Hello !

Wah ! Merci pour votre soutient et j'espère que mon histoire vous plait toujours autant ;-)

Bonne lecture !


Magnus se retrouva sur les lieux d'un massacre sans nom avant même que le jour ne se lève. Il avait été arraché de son lit par un Ragnor en ébullition. Des policiers Terrestres avaient été appelé sur les lieux d'une tueries sanglantes. Magnus, allait répliquer que le Fantôme ne versait pas le sang, mais lorsqu'il entendit le nom des morts, il avait enfilé son pantalon sans plus discuter. Les personnes retrouvées massacrées étaient celles qui découlaient de la mort du Sorcier et des autres qui avaient suivi. La Fantôme remontait la piste de cette mafia obscure. Et plus il progressait, plus il semblait perdre le contrôle et accélérer la cadence ! Magnus contemplait le charnier. Il avait activé sa rune de silence, d'invisibilité et circulaient parmi les policiers pour analyser la scène de crime avec rapidité et précisions. Ragnor prenait des photos avec la même fascination qu'un fan lors d'un concert d'une super Star ! Magnus s'aperçu de deux choses, qu'il s'empressa d'aller chuchoter à Ragnor.

— Il n'était pas seul, regarde, il y a des traces de pas là-bas, de pieds menus, fins et légers…

— Un enfant ?!

— Non, une femme. Il s'est entouré d'une complice.

— Et si le Fantôme était une femme, tu aurais pu te tromper dans ton profil, car là, c'est clairement l'œuvre d'un loup-garou, chuchota à vive allure Ragnor.

— Non… là, il y a la marque d'une semelle d'homme sur cette poubelle, regarde, c'est la première trace formelle de notre Fantôme ! Sa première erreur ! dit Magnus qui jubilait presque.

— Oh, par l'Ange ! Tu as raison l murmura Ragnor qui se dépêcha d'aller photographier l'empreinte de semelle.

Magnus n'avait pas de doute, une louve avait tué ces types et le Fantôme l'avait regardé faire, sans bouger. Quel genre de psychopathe pouvait assister à ça sans lever le petit doigt ?! Cela lui faisait froid dans le dos !

Ou alors il avait manipulé la louve pour qu'elle tue ces hommes ? Cela serait encore pire !

Magnus s'accroupit et regarda une dernière fois l'expression de parfaite horreur qu'exprimait l'un des cadavres glacés, puis fit signe à Ragnor pour lever le camp. Il devait rentrer à l'Institut et mettre les choses au clair le plus vite possible !

Alors qu'il marchait perdu dans ses pensées, et que le soleil se levait sur le Queens, il leva le nez du bout de ses chaussures, attirés comme un papillon par la lumière : Maryse était là, debout, magnifique, splendide et elle le regardait avec ses yeux d'un bleu lapis-lazuli. Magnus déglutit et sans trop savoir comment il alla à sa rencontre.

— Bonjour, dit-il en oubliant presque que Ragnor était à sa suite.

— Monsieur Bane, sourit la divine créature. Quelle charmante surprise de se croiser ici, n'est-ce pas ?

— Oui-oui, dit Magnus en hochant la tête, incapable de décrocher ses yeux de ceux de Maryse.

— Je suis très déçue, reprit-elle en faisant glisser de ses épaules nues une étole en soie grises. Je n'ai pas encore reçu d'appel, ni de messages…

Magnus se sentit rougir, il était vrai qu'elle lui avait donné son téléphone, mais jamais il n'avait eu l'intention de la recontacter, d'ailleurs, pourquoi discutait-il avec elle, alors que son enquête venait de faire un bon en avant ?!

— Navré, je…

— Pas le temps ? coupa Maryse avec un petit rire cristallin qui sonnait faux.

— Je suis en couple, dit-il oubliant que Ragnor écoutait à quelques pas de lui.

Le visage de Maryse se contracta et l'espace d'une seconde il sembla à Magnus qu'elle avait la peau qui s'était craquelées autour des yeux devenus rouge… mais, il avait dû l'imaginer !

— Je dois y aller, reprit Magnus déstabilisé par cette rencontre fortuite.

— Nous nous reverrons, dit alors Maryse qui ne souriait guère plus.

— Heu, peut-être, oui, dit Magnus.

— Oh, oui, c'est certain, grinça Maryse en s'éloignant de sa démarche de chatte.

Magnus sembla sortir d'un rêve et lorsqu'elle quitta son champ de vision il secoua la tête.

— A qui parlais-tu ? s'exclama Ragnor en se rapprochant de lui.

— A une connaissance, répondit Magnus perturbé. Bon assez perdu de temps, dépêchons-nous, il faut savoir où le Fantôme va frapper son prochain coup !


Alec longeait l'espace industriel en marge de New-York. L'endroit empestait la vase et les déchets chimiques. C'était assez éloigné du centre de New York et pourtant a porté de vue des gratte-ciels de la grosse pomme. Une planque idéale, un endroit déserté par les entreprises pharmaceutiques et les constructeurs de briques. Rien que des usines désaffectées, laissées à l'abandon telles de grosses carcasses puantes de baleines échouées sur la berge vaseuse. C'était le lieu parfait pour entasser des choses qui devaient rester dissimulées à la vue du monde… Comme un trafic d'enfants !

Alec n'en revenait pas de ce qui pouvait grouiller dans les entrailles de cette cité. Depuis qu'il avait Magnus dans sa vie, il lui arrivait d'oublier à quel point cet endroit pouvait être pourrit et chargé d'immondices : la nature humaine !

Oui, Magnus avait tendance a illuminer tellement le quotidien d'Alec, qu'il pouvait facilement mettre de côté toutes les horreurs que recelait la vie humaine… mais cette affaire… cette affaire-ci était si répugnante et si tentaculaire, qu'Alec se devait de mettre son couple entre parenthèse le temps d'assainir la situation et de venir en aide à ces enfants esclaves !

Alec marchait tandis que le soleil chauffait les berges puantes de l'île qui jouxtait le Bronx. Ses pieds frappaient un sol inégal, car le béton d'une ancienne route était craquelé et bosselé par une végétation qui y avait repris ses droits. Alec suivait non seulement son instinct, mais aussi les indications arrachées aux bourreaux des enfants : le dernier bâtiment, le plus éventré et à ciel ouvert, l'endroit était si parfaitement isolé et délabré que jamais personne ne songerait à venir s'y réfugier.

Une fois qu'Alec eut atteint le coin du fameux bâtiment, il usa d'un charme pour disparaître à la vue des Terrestres. Il s'avança sans bruit, jusqu'à ce qui devait être l'entrée, car elle était gardée par cinq hommes à l'air particulièrement patibulaire. Alec les regarda quelques minutes, il hésitait entre les assommer, les faire perdre connaissances, les plonger dans un coma, ou simplement les tuer, sans sommation, après tout, ils participaient au trafique d'enfants innocents !

La colère d'Alec s'alluma et sa vengeance commença à s'abattre sans pitié aucune.


Magnus en espionnant la radio de la police Terrestre avait entendu qu'une voisine du restaurant avait été témoin des meurtres. Elle était terriblement choquée et répétait sans cesses : « un loup ! un loup ! ». Sans plus attendre et ceux seulement vingt minutes après avoir quitté la scène de crime, il se rendit à l'appartement de cette vieille dame passée sous un puissant sédatif. Magnus écouta alors le récit discontinu et peu détaillé qu'elle avait gardé de la scène, lorsqu'elle la raconta une énième fois au commissaire Terrestre chargé de l'enquête. Magnus avec sa rune d'invisibilité s'était faufilé au plus près de cette pauvre femme, âgé de plus de soixante-dix ans, qui tremblait comme une feuille et gémissait à chacune de ses inspirations. Sans bruit il écouta ce qu'elle avait vu :

— Un homme grand, avec une capuche, sombre et menaçant ! Il a jeté les trois pauvres par terre !

— Un homme seul à pu jeter à bas trois autres ? questionna le commissaire septique.

— Et là ! Là, une femme, est arrivée ! Une robe rouge ! Très courte et provocante !

— Une prostituée ? poursuivit le commissaire qui essayait de démêler cet imbroglio.

— L'homme à la capuche a posé des questions à ceux par terre et il… il tendait les mains devant lui ! Ses doigts crachaient du feu !

— Hum… Oui, du feu, dit le commissaire en soupirant avant de rayer de son carnet de note cette information farfelue. Quelles étaient ses questions ?

— « Où sont les enfants ? » … Il l'a demandé plusieurs fois et la femme rouge semblait s'impatienter. Ceux par terre criaient de douleur, les flammes des doigts du grand sombre les brûlaient ! éructa la pauvre femme en proie à une crise d'anxiété.

— A-t-on retrouvé des traces de brûlures ? questionna rapidement le commissaire à mi-voix à son subalterne qui répondit par un bref « non » de la tête.

La commissaire soupira d'agacement et attendit que la femme se calme un peu, après avoir bu de l'eau apporté par un policier compatissant.

— De quels enfants parlaient le suspect ? reprit le commissaire.

— Qu'est-ce que j'en sais ! s'exclama la femme qui semblait avoir retrouvé ses esprits. Les hommes criaient de douleur, c'étaient atroce et lorsque les flammes se sont arrêtées ils ont dit le nom d'un endroit et ils ont ajouté que les enfants servaient à… ils servaient à… non je ne peux pas le répéter ! Mais ces hommes qui sont morts ce soir le méritaient ! Oui, ils le méritaient ! répéta la femme avec des yeux usés et voilé par l'âge. Ils ont eu ce qu'ils méritaient !

— Hum-hum, commenta le commissaire qui trouvait le témoignage de cette vieille folle bien inutile. Et là l'homme à la capuche a fait venir son… « loup » ?

Magnus se pencha et scruta la femme.

— Non. Son loup était déjà là ! Car la femme en rouge s'est mise nue et s'est métamorphosée en loup !

La commissaire leva non seulement son nez, mais aussi son crayon de son petit carnet. Il fixa la témoin avec un air d'incrédulité totale.

— Pardon ?

— La femme est devenue un loup ! Et elle les a massacrés ! assura la vieille dame sûre d'elle et de ce qu'elle avait vu.

— …Bien ça sera tout, je crois que vous avez besoin de repos, dit le commissaire en se détournant d'elle rapidement.

Magnus eut juste le temps de jeter un coup d'œil à son carnet de note, avant qu'il ne l'empoche dans sa veste en cuir. Là, il y lu le nom d'une île abandonnée au Nord de New York… là où devaient se trouver les fameux « enfants ». Et si comme Magnus le supposait, le Fantôme était un Justicier, alors, il irait sauver ces enfants… Il devait se rendre le plus vite possible sur cette île ! Magnus jeta un regard à cette femme qui avait été témoin de ce qu'elle n'aurait jamais dû surprendre. Elle venait sans doute de lui livrer le Fantôme sur un plateau d'argent !

Sans plus perdre une seule seconde, il dévala l'avenue et galopa jusqu'au métro souterrain le plus proche. Sans prendre le temps de prévenir Ragnor ou Cat, il se rendit directement sur la fameuse île abandonnée !


Alec avait le cœur au bord des lèvres, des dizaines d'enfants étaient entassés tels des poules dans des cages industrielles ! Ils ne pouvaient être qu'accroupit, sans possibilité de bouger d'un millimètre. Ils étaient crasseux, puants et mort de peur, ou devenu complètement apathiques ! Alec, après avoir tué, sans état d'âme ceux qui surveillaient l'entrepôt, ouvrit toutes les cages en usant de ses pouvoirs. Mais, au lieu de sortir en criant de joie, ou de ramper hors de leur cage, les enfants s'enfoncèrent encore plus dans les barreaux, reculant pour ne pas à avoir a subir des sévices… Alec serra les poings de rage. Qu'avait-on bien pu faire à ces pauvres enfants ! Aucun d'eux n'avaient plus de six ans ! Doucement et un à un, il les fit sortir de leur cachette crasseuse. Une fois hors de leur cage avec sa magie, il les lava et habilla correctement, chaudement et leur donna un solide goûter… bien qu'aucun n'osait y toucher, de peur que cela fût une ruse de leur ravisseur… Alec avait beau dire et faire de son mieux, aucun des enfants n'osaient lui parler, ni le regarder dans les yeux… Pire, les enfants tremblaient de peur, craignant les réactions d'Alec ! Alors, impuissant, Alec ouvrit un portail et les fit traverser jusqu'à ce qu'ils arrivent dans le service d'un hôpital spécialisé pour les enfants traumatiques dans le centre de New York. Une fois certains que les enfants furent entre de bonnes mains, qui seraient bien plus serviables que les siennes, il retourna à l'entrepôt pour achever son travail ! Il devait terminer de « nettoyer la zone », autrement dit : il y avait encore des monstres à tuer !

Alors qu'il marchait entre les cages, à présent vides, en direction d'une salle, qui devait sans nul doute servir de salle de repos pour les gardiens de cette immonde zoo de pédophile il entendit dans son dos un bruit très typique, qui le fit piler net. Ce bruit était celui d'une lame séraphique lorsqu'elle s'allume.

— Plus un geste ! cria Magnus en position d'attaque sa lame pointée droit vers le Fantôme à seulement trois mètres de lui.

Le cœur d'Alec dégringola très bas. Il avait reconnu la voix de son amant !

Magnus respira de façon courte, brève, il avait réussi ! Il avait pisté le Fantôme ! Il le tenait en joue et il allait procéder à son arrestation ! Oui ! Magnus l'avait fait ! Il l'avait retrouvé !

— Par Ordre de l'Enclave je vous arrête pour les meurtres de plusieurs centaines de Terrestres ! Maintenant, Sorcier, levez haut vos mains et retournez-vous ! Au moindre geste ou usage de la magie, je n'hésiterais pas à vous…

Magnus, qui avait pisté cet enfoiré depuis des semaines, avait le cœur qui pulsait dans ses veines, cependant, alors qu'il le tenait enfin, que sa victoire était complète, qu'il s'imaginait déjà triompher à l'Institut et devant son père, le sol sous lui s'ébrécha.

Le Fantôme se retourna. Et baissa doucement sa capuche. Magnus resta figé.

— Bonjour Magnus, dit Alec de son regard de chat.

— Alexander…

Le sol sous Magnus se fissura et explosa, il avait l'impression de tomber dans les abîmes les plus noires et les plus profondes.


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A très vite pour la suite ! :-P