IV.
- Je crois que tu faisais un mauvais rêve.
POV SHERLOCK
Je sursautais, persuadé que j'allais ressentir une douleur, que ce soit dans mon abdomen ou dans ma tête, pourtant rien... John me regarda et je vis toute son inquiétude. Il me glissa sur le côté en délicatesse mais rapidement, et brandit son arme vers notre meurtrière qui tomba à genoux à cet instant précis, du sang venant tâcher son tee-shirt au niveau de la poitrine. Derrière elle, une silhouette se dessina : Lestrade.
- J'aimerais à l'avenir que vous preniez le temps de répondre à mes messages, ça m'éviterait d'avoir à vous sauvez la vie in-extremis !
Je vis un léger sourire couvrir les lèvres de John, celles qui avaient été si proche de moi quelques secondes plus tôt... Puis, son attention se dirigea de nouveau dans ma direction. Il se leva, me demandant si j'allais bien. Comme je répondais d'un hochement de tête, il me présenta sa main pour m'aider à me lever, que j'acceptais sans plus de commentaires.
- Rentrez chez vous, mais allez d'abord vous faire ausculter, lança Lestrade alors que nous vîmes plusieurs agents apparaître, dont le sergent Donovan qui ne nous gratifia d'aucunes remarques face à nos mines confites !
Je voulus protester, mais changeais d'avis en me souvenant que John était quelque peu blessé.
- Nous viendrons vous voir... Dès que possible, répondit John en constatant sur sa montre qu'il devait être une heure du matin.
Je réprimais difficilement un tremblement, face au froid qui saisissait mes muscles.
- Je vais demander à ce qu'on vous ramène, ajouta l'inspecteur avant de se tourner vers quelqu'un d'autre.
Et ce fut tout. Pas de grande scène pour critiquer notre travail en solitaires, pas de remarques sur le danger que nous venions de traverser... Rien de tout cela... Nous devions vraiment avoir mauvaise mine pour qu'il ne dise rien... Ou bien, peut-être avait-il finit par nous faire confiance, peut-être qu'il savait que si nous avions fait cela c'était parce qu'il n'y avait pas eu d'autres options ?
En silence, nous nous dirigeâmes vers l'entrée du parc où les lumières des gyrophares, violentes, nous firent plisser des yeux. John me tenait toujours le bras, et m'emmena jusqu'à l'ambulance en silence, et de mon côté, j'essayais de faire abstraction des légers vertiges qui me prenaient parfois.
Maintenant que tout était finit, que la pression, que l'adrénaline venaient de me quitter, je réalisais avec horreur comment j'avais failli gâcher notre amitié en ne réprimant pas mes pulsions... Quelle erreur ultime aurais-je accomplit ! Il serait sûrement déjà en train de faire ses valises à cette heure-là si j'avais osé... Je fermais les yeux et laissais ce stupide ambulancier prendre ma pression sanguine, vérifier mes réflexes et il s'amusa même à me poser de ridicules questions pour savoir si tout allait bien dans mon esprit. Mais pour qui me prenait-il ? Un faible homme ne pouvant pas résister à une dose de drogue ? J'esquissais un sourire, mais me rattrapais bien vite en croisant le regard de John.
Gêné, je détournais la tête, et fixais mon attention sur la scène qui se présentait devant moi. Un brancard vide se dirigeait sous les bois, la pluie n'avait toujours pas cessé, plusieurs policiers s'affairaient à retenir les curieux qui s'approchaient...
Et mes chaussures étaient trempées... Je serais sûrement obligé d'aller m'en acheter des nouvelles. Je pourrais en faire commander de Paris, j'aimais bien les chaussures de France. Parfaitement sobres, ce qu'il me fallait. Je remarquais à peine la couverture que l'on posa sur mes épaules, et à peine que John s'était rapproché de moi.
Pourquoi avais-je voulu faire cela ?! Non ! Il était hors de questions que je recommence à me poser toutes ses questions. J'avais mes réponses. Je me tournais vers John.
- John, rentrons, s'il te plaît.
Il ancra son regard dans le mien, puis avec un faible sourire, se leva, m'entraîna à sa suite. J'entendis vaguement l'ambulancier lancer quelques conseils, tant mon esprit était focalisé sur la personne à mes côtés... C'était stupide, avant John n'avait pas tant d'importance pour moi. J'aurais très bien pu continuer à me comporter simplement avec lui, mais visiblement je n'y arrivais plus. C'était hors de mes capacités. Et cette situation, je m'en doutais, allait finir par devenir problématique.
Un policier nous fit entrer dans sa voiture, nous proposant de nous ramener comme l'inspecteur Lestrade l'avait convenu. Quelle ne fut pas notre surprise quand nous découvrîmes, sur les sièges de la banquette arrière où nous nous installions, une petite carte blanche :
Travaillez à l'instinct
- Visiblement, elle ne nous a pas quitté de la soirée, soufflais-je en saisissant le papier entre mon pouce et mon index.
Il y avait quelques gouttes de pluie encore fraîches dessus, cela ne faisait pas longtemps que la carte avait été déposé.
- Je l'ai vu, souffla John à mes côtés.
Ma tête tourna si vivement vers lui que ma vision se troubla un instant, mais j'ignorais totalement le message de mon corps qui me disait que je devrais aller dormir.
- Comment ça ?!
- Oui, elle était là. Lorsque nous étions caché derrière le bosquet, je l'ai reconnu. C'est elle qui m'a conseillé en quelques sortes de fuir vers le parc... Avant que je ne te retrouve dans cette ruelle, je me suis fait percuter par un vélo, et une de ces cartes est tombée devant moi... Et après, quand nous étions caché derrière la benne, je l'ai vu franchir le portillon... Et j'ai compris qu'elle nous donnait un plan...
Je ne répondis pas, plongé dans mes réflexions. Pourquoi... ? Pourquoi avait-elle cherché à nous aider ? Peut-être était-ce un piège finalement ?
- Mais ce n'est pas tout, continua John coupant le fil de mes pensées. J'ai pu apercevoir ses cheveux. Je dirais qu'elle est brune.
Immédiatement un nom me vint en tête, mais John eût tôt fait de me contredire, comme s'il avait lu dans mes pensées :
- Ce n'était pas Irène Adler. Elle était bien plus petite et avec plus de formes.
Je remarquais le ton avec lequel il avait dit le nom de La Femme. Il ne l'appréciait toujours pas, même lorsqu'il songeait qu'elle était « morte ». Peut-être devrais-je lui dire un jour ? De toutes manières, cela ne changerait pas grand chose, puisque nous ne la reverrons sûrement plus.
- Tu n'as rien observé d'autres ?
- Excuse-moi Sherlock, mais à ce moment tu étais en train de t'effondrer sur mon épaule, je n'ai pas plus porté attention à cette jeune femme.
Gêné, je détournais mon regard vers la fenêtre. Je m'étais appuyé sur son épaule ? Ce devait être lorsque la drogue faisait tout juste effet et que j'avais un peu de mal à résister... J'aurais dû savoir plus tôt que c'était la serveuse la coupable. Elle était la mieux placé pour tout savoir sur les clients du Show men club, sachant qu'une majorité devait se confier à elle. Et pourtant, nous ignorions tout, même son nom. Il avait fallu qu'elle nous attaque pour que nous découvrions tout. Il avait fallu que je mettes John en danger, seulement pour résoudre une misérable enquête... J'aurais dû comprendre avant. J'aurais dû être plus vigilant.
- Sherlock ? M'apostropha John devant l'extérieur : nous étions rendu.
Je sortis de l'habitacle sans un mot. Et c'est dans le même silence que nous montâmes jusqu'à l'appartement, sans que Mrs Hudson ne sorte en pyjama pour voir si tout allait bien. Et c'était peut-être mieux ainsi, elle aurait encore insisté pour rester avec nous un moment, et si j'avais envie de quelque chose, c'était de rester seul avec John. Ou seul tout court.
D'ailleurs, il insista pour que je mange quelque chose, et je me retrouvais contraint à grignoter des toasts à une heure trente du matin. Je sentis mes paupières se fermer progressivement, mais je luttai du mieux que je pu en vain. Alors que j'étais assis sur le canapé, je sentis des bras me retirer ma tasse de thé des mains, alors que ma vision se troublait progressivement face à la fatigue qui m'envahissait. Je n'entendis que des brides de mots qui n'eurent aucun sens pour moi. Les bras me soulevèrent les jambes pour les étendre sur les coussins, et ma tête alla reposer sur l'accoudoir.
J'eus parfaitement conscience de la main qui erra dans mes boucles et des frissons qui me parcoururent à cet instant, en revanche, je me rendis vaguement compte que je soupirais son prénom avant de laisser Morphée m'emporter.
POV NARRATOR
Lorsqu'une maison s'endort, lorsque la nuit présente depuis longtemps est enfin accueillit dans un soupir, on ignore presque toujours qu'il y a quelqu'un qui à pourtant bien gardé les yeux ouverts, que même la fatigue, que même les courbatures, que même le froid d'un corps épuisé, ne peuvent aider à rejoindre le sommeil.
Ce soir-là, alors que John aurait dû s'endormir suite à cette éprouvante soirée, il ne pouvait laisser ses yeux se fermer, son esprit ne voulait pas cesser de tourner en rond son problème. Il avait encore cru perdre Sherlock, aujourd'hui. Et la situation avait fait qu'il n'avait qu'une envie, c'était de prendre encore plus soin de son colocataire...
Soupirant, John se retourna dans son lit. Il avait déposé une couverture sur les épaules de Sherlock qui était endormit dans le salon, et avait passé un bon quart d'heure à observer les traits de son ami. Cela l'avait apaisé, il avait sentit toute la tension retomber. Elle s'était effondrée sur le sol, explosant en milles morceaux, pour ne garder en mémoire que la sensation de Sherlock tout contre lui. Que s'était-il passé ? Depuis qu'il était revenu d'entre les morts, depuis que Harriet était repartie, depuis que cette inconnue était apparut, tout avait changé. Rien n'était plus pareil. Après tout, qu'est-ce qu'il espérait ? Croyait-il vraiment que l'on pouvait quitter un ami si important pendant très longtemps et espérer pouvoir revenir comme si de rien n'était ? Non, bien sûr que non. Ce ne pouvait être aussi simple. La vie n'était jamais simple, pourquoi l'aurait-elle été pour le grand détective ?
Finalement, l'épuisement eut raison des problèmes de John qui réussit à s'endormir alors que le soleil commençait à se réveiller...
POV SHERLOCK
Un éclat de lumière perça dans le salon, et je pu le deviner même à traverser mes yeux fermés. Je les ouvris doucement, supportant mal la luminosité. Au vu de la hauteur du soleil, il devait être près de midi. Je me redressais, grimaçant face aux courbatures que mon corps me signala. Il n'y avait aucun bruit dans l'appartement, peut-être que John dormait encore ? Je me levais, retirai mes vêtements petit à petit en avançant jusqu'à ma chambre. Oui, John devait être couché. Je plongeai sous la douche, oubliant de fermer la porte de ma chambre après tout, que faire des conventions ? Ce n'était qu'un détail, et puis il n'y avait personne. Je soupirai en constatant que mon cerveau avait repris sa course habituelle dans l'élucidation de stupides détails. L'eau me parut trop froide, et j'augmentais la chaleur, au point que je vis ma peau rougir, mais n'y accordais pas plus d'importance. Je soupirais en attrapant un gant, cherchant à me motiver pour me savonner. Si quelqu'un pouvait le faire à ma place, je ne gaspillerais pas mon énergie pour ça !
Avec beaucoup d'efforts, je terminai et sortis, saisissant rapidement une serviette face au froid qui m'envahissait déjà. Je fus rapidement sec et toujours avec la même lenteur, j'allais attraper une tenue, faisant tout de même attention à mon choix.
Fallait-il que je réveille John ? Nous devions aller à Scotland Yard et il n'apprécierait certainement pas que j'aille sans lui...
Je décidais d'aller voir s'il dormait profondément ou non. Il m'en voudrait peut-être d'être entré dans sa chambre, mais cela faisait un moment que nous vivions ensemble et je ne comprenais toujours pas cette obsession pour la « sphère intime ». Encore un concept bien inutile.
Je montais les marches doucement, évitant de faire craquer le parquet. J'atteignis avec succès l'entrée de sa chambre, et constatais que la porte n'était pas fermée. Plus facile pour entendre s'il se passe quelque chose d'anormal au rez-de-chaussée à tous les coups.
POV NARRATOR
Il entra silencieusement, pour apercevoir John dormant torse nu, allongé sur le ventre. Immédiatement, sans qu'il ne le veuille vraiment, ses yeux se fixèrent sur sa cicatrice à l'épaule, avant que ses yeux ne glissent délicatement le long des courbes des muscles de l'ancien soldat. Il remarqua qu'il s'était agenouillé près du lit, et qu'il s'apprêtait à lever la main, quand John esquissa un mouvement, tournant la tête vers lui. Ne sachant pourquoi il faisait cela, du bout des doigts, il effleura la nuque du docteur, et avec une infinie précaution, il suivit la ligne de sa colonne vertébrale avant de faire demi-tour pour descendre le long de sa taille. Il vit le duvet des bras de John se hérisser, et réprima difficilement à son tour un frisson. Il remarqua qu'il n'arrivait même plus à avaler sa salive, que quelque chose lui bloquait la gorge. Frissons. Chaleur. Voilà que ça recommençait. Mais cette fois-ci, il abandonna de tenter de contrôler quoique ce soit.
- Sherlock.
Le détective sursauta et retira vivement sa main, sentant ses joues lui brûler. Mais John ne lui laissa pas le temps d'esquisser un mouvement de plus car il lui attrapa brusquement le bras, et le fit passer par-dessus de lui, pour qu'il se retrouve sur le dos, en travers du lit.
Sherlock hoqueta de surprise, mais n'eut pas le temps de se relever, car John grimpa sur lui, coinçant malencontreusement le drap fin entre eux deux. Mais, il n'eut pas le loisir de s'arrêter plus sur ce détail, car il fut captivé par le regard sombre de John, et plus particulièrement par les mains qui immobilisèrent chacun de ses mouvements. Dans sa poitrine, il sentit son cœur partir dans une folle course, et s'arrêter lorsque il sentit John tendre ses hanches vers les siennes.
- Oh mon Dieu, souffla-t-il en fermant les yeux alors qu'il tentait de réprimer un flot d'émotions l'envahir alors qu'ils ne s'étaient même pas encore touché.
Mais quand ce fut le cas, une explosion retentit dans tout son être, et il ne put retenir l'ondulation de son bassin qui rendit ses yeux humides face au désir trop grand. C'était comme si, il était submergé par un plaisir trop immense. Comme si toutes ses barrières s'effondraient, comme si tout ce qu'il avait tenté de contrôler étaient enfin libérés et qu'il lâchait la trop grande tension présente en lui. Soudainement, il sentit des lèvres contre son cou, il sentit leur chaleur, leur humidité et son sang reprit une course incontrôlable dans ses veines. Il eut l'impression de défaillir. De mourir sous les sensations. Dans son esprit, c'était comme s'il y avait un cataclysme, un bruit infernal et surtout ses pulsations qu'il était contre ses tympans.
Un puissant frisson le traversa quand il sentit des dents mordiller son lobe d'oreille droit alors que John faisait glisser son entrejambe contre le sien.
- John..., implora-il avant de se mordre la lèvre pour contenir un gémissement qui montait en lui.
- Sherlock.
Tout retomba brutalement lorsqu'il entendit le ton de la voix de John, alors qu'il ne cessait de lui embrasser le torse. Non. De nouveau, il sentit ses yeux lui piquer, mais c'était bien différent. Il tenta de se souvenir quand il avait eu conscience de se réveiller, mais fut couper par un nouveau frottement un peu plus bas, et encore cette voix :
- Sherlock, je suis là.
John ne l'avait pas regardé en disant ça. John ne l'avait pas embrassé. John ne l'avait plus regardé après toute à l'heure. Pourtant, la poigne sur ses poignets était très ferme, et il ne pouvait en douter.
- Arrête, souffla-t-il en tendant de se débattre, je t'en prie arrête.
Mais il n'arrêta pas, au contraire, il continua, et ce fut encore plus dur pour Sherlock de résister. D'ignorer cette bouche sur son corps, cette chaleur qui l'envahissait, et ces hanches pressées contre la sienne, qui justement se mouvèrent à cet instant. Il se retint de justesse d'émettre un son qui l'aurait sûrement fait craquer, et de tendre son bassin vers l'avant. Mais, il n'eut pas à le faire car ce fut l'autre personne qui le fit pour lui.
- Ce.. Ce n'est pas possible.. John...
Pourtant, il persécutait, faisant augmenter le désir du détective, qui se sentait perdre peu à peu son contrôle. Il fallait qu'il se rappelle à quel moment il avait eu conscience de se réveiller. Oui, il y avait eu le soleil qu'il avait sentit à travers ses paupières, mais avant, il fallait qu'il trouve l'instant d'avant, l'unique instant où il avait quitté Morphée...
- Sherlock...
Cette voix, John. Ce ne pouvait être celui qui en ce moment le touchait... De fines filets d'eau salée coulèrent sur ses tempes sans qu'il ne puisse les contrôler.
- Joh.. John...
Il ferma ses yeux. Il ne devait pas céder. Non. Parce que s'il se passait ce qu'il pensait, il ne pouvait pas. Mais, pourquoi, est-ce que ce serait le cas ? Il fronça des sourcils, sa raison commençait à être vaincu par les émotions. Il manqua de vaciller quand une main glissa dans ses cheveux, et qu'il sentit la chaleur corporelle de John se rapprocher de lui, et son souffla contre son cou tendu. Non, non... Puis, des mains se posèrent sur sa taille, défaisant sa chemise, avant de glisser vers ses hanches. Son pouls s'accéléra encore, et il fut incapable de le repousser de ses bras pourtant libres. Il ouvrit les yeux pour voir John, descendre et déposer une ligne de baiser contre sa peau blanche, jusqu'à son nombril, et il renversa la tête en arrière en sentant une langue y glisser un bref moment. Il cédait. Seigneur, mais comment ne pouvait-il pas céder ? Les mains sur ses hanches, migrèrent jusqu'au bouton de son pantalon, et il se rendit compte que tout cela ne le laissait pas insensible malgré tous les efforts qu'il faisait. Un grognement qui ne venait pas de lui, monta à ses oreilles, ne l'aidant vraiment pas.
- John...
Il ne redressa pas la tête tout de suite vers lui, mais il pu sentir son bouton être défait, et eut conscience que sa respiration devenait clairement haletante. Il se mordit la lèvre lorsque la main de John glissa vers le bas pour défaire sa braguette, et se cambra lorsqu'il l'effleura presque par inadvertance. A ce moment-là, John remonta vers son visage, sans lâcher les deux pans de son pantalon, et s'immobilisa au-dessus de ses lèvres. Il l'entendit clairement murmurer d'une voix rassurante qui n'allait pas avec son regard affamé :
- Sherlock, ne t'inquiète pas, ça va aller.
Ses mots eurent l'effet inverse, surtout qu'il fut alors certain de l'illusion.
- Non, non, arrête !
Il voulut le retenir mais, les deux mains eurent tôt fait de descendre son vêtement le rendant horriblement vulnérable. Sa respiration était violente, tant il luttait entre le plaisir et la peur de ne pouvoir résister au rêve. Cependant, il fut incapable de bouger, car les deux mains bloquèrent les siennes, et les jambes de John immobilisèrent les siennes.
- Ne.. Ne fais pas ça..., supplia-t-il maudissant intérieurement son subconscient qui rendait la situation si réelle.
- Détends-toi...
La voix tentait encore de le rassurer, mais aussi de le réveiller, il en était certain, pourtant ce n'était pas efficace, surtout lorsque les lèvres de John migrèrent encore vers le bas, il se douta qu'il allait bientôt être vaincu...
- Arrête, s'il te plaît...
Le souffle chaud descendait de plus en plus, se rapprochant. Ses doigts resserrèrent leur emprise sur les poignets de John, comme pour chercher à s'y agripper. Mais, il cessa brutalement toute résistance, quand il comprit que son inconscient venait de gagner et se réveilla en sursaut, à l'instant même où les lèvres entreprenantes avaient pris possession de lui.
POV JOHN
- Sherlock ! M'écriai-je quand il se réveilla enfin.
Il bondit du canapé, se jetant littéralement sur moi. Mes mains qui avaient tenté d'immobiliser ses mouvements effrénés qu'il avait eu dans son rêve, se retrouvèrent sur le sol. Les siennes amortirent sa chute en se posant de chaque côté de ma tête.
- Je crois que tu faisais un mauvais rêve.
Sherlock ancra son regard dans le mien à mes mots. Il était en sueur, ses pommettes rougies et ses pupilles étaient diablement dilatées. Suite aux brides de mots que j'avais cru entendre dans son cauchemar, j'avais été dedans. A califourchon sur moi, la couverture que je lui avais mis sur lui la veille emmêlée autour de son corps, il semblait vraiment perturbé.
- Est-ce que ça va ?
Ses yeux étaient rougies comme s'il allait pleuré, et en effet, une larme s'échappa et tomba sur ma chemise.
- Je... Je t'ai réveillé, souffla-t-il d'une voix plus grave qu'à l'habitude.
- Ne t'inquiète pas, j'étais déjà levé... Est-ce que tu es sûr que ça va ?
Je levais la main pour la poser sur son front, et c'est partir de là que ça donna n'importe quoi.
Bonjour, bonsoir !
Ahah, vous vous êtes fait avoir un petit peu quand même, non? :D Navrée, je vous laisse encore sur une fin frustrante... Mouaahahahah *reçoit une multitude d'objets dans le visage*
En tout cas, je vous remercie bien aimablement, et chaleureusement, parce que vos reviews sont crescendo en compliments, ce qui me fait énormément plaisir T.T *keur keur* Et pour vous récompensez, j'espère que vous avez remarqué que ce chapitre est plus long et bien plus riche en émotion 8D (J'enfonce le clou, bonjour !)
A très vite (Je suis en vacances, je devrais pouvoir poster le dernier chapitre de cette deuxième partie bientôt ! :D) !
MB, qui vous embrasse bien fort.
