Un grand merci à fanfictionalcolic pour le super boulot de béta

Bonne lecture :D


Chapitre 11 – Time is Running Out

Chanson – Time is Running Out, Muse


DRING ! DRING !

Je tendis la main et farfouillai sur ma table de nuit à la recherche de mon portable. Je le trouvai et le pressai contre mon oreille.

- Ouais ? bredouillai-je.

- DEVINE QUOI ! hurla Alice dans le téléphone.

J'éloignai l'appareil de mon oreille pour éviter de devenir sourd. Je frottais mes yeux alors qu'ils s'ajustaient à la lumière filtrant par la fenêtre. Quelle heure était-il ?

Je roulais sur moi-même pour regarder mon horloge – O5:30 ! J'allais tuer ma sœur. Je n'avais aucune idée de la raison pour laquelle elle même était debout à cette heure-ci.

- Alice, il est 5 h du matin. Si ce n'est pas un problème de vie ou de mort, je raccroche, grommelai-je.

- J'ai un petit-ami ! dit-elle dans un lourd cri aigu.

Je savais que ça allait arriver et honnêtement, à cette heure, je ne pouvais pas m'en soucier moins.

- Alice, je suis vraiment heureux pour toi mais il est tôt. Très tôt. Je n'ai pas beaucoup dormi la nuit d'avant et j'aimerai continuer à dormir en paix, murmurai-je, la tête dans le brouillard.

Je ne savais même pas si je parlais vraiment mais c'était ce que je voulais dire. J'étais sûr que c'était confus.

- Bien ! Je ne te dérangerai plus toi et tes rêves sur Bel-la. Mais, juste pour ton information, je vais au bal de la rentrée avec Jazzy, si tout marche suivant le plan, rétorqua-t-elle.

Elle avait capté mon attention avec 'bal de la rentrée'. Je m'assis d'un coup, à moitié éveillé. Qu'est-ce qu'elle me faisait ?

- Whoa, attends. Quoi ? dis-je, légèrement paniqué.

Ça ne semblait pas bon. Alice était ma bouée de sauvetage. Si elle ne venait pas avec moi, avec qui étais-je supposé y aller ? Certainement pas Lauren !

- Je savais que ça te réveillerai. Ne t'inquiète pas mon cher frère. Je me suis occupée de tout et si les choses se passent comme prévues, alors tu me remercieras plus tard. Dieu, je suis douée. Vraiment douée. Tu devrais vraiment m'appeler ta marraine la fée. Mais, je t'expliquerai plus tard. Je ne voudrai pas ruiner la surprise, taquina-t-elle.

Tout ce qu'elle disait entrait dans une oreille et ressortait par l'autre. De quoi diable parlait-elle ?

Je grognais. Il était trop tôt et je décidais que le bal allait devoir attendre.

- Alice, je suis vraiment fatigué. J'ai besoin de plus de sommeil. Je te verrai plus tard, dis-je avant de raccrocher et de jeter mon téléphone sur ma table de nuit.

Peu importe ce qu'Alice avait préparé, valait mieux que ça marche ou elle ne finirait pas d'en entendre parler.

******

Le déjeuner avait commencé lorsqu'Alice et moi entrâmes dans le self.

- Bien, j'ai de bonnes nouvelles ! pépia Alice.

- Qu'est-ce qu'il y a maintenant ? demandai-je, réticent à découvrir ce qui pouvait être arrivé depuis ce matin.

J'attrapai mon déjeuner et allai le payer à la caisse.

- Je t'ai trouvé une cavalière pour le bal de rentrée ! dit-elle avec un cri aigu, faisant se retourner plusieurs têtes dans notre direction.

Je cru entendre une élève de troisième gémir et s'en aller mais je l'ignorai.

- Alice, soufflai-je dans ma barbe. Je t'ai dis que je ne voulais pas d'un rendez-vous arrangé. Je ne veux pas que tout le monde pense que je ne peux pas inviter ma propre cavalière à une soirée.

- Um, eh bien, c'est exactement ce qui se passe, n'est-ce pas, Sherlock ? se moqua-t-elle.

- Alice, prévins-je.

Elle explosa de rire.

- Calmos, Edward ! Tu seras très heureux.

Elle me sourit, une étincelle dans les yeux. Je savais qu'elle préparait un mauvais coup quand je vis cette lueur malicieuse.

J'étais sur le point d'argumenter contre elle quand j'entendis la voix très aigue de Mme Dalton sortir des haut-parleurs.

- Votre attention, s'il vous plait ! Nous allons maintenant annoncer les nominés de cette année pour le Roi et la Reine du bal.

Le self entier devint silencieux. C'était ridicule de voir combien tout le monde prenait au sérieux ces nominations pour les danses. Alice me regarda, les yeux écarquillés de surprise à l'importance de cette situation. Je haussai les épaules et commençai à marcher vers les tables, Alice à ma suite.

On finit le chemin à travers la foule de personnes figées comme des statues alors qu'ils écoutaient avec intensité ce que Mme Dalton avait à dire. Je repérai Bella assise à sa table. Elle était retournée en cours aujourd'hui et j'étais soulagé de voir qu'elle semblait aller mieux. Elle leva les yeux au ciel et je ris silencieusement, sachant qu'on était sur la même longueur d'onde.

Je m'assis à côté de Bella tandis qu'Alice prenait place de l'autre côté.

Je me penchai vers elle et lui chuchotai.

- Hey,

- Hey, répondit-elle avec un doux sourire, puis retourna son attention sur sa nourriture.

- C'est vraiment dingue, hein ? dis-je, regardant tout autour de la salle.

- Ugh, pas besoin de me rappeler à quel point ces gens prennent au sérieux ces soirées dansantes ; c'est si stupide, dit-elle, une grimace sur le visage.

Je ris légèrement et hochai la tête en signe d'accord. J'espérai silencieusement que je ne serai pas nominé pour le bal vu que je détestai attirer l'attention. Je voulais éviter ce cycle sans fin. La principale raison pour laquelle je haïssais l'idée d'être nominé était que si je gagnai, je serai coincé et obligé de faire la danse du Roi et de la Reine. Ce n'était pas si mal si la gagnante était Stacy, Jenny ou quelqu'un que je pouvais connaitre. Mais une répétition de ce qu'il s'était produit l'année dernière serait la pire chose qu'il puisse arriver. Quand Lauren Mallory avait gagné le titre de Reine du bal, j'avais dû endurer la danse avec elle, pendant qu'elle essayait d'attraper mes fesses. C'était le plus près que je ne l'aie jamais laissé approcher. Je pouvais toujours me souvenir de son horrible haleine et de son parfum toxique. Ça me rendait nauséeux et je grimaçais alors que ce souvenir me revenait en mémoire.

Mme Dalton continuai de parler avec sa voix pétillante.

- Les nominées de cette année pour le Roi du bal sont Edward Cullen, Jasper Hale, Emmett Swan, Jack Taylor et Mark Welch.

Je soupirai quand mon nom fut cité. Je savais que c'était prendre mon rêve pour la réalité. Je pouvais entendre le self entier chuchoter alors que des applaudissements bruyants résonnaient à travers la pièce. Emmett se leva et fit une révérence.

- Merci, dit-il, comme s'il était sur scène.

Je fis ce que je faisais chaque année lors des annonces et souris à la foule, sachant que la salle entière avait les yeux fixés sur nous. Puis je baissais les yeux sur ma nourriture.

Bella se pencha vers moi et parla d'une voix douce.

- Félicitations !

Je la regardai et haussai les épaules, répondant avec un 'merci' nonchalant. J'espérai vraiment qu'elle ne pensait pas que j'aimais ça.

Jasper semblait complètement choqué tandis qu'Emmett tapai dans son dos avec son poing. Mark et Jack se tapaient dans les mains.

- Les nominées de cette année pour la Reine du bal sont Alice Cullen, Rosalie Hale, Lauren Mallory, Stacy Perkins et Isabella Swan. N'oubliez pas de voter !

Des sifflements se firent entendre. J'observai Bella, curieux de voir sa réaction à propos de cette nomination puisque je savais qu'elle détestait l'attention plus que moi. Elle sourit joyeusement à Rose et Alice. Elle semblait extrêmement heureuse pour elles mais je n'étais pas sûr qu'elle sache ce qu'il s'était passé. Emmett lui tapa dans le dos et je vis son visage prendre une expression de confusion.

- Pourquoi vous me regardez tous comme ça ? demanda-t-elle curieusement, regardant autour de la table.

- Bella, tu ne les as pas entendus dire ton nom ? lui demanda Alice.

- Dire mon nom pour quoi ? continua Bella, confuse.

- Pour la Reine du bal, DUH ! dit Rose du tac au tac.

Elle sauta rapidement de son siège.

- QUOI ?! hurla-t-elle.

Elle regarda autour d'elle et remarqua que les gens la dévisageaient. Son visage s'empourpra alors qu'elle se rasseyait lentement.

- Quoi ?! cracha-t-elle.

- Tu as été nominée pour la Reine du bal, idiote ! pépia Alice.

Je vis le visage de Bella pâlir alors qu'elle se figeait. Elle avait le regard vide et semblait choquée.

Allait-elle bien ?

Jasper soupira. Alice et moi le regardâmes alors qu'il se levait de son siège et se penchait vers Bella. Je n'étais pas sûr ce de qu'il allait faire et je voulais presque me jeter sur elle pour la protéger. Puis il tendit la main et pinça fort son bras gauche.

Qu'est-ce que ?

- Aïe ! cria Bella, sautant de son siège.

- Bien, ça va aller maintenant, dit Jasper en se rasseyant dans sa chaise, comme s'il ne s'était rien passé.

Etait-ce normal pour eux ? Faisaient-ils toujours ça ? Pourquoi l'avait-il pincée ? Un millier de questions me traversèrent l'esprit, me laissant complètement perplexe. Je jetai un coup d'œil curieux vers Alice me demandant ce qu'il venait de se passer. Elle me lança un regard similaire. Emmett et Rose levèrent les yeux au ciel, indifférents à la situation.

Je remarquai Bella, toujours figée sur place. Elle ne donnait pas l'impression de respirer et je commençai à m'inquiéter.

- Respire, Bella. Respire, dis-je, essayant de la calmer.

Je commençai à frotter son dos en faisant des cercles alors qu'elle reprenait de profondes inspirations.

- Moi ? Vous êtes sûrs qu'il n'y a pas eu d'erreur ? Comment pourrais-je être nominée ? demanda-t-elle.

Je tournai mon regard vers elle, mes sourcils levés. Pourquoi ne serait-elle pas nominée ? Elle était la candidate parfaite et j'étais surpris qu'elle ne pense pas la même chose.

- Bella, arrête. Tu as été nominée, point final ! Il n'y a pas d'erreur et tu devrais être heureuse, arrête d'agir comme si c'était la fin du monde ! ordonna Alice.

Je vis la lèvre inférieure de Bella s'avancer légèrement alors qu'elle faisait la moue.

- Tu vas bien ? demandai-je, parlant doucement dans son oreille.

Je regardai autour de la table et vis que tout le monde était dans son petit monde et ne nous accordait probablement aucune attention.

- Ouais, soupira-t-elle.

- Je sais que c'est faux. Mais ne t'inquiètes pas, Rose va gagner et tu n'auras rien à faire, dis-je, espérant qu'elle se sentirait mieux.

Puis j'eus envie de me gifler réalisant la façon dont elle pouvait interpréter ce que je venais de dire. Je venais juste de lui dire qu'elle n'allait pas gagner, au contraire de Rose.

Bien joué, idiot !

- Je, heu, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je veux dire que tu peux gagner.

Je vis Bella grimacer.

- Mais tu devrais penser que Rose va gagner à la place et comme ça, tu seras moins inquiète, dis-je rapidement, espérant rattraper mon erreur.

Pire, j'avais probablement aggravé les choses.

Elle me sourit faiblement mais je pouvais voir dans ses yeux qu'elle n'était pas offensée par ce que j'avais dis.

Phew !

- C'est bon, Edward. Tu n'as pas besoin de me faire me sentir mieux. Je vais bien. Ce n'est simplement pas une situation idéale, c'est tout, dit-elle. Mais merci de me remonter le moral, sourit-elle avant de retourner son attention sur son déjeuner.

Elle resta silencieuse alors qu'elle finissait de manger. Je ne savais pas ce que je pouvais dire d'autre pour la faire se sentir mieux et je m'inquiétais encore plus pour elle.

******

Je me tenais dehors avec Emmett, Jasper et Alice, attendant que Bella et Rose sortent de leur dortoir pour qu'on aille diner. Jasper et Alice étaient dans leur petit monde, se parlant doucement l'un à l'autre tout en se faisant des regards de merlans frits. J'étais surpris. Il semblait avoir un tel effet apaisant sur elle. C'était un changement agréable sachant qu'elle était habituellement si bruyante et se mêlait des affaires des autres 24h sur 24, 7 jours sur 7.

Emmett enroula étroitement son bras autour de mon épaule. C'était un peu plus serré que d'habitude et je sentais que cela me couper la circulation sanguine du bras.

- Alors, Eddie-boy ! Qu'est-ce qu'il se passe ? me demanda-t-il, haussant les sourcils de manière suggestive.

J'étais sur le point de lui dire de ne pas m'appeler comme ça, mais c'était Emmett. Je réalisais que ça nous entrainerait dans un conflit que je ne voulais pas.

Je haussai les épaules, espérant me sortir de sa prise mortelle, mais ça ne marchait pas.

- Pas grand-chose, pourquoi ? offris-je, espérant qu'il me laisserait tranquille.

Je ne me sentais pas à l'aise de parler de Bella devant Jasper. On n'était pas assez proche et je ne ressentais pas le besoin de partager cette information avec lui.

Emmett me regarda curieusement puis jeta un coup d'œil vers Jasper et Alice. La compréhension se dessina sur son visage et il se pencha plus près pour me chuchoter à l'oreille.

- Alors quand prévois-tu d'inviter ma p'tite sœur ? Parce qu'avec ce qu'il se passe en ce moment, tu ferais mieux de bouger ton cul ! La file d'attente commence à se former, et je n'ai aucune confiance dans ces gars. Alors deviens un homme et fais-le !

Il relâcha sa prise mortelle et me tapa dans le dos, avec force.

Il rit avec puissance et tourna sa tête vers le dortoir. Alors que je regardai Bella et Rose sortant du bâtiment, je pouvais voir les têtes de chaque gars à 1 km à la ronde se tourner pour les regarder.

Le monstre vert de la jalousie fit sa lente apparition et je savais que je devais agir vite. Bella nous salua tous alors que Rose se jetait dans les bras d'Emmett dans un étalage public d'affection. C'était évident qu'elle cherchait à montrer à tout le monde avec qui elle était, et je souhaitais simplement que Bella fasse de même. Enfin si je trouvai le courage de l'inviter à sortir.

Je boudais silencieusement alors que tout le monde commençait à marcher vers TGI Friday's.

- Alors, parle-moi de cette grande rivalité ? demanda Bella, alors qu'elle marchait avec moi, me faisant oublier ma mauvaise humeur.

- Tu ne sais rien sur Green View Prep ? lui demandai-je.

Elle secoua la tête et me regarda curieusement.

- Non, je te l'ai dis, je ne suis aucun sport.

J'avais secrètement espéré qu'elle le ferait par intérêt pour moi mais je savais que j'avais plus de chance de gagner au loto.

- Les relations ne sont pas au mieux avec cette équipe. On a une longue histoire de rivalité qui remonte à 30 ans. C'est pour ça qu'il s'agit du plus gros match de la saison, à cause de tout ce passé qu'on a. C'est en quelque sorte comme USC contre UCLA (T/N : Université de Californie du Sud contre Université de Californie, Los Angeles), expliquai-je, espérant qu'elle comprendrait mais c'était de la confusion que je voyais sur son visage. C'est comme Coca contre Pepsi ? Lequel est le meilleur ? Dans ce cas, quelle équipe est la meilleure ? clarifiai-je.

Je pouvais voir qu'elle finissait par comprendre grâce à ma comparaison.

- Que c'est-il passé pour arriver à une telle rivalité ? demanda-t-elle.

- C'est une bonne question. Je ne sais même pas comment tout a commencé mais je sais que les gars dans cette équipe ne jouent jamais franc jeu. Ils trouvent toujours un moyen de tricher. Et le pire c'est qu'ils sont impétueux. Alors dès qu'on joue avec eux, il y a toujours une bagarre qui se déclenche, dis-je.

Les yeux de Bella s'écarquillèrent.

- Une bagarre ? C'est à ce point là ? demanda-t-elle.

Je frottai mes mains derrière mon cou, légèrement gêné de devoir admettre que je me battais. Ce n'était pas la meilleure solution face à une engueulade mais avec cette équipe ça marchait très bien.

- Ouais, à ce point là, répondis-je avec honnêteté. Même nos entraineurs ne supportent pas les leurs, ajoutai-je.

Le restaurant était bruyant et plein. J'attrapai le bras de Bella et la dirigeai à travers la foule vers le fond du restaurant où l'autre moitié de notre groupe était assise en train de regarder le match à la télé.

Je vis des gens porter les t-shirts Equipe Beck et Equipe Edella, ce qui me donnait envie de lever les yeux au ciel. Je ne pouvais pas croire les choses stupides que certaines personnes faisaient dans cette école.

Alors qu'on s'approchait de la table, je vis le regard de Jack se poser sur ma main, encore sur le bras de Bella. Je la lâchai immédiatement et saluai tout le monde à la table. Je ne voulais pas qu'il se sente mal à l'aise, mais je savais que ça serait inévitable.

Jack et moi, nous ne nous parlions toujours pas. C'était inconfortable. On ne parlait jamais de ce qu'il s'était passé, mais avec tout ce remue-ménage à propos de l'Equipe Beck et l'Equipe Edella, il savait qu'il y avait quelque chose. Je n'étais pas sûr qu'il y ait encore quelque chose entre lui et Bella. De ce que j'avais entendu, ils n'étaient pas en couple et ne sortaient même pas ensemble, mais je ne pouvais m'empêcher de m'interroger.

Une fois que Bella fut installée, je pris le siège à ses côtés. Je ne voulais pas louper ma chance de passer du temps avec elle. On parla avec tout le monde et passâmes commande. Après quelques minutes, Bella partit pour aller aux toilettes.

Elle était partie depuis un moment et je remarquai également l'absence de Jack. Alors que je regardai autour de la salle pour voir si je la trouvais, je vis l'équipe de football de Green View Prep.

- Qu'est-ce qu'ils font là ? grognai-je, ennuyé.

Tous les yeux de la table suivirent mon regard alors que je regardai vers l'endroit où l'équipe rivale était assise. Je pouvais voir Jacob Black tirer le bras de quelqu'un.

Je ne pouvais pas voir de qui il s'agissait à cause de la cloison qui me bloquait la vue. Je commençai à me demander ce qu'il se passait. Ça ne ressemblait pas à un échange sympathique. Je me levais de la table pour mieux voir. Je cru reconnaitre la teinte d'un brun chocolat profond sur le haut de la tête de l'autre personne et espérai que ce n'était pas qui je croyais. Je regardais attentivement et vis que c'était Bella qui lui parlait hargneusement.

C'est quoi ce bordel ?!

La colère me parcourut juste en la voyant si énervée. Il était vraiment en train de lui parler et de la toucher ? Je détestais Jacob ! Il était toujours un fauteur de troubles, et maintenant, il était là, en train de parler à la seule que je ne voulais pas qu'il rencontre, j'étais plus qu'en colère.

- Il parle à Bella ! hurlai-je, marchant en direction de Jacob.

Je pouvais entendre les chaises bouger derrière moi alors que le reste des gars me suivaient.

- Pas tes affaires, connard ! cracha Bella alors qu'elle essayait de s'en aller.

Je ne l'avais jamais vu autant énervée. Mais, encore plus étonnant, je ne l'avais jamais vu tenir tête face à quelqu'un de probablement 4 fois sa taille. Elle ne semblait pas du tout effrayée, ce qui me surprit, mais je n'avais pas le temps de m'arrêter pour regarder.

Puis il tendit la main et attrapa son poignet, la faisant se retourner pour lui faire face. A ce moment là, je vis tout en rouge. Je pouvais sentir le sang à travers mes veines alors que tout autour de moi devenait brumeux. Je concentrai ma rage contre Jacob alors que je serrais les poings.

- LACHE LA, BLACK ! criai-je à plein poumons.

Le restaurant entier devint silencieux mais je n'en avais rien à faire. Il ne pouvait pas traiter les femmes comme ça et surtout pas ma Bella.

Je pouvais entendre Emmett lancer des insultes. J'étais sûr que Scott était la seule chose qui l'empêchait d'attaquer Jacob. Celui-ci lâcha Bella et se tint devant sa table avec le reste de sa pathétique équipe derrière lui, pour le soutenir. Je pouvais voir Bella se frotter le poignet, et ma colère se fit plus forte. Je voulais éclater la tronche de Jacob pour l'avoir fait souffrir.

- NE LA TOUCHE PLUS JAMAIS, BLACK ! gronda Emmett.

Scott essayait désespérément de retenir Emmett. Jacob et ses amis seraient stupides de tenir tête à Emmett. Il pouvait les écrabouiller avec un doigt.

- Tiens, tiens… on dirait que j'ai trouvé la clef de votre faiblesse. Qui est-elle ? railla Jacob.

Il voulait savoir qui elle était, mais ça n'avait aucune importance.

- CE NE SONT PAS TES PUTAINS D'AFFAIRES ! TU VEUX QU'ON REITERE CE QU'IL S'EST PASSE AU MATCH DE L'ANNEE DERNIERE ? hurlai-je, me rapprochant de Jacob pour que je puisse me tenir face-à-face avec lui.

Je lui avais fait assez mal l'année dernière, en lui donnant quelques coups de poing et lui avais cassé le nez. Il avait crié comme une fille et avait mérité chaque coup.

J'étais si près de Jacob que je pouvais lui envoyer mon poing dans la figure à l'instant mais Bella se tenait entre nous. J'essayais de la pousser derrière moi mais elle ne bougeait pas. Son côté têtu était de retour et cela commençait à m'ennuyer. Elle pouvait se faire blesser et elle ne semblait même pas comprendre à quel point cette situation pouvait devenir dangereuse.

- ON PEUT REPETER CE QUI S'EST PASSE TOUT DE SUITE ! hurla Jacob, retroussant ses manches.

Je voulais lever les yeux au ciel face à sa menace pitoyable. Il était toujours en train de parler mais jamais d'agir.

- STOP ! hurla Bella à plein poumons.

Tout le monde se tourna pour regarder sa petite forme, coincée entre Jacob et moi.

Puis elle jeta un regard noir à Jacob, rempli de furie et commença à hurler.

- Tu es le plus gros con de la planète ! Et n'oses même pas penser que tu peux traiter les femmes aussi grossièrement et les attraper quand tu veux. Tu a besoin d'apprendre à les respecter.

Puis elle fit quelque chose qui choqua tout le monde. Elle leva son genou et le frappa avec force dans les couilles. Jacob commença à s'effondrer, s'attrapant les bijoux de famille et grimaçant de douleur. Des larmes descendaient le long de ses joues. Le reste de son équipe couvrit ses parties sensibles et hurla 'Ow !'

J'étais à peu près sûr que j'avais la bouche grande ouverte, comme tout le monde dans la salle. Ça semblait douloureux.

Jacob et ses amis quittèrent le restaurant, faisant des menaces vides qui ne signifiaient rien. Jacob allait avoir ce qu'il méritait demain. Je ferai en sorte que ça arrive.

Alors qu'on retournait à notre table, les gars se rassemblèrent autour de Bella, la félicitant pour ce qu'elle avait fait. J'étais un peu inquiet pour elle et me demandait si elle allait bien. Mais plus que tout, j'étais fier d'elle pour avoir tenu tête à Jacob. Comme toujours, elle me surprenait et je n'avais rien vu venir, complètement pris par surprise.

Durant le reste du repas, les filles n'arrêtèrent de poser des questions à propos de la grande rivalité, rendant difficile le fait de leur dire qu'on se battait comme une bande de gamins sur le terrain. On avait définitivement nos raisons pour nous battre, et je le ferai encore si ça valait un œil au beurre noir à Jacob. Il y avait simplement quelque chose à propos de cette équipe qui nous énervait.

J'essayai d'expliquer à Bella les règles du football pendant qu'on regardait un match, mais elle était trop confuse.

- Attends, alors qu'est-ce que tu fais sur le terrain en tant que quarterback ? demanda-t-elle.

- Je suis sur la ligne offensive. Emmett, qui au centre, se tient devant moi et puis m'envoie le ballon. Je peux alors courir vers la ligne de but, jeter la balle à un autre joueur, ou tenter une passe avant, décrivis-je.

- D'accord, tu m'as complètement perdue là. C'est quoi une passe avant ? demanda-t-elle.

- C'est quand quelqu'un te drague, Bella ! plaisanta Brian en lui faisant un clin d'œil.

Les joues de Bella rosirent et je levai les yeux au ciel. J'ignorai Brian et continuai à parler.

- Une passe en avant c'est quand tu jettes le ballon en direction de la limite de ballon mort de l'adversaire.

- Mais pourquoi voudrais-tu le jeter en direction de l'équipe ennemie.

- Équipe ennemie, hein ? taquinai-je.

Elle fit la moue.

- C'est la seule manière dont je peux comprendre ce jeu de fou ! C'est comme une guerre. Lions contre Loups, hein ?

Je hochai, d'accord avec son analogie.

- Chaque équipe tacle l'autre jusqu'à ce qu'il y ait un vainqueur, n'est-ce pas ? Et tu appelles ça amusant ? dit-elle, se grattant la tête.

Je commençai à rire.

- Qui a-t-il de si drôle ? Tu te moques de moi ? demanda-t-elle avec innocence.

Je ris encore plus fort cette fois. Elle était simplement trop mignonne pour son propre bien.

- Ris tant que tu veux, Edward. Je suis heureuse de voir que je suis la source de ton amusement, souffla-t-elle.

- Je suis désolé, dis-je entre mes rires. Ta vison du jeu est tellement amusante. On ne tacle pas les autres juste pour le plaisir, tu sais. Et ce n'est pas comme ça que tu gagnes. Tu dois marquer un but et celui qui a le plus de points gagne, simplifiai-je.

- Je sais ça mais on dirait que vous aimez juste vous sauter dessus, répliqua-t-elle tout en haussant les épaules.

Elle retourna son regard sur la télévision. Je la regardai alors qu'elle mordait sa lèvre et faisait une grimace, confuse. Elle ne comprenait vraiment rien au sport. Avec un peu de chance, le basket serait plus facile à lui expliquer.

Une fois que le match fut fini, on reprit le chemin des dortoirs.

- Alors il doit y avoir des vacheries ou autres que vous vous faites les uns aux autre, n'est-ce pas ? demanda malicieusement Bella, me souriant.

- Oh, tout à fait, laisse-moi réfléchir à quelque chose d'approprié que je pourrais te dire, taquinai-je.

J'avais plein de plaisanteries mais certaines d'entre elles ne pouvaient pas être répétées à une fille bien sûr !

- Approprié ?! Oh non… dit-elle, secouant la tête.

- Eh bien, une fois Steve a mis de la poudre à gratter dans le pantalon de football de Mark, dis-je.

- PAS POSSIBLE ! dit-elle avec un cri aigu puis explosa de rire.

Je me joignis à elle.

- Ouais, disons seulement que la danse que Mark a fait quand il a marqué un essai n'était pas quelque chose de chorégraphié.

Elle rit plus fort.

- Et quoi d'autre ? demanda-t-elle, une fois qu'elle fut calmée.

- L'année dernière, Brian avait fait rétrécir le maillot de football de Mike Newton juste avant un match et donc il a dut le porter sur le terrain. Il était étroit et à moitié découpé, alors ça parvenait à peine à couvrir son ventre, dis-je.

Elle rit encore plus fort

- Je me souviens de ça dans la rubrique de Tanya ! Quelque chose genre 'Mike Newton, travesti !'

Même si je détestai cette rubrique, cette histoire avait été assez marrante quand elle était sortie.

- Ouaip, c'était ça ! m'exclamai-je. Oh et une foi- !

Je fus interrompu alors que Bella trébuchait sur quelque chose et volait vers le sol. Heureusement, je réussis à l'attraper, la relevant pour la stabiliser.

- Tu vas bien ? demandai-je, la regardant pour vérifier qu'elle ne s'était pas fait mal.

Ma voix était pleine d'inquiétude, j'étais presque persuadé que mes sentiments pour elle sautaient aux yeux.

Puis je remarquai un large bleu sur son front. Je ne l'avais pas vu avant parce que ses cheveux le couvraient, et ça me fit me demander si ce n'était pas à cause de Jacob. Je voulais lui arracher la tête, mais ses joues s'empourprèrent et je sus que Jacob n'avait rien à voir là dedans.

- Merci. Je vais bien. Je me suis juste cognée la tête aujourd'hui. Ce n'est rien, répondit-elle avec nonchalance.

Je voulais lui demander plus, mais elle ne semblait pas vouloir s'épancher, alors je laissais tomber. Je la remis sur ses pieds et espérai qu'elle n'allait plus se faire mal. Ça commençait à devenir un boulot à plein temps de la surveiller, non pas que ça me dérangeait le moins du monde.

******

- Tu les as eus ? demandai-je à Brian.

Il mettait ses jambières tandis qu'on se tenait tous au milieu du vestiaire. Il restait 30 minutes avant le match et le reste de l'équipe se préparait.

- Bien sûr, elles sont prêtes et on peut s'en occuper durant le quatrième quartier, répondit Brian.

- Je ne sais toujours pas comment tu as fait, mais je m'incline devant toi. Tu es l'homme avec un grand H ! cria Emmett et en lui donnant une claque dans le dos.

Brian grimaça légèrement à la douleur et répondit d'un air détaché.

- Eh, ce sont les connections habituelles.

- Ouais, mais des chauves-souris vampires ? Comment diable as-tu réussi ça ? demanda Scott.

- Je pourrais te le dire, mais alors je devrais te tuer, répondit Brian d'une voix menaçante.

Tout le monde rit. J'avais découvert, grâce à Seth, que Jacob était terrorisé à mort par les chauves-souris vampires, on avait donc pensé que c'était la plaisanterie parfaite. Il s'avérait que Seth connaissait Jacob grâce à des connections familiales. Jacob avait tyrannisé Seth quand ils étaient plus jeunes alors il avait pensé qu'il méritait la vengeance parfaite.

Dès que l'équipe eut finie de se préparer, ils sortirent pour retrouver le coach dehors. Je m'attardais un peu, espérant avoir une chance de remercier Brian pour son aide. C'était mon idée de se venger de Jacob, et il n'avait pas à m'aider.

Une fois que le vestiaire fut vide, je me tournai vers lui.

- Merci de ton aide, mec, dis-je.

- Pas besoin de le mentionner, Edward. Bella est une fille bien et Jacob le mérite. En plus, je t'en dois une, tu te souviens ? dit Brian, grimaçant au souvenir.

C'était mon année de seconde et j'étais capitaine de l'équipe junior de football. On venait juste de finir l'entrainement et je vérifiais le vestiaire pour être sûr que personne n'avait laissé trainer quelque chose. Le coach me tuerait si je ne passais pas derrière l'équipe.

Je croyais être le seul dans la pièce mais j'entendis des bruits de voix. Celle d'un garçon et celle d'une fille. Je savais que ce n'était pas bien d'écouter, mais j'entendis mon nom et ma curiosité eut le meilleur de moi.

- Je suis avec Edward. Comment peux-tu ne pas le savoir ? dit la fille méchamment.

- Mais je croyais qu'on avait quelque chose, chuchota le gars doucement.

Les voix semblaient extrêmement familières mais je n'arrivais pas à trouver de qui il s'agissait. Je pouvais sentir la peine dans la voix du gars et me sentis mal pour lui. Il semblait tenir à cette fille.

Elle rit.

- Tu croyais honnêtement que je voulais rester avec toi. Que ça allait durer ?

C'était silencieux. Je pouvais presque entendre les sanglots silencieux du gars.

- Oh mon dieu, tu pensais vraiment ça, hein ?

La fille rit plus fort cette fois, le ricanement diabolique résonnant à travers la pièce. Je reconnu ce bruit instantanément – Lauren Mallory.

- Je t'utilisais seulement pour me rapprocher d'Edward. Et ça a marché à la perfection, se moqua-t-elle.

Avait-elle des troubles délirants ? Il n'y avait aucune chance que je sois un jour à elle. J'essayai de rester silencieux mais son commentaire m'avait vraiment énervé.

Je marchai vers l'endroit où ils étaient et m'éclaircis la gorge. J'étais surpris de voir Brian se tenir là, une expression défaite sur le visage. Il était toujours le plaisantin et le voir ainsi m'énerva encore plus. Elle foutait la pagaille avec mes amis et propageait des mensonges.

- Lauren, j'ai tout entendu.

Son visage pâlit, sachant que je l'avais attrapé en plein mensonges.

- Il n'y a rien entre nous. Il n'y a jamais rien eu et il n'y aura jamais rien parce que JE NE T'AIME PAS ! lui criai-je.

J'avais été élevé pour être un gentleman – toujours, mais quelque chose à propos de Lauren m'ennuyait continuellement. C'était probablement parce qu'elle n'écoutait jamais. C'était comme si elle avait une audition sélective, et je croyais que si je criais elle allait peut-être finir par m'entendre. Je pouvais voir Brian soupirer de soulagement, sachant qu'il n'y avait vraiment rien entre nous.

Mon plan ne semblait pas marcher alors qu'elle me souriait et battait des paupières.

- Un jour, Eddie. Un jour, taquina-t-elle.

Elle jeta un coup d'œil à Brian et rit avant de quitter le vestiaire.

Brian resta silencieux et s'appuya contre un casier, tapant sa tête contre celui-ci.

- Je suis tellement stupide ! cria-t-il.

- Aller, tu ne savais pas qu'elle était comme ça, offris-je, espérant calmer la situation, sauf que tout le monde savait ce que Lauren était vraiment.

J'étais simplement surpris qu'il ne l'ait pas réalisé.

- Tous les signes étaient là. Je les avais simplement ignorés. Je croyais sincèrement qu'elle tenait à moi, soupira-t-il, faisant courir ses mains à travers ses cheveux cendrés avant de les tirer.

- Peut-être que c'était le cas, dis-je.

Je ne savais pas à quel point ils étaient ''proches'' puisque Brian n'avait jamais parlé de leur relation à personne.

- Ouais, bien sûr. Et les vaches volent, répliqua-t-il avec sarcasme.

- Pour ce que ça vaut, rien ne s'est passé entre Mallory et moi. Je ne la toucherai pas pour tout l'or du monde, dis-je.

Il rit.

- Merci d'avoir éclaircit la situation. Je l'avais presque cru jusqu'à ce que tu dises quelque chose.

- Eh bien, je suis content que ce soit dit, soupirai-je.

Je n'avais pas besoin que quelqu'un soit énervé contre moi à cause des mensonges vicieux de Lauren.

- Ça faisait combien de temps ? demandai-je, avec curiosité.

Je ne voulais pas mettre mon nez dans ses affaires mais j'avais besoin de savoir depuis quand ça durait.

- Environ trois mois, répondit-il, baissant le regard sur ses pieds.

Après un moment de silence, il releva le regard et demanda.

- Pourquoi ?

- C'est rien, répondis-je, haussant les épaules, essayant de garder mon calme.

- Edward. Allez, je sais que tu sais quelque chose, poussa-t-il.

- Eh bien, je ne sais simplement pas si je dois te le dire.

Je mis mes mains dans mes poches et espérai qu'il ne poserait pas plus de questions parce que je savais que ça le blesserai.

- C'est mieux que je sache ça maintenant pour que je puisse oublier plus vite. Aller dis-moi, plaida-t-il.

- J'ai surpris Lauren dans le bureau de l'ACE (1) en train de s'envoyer en l'air avec Royce King il y a 3 semaines, dis-je rapidement.

- Quoi ?! hurla Brian avant de jurer dans sa barbe.

Il traitait Lauren de tous les noms d'oiseaux.

Il fut légèrement déprimé pendant une semaine, mais ça se transforma vite en haine puissante. A partir de ce moment, il avait pour mission personnelle de transformer sa vie de lycéenne en enfer. Je devais lui tirer mon chapeau. Il faisait un super bon boulot à l'ennuyer à mort. Et il l'éloignait de la majorité de l'équipe de football, ce qui aidait.

Je n'avais jamais parlé de sa relation ''secrète'' à qui que ce soit. Il me remercia d'avoir gardé le silence et de l'avoir écouté le jour où il avait vraiment besoin d'un ami. Il était si reconnaissant que je ne l'aie jamais charrié à ce propos. J'étais sur le point de me moquer de lui parce que, sérieusement, qui sur Terre voudrait sortir avec Lauren Mallory ? Mais je vis à quel point il avait été blessé ce jour-là. Il tenait vraiment à elle et elle l'avait traité comme de la merde.

Il plaisantait toujours qu'il m'en devait une mais je n'avais jamais pensé qu'il me rendrait la pareille avec quelque chose comme ça. On sortit sur le terrain et nous nous préparâmes pour le match le plus intense de la saison.

J'étais excité, je pouvais sentir l'adrénaline parcourir mon corps, et c'était principalement parce que je savais. Ce soir était la nuit où j'allais finalement prendre le contrôle de la situation.


(1) Association du Corps Etudiant

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