Chapitre 10
Je suis vraiment désolée, j'ai vraiment été absente très longtemps, mais je reviens enfin avec mon chapitre 10.
Je suis vraiment heureuse de voir que vous aimez ma fiction, et les reviews que vous me laissez sont si gentilles !
J'espère que ce chapitre vous plaira, et merci à tous ceux qui laissent une trace de leur passage en me laissant une review !
Deux jours n'étaient rien, vraiment rien pour des vampires. Quarante-huit petites heures. Et pourtant c'était si long… Il n'y avait rien d'autre à faire qu'à attendre. Fixer l'horloge, en espérant que les aiguilles se mettraient finalement à bouger plus vite, et que les minutes qui défilaient se transformeraient en heures. Cela faisait exactement douze minutes et quarante-cinq secondes que j'avais quitté Edward, et déjà je ne pensais qu'à courir le retrouver. Au lieu de cela, je me trouvais dans la voiture de Kate, qui me ramenait chez moi.
« Donc… commença-t-elle avec le sourire aux lèvres. Tu as des choses à me dire, je crois?
Je soupirais. Je ne connaissais pas de personne plus curieuse que Kate.
-Eh bien, Edward et moi on est en couple, dis-je le plus simplement du monde.
-Sans blague! Merci, j'avais cru comprendre! Vous vous êtes embrassés devant moi! Ce que je veux c'est savoir comment c'est arrivé, où est-ce qu'il t'a emmené, ce que vous avez fait…
-Stop! M'écriais-je. Pas si vite! Tu sauras tout, pas de panique! Alors, pour résumer…
-Non! Moi je veux tous les détails! Me contredit Kate.
Je lui parlai donc de ma journée. Elle s'extasia sur la déclaration d'amour à laquelle j'avais eu droit, mais je lui tus les détails les plus intimes de nos baisers. Kate faisait exprès de conduire lentement pour que nous passions plus de temps toutes les deux.
-Au fait, dis-je lorsque j'eus fini de lui raconter en long en large et en travers le déroulement de ma journée, à quoi as-tu pensé tout à l'heure lorsque j'embrassais Edward?
Kate ne me répondit pas immédiatement, se contentant de regarder la route tout en souriant.
-Oh non… Qu'as-tu pensé Kate? J'ai vraiment peur là…lui confiais-je.
-J'ai dit à Edward qu'il faudrait penser à vous trouver une chambre plutôt que de faire une démonstration d'affection si… débordante en public, dit en rigolant Kate.
Je levai les yeux au ciel, et poussai un soupir. Kate serait toujours Kate. D'après ce que m'avait dit Edward, c'était la version féminine de, comment s'appelait-t-il déjà? Ah oui, Emmett. Je m'apprêtais à lancer une réplique cinglante à ma meilleure amie lorsque je me rappelai de la réponse d'Edward. « J'y penserai » avait-il dit. Aussitôt, je me sentis sourire, et mon corps s'enflamma. Je fis des efforts surhumains pour me maîtriser, arrêter de me rappeler de son sourire, de ses yeux pétillants, de sa bouche si douce…
-Quand est fixé votre prochain rendez-vous? Me demanda Kate, ce qui me ramena sur terre.
-Dans deux jours, à huit heures du matin à St James Park.
-Je te couvre encore? Proposa mon amie.
-Je veux bien. On n'aura qu'à dire que je t'aiderait à refaire ta chambre, tu m'avais prévenue que tu comptais changer de style.
-D'accord. On ira acheter de nouveaux meubles ensemble une fois que tu auras vu ton chéri, planifia Kate.
Cinq minutes plus tard j'étais chez moi. Je montais directement dans ma chambre, et pris un livre. Orgueil et préjugés, comme par hasard le roman préféré d'Edward. Tout finirait par me ramener à lui, je le sentais.
Lorsque vous finissiez par rencontrer votre âme sœur, il était difficile de se la sortir de la tête. Vous n'existiez que pour penser à votre moitié, vivre avec elle et surtout l'aimer. Il était si bon de sentir que notre existence avait un but. Le mien, c'était de rester avec Edward. Je ris de moi-même: Bella Swan, vampire de son état, qui se meurt d'amour pour Edward Cullen, qui est censé être son ennemi juré. C'était un Roméo et Juliette version vampirique en quelque sorte.
Maintenant il ne restait plus qu'à espérer que nous ne connaîtrions pas la même fin que les deux amants.
**********
Deux jours plus tard, je pus enfin quitter cette maison maudite. Maudite, parce qu'Edward n'y habitait pas avec moi. Ces quarante huit heures avaient été une vraie torture. Je pensais à lui du matin au soir, je revoyais son sourire si parfait, et je fondai sur place. J'avais passé l'essentiel de mon temps dans ma chambre, car je ne pouvais m'empêcher de sourire vingt quatre heures sur vingt quatre comme une bienheureuse.
Heureusement Aro avait gobé sans problème mon mensonge, d'autant plus que Kate avait téléphoné pour faire bon usage. Il était sept heures trente, j'aurai un peu d'avance mais tant pis. Mieux valait attendre à St James Park plutôt qu'ici. Je m'installais dans ma voiture, et démarrai. Comme à mon habitude, je poussais le compteur à son maximum, jouissant de la sensation enivrante de la vitesse.
A sept heures quarante cinq, j'étais installée sur notre banc habituel, à Edward et moi. Je sortis de mon sac Raison et Sentiments, une autre œuvre de Jane Austen. J'avais à peine lu deux lignes qu'une voix mélodieuse, à cinq centimètres de mon visage, retentit:
-Encore Jane Austen. Explique-moi pourquoi je ne suis pas surpris.
Aussitôt, je souris de toutes mes dents. Même son odeur m'avait manquée. C'était si bon de le retrouver… Et sa voix, si mélodieuse… Je me retournais lentement, et j'eus d'un seul coup le cœur plus léger lorsque je pus enfin voir son visage. Je m'apprêtais à lui lancer une réplique cinglante, mais je n'en eu pas l'occasion. Pourquoi? Essayez de deviner, cela n'est pas très compliqué. Disons pour faire court qu'Edward s'était littéralement jeté sur moi dès que nos regards s'étaient croisés.
Toutes ces sensations étaient si agréables… La douceur des lèvres d'Edward sur les miennes, les frissons qui parcouraient mon corps au moindre contact avec le sien, la douce chaleur qui rendait mon cœur plus léger, moins froid que d'habitude… Il me serait désormais impossible de me passer de nos baisers.
A bout de souffle, nous finîmes par nous écarter l'un de l'autre.
-Quel enthousiasme! M'exclamais-je.
J'eus droit à un sourire en coin absolument craquant, et je dus me tenir au banc pour ne pas en tomber à la renverse. Comment pourrait-on décrire avec exactitude ce que je ressentais? Cela était impossible, tout était trop confus. Je savais juste que je ne vivrai plus que pour ces moments, à partir de maintenant. On pourrait penser que ces sourires étaient faits pour me réchauffer le cœur. Comment penser à quelqu'un d'autre que lui, et à avoir envie d'autre chose que de l'aimer lorsqu'il était en face de moi?
Il était une drogue pour moi, mais elle était désormais vitale. J'aurai préféré mourir plutôt que de vivre une existence loin de lui. Rien que cette perspective me faisait mal. Finalement la vie ne se résumait-elle pas à ça? Aimer et être aimé en retour? Je devenais une romantique, une fille fleur bleue, mais je n'en avais cure. Tout ce que je pensais, j'y croyais avec ferveur à présent.
-Tu m'as affreusement manqué, Bella., confessa Edward.
-Et c'était réciproque, je peux te l'assurer! Renchéris-je.
Il s'assit à côté de moi, et me serra tendrement contre lui. Je poussais un soupir de contentement, et resserrais notre étreinte. Je regardais son magnifique visage sans pouvoir quitter mes yeux des siens. Je pensais que toutes ces héroïnes de livres romantiques exagéraient en disant qu'elles pourraient regarder pendant des heures l'homme qu'elles aimaient sans s'en rassasier, eh bien j'avais eu tord. Je faisais partie de ces filles, qui admiraient sans aucune gêne leur grand amour. Si j'avais dû mourir, en cet instant, cela aurait été en tant que femme comblée. J'aimais, et cet amour était partagé. Rien d'autre ne comptait, enfin, cela était ce que j'aurai voulu.
Mon vœu le plus cher en cet instant aurait été que l'interdit nous séparant l'un de l'autre n'existât plus. Que les Cullen et Volturi ne soient pas ennemis, et que nous ne soyons pas obligés de nous voir une fois de temps en temps en cachette. Je voulais plus, oui beaucoup plus que quelques rendez-vous avec Edward. Pour la première fois de ma vie, je faisais des projets. Bon, il fallait avouer qu'il m'était difficile de me concentrer ou de réfléchir lorsqu'Edward se tenait à moins de dix mètres de moi, mais je ne pouvais m'empêcher de nous imaginer tous les deux, traversant les époques, toujours ensemble. Ça, c'était le paradis.
Tout autour de nous les promeneurs se pressaient de quitter le parc avant que l'orage qui approchait n'éclate. La pluie ne nous gênant en aucune façon, nous ne bougeâmes pas de notre banc.
Nous ne parlions pas, se contentant de se regarder intensément dans les yeux. Lorsque les alentours furent complètement déserts, Edward me prit par la main et nous commençâmes à marcher.
-Alors, qu'as-tu fait durant ces deux derniers jours mon Ange? Me demanda-t-il alors qu'une de ses mains était placée sur ma taille.
-Rien de bien particulier à part me languir de toi, lui répondis-je d'un ton faussement détaché. Et toi, à quoi as-tu consacré ces dernières quarante huit heures?
-A penser à toi, et à attendre avec impatience que le moment de se retrouver arrive enfin.
Nous nous dirigeâmes vers une vaste étendue d'herbe, et bientôt nous fûmes tous deux étendus sur la pelouse de St James Park, seuls au monde. Le début de cette journée ne pouvait pas mieux se présenter. Nous parlâmes de choses et d'autres pendant plus d'une heure, serrés l'un contre l'autre. Blottie dans les bras d'Edward, je me sentais si bien… La chaleur que dégageait son corps n'atteignait pas celle des humains, mais la sensation était tout de même très agréable.
J'aurais pu rester des heures ainsi, serrée contre mon bien aimé, mais une grosse averse tomba sur le parc, et il fallu aller s'abriter sous un arbre pour que nos vêtements ne soient pas entièrement mouillés. Cela ne nous gênait pas, nous ne ressentions pas le froid, mais je devais être toujours présentable à mon retour chez moi.
-On va dans mon nouvel appartement Bella? Proposa Edward.
Je levais vers lui des yeux surpris. En seulement deux jours, il avait eu le temps de louer un appartement et d'y emménager? C'était techniquement impossible, surtout dans Londres où trouver un logement relevait du combat. Il parut comprendre mes questions silencieuses, et se contenta de dire:
-Tu sais que Alice peut voir l'avenir. Cela faisait un certain temps qu'elle était au courant que je chercherai à un moment donné un logement, et donc elle s'est occupé de tout. Sur ce coup là, je dois avouer qu'elle a assuré. En plus, il se trouve juste à côté du parc, et on a une vue d'ensemble sur Londres absolument superbe. On y va? Avant que tu ne finisses complètement trempée.
J'hochais la tête, et nous nous mîmes en route vers son lieu de résidence, qui se situait en effet très près de notre parc préféré. Il se trouvait au dernier étage d'un très bel immeuble de style victorien, et lorsque je pénétrais dans l'appartement d'Edward, j'émis un sifflement admiratif.
Tout était dans les tons de blanc cassé, et la décoration était d'un excellent goût et très moderne. De grandes fenêtres éclaircissaient considérablement les pièces, ainsi l'espace paraissait vraiment très grand.
-C'est Esmé qui a décoré, n'est-ce pas? Le questionnais-je.
-Exact. Elle s'en est donné à cœur joie à ce qu'il paraît. Si tu savais à quel point elle est heureuse que nous soyons ensemble. Je ne l'avais pas vu aussi rayonnante depuis un bon bout de temps.
-Elle me manque beaucoup, dis-je avec nostalgie. Pense à la saluer de ma part.
Il acquiesça, et partit je ne sais trop où pour revenir une seconde plus tard avec deux serviettes pour se sécher.
Edward me fit ensuite faire le tour du propriétaire. Son appartement était en fait un duplex gigantesque, en tout cas pour une seule personne. Bon, je devais tout de même avouer que serrée contre lui, j'avais plus tendance à regarder son visage que les pièces de son appartement… Nous finîmes par nous installer dans l'un des vastes canapés du salon, et il me tendit une clé.
-Qu'est-ce que c'est? Lui demandais-je avec curiosité.
-Un double des clés de mon appartement. Pour toi, précisa-t-il.
Aussitôt, je me tendis. Je lui répondis, mais à contrecœur:
-Je ne peux pas accepter, Edward. Imagine qu'Aro tombe dessus, il se demandera ce que je lui cache, et il recommencera à me surveiller.
La tristesse se lut dans les yeux de mon bien aimé, et il remit sa clé dans sa poche.
-C'est donc à ce point là? Aro ne te laisse aucune liberté, Bella. Es-tu heureuse avec lui?
Je baissais les yeux. J'avais espéré n'évoquer ce sujet que bien plus tard, et malheureusement il était déjà sur le tapis.
-Je suis heureuse quand tu es à mes côtés, répondis-je tristement tout en regardant mes mains.
Je sentis Edward se rapprocher, et il me mit sur ses genoux pour me réconforter.
-Tu peux partir Bella, me murmura-t-il. Tu peux t'enfuir comme je l'ai fait. On irait quelque part tous les deux, rien que toi et moi. Et Aro et ses acolytes ne seraient plus qu'un souvenir, un passé révolu pour nous.
Je le regardais intensément, chagrinée. Ce qu'il me proposait, c'était la tentation suprême. Mais c'était aussi impossible.
-Aro me pourchasserai, chuchotais-je, comme il l'a fait quand tu étais partit. C'est Démétri qui t'as retrouvé, et c'est comme ça que nous avons su que tu avais rejoint les Cullen. Et Aro enrageait tellement… Il était terrifiant, il détruisait tous les meubles qui se trouvaient sur son passage, surement t'imaginant à la place de l'un d'entre eux. Il serait capable de nous supprimer, et le ferait sans aucun scrupule si je partais avec toi.
J'enfouis mon visage dans son cou, tout à coup malheureuse comme des pierres. Edward était là, avec moi, mais la situation n'en était pas moins problématique. Me revinrent en mémoire les paroles de Juliette:
« Mon seul amour, né du seul être que j'abhorre! Connu trop tard, et vu trop tôt sans le connaître! Un amour prodigieux dans mon cœur vient de naître, qui du pire ennemi fait l'amant que j'adore. »
Je m'accrochais encore plus à Edward, les larmes aux yeux. Elles ne pouvaient couler, mais cela ne voulait pas dire qu'elles n'étaient pas là. Je les sentaient bien, moi, même si personne ne pouvait les voir.
Pauvre Juliette, son histoire me brisait le cœur. D'autant plus que je me trouvais dans une situation presque semblable à la sienne à présent. Qu'avait-elle fait pour mériter son triste sort? Son seul tord avait été d'aimer au lieu de haïr. Son amour pour Roméo avait été si sincère et si profond qu'il avait traversé les époques, mais cela n'avait pas suffit. Non, cela n'avait pas suffit, et c'était là qu'était le problème.
-Bella, on va trouver une solution, ne t'en fais pas, me murmura tendrement Edward au creux de l'oreille.
J'acquiesçais, mais ne répondis rien. L'euphorie qui s'était emparée de moi ce matin se dissipait peu à peu, et je redescendais sur terre. J'aurais vraiment aimé rester sur mon petit nuage, car la réalité était trop dure à affronter.
-Il pourrait y avoir un moyen, continua Edward d'une voix plus forte, déterminée. Si tu ne peux pas quitter les Volturi, je peux toujours les rejoindre.
Je relevais d'un coup la tête, et m'exclamai:
-Surtout pas! Tu irais à l'encontre de tes convictions, et Aro se ferait plus le plaisir de te réduire en pièce plutôt que de t'accepter de nouveau comme membre de sa garde rapprochée! Si tu les as quitté, c'est pour une bonne raison, alors ne fais pas cela pour moi!
Ma voix avait pris des accents désespérés, et je dus m'arrêter avant de craquer pour de bon.
-Alors que peut-on faire mon amour? Il faudra soit que tu quittes les Volturi, soit que je les rejoigne pour que nous puissions être ensemble. On ne pourra pas continuer à se voir en cachette encore très longtemps, ces choses finissent toujours par être découvertes.
Je plongeai mes yeux dans ses prunelles dorées, et tentais de réfléchir. Il était hors de question qu'Edward revienne auprès d'Aro, c'était exclu. Je ne serai pas la femme qui lui ferait quitter sa nouvelle famille et son nouveau mode de vie. C'était en partie ce qui faisait de lui l'homme que j'aimais, et il était hors de question qu'il y renonce. Alors, cela serait à moi de partir. J'avais très peur, non, j'étais même terrifiée, mais dans la vie il fallait savoir prendre des risques, en particulier pour celui que l'on aimait.
-Il faut que je parte, Edward. Que nous fixions une date, et que nous allions loin d'ici, très loin. Tous les deux. Mais tu seras obligé de rester à l'écart des Cullen quelque temps, sinon à coup sûr notre tête sera mise à prix.
Pendant plusieurs secondes, aucun de nous deux ne parla. Edward semblait abasourdi, et moi je le dévisageai en essayant de comprendre ce qu'il se passait dans sa tête. Ce ne fut qu'au bout d'un long moment qu'il retrouva l'usage de la parole.
-Es-tu sûre que c'est-ce que tu veux, Bella? Par ma faute, nous sommes malheureux tous les deux. Jamais je n'aurai dû te laisser seule entre les mains d'Aro il y a quarante ans. Et là, c'est toi qui va courir un grand danger, à cause de moi. Je n'en vaux pas la peine.
Je posais un doigt sur ses lèvres, et lui murmurait doucement:
-Tu en vaux largement la peine. Tu es ce qu'il y a de mieux dans ma vie. Avant de te retrouver, j'avais l'impression de ne plus exister, d'être simplement un monstre sanguinaire qui, en plus de tuer, était incapable d'éprouver des sentiments. J'étais comme un automate, et la tristesse faisait partie de mon quotidien. Depuis que je t'ai retrouvé, je me sens revivre, Edward. Passer l'éternité avec toi est la seule chose que je puisse souhaiter. Je ne peux plus me passer de toi, alors le risque que je courrai sera peut-être important, mais cela en vaut vraiment la chandelle.
J'arrêtai de parler, on ne peut plus surprise. Depuis quand faisais-je des discours inspirés? La réponse se perdit au loin. Edward venait de sourire. Un sourire en coin, éblouissant, comme l'on voudrait en voir tous les jours. Son visage se rapprocha lentement du mien, et nous nous regardâmes un bref instant dans les yeux. Et tout ce qu'ils reflétaient, c'était de l'amour. Il aurait été vraiment dommage de ne pas voir cela au moins une fois dans sa vie. Aucun de nous deux ne souriait. Nous nous regardions gravement, consumés par une passion mutuelle.
Ce fut lui qui craqua le premier. Ses lèvres s'emparèrent des miennes alors que ses bras me maintenaient collée à lui. Notre baiser était passionné, pressant, comme si le temps qui nous restait à passer ensemble nous était compté. La situation était en train de nous échapper. Nous ne faisions plus aucun effort pour bien nous tenir, car nous étions seuls chez lui. Je me sentais me consumer de l'intérieur, mais dans le bon sens du terme. Je ne pus m'empêcher de commencer à déboutonner les boutons de sa chemise.
Le moment était parfait: juste lui et moi, seuls au monde. Nous avions oublié nos soucis pour un temps, et notre seule préoccupation était de s'aimer l'un et l'autre. De profiter du moment présent, d'oublier le passé, et de ne pas penser au futur.
Edward écarta légèrement son visage du mien pour pouvoir murmurer, haletant:
-Pour l'éternité.
-Pour l'éternité, renchéris-je.
Je me sentis être soulevée du sol, et portée jusqu'à sa chambre. Edward captura de nouveau mes lèvres, et me déposa doucement sur son lit.
Je ne savais pas que notre bonheur et notre relation se finiraient bien plus tôt que prévu. Je n'avais pas imaginé à quel point notre histoire et celle de Roméo & Juliette étaient liées, et que la haine surpasserait une fois de plus l'amour. Mais je ne regrettais rien, non, absolument rien. J'avais connu l'amour, et pendant un temps, j'avais compris que notre existence à tous, vampires, humains, avait en fait un seul et unique but: aimer.
Alors, verdict ???
