Bonjour tout le monde ! Alors ? Je n'ai pas trop tardé cette fois encore, non ? Je suis vraiment inspirée pour cette fic en ce moment… espérons que ça va continuer comme ça ! ;)

Comme promis, ce chapitre se concentre sur la fuite de Percy et ses amis. Je n'en dis pas plus, je veux garder le suspens et la surprise !

Merci pour les reviews sur le dernier chapitre et bonne lecture !

CHAPITRE 11

C'était l'heure. Mon sac à dos sur le dos, mon stylo-bille dans ma main, j'attendais derrière la porte de mon bungalow que la voie soit libre. Deux harpies de ménage venaient de passer devant moi et je devais attendre qu'elles soient suffisamment loin pour ne pas attirer leurs attentions. Non pas qu'elles me faisaient peur : j'avais affronté des monstres beaucoup plus coriaces, mais si nous voulions nous enfuir discrètement, il fallait éviter les problèmes. J'espérais que Chiron, et mon père, ne remarquerait notre disparition que lorsque nous serions loin… très loin de la Colonie.

Bon, j'avais sûrement patienté assez longtemps maintenant. Je pris une grande inspiration, puis j'ouvris la porte en douceur et je me faufilai dans la nuit. Je traversai le camp, jusqu'à la forge, me cachant du mieux que je le pouvais dès que j'entendais les voix inhumaines des harpies se rapprocher. J'arrivai à destination en un seul morceau et j'entrai dans la forge, avec l'espoir que mes amis y soient déjà.

-Bêêê… Peeercy ! lança un Grover tremblotant.

-Hey ! Grov' ! T'as réussi !

-Trois harpies ont senti mon odeur, mais elles ne m'ont pas trouvé. Elles sont peut-être encore à ma recherche. Il faut ficher le camp le plus vite possible.

-Ça va aller. Piper et Léo vont arriver bientôt. Il n'y a pas de raison de paniquer.

Pas encore.

Juste comme je disais cela, la porte s'ouvrit et Pip' entra, les cheveux en bataille, les yeux hagards, comme si elle venait de se battre contre… ben contre des harpies enragées.

-Ah ! Vous êtes là ! lança-t-elle, soulagée. Il faut y aller ! Je ne sais pas combien de temps… attendez, où est Léo ?

-Heu… pas là. Mais qu'est-ce qui s'est passé ?

-J'ai été repéré par deux harpies. Elles ont essayé de m'attraper et au moment où elles allaient y arriver, je me suis fâchée et je leur ai ordonné de partir.

-Et elles t'ont obéi ?

Piper hausse les épaules, comme si ce genre de truc lui arrivait souvent. Ce qui était peut-être le cas.

-Oui, mais j'ignore combien de temps ça va marcher. Elles peuvent revenir d'une minute à l'autre. Alors où est Léo ? Il n'est pas revenu au bungalow, il m'a dit qu'il avait des trucs à terminer avant notre départ : il devrait être ici !

Je déglutis difficilement, pris d'un mauvais pressentiment. Léo aurait dû être là. C'était son idée de nous retrouver ici. Et même s'il était plutôt lunatique et qu'il perdait quelques fois la tête lorsqu'il se lançait dans un projet… c'était toujours ici que ça arrivait. À la forge. C'était son lieu préféré entre tous. Je jetai un coup d'œil autour de moi, cherchant des preuves de la présence de notre ami. Tout était sans dessus dessous, mais c'était toujours comme ça. Je me demandais si la forge avait cette allure avant l'arrivée de Léo ou si c'était lui qui y avait mis un tel bordel : il y avait des outils partout, des armes qui traînaient, des projets à moitié achevés et dans un coin, un vieux sac à dos tout élimé. Le sac de Léo.

-Il va revenir : il a laissé ses bagages ici, dis-je avec une confiance que je ne ressentais pas. Il avait peut-être… oublié quelque chose…

-Ou… bêêê… il a eu des ennuis.

-Non. Il va bien. Il va arriver.

-Et Annabeth ? me demanda Piper.

-Quoi Annabeth ?

Je n'avais vraiment aucune envie de parler de Boucle d'or. Pas en ce moment. J'avais besoin de toute ma volonté pour me convaincre que fuir était la seule solution. Penser à Boucle d'or gâcherait tout ça. Mon amie me lança un regard exaspéré.

-Est-ce qu'elle va arriver bientôt ?

Le visage de Piper changea d'expression alors qu'elle me fixait.

-Rassure-moi : tu lui as dit que nous partions. Tu lui as demandé de venir avec nous, non ? C'est pour ça que tu es allée la voir cet après-midi.

-Ben… à vrai dire… heu…

-Par les Dieux ! Persée Jackson, tu n'es qu'un idiot ! Tu vas réparer ton erreur. Maintenant. Tu vas aller voir Annabeth tout de suite et la convaincre de partir avec nous ! Et s'il faut pour ça que tu lui avoues que tu es follement amoureux d'elle… et bien tu vas le faire aussi ! Tu as compris ?

-Oui. Je vais le faire. Tout de suite.

Je devais aller voir Annabeth. Maintenant. J'allais lui dire que j'étais amoureux d'elle. Piper avait raison. Piper avait toujours raison et je devais faire tout ce qu'elle demandait.

Je me dirigeais vers la porte lorsque la main de Piper se posa doucement sur mon bras.

-Percy…

J'hochai la tête, sans même savoir ce qu'elle allait me demander.

-Oui. Tout ce que tu voudras.

-Oh ! Bon sang ! Je suis désolée Percy ! Je ne voulais pas utiliser… ça… contre toi. N'y va pas. Ou vas-y… mais seulement si tu veux. Fais ce que tu juges le mieux.

J'eus l'impression de recevoir un seau d'eau gelé sur la tête. Je me secouai, retrouvant mes esprits.

-Qu'est-ce que c'était que ça ?

-Je ne sais pas trop, répondit Piper, le visage rouge, honteuse. C'est quelque chose que je fais parfois. Je peux convaincre les gens ou les monstres de m'obéir. J'ai déjà volé une voiture comme ça. J'ai demandé au vendeur et il me l'a donné.

-Vraiment ? Ça pourrait nous être utile !

-Comme Drew, dit Grover, l'air pensif.

-Heu… qui est Drew ?

-C'était une pensionnaire. Une fille d'Aphrodite.

Je ramenai mon attention vers Piper qui semblait s'être figée. Aphrodite. Piper serait donc une fille de la déesse de l'amour ? J'avais de la difficulté à y croire ! Non pas que Pip était laide, loin de là, mais elle faisait tout pour que personne ne voit à quel point elle était jolie.

D'ailleurs, elle aussi semblait ne pas y croire.

-Non. Je ne suis pas… non.

Elle secoua la tête, repoussant les mots de Grover.

-De toute façon, on a des choses plus importantes à penser que mon parent divin. Il faut décider ce qu'on fait. Léo n'est pas encore là. Annabeth ne sait même pas que nous partons. Les harpies peuvent nous surprendre d'un moment à l'autre. Alors, est-ce qu'on retourne tranquillement à nos bungalows et on attend un autre moment pour s'enfuir… ou on part seulement tous les trois?

Je voulais partir de là. Vraiment. Je me sentais pris au piège et je détestais ça. Je voulais partir et retrouver ma vie. Mais pas sans Léo. Et il fallait que je l'avoue : pas sans Boucle d'or. Pas sans lui avoir au moins dit aurevoir. J'échangeai un regard avec Grover qui, comme d'habitude, semblait lire dans mes pensées.

-On attend. On ne laisse pas Léo derrière.

-Ni Annabeth, dit doucement Grover. Je ne la laisserai pas une fois encore.

-Ni Annabeth, confirmai-je avec un hochement de tête.

Piper poussa un soupir de soulagement.

-J'espérais que vous disiez ça. Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? On lance l'alerte pour retrouver Léo ?

-Non. Ça éveillerait les soupçons de Chiron et de mon père. Je n'aime pas ça, mais… on doit attendre. On a pas le choix. Il faut retourner à nos bungalows sans se faire manger… et… et…

Une idée stupide traversa mon esprit.

-Au fait, où dors-tu Grov ? Dans la Grande Maison ? demandai-je, par simple curiosité.

-Non. Je dors dans la forêt.

-Mais c'est dangereux ! Et tu es seul ?

-Non, je vis dans une partie de la forêt qui est protégé, une jolie prairie, avec quelques autres esprits de la nature. Ils refusent de se montrer aux pensionnaires parce qu'ils sont furieux contre ton père, mais… ils discutent avec moi parfois.

-Ok. Tu veux partir le premier ? C'est toi qui as le plus de chemin à faire : je vais couvrir tes arrières. Pip', avec ton truc don… tu devrais t'en sortir seule ?

-Ouais. Ne t'inquiète pas.

Grover sortit de la forge et je le suivis de près. Discrètement, je m'assurai qu'il entrait dans les bois, puis je fis demi-tour pour rejoindre mon bungalow. J'y étais presque lorsque j'entendis la voix de Piper.

-Allez-vous en ! Vous ne voulez pas me manger, vous ne me voyiez même pas !

Je souris et continuai mon chemin, certain que ça allait marcher, mais le rire méchant des harpies me fit arrêter de nouveau.

-Tu nous crois stupide, jeune fille ? Nous ne nous ferons pas avoir par le pouvoir d'Aphrodite deux fois !

Je fis aussitôt demi-tour, courant le plus silencieusement possible vers là où se trouvait Piper, juste devant le bungalow d'Hermès, entourée par cinq harpies. Elle avait sorti son poignard, mais je savais par expérience qu'elle n'était pas habile pour s'en servir. Elle risquait plus de se blesser elle-même.

-Hey ! Face de rat ! m'écriai-je en brandissant mon épée.

Cinq visages hideux se tournèrent vers moi. Elles sourirent et je grimaçai devant leurs dents jaunies. J'étais prêt à parier qu'il y avait longtemps qu'elles n'étaient pas allées chez le dentiste !

-Miam, miam.

-Encore plus de sangs-mêlés à manger.

Je ne pouvais pas rejoindre Piper parce que deux harpies nous séparaient. Il fallait donc que je m'assure de retenir toutes leurs attentions.

-Il va falloir m'attraper d'abord !

Puis d'un coup d'épée, je tranchai la tête de la harpie la plus près qui disparut aussitôt en poussière. Ses sœurs poussèrent des cris de frustration et trois harpies se jetèrent sur moi en même temps. Heureusement pour moi, elles n'étaient pas très rapides et elles n'avaient aucune arme hormis leurs dents pointues et leurs longues serres. Je réussis à en tuer deux autres assez facilement avant de rejoindre Piper qui se débattait toujours avec son adversaire. Il ne nous restait que deux harpies à éliminer. Fastoche ! J'étais certain que nous l'emporterions, mais je n'avais pas prévu que le bruit réveillerait les autres pensionnaires.

-Hey ! Qu'est-ce qui se passe ? demanda une voix endormie, pas très loin de nous.

-Percy, murmura Piper en se penchant vers moi, tout en repoussant les attaques d'une harpie affamée. Débarrasse-toi de ton sac.

-Quoi ?

Je la vis du coin de l'œil jeter son sac à bandoulière le plus loin possible de nous.

-Fais comme moi ! ordonna-t-elle d'un ton persuasif.

Je lui obéis aussitôt, lançant mon sac à dos dans les airs et je le vis atterrir loin derrière le bungalow numéro 1. J'espérais seulement pouvoir le récupérer avant que quelqu'un d'autre ne le trouve : mes maigres biens étaient tous dans ce sac.

-Cessez les combats, tonna alors une voix autoritaire que je reconnus aussitôt.

Les harpies reculèrent de quelques pas, mais elles continuèrent à montrer les dents de façon menaçante. Puis elles retirèrent ce qui ressemblait à des boules de ouate de leurs oreilles… et je compris pourquoi elles avaient résisté aux ordres de Piper.

-Des pensionnaires, dit l'une d'elle. Dehors après le couvre-feu. Nous avons le droit de les manger !

Chiron s'avança rapidement vers nous, nous fixant Piper et moi avec un regard désapprobateur.

-Non. Pas ces deux-là.

Les harpies grognèrent.

-C'est dans notre contrat.

-Et ils ont tué plusieurs de nos sœurs !

Non mais… c'était elles qui avaient commencé !

-Désolé, mais j'allais pas me laisser manger par des faces de rat !

Chiron me lança un regard d'avertissement et je me tus.

-Ce sang-mêlé est le fils de Zeus, expliqua Chiron.

Les harpies reculèrent de deux pas, s'éloignant un peu plus de nous.

-Je ne crois pas qu'il vous autorisera à le manger.

Comme pour appuyer ses paroles, un coup de tonnerre fit trembler la terre. Les harpies avaient l'air vraiment effrayé maintenant.

-Et pour la fille ? osa demander l'une d'elle.

Aussitôt, je me plaçai devant Piper, la protégeant de mon corps.

-Si l'une de vous touche à…

-Ça va Percy, me coupa Chiron. La fille aussi doit être épargnée. Vous pouvez partir maintenant mesdames. Nous n'avons pas besoin de vous cette nuit.

Les harpies semblaient vraiment mécontentes, mais elles n'osèrent pas défier un ordre direct de Chiron. Elles s'éloignèrent et disparurent dans les bois, loin heureusement de là où Grover vivait. Je remis le bouchon sur mon épée qui redevint un stylo, puis je le glissai dans ma poche. À ma grande surprise, je sentis une main se glisser dans la mienne à ce moment-là. Piper s'accrochait à moi et je sentais ses doigts trembler entre les miens.

-Hey ! Ça va ? demandai-je dans un murmure.

Elle hocha la tête, incapable de prononcer un mot.

-Et maintenant, retournez tous dormir, lança Chiron d'une voix forte, me faisant sursauter.

Les pensionnaires grommelèrent, mais eux non plus n'osaient pas contester un ordre de Chiron. Ils retournèrent dans leur bungalow en traînant les pieds. Une seule personne restait immobile, ses yeux fixés sur moi… et sur Piper. Son regard descendit sur nos mains liées et sa bouche se pinça dans un pli furieux. Je sentis mon visage chauffer et je voulus lâcher la main de Piper, mais ses doigts serrèrent plus forts les miens.

Annabeth tourna les talons et entra dans son bungalow, faisant claquer la porte derrière elle.

-Percy, Piper. Venez avec moi. Nous devons avoir une conversation tous les trois.

Le reste de la nuit fut la plus embarrassante que je n'ai vécue de ma vie. Encore plus que le moment où ma mère m'avait surpris avec Annabeth. Sûrement parce que Piper et moi passions tout notre temps ensemble, et parce qu'elle refusait de me lâcher la main, Chiron en déduisit que nous étions sortis en pleine nuit pour… et bien… vous voyez quoi. Je ne tentai pas de l'en dissuader. En fait, ses soupçons nous sauvaient la vie. Piper en rajouta même une couche en disant qu'il nous était impossible d'avoir de l'intimité autrement qu'en sortant en pleine nuit. Je crois que mon visage n'avait jamais été aussi rouge.

Chiron nous fit un grand sermon sur la sexualité et sur l'importance de prendre ses responsabilités… et ce n'est vraiment pas le temps Percy de t'enfoncer encore plus dans les ennuis… et blablabla…

Finalement, le centaure nous fit promettre de ne plus sortir en pleine nuit tous les deux, sous peine de nous laisser manger par les harpies. Je me retins de lui dire que même sans son intervention, c'est nous qui n'aurions fait qu'une bouchée d'elles. Puis, il nous laissa enfin partir, alors que le matin approchait.

Je passai une main dans mes cheveux en soupirant de fatigue.

-Dieux, c'était embarrassant, marmonna Piper en fixant le sol.

-Ouais. Je crois que je vais tuer Léo quand je vais le trouver.

-T'es deuxième sur la liste Jackson ! Attends ton tour !

J'éclatai de rire et Piper m'imita. Je m'arrêtai devant le bungalow numéro 1 pour lui dire aurevoir.

-Tu as été géniale Pip'. Sans toi, Chiron aurait deviné la vérité en quelques secondes. Je n'aurais jamais pensé à lui faire croire que nous… tu vois.

Elle me fit un sourire fatigué.

-Merci. Mais sans toi, je serais morte. Les harpies m'auraient dévorée. Je suis vraiment nulle comme sang-mêlé.

-C'est ce que je me dis aussi depuis mon arrivée ici.

-Toi ? Tu veux rire ? La seule chose dans laquelle tu es nul, c'est avec les filles !

Je lui lançai un regard furieux et elle leva les mains dans les airs comme pour se protéger de mon regard, en riant.

-Désolée, j'ai pas pu m'en empêcher.

Elle posa une main douce sur mon bras.

-Sincèrement Percy, si tu étais si nul que ça, crois-tu que tu nous aurais convaincu de partir avec toi ?

Je souris. Non. Sûrement pas.

-Et toi Piper, crois-tu que nous aurions envie que tu viennes avec nous si tu étais aussi nul que tu le dis ?

Pip' sembla y réfléchir un moment, puis un sourire sincère étira ses lèvres.

-Non. Je ne crois pas.

Elle jeta un coup d'œil au bungalow derrière son dos et poussa un soupir.

-Espérons que Léo ronfle dans son lit en ce moment même. Sinon…

-On aura pas beaucoup de temps pour dormir, terminai-je à sa place.

-Je me disais plutôt que sinon, ça augurait mal pour lui !

-Alors va voir. Je vais… faire semblant d'aller vers mon bungalow… et je vais prier tous les Dieux qui existent pour que Léo soit là. Ça ne peut pas faire de tort.

Piper acquiesça, puis elle se dirigea à pas lents vers chez elle. Je tendis l'oreille pendant tout le chemin qui menait au bungalow numéro 1. J'espérais… j'espérais ne rien entendre… j'entrai finalement à l'intérieur sans que l'alerte n'ait été déclenché. Merci à tous les Dieux : Léo était sagement couché dans son lit. Et c'était officiel : j'allais le tuer. Dès que j'aurais dormi un peu.

Je me déshabillai et me couchai directement sur le matelas du lit de camp… j'avais mis mon sleeping dans mon sac… mon sac… je l'avais oublié… mon…

Je rêvais. Je savais que je rêvais parce que je voyais toute la scène d'en-haut, comme si je volais dans le vent. Je me trouvais dans la forêt, avec Charles et deux autres gars aussi baraqués et effrayants que lui. Devant eux, marchait un autre gars, grand et maigre. Il avançait à tâtons, portant un bandeau sur les yeux.

-Pourquoi est-ce que je ne peux pas voir où on va ?

Personne ne lui répondit.

-Je ne dirai rien à personne, je ne vous dénoncerai pas : je suis de la famille après tout.

Toujours rien. Il poussa un soupir.

-Ouais. Vous êtes pas vraiment bavards les gars ! Je vous imaginais… différents. Plus comme… ben comme moi. Est-ce que vous allez au moins prévenir mes amis ? Ils vont s'inquiéter si je disparais comme ça… sans laisser aucun indice ni rien.

-On va faire en sorte que tes amis sachent que tu vas bien, répondit Charles, et en disant ça, il leva les yeux vers le ciel, comme s'il savait que j'étais là et que j'écoutais. Et que tu as rejoint ta vraie famille maintenant.

L'image se dissipa et je me retrouvai dans un autre lieu. C'était une cachette dissimulée dans les bois et un jeune homme blond se réchauffait à côté d'un feu. Le même que dans mes autres rêves.

Luke.

Mon sang bouillonna dans mes veines et si j'avais été là en chair et en os, je me serais sûrement jeté sur lui, sans que je ne comprenne vraiment pourquoi. Il regardait des photos. Je me penchai par-dessus son épaule pour mieux voir. C'était des photographies de lui avec deux autres filles, prise quelques années auparavant. L'une des filles avait des cheveux noirs, courts, coiffés à la punk, et des yeux d'un bleu électrique. Et l'autre… c'était une petite fille aux cheveux blonds… et au regard reconnaissable entre tous. Ils semblaient tous les trois heureux, insouciants. Autant que des gens comme nous peuvent l'être.

-Vous êtes les seules qui accepteraient de m'aider… les seules qui arriveraient à me croire… mais où êtes-vous ? murmura-t-il pour lui-même.

« Personne ne peut t'aider, misérable héros. Tu reviendras à moi, à un moment ou à un autre. »

La voix. Cette maudite voix grave, rocailleuse, qui semblait avoir des millénaires. Je frissonnai même si je ne pouvais pas ressentir le froid.

-Non ! Jamais ! Plus jamais je ne vous obéirai !

« Alors je trouverai un autre sang-mêlé pour faire le travail. Un qui aura plus de courage que toi. Et tu mourras seul… dans l'anonymat et l'indifférence totale… »

Luke se prit la tête entre les mains, voulant sûrement faire taire la voix, mais je savais pour l'avoir déjà entendu qu'il n'y arriverait pas. La voix était tout autour de lui… et en lui.

-C'est faux ! Je retrouverai mes amis et…

« Tu n'as plus d'amis. Le seul espoir qu'il te reste, c'est de changer l'ordre du monde. Aide-moi à faire tomber les Dieux et tu auras tout ce que tu désires… »

Je ne sais pas pourquoi, mais j'eus l'impression que Luke était sur le point de flancher. Et même si je ne l'aimais pas, je ne voulais pas ça. Je savais que cette voix, peu importe à qui elle appartenait, était maléfique.

-Laissez-le tranquille ! criai-je, même si j'étais persuadé que personne ne m'entendrait.

Je me trompais visiblement parce que la voix éclata d'un rire froid, méchant. Luke redressa la tête, regardant tout autour de lui.

« Ah ! Petit héros : tu es là. Tu viens sans même que je te le demande maintenant. Si seulement… si seulement tu acceptais de m'obéir. »

-Qui est là ? demanda Luke, perdu.

-Reviens à la colonie ! dis-je, espérant qu'il m'entendrait encore cette fois. Annabeth est ici. Elle va t'aider ! Reviens à la colonie et…

« Va-t-en maintenant. »

La voix semblait contrariée. Elle me repoussa. J'essayai de résister, mais je ne pus tenir plus longtemps. Je me réveillai au son d'une conque. Je ne l'avais jamais entendu avant, mais on m'avait appris ce que ça signifiait : la colonie était en état d'alerte. Je remis mes vêtements de la veille en toute hâte et sortit de mon bungalow. Tous les pensionnaires se réunissaient au milieu des bungalows, sur le terrain de basket. J'allai les rejoindre, m'arrêtant à côté de Malcom.

-Qu'est-ce qui se passe ? On est attaqué ?

-Non. Piper croit qu'un pensionnaire a été enlevé.

Je fus pris de nausée. Non. C'était impossible. Pip' aurait donné l'alerte avant.

Mais je sus au regard désolé de Malcom que je visais juste. Léo avait disparu. Et je savais avec qui il était.

-Pensionnaires, s'écria Chiron. L'un des nôtres a disparu cette nuit ! Léo Valdez n'était pas dans son lit ce matin… et il n'est nulle part à l'intérieur de la colonie.

-Ce trouillard a dû déserter ! lança l'un des Arès.

Chiron secoua la tête.

-Mademoiselle McLean, qui le connaît bien, est persuadée du contraire.

-Rien à faire de ce qu'elle pense ! cria quelqu'un d'autre que je ne pus identifier.

Une chance pour lui parce que je l'aurais pulvérisé.

-Nous devons faire une battue dans les bois ! C'est le seul endroit de la colonie qui n'a pas été fouillé! Conseillers, séparez vos effectifs partout dans la forêt, en équipe de trois. Nous nous retrouverons ici dans trois heures pour faire état des recherches ! Si vous trouvez Léo, envoyez un membre de votre équipe me prévenir immédiatement.

Chiron claqua dans ses mains et tout le monde se mit au travail. Moi, je me précipitai vers lui et Piper, qui avait les yeux rouges d'avoir trop pleuré.

-Piper ! Qu'est-ce qui s'est passé ? Léo… il était là cette nuit… non ?

-Je… le croyais. Je le croyais Percy, mais j'étais si fatiguée et… Travis était couché dans le mauvais lit. Alors je… je ne sais pas depuis quand Léo a disparu.

-Ça va aller. On va le retrouver.

J'hésitai à avouer la suite : je n'avais pas parlé à Chiron de ma première rencontre avec les enfants d'Aphrodite et d'Héphaïstos. Maintenant, je n'avais plus le choix. J'avais été sympa avec eux et en remerciement, ils kidnappaient mon ami.

-Et… heu… je sais avec qui il est.

-Quoi ?

Chiron m'examina d'un regard scrutateur.

-Que sais-tu exactement Percy ?

Comme je n'avais aucune envie de lui avouer que je lui avais caché des choses, je décidai de ne dire qu'une partie de la vérité.

-J'ai fait un rêve. J'ai vu Léo. Il était dans la forêt de la colonie, avec d'autres demi-dieux. Ils étaient grands et assez costauds. L'un d'eux s'appelait Charles.

Le visage de notre instructeur se fit plus grave.

-Ils étaient ici Percy ? Tu en es bien certain ? Ça ne pourrait pas être une autre forêt ?

-Non. J'ai reconnu le poing de Zeus. Ils étaient à la Colonie.

Chiron poussa un soupir.

-C'est ce que je craignais.

Je fronçai les sourcils, pas certain de comprendre. Chiron dut lire l'interrogation sur mon visage parce qu'il m'expliqua :

-Percy, depuis le début de la guerre, j'essaie de garder les sangs-mêlés en-dehors des combats autant que je le peux. Zeus exige que nous fassions quelque chose d'utile, bien sûr, mais… un combat direct entre demi-dieux des deux clans n'aurait pour résultat que des morts inutiles. Je me sers donc des demi-dieux pour des missions de… reconnaissance et d'espionnage… en espérant que le camp adverse ne décide pas de nous attaquer de front. Mais ces derniers jours, ceux qui reviennent de mission me disent tous la même chose : nos ennemis essaient de trouver le moyen d'anéantir nos défenses. Et d'après ce que tu viens de me dire, ils semblent qu'ils aient réussi.

Il posa une main sur mon épaule.

-Je suis désolé pour ton ami, mais je dois faire revenir tout le monde ici. Nous devons nous préparer à être attaqué.

-Quoi ? Mais il faut chercher Léo ! protestai-je aussitôt. Si on le trouve, on trouve le camp ennemi aussi !

Chiron secoua la tête, l'air triste. Il semblait vraiment désolé, mais ça ne nous aidait pas. Il allait laisser Léo dans les mains de nos ennemis. Bon, d'accord, Charlie semblait assez sympa… mais il l'avait quand même enlevé. Et nous ne pourrions pas partir d'ici tant que Léo ne serait pas revenu. J'échangeai un regard entendu avec Piper qui semblait me comprendre parfaitement.

Chiron souffla de nouveau dans sa conque et quelques minutes plus tard, tous les pensionnaires étaient de retour sur le terrain de basket.

-Qu'est-ce qui se passe ?

-Vous l'avez retrouvé ?

-Où il était ?

-PENSIONNAIRES ! JE VIENS D'APPRENDRE UNE MAUVAISE NOUVELLE ! NOS ENNEMIS ONT RÉUSSI À FRANCHIR NOS DÉFENSES ! NOUS POUVONS ÊTRE ATTAQUÉS D'UN INSTANT À L'AUTRE! PRÉPAREZ-VOUS À VOUS BATTRE ! SORTEZ TOUTES LES ARMES, TOUTES LES ARMURES DONT NOUS DISPOSONS ! SOYEZ DE RETOUR ICI DANS MOINS D'UNE HEURE, NOUS VOUS EXPOSERONS NOTRE PLAN DE DÉFENSE !

La rumeur était maintenant si forte que même si je le voulais, je n'aurais pas pu échanger un mot avec Piper. Puis presque tout le monde se dispersa, courant d'un côté et de l'autre, criant des ordres, parfois dans le vide. Quelques pensionnaires s'approchèrent de nous : Annabeth, qui évitait soigneusement de regarder vers moi, Clarisse (j'aurais pu m'en passer), Conor et Travis, Pollux et Castos, les fils de Dionysos, Lee Fletcher, le conseiller des Apollon et Grover.

-Grands conseillers, suivez-moi. Réunion d'urgence.

Chiron tourna les talons et galopa jusqu'à la Grande Maison. Les autres conseillers le suivirent, mais je restai pour discuter avec mes amis.

-Grov', il faut faire quelque chose. Léo a été enlevé par Charles et ses amis. Ils sont ici, dans la forêt. Tu m'as parlé d'esprits de la nature hier… pourrais-tu les interroger ? Leur demander de l'aide pour le retrouver ?

-Je peux essayer, répondit-il d'un air incertain.

-Je vais venir avec toi, dit Piper. Et si tu n'y arrives pas, je vais les convaincre, moi.

-C'est un bon plan. Je vais aller à cette stupide réunion et on se retrouve ici plus tard.

-PERCY !

La voix de Chiron me fit sursauter.

-Tu es un conseiller aussi maintenant : ta présence est requise !

-Je dois y aller les gars. Bonne chance !

Je m'éloignai d'eux aux pas de course pour rejoindre la Grande Maison, furieux de ne pas pouvoir les accompagner. Bien sûr, je m'étais attaché à plusieurs pensionnaires de la Colonie et je n'avais aucune envie qu'elle soit détruite, mais… retrouver Léo me semblait plus important.

Je suivis Chiron à l'intérieur, jusqu'à la salle de jeux où tous les conseillers ainsi que Dionysos étaient réunis autour de la table de ping-pong. Tous les regards se posèrent sur moi et j'allai m'asseoir, un peu mal à l'aise.

-Aaaah ! Monsieur Johanson ! Merci de nous honorer de votre présence !

-C'est Jackson… et ça me fait plaisir monsieur !

C'était sûrement la chose à ne pas dire, mais j'étais tellement contrarié que je m'en fichais. Dionysos semblait sur le point de me carboniser sur place, mais Chiron prit la parole, répétant ce qu'il avait dit un peu plus tôt, que la colonie avait été envahi et que des ennemis se cachaient sûrement dans les bois, en expliquant que j'avais vu Léo avec Charles Beckendorf, l'ancien conseiller des Héphaïstos, et d'autres demi-dieux.

-Vous croyez que Beckendorf va nous attaquer ? demanda Annabeth qui semblait avoir de la difficulté à le croire.

-Il était vraiment sympa, ajouta Travis.

-Il nous construisait toujours des machines de guerre hallucinantes ! dit Connor.

-Je vois pas pourquoi ils seraient entrés dans les limites de la Colonie si ce n'est pour nous attaquer, répliqua Clarisse.

-Je crois que c'est pour moi, dis-je avant d'avoir pu m'en empêcher.

Le silence se fit autour de la table, puis Clarisse partit d'un petit rire méprisant.

-Toi ? Tu te prends donc pour le centre du monde, fils de Zeus ?

J'aurais dû me taire : j'avais déjà fait une erreur en dévoilant autant d'information. Mais je n'ai pas pu m'en empêcher : il a fallu que j'en rajoute. Pour ma défense, je voulais qu'ils cessent cette réunion de guerre et qu'ils se lancent à la recherche de Léo. Tout ça était inutile. Quelque chose me disait que Charles et les autres n'étaient pas là pour nous attaquer.

-Non, mais il semblerait que je sois au centre d'une prophétie… et c'est peut-être pour ça que tous les camps essaient de m'avoir de leur côté ! Hadès m'a envoyé ces Bienveillantes, mais heureusement, Poséidon a été un peu plus sympa : il m'a seulement envoyé deux demi-dieux pour discuter avec moi.

Je vis du coin de l'œil Annabeth secouer la tête pour me dire de me taire, mais il était trop tard. J'en avais déjà trop dit. Chiron me demanda des explications et, sachant qu'il ne servait à rien de mentir en présence d'un Dieu, je racontai ma rencontre avec Silena et Charlie, sans entrer dans les détails non plus. Pas question d'avouer qu'ils avaient mis le doute dans mon esprit et que depuis, je voulais partir d'ici. Mais au regard que me lança Dionysos, je sus que je n'avais pas besoin de le dire à haute voix : il le savait déjà.

-Pourquoi ne pas m'en avoir parlé plus tôt, Percy ? demanda Chiron d'un ton grave.

-Heu… ben…

-Parce que c'est un traître, dit monsieur D. J'ai l'impression que sa petite amie et lui n'étaient pas dehors par hasard cette nuit : ils cherchaient à fuir.

-J'suis pas un traître ! Je voulais juste aller voir ma mère et ma copine !

Je frappai du poing sur la table de ping-pong.

-Et après, serais-tu revenu ici pour servir notre père ? me demanda Dionysos, bien trop perspicace.

-Percy n'est pas un traître, dit Annabeth, d'un ton que j'aurais qualifié de… dégoûté. C'est seulement un idiot, une tête brûlée, un arrogant qui agit sans penser aux conséquences de ses actes. Parce que c'est le fils de Zeus et qu'il a quelques talents, il se croit tout permis. Il croit que nous allons lui pardonner toutes ses fautes. Et pire que tout, c'est un lâche : il fuit dès que quelque chose lui fait peur ! C'est pour ça qu'il voulait partir : pas pour aller dans un camp ennemi, mais juste pour échapper à la guerre !

J'avais envie de vomir, de pleurer, de hurler tout à la fois. Je me contentai de faire le dernier, criant sur Annabeth :

-Moi, un lâche ? Moi, fuir ? J'ai tué plus de monstres en un mois que tu n'en as vu de toute ta vie!

-Peut-être mais dès que ça devient vraiment important, tu prends tes jambes à ton cou ! Ben moi je dis : va-t-en ! On a pas besoin de toi ici ! Si cette vie ne t'intéresse pas… si ce que nous avons à t'offrir n'est pas assez bien pour toi… fiche le camp et va retrouver ta Rachel !

-C'est exactement ce que je veux faire ! Pourquoi je voudrais rester ici ? Pourquoi je voudrais être avec une fille qui me voit comme un idiot et comme un lâche ?

Annabeth était debout à présent elle aussi et nous nous affrontions du regard, penché au-dessus de la table de ping-pong, le plus près possible de l'autre que nous pouvions l'être.

-D'accord. C'était très intéressant, lâcha monsieur D. d'un ton tout sauf intéressé.

Je réalisai alors que je m'étais donné en spectacle et je me rassis rapidement à ma place. Annabeth fit de même, croisant ses bras sur sa poitrine et gardant son air furax.

-Maintenant, qui est pour détruire le garçon immédiatement et ainsi s'éviter des tas d'ennuis ?

Monsieur D. et Clarisse furent les seuls à lever la main. Le Dieu du vin poussa un soupir défaitiste.

-Qu'est-ce qu'on vous apprend dans cette Colonie ? Vous êtes bien trop gentils ! Bon, alors qu'on enferme Peter dans une des cellules du sous-sol et…

-Je crois que nous pouvons laisser une chance à Persée, l'interrompit Chiron. Il nous a dit la vérité, même si c'était un peu tard. Nous l'avons arraché à sa famille et il est normal qu'il soit un peu… en colère.

-Oh ! Je ne sais pas : il pourrait être dangereux.

-Ou il pourrait sauver l'Olympe. Laissons-lui le temps de s'adapter. Surveillons-le de près, mais attendons de voir… ce qui se passera.

Monsieur D. sembla réfléchir un long moment, puis il fit un geste de la main désinvolte.

-Comme vous voulez. Après tout, c'est sûrement la solution que mon père privilégierait lui aussi. Mais pour s'assurer de la bonne conduite de Paolo, je vais lui assigner un gardien. Quelqu'un qui devra le suivre, le surveiller nuit et jour.

Oh ! Ça ne n'était pas bon pour moi ! Quelqu'un chargé de me surveiller ? Nuit et jour ? Ça rendrait la fuite encore plus difficile… déjà que notre projet était bien compromis avec la disparition de Léo.

Travis leva aussitôt la main.

-Moi, moi monsieur D. ! Je suis volontaire avec mon frère !

Dionysos plissa le nez.

-Vous deux ? Non ! Vous êtes ses amis ! Je veux quelqu'un qui ne l'aime pas… qui le méprise autant que moi… peut-être Clarisse…

Non ! Par pitié ! Tout mais pas elle ! Je vous en prie, si un Dieu m'écoute, faite que ce ne soit pas elle !

-Ou alors…

Son regard s'arrêta sur Annabeth.

-Annie Clark, tu as l'honneur d'être choisi pour cette tâche.

-Qui ? Moi ?

Annabeth se redressa surprise, et un peu contrariée aussi.

-Oui. Tu suivras Peter nuit et jour. Et tu nous feras un compte-rendu de son comportement, de ses allées et venus dans la Colonie.

-Monsieur D., Annabeth et Percy sont plutôt… proches, dit Clarisse, avec un faux air innocent. De toute évidence, il a réussi à la séduire, je ne sais comment. Alors il serait sûrement plus avisé de me laisser le surveiller pour vous.

-Oh non ! Crois-moi petite : cette jeune fille est la mieux placée pour le surveiller. Rien n'est plus dangereux qu'une femme jalouse et en colère.

Su. Per. Annabeth allait me surveiller maintenant. C'était un peu de ma faute : j'avais prié les Dieux pour que ce ne soit pas Clarisse, mais je me demandais si Boucle d'or était un meilleur choix… ou un pire.

Je n'allais pas tarder à le découvrir.

Alors ? Vous pensiez que les choses seraient plus simples entre eux après le dernier chapitre ? C'est que vous me connaissez mal ! lol

Au prochain chapitre, je vous promets beaucoup beaucoup plus de moments entre Percy et Annabeth. Des moments tendres ou des moments chaotiques ? Ou même des moments chauds ? Pour le savoir, vous devrez venir lire ! à bientôt !