Les fleurs du mal
Auteur : Angelscythe
Genre : Romance, shonen-ai, noir comme d'habitude.
Couple : Vaniven
Disclaimers : Tous les personnages sont à Square Enix et à Disney quant à moi et bien, je les torture *grand sourire*
Note : Relecture faite par Mikukearu et comme d'hab', il aide dans les idées, mais à cause d'un bug il y aura pas de recorrection... désolée.
Chapitre 11 : Petits papiers.
Vanitas se réveilla en sursaut dans son lit. Il n'avait plus dormi depuis quatre jours et maintenant qu'il avait retrouvé les songes, ceux-ci étaient plus troublants encore. Les visages qui étaient flous ou vide commençaient petit à petit à prendre forme, prendre visage. Et étrangement, tous ses visages lui disaient quelque chose peu importe qu'il ne les ait jamais vu.
Il se permit de penser que, peut-être, c'était le visage de toutes les personnes qu'il avait tué. Mais un pan de son cerveau lui disait que c'était des plus pitoyables d'avoir ainsi des remords pour les meurtres commis.
Pris d'un doute, le brun tourna la tête et il regarda ce qu'il y avait dans sa chambre. Un médusard et des médusores. Pas de chronocyclone, représentation des remords, c'était un bon signe. Ca voulait dire qu'il ne devenait pas pathéthique.
Encore la respiration hachée, et le corps en sueur, Vanitas sortit des couvertures devenues moites et il baissa le regard avant de se rendre dans la salle de bain. Il en ressortit après une demi-heure, les cheveux humides, le torse et les pieds nus et un essuie autour du cou.
Il fit un signe pour faire disparaître les Nescients avant de descendre dans la cuisine. Il ouvrit le frigo et il chercha après quelque chose. Mais comme chaque fois, il ne trouva rien qui lui plaisait et il prit simplement une bouteille de boisson gazeuse qu'il ouvrit.
Il se rendit alors dans le salon en buvant.
- Te voilà enfin. Fit Xehanort.
- Il est midi et demie, ça ne te change pas de d'habitude.
- Il faudrait que tu me rendes un service.
- Qu'est-ce que tu me donnes en échange ?
- Je t'ai donné le droit de vivre, ça me semble suffisant, pas toi ?
- Buarf. Répondit Vanitas avant de se remettre à boire à sa bouteille.
Le basané tourna enfin la tête vers lui. Il le jugea du regard avant de soupirer légèrement. Le brun posa ses yeux jaunes sur le vieil homme avant de sourire sadiquement.
- Je te ferais disparaître si tu n'obéis pas. Je commence à être lasser de tes cas d'émotions.
Vanitas haussa les épaules et s'éloigna.
- Si tu disparais, Ventus serra à moi.
Le brun s'arrêta et il se tourna vers le Maître, le tuant du regard. Trois planeurs hostiles, un de chaque couleur, apparurent alors et voletèrent dangereusement autour de Vanitas.
- Tu me hais ? Bien. Utilise plutôt cette hargne pour servir mes plans.
- Que veux-tu ? Cracha le brun.
- J'aimerais que tu ailles voir Eraqus, en tant que mon élève, et que tu remues encore le couteau dans la plaie. Tu es assez intelligent pour savoir comment.
- Maintenant ?
- Oui.
Le brun soupira et il se rendit dans sa chambre. Il se changea rapidement, ou plus exactement : enfila un t-shirt, des chaussettes et des baskets. Il fit disparaître les planeurs hostiles, vérifia qu'il n'y avait aucun Nescient qui aurait profité d'une surcharge d'émotions pour sortir, puis il fit apparaître un couloir qu'il utilisa.
Il en ressortit, après avoir vérifié qu'il n'y avait aucun risque, dans la Contrée du Départ. Il marcha un peu avant de regagner l'intérieur de la bâtisse. Il chercha un peu partout avant de trouver le fameux « Nathaniel ». Ce dernier s'approcha de lui, suspicieux.
- Vous êtes ?
- L'élève de Maître Xehanort. Je n'ai pas prévenu mais j'aurais voulu voir Maître Eraqus.
- D'accord. Suis-moi.
Le brun hocha la tête et il lui emboîta directement le pas. Nathaniel se mit à lui parler comme s'il l'avait connu depuis toujours.
- Tu dois avoir le même âge que Ventus, non ? Il est partit il y a pas si longtemps… il devrait bientôt rentrer et tu pourras peut-être le rencontrer.
- Si je ne l'ai jamais vu, je ne peux pas te répondre. Répondit Vanitas, acide.
Il ne supportait pas que quelqu'un d'autre prononce le nom du blond vénitien. Il avait envie de saisir cet individu et de le coller violemment au mur en lui crachant que c'était lui que Ventus avait embrassé. Que c'était à lui qu'il avait demandé de rester avec lui.
- Il est plutôt mignon.
Vanitas serra les poings et il se retint de lui envoyer dans le visage.
- Tu as l'air sympathique, vous vous entendriez bien.
- Ca sert à rien de me dire ça puisqu'il n'est pas là ! Grogna le brun.
- Oui. Désolé. Nous y voilà.
Nathaniel frappa à la porte avant d'entrer, faisant signe à Vanitas de rester là. Il discuta un instant avec le Maître avant de se tourner vers le brun et de lui faire signe de venir. Ce dernier se força à le remercier et il s'avança vers le Maître qui lui offrit un sourire bienveillant.
Nathaniel quitta la pièce et la porte claqua. Le brun jeta un regard noir vers l'endroit où était le jeune homme puis il se tourna vers Eraqus.
- Désolé de vous déranger, c'est Maître Xehanort qui m'a demandé de passer vous voir.
- Tu ne déranges pas voyons.
- Avez-vous retrouvez vos élèves ?
- Non, pas encore.
- Puis-je vous demander pourquoi vous ne partez pas vous-même à leur recherche ? Fit Vanitas d'un ton humble.
Il fallait être très fin sur ce plan-ci.
- Cela me semblait évident. S'ils rentrent d'eux-mêmes, il faudra que je sois là pour eux.
- Je comprends…
Le vieil homme lui fit un sourire bienveillant.
- La douceur et l'amour… c'est comme ça que vous entraînez vos élèves ?
- Evidemment. Xehanort ne t'entraîne pas… comment t'entraîne-t-il ? S'enquit le Maître.
- D'une façon qui est adapté à mes aptitudes.
Le balafré le regarda avant de sortir sa Keyblade. L'être des ténèbres se tendit mais se retint de sortir la sienne. Non seulement ce serait suspicieux mais il pourrait poser problème pour le plan de Xehanort.
- Que dirais-tu d'un petit duel amical ? Sourit l'homme.
- Pourquoi pas.
Le brun fit sortir sa Keyblade. Il savait qu'Eraqus n'avait jamais vu l'arme du « garçon masqué », il pouvait alors le faire sans aucun problème.
Ils se mirent l'un et l'autre en position et Vanitas laissa Eraqus attaquer en premier. Il ne lui restait plus qu'une seule chose : le combat au corps à corps. Toute sa magie était entourée de ténèbres et l'user serait dangereux.
Mais il était fort et il le savait. Il contra alors l'attaque et enchaîna plusieurs coups avant de se glisser derrière Eraqus, évitant la contre-attaque de ce dernier. Il se retint difficilement de lui fracasser sa Keyblade dans le dos. Au lieu de ça, il tendit la main et tapota l'épaule de son aîné.
Ce dernier se tourna et lui donna un coup de Keyblade que Vanitas arrêta tant bien que mal. Il voulut utiliser un de ses leurres mais il se retint et se contenta de repousser sa Keyblade.
A chaque fois qu'il était mis en déroute, il se retenait difficilement de lui lancer des attaques magiques ou ténébreuses. Ainsi, Eraqus n'eut aucun mal à lui faire mettre un genou à terre sous ses coups de Keyblade.
- C'était un très bon combat. Lui dit Eraqus en lui tendant la main.
Vanitas mit son orgueil de côté et il accepta la main pour être redressé. Le vieil homme lui posa une main sur l'épaule.
- Tu es vraiment doué. Xehanort peut être fier de toi.
- Mon presque-père, oui. Souligna Vanitas.
Le balafré se tendit une seconde avant de lui offrir un sourire.
- Lorsque mes élèves reviendront, ce serait bien que tu viennes une fois ou deux pour t'entraîner avec eux.
- Ca me ferait plaisir mais… avez-vous déjà pris en compte la possibilité qu'ils ne reviendront peut-être jamais ?
- Oui. Mais je préfère ne pas y penser. Répondit Eraqus.
Le balafré lui fit signe d'attendre et il sortit de la pièce. Vanitas fixa la porte et il prépara un brasier obscur, juste pour faire sortir la pression. Il la stoppa relativement vite et il fit disparaître sa Keyblade.
Il se força à afficher un sourire lorsque le Maître revint. Il lui tendit une photographie où on pouvait voir Terra et Aqua entourant Ventus.
- Voici Terra, Aqua et Ventus. Décrivit l'homme en les montrant l'un et l'autre.
- Je mets enfin un visage sur les noms dont vous et mon Maître me parlez tout le temps.
- Tu peux la garder si tu veux.
- Merci. Fit Vanitas. C'est lequel que vous considérez comme votre fils ?
L'homme se tut avant d'afficher un sourire.
- Je les considère tous comme mes enfants. Mais j'ai une affection plus particulière pour Terra.
- Je vois…
- Tu prévois de devenir Maître ? Demanda le balafré.
- C'est une option qui me plaît bien mais j'y vois beaucoup de désavantage aussi.
- Je te comprends.
- Maintenant, si vous le voulez bien, je vais rentrer chez mon presque-père. Je suppose que vous avez besoin de solitude et de concentration pour attendre vos élèves.
- Merci. Souffla l'homme tendu.
Vanitas sourit, se pencha puis il partit. Il attendit d'être dehors et loin de tout pour entrer dans un couloir des ténèbres qu'il venait d'ouvrir.
Il en ressortit dans le salon de Xehanort. Ce dernier se leva et il s'approcha de lui, l'interrogeant du regard.
- Tu l'as détruit ?
- J'ai semé le trouble en lui.
- Parfait…
Vanitas plia la photo que lui avait donnée Eraqus de sorte à ce qu'il n'y ait plus que Ventus qui apparaissait. Il le fixa avant de se tourner vers Xehanort qui s'était rassis.
- Je sais…
- De quoi me parles-tu, Vanitas ? Je ne suis pas dans ta tête, pour la centième fois.
- Je sais que je suis les ténèbres de Ventus.
- Félicitations, tu étais présent.
- Ma première semaine de vie était floue et je m'en souviens mal. Répondit Vanitas.
- Je vois.
- Mais ça veut dire une chose…
Vanitas s'approcha de son Maître. Ce dernier tourna la tête vers lui et ancra ses yeux orange dans les prunelles jaunes.
- Ca veut dire… que Ventus est à moi. Siffla le brun en se penchant vers lui.
- Erreur.
- Que vas-tu dire ? Grogna Vanitas, serrant la photo dans sa main.
- Que si tu es les ténèbres de Ventus, ce n'est pas lui qui t'appartient… mais toi qui lui appartient. Lui dit le chauve avec un sourire narquois.
- La ferme. Souffla le brun avant de s'éloigner.
Il regagna sa chambre alors qu'il entendait le rire de Xehanort derrière lui. Il se moquait de lui jusqu'au bout mais, malheureusement, il était obligé d'avouer que ce n'était pas faux.
Il avait bêtement cru que Ventus était à lui mais si c'était l'inverse…
