il se réveilla. La Grande Salle était baignée de lumière par le soleil levé depuis quelques heures. Mais il était tellement fatigué que ça ne l'avait pas vraiment gêné. Il était presque midi. Il regarda autour de lui en se passant la main dans les cheveux pour essayer de les remettre en ordre. Plusieurs élèves s'étaient déjà levés mais d'autres dormaient encore à poings fermés. Il n'avait pas aussi bien dormi qu'il l'aurait voulu. Les matelas de la Grande Salle n'étaient pas aussi confortables que les lits à baldaquins des dortoirs. Il regarda ses amis qui se réveillaient eux aussi. Hermione était encore tendrement enlacée avec Ron. Neville était déjà debout et parlait à voix basse à des Gryffondors que Harry avait vaguement aperçu la veille. Rapidement, les quatre Gryffondors se levèrent.
- On sort de la Grande Salle ? proposa Harry.
- On ne mange pas ?
- Il faut sûrement attendre que tous les élèves se soient levés. Autant sortir.
Ils traversèrent la salle et entrèrent dans le hall. La porte d'entrée était grande ouverte et donnait sur le parc ensoleillé. Ils sortirent afin de faire un tour autour du lac et de se réveiller un peu car aucun d'eux n'avait bien dormi.
- Qu'est-ce qu'on prévoit pour aujourd'hui ? demanda Ron.
- Il va sûrement y avoir la cérémonie de répartition, répondit Hermione.
- Et après ?
- Il va déjà falloir retrouver toutes nos affaires, remarqua Ginny. Ou en récupérer d'autres.
- Et il est déjà plus de midi, dit Harry en regardant le soleil haut dans le ciel. Je ne pense pas qu'on aura le temps de faire quoi que ce soit.
Il s'interrompit quand il vit Neville s'approcher d'eux. Il les rejoignit sous l'arbre près du lac qu'ils aimaient tant.
- Je ne vous ai pas vu sortir, dit-il. Vous faites quoi ?
- On aimerait bien aller manger, répondit Harry.
- Alors venez. Presque tout le monde est debout. Ils ne vont pas tarder à faire réapparaître les tables.
Ils se levèrent difficilement du sol frais si confortable et se remirent en route.
- La cérémonie de répartition se fera juste après, leur indiqua Neville.
- Elle n'est pas prévue pour ce soir ?
- Ils ont changé. Et puis, avec tout ce qui se passe, il risque d'y avoir plus d'imprévus que de prévus.
Ils étaient arrivés près de la volée de marche permettant d'entrer dans le hall.
- Au fait, ils ont prévenu nos familles qu'on allait bien ? demanda Ron.
- Un Auror m'a dit qu'ils s'en occupent depuis hier soir. Depuis que les premiers élèves sont rentrés. Pour vous, ça prendra un peu plus de temps.
- Maman doit être morte d'inquiétude, affirma Ginny.
- Tous les parents doivent être morts d'inquiétude, compléta Hermione. Et ça se comprend.
Ils entrèrent dans la Grande Salle qui avait retrouvée ses quatre grandes tables, une pour chaque maison. Plusieurs Aurors se trouvaient à l'intérieur, et Harry aperçut le minuscule professeur Flitwick.
- Nous nous verrons lundi, lui dit-il de sa petite voix flûtée.
Harry hocha la tête et s'assit à la table des Gryffondors. Apparemment, peu d'élèves d'autres maisons s'y trouvaient, à la différence de la veille. Ils s'étaient à peine assis que des plats succulents apparurent simultanément sur les quatre tables ainsi que sur celle des professeurs qui était quasiment vide. Rapidement, les assiettes furent remplies et tous mangèrent avidement, réduisant les conversations à néant. Seul des bruits de mastication et des soupirs de bien-être s'élevaient de la Grande Salle.
- Vous savez où logent tous les Aurors ? demanda Harry.
- Dans des ailes inoccupées, répondit Hermione. Le château est peu occupé. D'après l'Histoire de Poudlard, il existe de nombreuses pièces aussi grandes que des salles communes qui ne sont pas utilisées dans le château.
- Je pensais, est-ce que tu n'aurais rien lu à propos d'une salle secrète dans ce livre ?
- J'y ai aussi pensé, mais je n'ai rien trouvé. S'il y a une salle secrète, elle est sûrement très secrète.
Harry soupira et reporta son attention vers son assiette, se demandant comment il allait bien pouvoir trouver la cachette de l'Horcruxe. Vers le milieu du repas, Mac Gonagall ainsi que le reste du corps enseignant entra dans la salle et rejoignit leur table. Parmi les nouveaux professeurs, Harry en vit un qu'il ne connaissait pas. Il était juste derrière Mac Gonagall et parlait calmement à Slughorn. Il avait les cheveux noirs, de la taille de ceux de Sirius remarqua douloureusement Harry. Il était vêtu d'une superbe cape noire qui lui descendait jusqu'aux pieds et le recouvrait entièrement malgré la chaleur. Sa démarche était digne, et contrastait nettement avec celle de Slughorn qui se dandinait légèrement pour avancer. Harry ne pu pas apercevoir distinctement ses yeux, il lui sembla qu'ils étaient marrons, mais il vit dans son regard que c'était une personne qui avait connu de nombreuses épreuves et avait connu des choses que le commun des sorciers ne verrait jamais. Il croisa imperceptiblement le regard de Harry puis revint rapidement sur Slughorn, si vite que Harry se demanda s'il l'avait vraiment vu.
Se demandant qui était cette homme qui avait osé accepter le poste maudit de professeur de Défense contre les Forces du Mal, il observa le mystérieux inconnu gravir les marches menant à la table et s'asseoir à gauche de Mac Gonagall.
- Vous savez qui c'est ? demanda Harry aux autres en montrant le nouveau professeur.
- Jamais vu, répondit Ron.
Ginny, Hermione et Neville secouèrent la tête. Apparemment, d'autres élèves se demandaient qui était cet homme qui allait bientôt être leur nouveau professeur.
- Mac Gonagall l'annoncera sûrement, déclara Ginny.
Et en effet, à la fin du repas, lorsque tout eurent fini de manger et de boire, la directrice se leva et obtint le silence rapidement. Cela était bizarre de voir Mac Gonagall faire ce que Harry avait toujours considéré comme étant le travail de Dumbledore.
« Les choses changent. » se dit-il en reportant son attention sur la directrice.
- Nous voilà réunis pour une nouvelle année, déclara-t-elle. Une année qui risque d'être sensiblement différente des précédentes. Comme vous l'avez sûrement tous appris, j'ai pris le poste de directrice de Poudlard et j'ai mis en place de nombreux changements, particulièrement après la disparition récente du Ministère. Comme vous vous en apercevrez rapidement, des règles très strictes seront mises en place et ceux qui ne les respectent pas seront sanctionnés avec la plus extrême sévérité.
La façon dont elle avait prononcé cette dernière phrase allait sûrement dissuader les plus téméraires de transgresser ces règles.
- Je regrette de devoir commencer comme cela, surtout après la rentrée catastrophique que nous venons de connaître, mais il en va de votre sécurité et de celle de l'école. Nous ne pouvons nous permettre aucune baisse de vigilance.
Harry remarque que plusieurs Aurors étaient fermement stationnés à l'entrée de la Grande Salle. Cette année semblait devoir être très différente des autres.
- Tout d'abord, tous les Aurors encore en activité stationneront ici, et leur quartier général sera désormais Poudlard. En cas de problème grave, vous pourrez donc toujours trouver de l'aide mais ils devront effectuer de nombreuses missions et je ne veux pas que vous leur fassiez perdre votre temps. Ils seront ici pour assurer votre sécurité donc c'est à vous de les aider à ce que tout se passe pour le mieux. De nombreux sortilèges protègent les entrées du château, et je tiens bien à préciser toutes, dit-elle en insistant particulièrement sur le dernier mot.
Plusieurs élèves qui avaient l'habitude d'emprunter des passages secrets furent soudain mal à l'aise.
- Vous devrez donc formellement éviter d'avoir l'audace de croire que vous pourrez les franchir. Ils sont là pour vous protéger et non pour vous gêner. De même, il sera interdit de circuler dans les couloirs seuls ou à deux. Et personne ne sera autorisé à quitter les salles communes, et cela après 21h. J'ai informé Mr Rusard d'être particulièrement vigilant sur ce point. Et je compte sur vous pour être les plus prudents possibles.
Harry se dit que ces sortilèges allaient sûrement l'ennuyer dans ses recherches, mais Mac Gonagall l'autoriserait sans doute à faire ce qu'il a à faire pour peu qu'il lui explique qu'il fait la mission de Dumbledore. Il se rendit compte qu'il n'avait pas entendu ce qu'avait dit la directrice. Il se força à l'écouter.
- Un nouveau cours aura lieu dès cette semaine. Il s'agit, comme vous le savez, des Cours Pratiques de Combat.
Un murmure s'éleva de la Grande Salle, tous les élèves attendant d'en savoir plus, particulièrement après l'attaque du Poudlard Express.
- Ces cours ont toute leur raison d'être, en raison des évènements récents. Et je comprends votre impatience à vouloir vous protéger. Il s'agira principalement d'un approfondissement des cours de Sortilèges et de Défense contre les Forces du Mal, en se concentrant sur leur aspect pratique. Ce n'est absolument pas un enseignement à visée théorique. Le but est de vous apprendre à vous défendre rapidement contre tout type de menace et de contre attaquer. Vous devrez également être capable d'identifier la menace et de réagir en conséquence. Evidemment, le contenu de ce cours variera entre les années. Mais on vous l'expliquera plus en détail lorsque le moment sera venu. Je m'occuperai des premières, deuxièmes et troisièmes années. Le professeur Flitwick assurera les cours des quatrièmes et cinquièmes années. Et le nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal se chargera des sixièmes et septièmes années.
De nombreuses têtes fixèrent alors l'homme qui se trouvait à la gauche de la directrice, particulièrement les sixièmes et septièmes années.
- Je vous présente donc votre nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, Tepor Fitius.
Celui-ci hocha légèrement la tête en direction des élèves mais aucun n'applaudit comme cela était le cas lors des années précédentes. Harry essayait de ne pas accorder d'attention à l'apparence, mais il trouva que ce Tepor Fitius était sympathique. Même si sympathique n'était pas ce qui lui allait le mieux. Plutôt efficace. Harry était certain que c'était un excellent professeur. Même si Maugrey, avec qui il avait eu la même impression, s'était révélé être un Mangemort.
- Il a accepté spontanément ce poste et j'espère que vous lui ferez tous un excellent accueil.
Plusieurs élèves murmurèrent mais ce bourdonnement s'évanouit rapidement lorsque Mac Gonagall reprit la parole.
- Je ne vous cache pas le fait que Vous-Savez-Qui pourrait, en cours d'année, attaquer l'école.
Cette fois-ci, les élèves ne prirent plus la précaution de murmurer et parlèrent carrément à voix haute à leurs voisins.
- Et même si tout a été fait pour que ce ne soit pas le cas, poursuivit-elle en haussant la voix, c'est une possibilité qu'il faut envisager. L'ensemble de corps enseignant et des Aurors n'est pas encore décidé sur la marche à suivre en cas d'attaque, mais soyez certains que vous serez informés lorsque nous aurons pris notre décision.
La porte au fond de la Grande Salle s'ouvrit et le professeur Chourave entra en tenant dans ses mains un tabouret sur lequel se tenait le Choixpeau magique. Elle alla le poser devant la table des professeurs.
- Nous allons maintenant procéder à la cérémonie de répartition, annonça Mac Gonagall. Mais je voudrais insister sur un point. Et je m'adresse à toutes les années.
Elle s'avança en direction du tabouret et fit apparaître un long rouleau de parchemin contenant le nom des premières années.
- La séparation entre les maisons n'a plus réellement lieu d'être. Pas avec les événements actuels. Nous ne devons surtout pas nous diviser, mais au contraire rester unis si nous voulons survivre. Comme vous le savez, la compétition de Quidditch est annulée. Pour des raisons de sécurité. Nous annulons également le tournoi des Quatre Maisons.
Personne ne protesta. Le silence dans la Grande Salle était complet.
- Nous l'avons décidé après de nombreuses réflexions mais nous pensons que c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Nous devons travailler en commun. Vous devez oublier les rivalités entre maisons, et particulièrement avec celle des Serpentards, dont vingt anciens élèves sont venus. Je ne veux donc voir aucune rivalité entre vous. Néanmoins, par tradition, le décompte des points sera encore effectué et les sabliers fonctionneront toujours mais cela n'aura aucune conséquence sur la coupe car elle ne sera pas attribuée à une maison en particulier, mais aux quatre maisons. La coupe sera en permanence dans cette salle, à la place actuelle du Choixpeau afin que vous n'oubliiez pas que vous vivez tous sous le même toit et que vous êtes tous sous la même menace.
Elle déplia le long parchemin et s'apprêta à le lire.
- Je vais maintenant demander aux premières années de se lever, puis je les appellerai afin qu'ils soient répartis.
Et lorsqu'elle eut fini de parler, une déchirure apparut sur le Choixpeau. Celui commença à déclamer sa chanson.
- Il y a déjà de nombreuses années,
Lorsque vous n'étiez même pas nés,
Un garçon me mit sur sa tête,
Il est devenu aujourd'hui une véritable bête,
Ne respectant rien ni personne,
Il a perdu ce qui faisait de lui un homme,
A présent, c'est une menace,
A laquelle il nous faut faire face,
Et pour combattre tous ces dangers,
Vous ne devrez pas être divisés,
Si vous voulez rester en vie,
Il vous faudra être unis,
Il n'y a donc plus vraiment de raison,
De vous séparer entre différentes maisons,
Néanmoins vous serez répartis une nouvelle fois,
Afin que nos traditions ne s'éteignent pas,
Mais n'ayez pas peur,
Trouvez le courage au fond de votre cœur,
Et si vous croyez à l'amitié et à la bonté,
Vous arriverez à le terrasser.
Lorsque le Choixpeau se tu, un tonnerre d'applaudissement retentit dans la Grande Salle. Tous les élèves s'étaient levés d'un seul bloc comme pour prouver au Choixpeau que ses instructions étaient suivies à la lettre, et qu'ils resteraient unis.
- Au moins, son point de vue est clair, fit remarquer Ron pendant qu'il applaudissait avec les autres.
- Et il a parlé de Voldemort, ajouta Harry qui avait du mal à se faire entendre en raison du bruit assourdissant que faisaient les élèves. Vous pensez qu'il pourrait être au courant de quelque chose ?
- Ca m'étonnerait, répondit Hermione. C'est un chapeau ensorcelé par les créateurs. Je ne pense pas qu'il ait des informations sur Voldemort.
Le bruit diminua et la directrice leva le parchemin devant ses yeux et dit d'une voix forte :
- Adelie Atras !
Une petite fille s'approcha timidement du tabouret, plaça le Choixpeau sur la tête, puis après qu'il eut crié « Serpentard », elle se dirigea vers la table comprenant le moins d'élèves. Mais tous les élèves de toutes les tables applaudirent.
- Au moins, les conseils du Choixpeau auront servi à quelque chose, dit Harry.
Et la répartition se poursuivit, et chaque élève était bruyamment applaudi par l'ensemble de l'école, quelle que soit la maison. Harry se demanda néanmoins combien de temps cela allait durer. Finalement, le dernier première année fut envoyé à Serdaigle, et le professeur Chourave reprit le Choixpeau et quitta la Grande Salle.
- Nous allons maintenant distribuer les emplois du temps, annonça Mac Gonagall.
Les différents professeurs se répartirent dans la salle afin de distribuer les emplois du temps à tous les élèves. Lorsqu'il eut reçu le sien, Harry vit que les Cours Pratiques de Combat seraient le samedi après-midi. Dans une semaine, il serait fixé sur l'utilité de ces cours. Pendant qu'il lisait le reste de son emploi du temps, la directrice s'approcha de lui. Elle baissa la voix en s'assurant qu'aucun élève ne puisse l'entendre.
- Mr Potter, est-ce que vous êtes au courant que vous pourrez assister aux réunions de l'Ordre ?
- Non, s'exclama Harry.
- Maintenant, vous l'êtes. J'en prends la tête et je pense que vous pourrez assister aux différentes réunions. Cela vous intéresse ?
- Bien sûr !
- Et nous, demanda Neville.
Mac Gonagall fit une grimace, montrant clairement son désaccord.
- Ils vont m'accompagner pour accomplir la mission que m'a laissée Dumbledore. Ils peuvent venir, assura Harry.
- Comme vous voulez, mais je n'ai pas besoin d'insister sur le fait que ces réunions devront rester secrètes.
- Evidemment, répondit Harry. Elles auront lieu où ?
- Dans le château. Nous avons aménagé une pièce afin de nous retrouver en secret. Je vous informerai de la prochaine réunion.
Harry approuva et Mac Gonagall les laissa afin de rejoindre les troisièmes années de Gryffondors.
- Ca peut toujours être intéressant.
Ils se levèrent tous les cinq et quittèrent la Grande Salle. Dans le hall, ils virent Rusard.
- Tous les élèves doivent regagner leurs salles communes afin de retrouver leurs affaires.
- Et si elles ont été détruites ? demanda Ron.
- L'école vous en prêtera. Et dépêchez-vous, je n'ai pas que ça à faire, grogna-t-il.
- Il ne s'arrange pas, murmura Ginny en se dirigeant vers l'escalier menant à la salle commune des Gryffondors.
Ils passèrent le reste de l'après-midi à tenter de retrouver les affaires leur appartenant et qui avait été pu être sauvés, et Harry vit avec bonheur que sa chouette avait survécu à l'attaque. Elle se trouvait sur une poutre en haut de la salle, et vola près de Harry quand elle le vit arriver. Elle semblait aussi heureuse que son maître de se retrouver. Il la caressa doucement, puis la ramena à la volière. Lorsqu'ils eurent enfin récupéré chacun tous les livres, plumes et parchemins dont ils avaient besoin pour l'année, il était huit heures du soir. Après avoir mangé, ils allèrent se coucher rapidement afin de profiter des lits. Ils passèrent une nuit nettement plus confortable que la précédente.
