Secrets et châtiments
La locomotive rouge se mit en marche. Aux fenêtres, des dizaines de jeunes sorciers disaient au-revoir à leurs parents. Dans l'un des wagons, deux jeunes hommes se faisaient face en silence. L'un d'eux, observait de ses yeux sombres le paysage défiler par la fenêtre. L'autre, parcourait de ses yeux noisette un article de journal. Ses lunettes glissant de son nez, il les replaça et leva les yeux vers le premier.
-Sirius, tu as vu ça, demanda t'il en montrant le journal.
Sirius sursauta et se tourna vers l'autre. IL prit le journal qu'il lui tendait et parcourut d'un œil distrait l'article en question.
-Ouais, le seigneur des ténèbres et ses sous fifres ont attaqué une banque moldue, il y a eut plusieurs mort. Rien de nouveau sous le soleil, soupira Sirius en laissant tomber le journal.
-Ne l'appel pas le seigneur des ténèbres, veux-tu. On dirait que tu es pour lui.
-Désolé, mais tout le monde l'appel comme ça chez moi, répondit Sirius énervé.
-Ça va? Demanda James en se penchant pour ramasser le journal, on dirait que les vacances ont été…
-Horrible? Oui. Tu passeras Noël et le jour de l'an avec les Black, les Malfoy et les Lestranges à entendre parler à quel point Tu-sais-qui est brillant et tu m'en donneras des nouvelles.
James eut un sourire sympathisant et ramassa le journal. Il était plutôt nul avec les émotions.
-Ouais, ça ne devait pas être joyeux.
-En effet, soupira Sirius. Mais bon, pourquoi tu voulais me montrer l'article.
-Tu ne trouves pas étrange qu'il attaque une banque moldue?
-J'en sais rien, répliqua Sirius en haussant les épaules, j'ai l'impression qu'il voulait juste tuer d'innocents moldus pour prouver à quel point il est cruel et nous rappeler qu'on ferait mieux de s'allier à lui.
-Mouais.
Le silence s'installa à nouveau chacun perdu dans leurs pensées. Mais James avait du mal à supporter le silence. Comme il ouvrait la bouche pour demander à Sirius s'il avait put apercevoir Remus, la porte du compartiment s'ouvrit sur un jeune homme en panique qui la referma aussitôt derrière lui.
-Peter?
Le jeune poufsouffle se retourna et sembla plus que soulager de voir qu'il était dans le wagon de James Potter et Sirius Black. Il prit un instant pour reprendre son souffle avant de donner des explications aux deux autres. Mais il n'eut pas le temps de la faire, que la porte s'ouvrait sur George Delly et Samuel Tracker, deux joueurs de l'équipe de Serdaigle.
-Hey James, s'exclama Samuel en voyant qui occupait le wagon. Ne t'Inquiète pas, on va te débarrasser de ça.
-Je ne crois pas non, dit James en se levant. Je crois que c'est plutôt toi qui va débarrasser.
-Qu'est-ce que tu veux dire?
-Je veux dire que Peter Pettigrow est mon ami et je n'aime pas qu'on traite mes amis comme ça, répondit James en sortant sa baguette.
-Et moi non plus, ajouta Sirius qui s'était aussi levé. Alors on va te le dire une dernière fois. Tu laisses Peter tranquille ou tu goûteras à ma médecine.
L'air arrogant, Samuel leva les mains en signe de paix. Sans ajouter un mot, il s'éloigna en compagnie de George. S'en prendre à une personne sans défenses était une chose, confronter deux sorciers plutôt doués une autre.
-Merci, s'exclama Peter dès qu'ils furent partit.
-C'est rien, s'exclama James en souriant, tu t'assoies avec nous?
Peter hocha la tête et prit place près de James. Sirius reporta son attention sur la fenêtre, sans plus se préoccuper des deux autres. James sourit à Peter qui semblait un brin mal-à-l'aise.
-Tu as passé de bonnes vacances?
-Oui, très bonnes, balbutia Peter, et toi?
-Géniales, s'exclama James en souriant. J'adore les vacances de Noël. C'est le plus beau moment de l'année, tu ne trouves pas? Sirius n'est pas de cet avis, mais c'est un rabat joie.
Sirius détourna immédiatement son regard de la fenêtre et jeta un regard noir à James qui souriait à pleines dents.
-Tu vois, exactement ce que je disais, un rabat joie, s'exclama t'il à l'adresse de Peter.
-Tu sais ce qu'il te dit le rabat joie, demanda Sirius à James.
-Probablement d'aller me faire cuire un œuf de dragon, supposa James toujours souriant.
-Non, qu'il va te montrer de quel bois il se chauffe.
L'instant d'après, il avait bondit sur James. Qui n'eut pas le temps de se défendre, il se retrouva cloué au plancher par un Sirius triomphant.
-Alors qu'est-ce qu'on dit, demanda Sirius l'air hautain.
-Pardon, se risqua James
-Pardon à qui?
-Pardon ho! noble Sirius qui a un si grand sens de l'humour.
-Hum… ça va aller pour cette fois.
Sirius libéra James, un sourire amusé peint sur les lèvres. En se relevant, James pointa un doigt menaçant sur Sirius.
-Surveille tes arrières Black, je n'ai pas dit mon dernier mot.
-J'ai bien hâte de voir ça, pouffa Sirius, à voir comme tu te défends, je suis sûr que tes attaques sont redoutables!
James éclata de rire, aussitôt imité par les deux autres. Après tout, Sirius n'était pas si rabat joie que ça.
Il faisait noir depuis un bon moment déjà lorsque le train s'immobilisa dans la gare de Prés-au-lard. Remus empoigna son petit sac de voyage et sortit de son compartiment à la suite des autres. Se laissant guider par la foule, Remus ne porta pas attention à où il mettait les pieds. Étrangement, il n'était pas sûr d'avoir réellement envie de retourner à Poudlard. Il doutait que James ait décidé d'abandonner et redoutait plus que tout la perspective d'une conversation avec lui. Quitter Poudlard sans avoir terminé ses études serait sans doute la pire chose qui pourrait lui arriver. L'insertion des loups-garous dans la société n'était déjà pas aisée, si en plus il ne finissait pas ses études, jamais il ne pourrait aspirer à trouver un emploi, même comme simple serveur au chaudron baveur. Il se devait de terminer ses études.
La foule ralentie, ils étaient maintenant devant les carrioles sans chevaux. Remus s'arrêta, observant distraitement les autres étudiants se placer quatre par quatre dans les carrioles. Il pouvait attendre. De toute façon, il était seul, alors peu lui importait avec qui il s'asseyait. Il attendit donc patiemment que la foule s'éloigne avant de prendre place seul dans une carriole. Il venait juste de s'asseoir qu'une voix le fit sursauter.
-On peut s'asseoir ici?
Remus sursauta. Devant lui, était maintenant assis James Potter et Sirius Black. Peter Pettigrow était assit à sa gauche. La carriole se mit en marche. Remus songea un instant à sauter en bas, mais se dit que ça n'arrêterait sûrement pas James Potter…
-Alors Remus, passé de bonne vacances, demanda James en souriant. Pour moi elles ont été très bonnes! Peter aussi à beaucoup aimé ses vacances, mais pas Sirius. Il est un peu grognon aujourd'hui, alors ne lui demande pas pourquoi!
-Ne l'écoute pas, répliqua Sirius en frappant James derrière la tête, seulement, si tu ne trouves pas que tout dans le monde est beau et merveilleux, hey bien il trouve que tu es un rabat-joie.
-Pffffff.
-Pffffff.? C'est tout ce que tu as à répliquer? Non mais vraiment c'est… brillant!
-Merci Sirius! Alors Remus, ces vacances?
Remus resta un instant à fixer le duo. Ils le regardaient tout les deux en souriant. Se pourrait-il qu'après tout James ne soit pas réellement au courant? Qu'il veuille juste être ami avec lui? Sûrement, songea Remus, car sinon, il lui aurait sans doute demandé des explications sur sa « maladie ».
-Très bonne, merci, répondit finalement Remus peu sûr de lui.
-Tu vois Sirius, tout le monde à passé de bonnes vacances sauf toi! C'est de la mauvaise volonté ton truc!
-Je suis le seul à qui il tape sur les nerfs, demanda Sirius aux deux autres.
-J'ai bien peur que oui, répondit Peter les joues en feu.
-On est arrivé, s'exclama James alors que la carriole s'arrêtait, je meure de faim!
Il sauta à terre, aussitôt imité par Sirius et Peter. Remus resta dans la carriole à observer les trois autres.
-Alors, tu vas rester là toute la nuit, demanda James.
-Non… j'arrive.
Il se leva à son tour et suivit les autres à l'intérieur sans trop savoir qu'elle attitude adopter.
Peter jubilait. James et les autres voulaient toujours être son ami. Il était avec eux. Ils allaient entrer ensemble dans la grande salle. Tout le monde saurait que si on s'en prenait à Peter Pettigrow, James Potter, Sirius Black et Remus Lupin seraient derrière lui. C'était… parfait.
Lorsqu'ils entrèrent dans la grande salle, tous les regards se tournèrent vers eux. Bien sûr, James attirait beaucoup de regards, mais de voir un Serdaigle, un Poufsouffle et surtout un Griffondor et un Serpentard ensembles surprenait un peu tout le monde.
-J'ai l'impression d'être une bête de cirque, marmonna Sirius.
-C'est ce que tu es, répliqua James d'un air joyeux, bonne appétit les amis!
Sur ces mots, il s'éloigna et alla s'asseoir à sa table. Sirius secoua la tête et alla s'asseoir aussi. Remus s'était déjà éclipsé. Peter alla donc aussi s'asseoir, un immense sourire sur les lèvres. À sa table, il put manger en paix, sans que personne ne lui lance de la nourriture, un sort ou un commentaire désobligeant.
James s'assit à sa place habituelle. Il salua tout le monde et se servi un peu de poulet. C'est alors qu'il prenait sa première bouchée qu'il s'aperçut que tout n'était pas comme d'habitude. Les autres semblaient… froids.
-Quelque chose ne va pas?
Personne ne répondit. Chris eut un rire sans joie et se tourna vers James afin de plonger ses yeux dans les siens.
-Tu étais où dans le train?
-Hey bien, j'étais avec…
-Sirius Black, le coupa Greg.
-Et alors?
-Alors c'est un serpentard, repris Chris.
-Merci, j'avais remarqué.
-On ne dirait pas James, parce que sinon tu ne lui parlerais pas.
-Et pourquoi je refuserais de lui parler pour ça? Il est cool, vous l'aimeriez.
-Mais c'est un serpentard!
-Ça va, j'ai dit que je savais et je m'en moque! Vous m'avez coupé l'appétit.
Il laissa tomber ses ustensiles et quitta la grande table des Griffondors. Il avait espéré qu'ils se montrent plus tolérants, qu'ils voudraient au moins apprendre à les connaître. Pourquoi fallait-il que ce soit difficile à accepter que Sirius soit quelqu'un de bien? C'était… exaspérant.
James s'arrêta devant le tableau représentant une coupe de fruits. Il chatouilla la poire et aussitôt, une poignée de porte apparut. Il la tourna, entra dans la pièce qui s'était révélée à lui et aussitôt, une dizaine d'elfes se pressèrent autour de lui. Il demanda à ce qu'on lui apporte un sandwich et s'assit à la table la plus près. Il avait menti, les autres ne lui avaient pas du tout coupé l'appétit. En fait, il mourrait de faim. Dès que les elfes lui eurent apporté son sandwich, il entreprit de le dévorer.
Sirius s'assit seul au bout de la table, près d'un groupe de troisièmes années plutôt bruyant. Il savait qu'il venait de faire de lui-même un proscrit. Chez les serpentards, personne ne voulait avoir affaire avec quelqu'un qui sympathisait avec l'ennemi. Sirius se risqua un regard de l'autre côté de la table, il aperçut Cissy et Bella qui discutaient avec animation. Il n'avait pas reparlé à Cissy depuis leur dispute à noël. Elle lui manquait. Mais plus il y songeait, plus il lui semblait que s'était la meilleure solution. Cissy devait se marier avec Malfoy d'ici deux ans. Elle et lui n'avaient aucun avenir ensembles… et puis, elle était sa cousine après tout. Il lui fallait passer à autre chose.
Il en était là à ses réflexions, lorsque les deux sœurs se levèrent en compagnie de Lestrange et ses lèches bottes. Sirius se raidit. Avec un peu de chance, ils se contenteraient de l'ignorer.
-Sirius.
Apparemment, la chance n'était pas avec lui. Sirius se tourna, un sourire crispé sur les lèvres.
-Tu viens avec nous, dit aussitôt Lestrange.
-Hum… ce n'est pas que je n'en ai pas envie, mais… en fait ça ressemble à ça, répondit Sirius.
-Je ne te laisse pas le choix Black.
Sirius observa un instant ceux qui lui faisaient face. Ils étaient plus nombreux et sans aucun doute plus sournois que lui. Les suivre n'augurait rien de bon, mais ne pas le faire pouvait être pire. Il était en sécurité tant qu'il restait dans la grande salle, mais dès qu'il en sortirait, nombreuses seraient ses chances de faire une mauvaise rencontre.
-Très bien, je vous suis.
En se levant, il jeta un regard à Cissy qui détourna immédiatement les yeux. Elle n'oserait pas le défendre. Comme un condamné se rendant à l'échafaud, Sirius suivit Lestrange et se retrouva aussitôt entouré les autres. Comme si ils avaient peur qu'il se sauve. C'était ridicule. Ils l'entraînèrent vers les cachots, près de la salle commune, mais ne s'y arrêtèrent pas.
-Vous allez m'emmener à un endroit où même si je cris le plus fort que je peux personne ne pourra m'entendre, demanda Sirius ironique.
-Ça ressemble à ça, répondit Lestrange. Entre là, veux-tu.
Il lui montra une salle de classe où personne n'avait sans doute mis les pieds depuis longtemps. Sirius y entra donc et alla s'asseoir sur l'un des bureaux. Les autres entrèrent également et fermèrent la porte derrière eux.
-Bon, c'est quoi le truc?
-Le truc Sirius, commença Lestrange, c'est que tu n'agis pas comme tu devrais le faire.
-Et comment je devrais agir?
-Ne fait pas l'idiot, tu sais très bien de quoi on parle, s'exclama Bella. Tu es en train de salir le nom des Black.
-Salir le nom des Black? Pourrais-tu, je te prie Bellatrix, m'expliquer comment je fais ça?
-Premièrement, tu ne parles même plus aux membres de ta propre famille.
-Bella, tu es lourde tu sais. On est pas dans la mafia. Il ne t'es pas venu à l'idée que peut-être les membres de ma famille m'ennuis.
-Bon ça suffit, intervint Lestrange. Sirius, on va être clair. Tu es un Black et bientôt, ma famille et celle des Malfoy seront liées à la tienne. Ce qui veut dire que t'es actions seront associées à moi. Le seigneur des ténèbres n'aime pas les traitres à leur sang et je ne veux en aucun cas être associé à quelqu'un du genre. Alors tu vas arrêter dès maintenant de fréquenter Potter, Pettigrow et Lupin c'est clair.
-Et en quoi les fréquenter fait de moi un traitre à mon sang. Ils sont tous de sang pur. Vous êtes cinglés.
Lestrange sorti sa baguette et la pointa sur Sirius d'un air menaçant. Sirius se leva d'un bond et sorti également sa baguette.
-Sirius, tu vas faire ce qu'on te demande sans poser de questions. Ça serait dommage qu'il t'arrive quelque chose. Ou qu'il arrive quelque chose à t'es amis.
-Tu sais Rodolfus, j'ai toujours sut que tu étais dérangé, il le faut pour accepter de se fiancer à Bella, mais là, je crois que tu as atteins le fond.
-Tu vas le regretter Sirius. Je te laisse réfléchir.
Sur ces mots, il se dirigea vers la porte et sorti, aussitôt imité par les autres. Sirius se rassit sur le bureau, les regardant s'éloigner. Seulement, une personne resta en retrait et ferma la porte derrière les autres.
-Il y est allé un peu fort non, dit Cissy en souriant.
-Oui. Il a décidément un problème.
Cissy s'approcha doucement de lui et ajusta sa cravate qu'il avait mise de travers.
-Qu'est-ce que tu fais?
-Je… tu me déteste non?
Sirius observa Cissy. Des larmes brillaient dans ses beaux grands yeux. Il caressa son visage dans un geste très tendre.
-Je ne pourrais pas te détester, même si je le voulais, mais Cissy... Tu vas épouser Lucius Malfoy et tu es ma cousine. Nous n'avons aucun avenir.
-Je sais, répondit Cissy en se pressant contre lui. J'espérais juste que… je n'sais pas… J'aimerais être aussi forte que toi. Être capable de tenir tête aux autres, de dire non à Lucius. Je me fiche de toutes leurs histoires de sang pur et de seigneur des ténèbres.
-Tu ne devrais pas Cissy, C'est sans doute l'une des choses les plus importantes présentement.
-Si c'est si important, alors pourquoi est-ce que toi tu fais le contraire de ce qu'il faudrait.
-Je n'ai pas de réponse.
Ils restèrent un instant à s'observer en silence. Sirius prit les mains de Cissy et y déposa un baisé. Il se leva ensuite et se dirigea vers la porte. Il quitta la pièce, laissant derrière lui une Cissy qu'il croyait résignée.
-Mais c'est absurde, s'exclama James. J'ai toujours sut que les Serpentards étaient cinglés, mais là…
-Je sais… Lestrange se prend pour le représentant officiel de Tu-sais-qui à Poudlard.
Ils s'étaient rendus près du lac et Sirius regardait James lancer des cailloux sur sa surface gelée
-Qu'est-ce que tu vas faire?
-Rien du tout, répondit Sirius. Ne va pas croire que je me laisse impressionner par cet imbécile.
-Non, mais qu'est-ce que tu vas faire pour le lui prouver, demanda James en se détournant du lac.
-J'ai pas l'intention de lui prouver quoi que ce soit.
-Tu vas te laisser marcher sur les pieds par lui, s'étonna James.
-Non, je vais juste parer plutôt qu'attaquer.
-Bah, c'est ton choix, dit James en se dirigeant vers la forêt interdite. Mais si tu as besoin de quelqu'un pour attaquer quelques Serpentards partisans de Tu-sais-qui, je suis ton homme!
-Je m'en doutais, répondit Sirius en souriant.
Ils marchèrent un moment en silence. La neige crissait sous leurs pas alors qu'ils s'éloignaient du château.
-Je me demandais, dit finalement Sirius. Quand est-ce que tu as l'intention de parler à Remus.
-Pas tout de suite, répondit James. J'ai encore l'impression qu'il essaie de m'éviter. Au moins, on n'a pas eut à utiliser la ruse pour le coincer.
-Ouais.
Nouveau silence. Ils approchaient de la forêt interdite lorsque des éclats de voix les firent sursauter. Ils s'approchèrent de la source des voix pour découvrir Bellatrix et Narcissa Black qui croyaient s'être assez éloignée de l'école pour ne pas être entendues.
-Allons-y avant qu'elles nous voient, murmura Sirius en s'éloignant.
-Non.
James retint Sirius et sortit de sa poche sa cape d'invisibilité sous laquelle ils se cachèrent aussitôt tout les deux. Sirius jeta un regard noir à James qui le força à s'approcher un peu plus de ses cousines.
-Tu es complètement folle, disait Bella. Comment peux-tu seulement songer à annuler ton mariage avec Lucius! Tu veux finir comme Andromeda?
-Je ne te parle pas d'épouser un sang-de-bourbe, je te parle seulement d'épouser quelqu'un que j'aime.
-Quelqu'un que tu aimes? Cissy, ce n'est pas une question d'amour, tu le sais bien. C'est à propos de l'argent et du pouvoir que peut nous amener la famille Malfoy.
-Mais si je ne veux pas de ça. Je ne comprends rien moi à toutes ces histoires. J'aimerais juste vivre ma vie avec quelqu'un que j'aime.
-Ce sera le cas. Tu vas apprendre à aimer Lucius. Il t'apportera la sécurité et la protection.
-Apprendre à l'aimer? Tu ne comprends rien Bella.
-Non. C'est toi qui ne comprends rien. Si tu envoies à père et mère un hibou disant que tu veux rompre tes fiançailles avec Malfoy, ils vont te donner deux options. Soit tu retrouves la raison et on oublie ta folie passagère, soit tu insistes pour annuler et tu es reniée. Tu n'auras plus qu'à aller vivre avec Andromeda et son sang-de-bourbe de mari.
Les deux sœurs restèrent un instant à se défier du regard. Au bout d'un moment, Cissy baissa la tête.
-Et si… Et si j'avais quelqu'un de mieux que Malfoy à proposer?
Bella éclata d'un rire sans joie et s'approcha de sa sœur. Elle lui prit le menton entre les mains et tourna son visage vers elle, de façon à plonger ses yeux dans les siens.
-Et qui pourrais-tu proposer de mieux ma naïve petite sœur? Lucius Malfoy est immensément riche, issu d'une très ancienne famille de sorcier et déjà au service du seigneur des ténèbres.
-Je… Je ne sais pas…
-Tu vois! Alors maintenant, tu vas me promettre de te sortir ces idées idiotes de la tête.
Narcissa hocha la tête sans rien ajouter. Bella lui attrapa ensuite le bras et l'emmena d'un pas énergique vers le château. Lorsqu'elles se furent assez éloignées, James retira la cape et se tourna vers Sirius.
-Elle est vraiment tordue ta famille.
-Je sais, répondit Sirius les sourcils froncés.
-Ça va? Tu as l'air…
-Non, ça va, coupa Sirius. Seulement… Cissy… Je comprends ce qu'elle ressent.
-Ouais… être obligé d'épouser Malfoy, dit James en frissonnant. Tu sais, je comprends maintenant pourquoi tu n'as pas trouvé les fêtes de noël réjouissantes.
-Mouais. On rentre?
James haussa les épaules et emboîta le pas à Sirius. Il sentait que ce qu'ils venaient de voir l'avait fortement remué, mais n'avait aucune idée de ce qu'il convenait de dire.
Remus jeta un coup d'œil distrait vers la fenêtre. Son cours de DCFM lui paraissait interminable. Et puis, il n'avait pas la tête à être en classe. James avait insisté pour s'asseoir près de lui et il osait à peine le regarder. Il savait, il en était sûr, alors pourquoi agissait-il comme si ce n'était pas le cas? Qu'est-ce qu'il cherchait à faire au juste. Et pourquoi diable insistait-il autant pour être son ami. À tel point qu'il se mettait tout ses autres amis à dos. Ils ne s'adressaient plus la parole depuis le retour des vacances de noël et James faisait mine de ne pas s'en soucier outre mesure. Lui qui semblait adorer être au centre de l'attention. Non, décidément ce garçon était incompréhensible.
Lorsque le cours prit fin, James empoigna son sac et se tourna vers Remus en souriant. Le jeune Serdaigle aperçut les amis de James qui lui jetaient des regards mauvais. Il allait parler, mais James l'interrompit.
-Ne t'en fait pas pour eux. Ils sont jaloux. Ça va leur passer.
Remus eut un sourire amusé. Plus il apprenait à le connaître, plus il lui semblait que James avait un don pour rendre anodine une situation que d'autres auraient trouvé impossible.
Sachant très bien qu'il n'avait aucune chance de se débarrasser de James Potter, Remus le suivit jusqu'à la grande salle. Tout en l'écoutant parler de chose et d'autres, Remus se prit à redouter qu'il s'exclame soudainement « Ah! Au fait, je sais que tu te transformes en monstre tout les mois. » Ils arrivèrent toutefois devant la grande salle sans que sa lycanthropie ne soit évoquée.
-Bonne appétit, s'exclama James.
-Bonne appétit.
James lui administra une petite claque dans le dos et alla s'asseoir près de son amie Myriam à la grande table des Griffondors. Il lui prit une grande envie de le rejoindre. Il aimait bien James. Sirius et Peter aussi. Alors pourquoi il résistait autant?
James prit place près de Myriam et se mit à remplir son assiette avec frénésie. Il mourait littéralement de faim. Myriam quant à elle l'observait d'un œil amusé remplir son assiette d'une quantité phénoménale de victuailles.
-Dis donc, on dirait que tu n'as pas mangé depuis une semaine.
-Nah, seulement 4 heures, mais je meure de faim. Pourquoi tu es assise toute seule?
-Je t'attendais, je n'avais pas envie de manger avec les garçons et Lily est avec Mary et Alison. Je ne supporte pas ces filles! Je n'arrive pas à comprendre comment elle peut être amie avec elles…
-Elle ne semble pas avoir un très bon goût pour choisir ses amis, dit James la bouche pleine. Elle est copine avec Rogue, alors…
-Ouais, et moi je suis copine avec toi, je ne doit pas avoir de goût non plus… James tu es dégoûtant, elle lui tendit une serviette. Essuie donc la sauce qui te coule sur le menton.
James obtempéra et but une gorgée de jus de citrouille. Il s'attaqua ensuite de nouveau à son assiette, les yeux fixés sur Lily qui semblait rire à une plaisanterie de l'une de ses amies.
-Alors, pourquoi ton copain n'est pas venu manger avec nous, demanda Myriam.
-Il est… timide disons, répondit James. Pourquoi? Il te plaît?
-Je me demandais seulement… il est seul à sa table.
James suivit le regard de Mia qui était fixé sur Remus. Effectivement, le jeune homme était assit seul à sa table.
-Peut-être acceptera-t-il de venir ce soir, dit James.
Myriam sourit et se mit à jouer avec le contenu de son assiette. Elle avait l'impression qu'elle aimerait bien les nouveaux amis de James et se demandait pourquoi il n'avait pas songé à les lui présenter plus tôt, après tout elle était sa meilleure amie.
-Je me demandais James, dit tout-à-coup Myriam en se souvenant d'un truc. Les autres et moi ont voulaient se faire un petit match amical de Quidditch ce soir. Tu te joins à nous.
-Je ne crois pas qu'ils soient enchantés de me voir, dit James en leur jetant un regard noir.
-Je crois que si. Chris ne sera plus fâché s'il voit que tu ne le laisse pas complètement tomber. Alors tu viens?
James haussa les épaules en continuant de s'empiffrer. Myriam fronça les sourcils, certes James avait un appétit féroce, mais là si il continuait de manger à cette vitesse, il allait s'exploser le ventre.
-Si tu ralentissais un peu. Tu vas être malade.
-J'ai faim, rétorqua James.
-Il y a des limites à avoir faim.
Elle jeta un regard autour d'elle. Elle commençait à soupçonner que James ait put être victime d'un mauvais sort. Quelques personnes regardaient dans leur direction. Dont les membres de leur ancienne équipe de Quidditch qui semblaient trouver l'attitude de James plutôt divertissante. Myriam sortit sa baguette et la pointa sur lui. Elle murmura finite incantatem. Presque aussitôt, James cessa de manger. Il resta un moment immobile à fixer son assiette alors que son teint changeait de couleur. Quelques instant plus tard, il se tourna vers l'arrière de son banc et vomit, ce qu'il venait de manger, sur le plancher.
À l'instar de tous les occupants de la grande salle, Myriam regardait James avec des grands yeux. Elle avait vu juste, quelqu'un avait jeté un sort à James pour l'inciter à s'empiffrer. Et apparemment, il avait réussit son coup, parce que maintenant tout le monde semblait se moquer de lui.
Lorsqu'il eut fini de vider son estomac, James sortir sa baguette et nettoya aussitôt le dégât. Il se leva ensuite et regarda Myriam avec un regard vitreux.
-Je crois que je vais aller à l'infirmerie.
Il fit ensuite quelques pas vers les deux grandes portes, d'une démarche chancelante. Myriam se levait pour aller le soutenir, mais elle fut doublée par Remus Lupin qui s'était en l'espace de quelques secondes retrouvé près de James. Il lui empoigna fermement le bras et l'entraîna vers la sortie. Myriam s'élança vers eux. Elle les rattrapa alors qu'ils venaient juste d'atteindre le couloir.
-… je viens de perdre toutes mes chances avec n'importe laquelle des filles de cette école, disait James.
-Allons, répliqua Remus en éclatant de rire. Les filles adorent jouer les infirmières.
-Ça c'est vrai, dit Myriam en venant prendre l'autre bras de James.
Remus observa la nouvelle arrivante avec surprise. Myriam lui fit un sourire chaleureux avant de porter son regard sur James. Elle observa avec inquiétude son visage blême.
-James, je crois qu'on t'a jeté un sort.
-Tu crois, moi j'en suis sûr, répondit James. Reste à savoir qui.
Myriam se mordit la lèvre. Elle croyait savoir très bien de qui il s'agissait, mais elle hésitait à le lui avouer. Il avait beau ne pas le laisser paraître, il avait été très blessé de se voir rejeter par ceux qu'il considérait comme ses meilleurs amis, surtout Christopher. Apprendre qu'ils avaient put lui faire une si mauvaise blague ne le rendrait à coup sûr pas très heureux.
Elle n'eut toutefois pas à décider tout de suite si elle le lui disait ou non puisqu'ils étaient arrivés à l'infirmerie. En voyant le teint verdâtre de James, Mademoiselle Pomfresh le somma aussitôt de prendre un lit et de s'y coucher. Il obéit avec un léger sourire, et poussa un soupir de soulagement.
-Bon, si on faisait la liste de mes ennemis, dit James.
-Serpentard, dit Remus en souriant.
-Je ne crois pas que Salazar Serpentard soit impliqué dans l'histoire, rétorqua James en prenant un air niait.
-Tu sais très bien ce que je veux dire, riposta Remus en levant les yeux au ciel. À l'exception de Sirius, je crois qu'on peut dire que tous les Serpentards sauteraient sur l'occasion de te faire une bonne blague.
-Mouais, dit James. Peut-être…
-Tout le monde t'aime James, s'empressa de dire Myriam. Excepté un Serpentard… Je ne vois pas qui pourrait vouloir s'en prendre à toi.
James ouvrit la bouche pour répliquer, mais fut interrompu par Mademoiselle Pomfresh qui revenait avec un flacon dans les mains.
-Tu as subit un sortilège d'engloutissement. Prends ça, ça devrait faire partir ta nausée.
James avala la potion avec une grimace et tendit le flacon à l'infirmière qui échangea un regard complice avec Remus avant de retourner dans son bureau. Myriam observa du coin de l'œil le jeune Serdaigle qui souriait d'un air étrange. Ce pourrait-il que… non, songea t'elle, ça serait beaucoup trop tordu.
-Je ne vois pas pourquoi un Serpentard m'aurait jeté un sort, dit James.
-Parce qu'ils sont méchant, suggéra Myriam.
James et Remus échangèrent un regard avant d'éclater de rire.
-Je ne crois pas que ce soit un motif suffisant, dit Remus. James, tu as bien dut faire quelque chose à quelqu'un dernièrement.
Myriam et Remus observèrent tous deux James qui semblait réfléchir avec intensité. Au bout d'un moment, il haussa les épaules.
-Je ne vois pas… Attendez… Si, j'ai fait quelque chose ou du moins, c'est ce que cette personne croit, dit James en regardant Myriam.
La jeune fille se mordit la lèvre. Il pensait à Chris évidement. Il pensait à Chris et il avait parfaitement raison d'y penser puisqu'elle était sûr à 99.9% que s'était lui qui avait voulut donner une leçon au fier James Potter. Inquiète, elle observa le visage de son meilleur ami. Connaissant James, deux réactions étaient possibles. Soit il se lèverait immédiatement pour se rendre dans la grande salle et régler ses compte avec Chris, soit il se vengerait. À voir son expression, il avait choisit la deuxième option.
-Il va voir ce qu'il va voir cet espèce de tas de bouse de dragon, murmura James.
-Qui, demanda Remus.
-Christopher Lewis, répondit James du bout des lèvres. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi pathétique.
Myriam soupira. S'ils se lançaient là-dedans, James et Chris en avaient pour le restant de leurs études à se lancer la balle. Ils étaient tous deux très têtus et orgueilleux, aucun des deux ne laisserait l'autre gagner.
-Tu ne crois pas que tu devrais…, commencèrent Myriam et Remus en même temps.
Le silence s'installa. James regardait alternativement Myriam et Remus qui eux regardaient le sol. Voyant que personne ne reprenait la parole, James demanda.
-Que je devrais quoi?
-T'expliquer avec Christopher, dit Remus d'une voix douce.
-Plutôt que d'embarquer dans son jeu puéril, ajouta Myriam en souriant à Remus.
- Désolé de vous décevoir chères consciences, mais je SUIS puéril, répondit James en souriant.
Sur ces mots, il sauta hors du lit et se rendit jusqu'au bureau de l'infirmière pour lui demander si il pouvait obtenir son congé. De toute évidence, la potion avait déjà fait effet. Myriam se tourna vers Remus qui semblait observer ses chaussures.
-Il est impossible non, demanda Myriam en levant les yeux au ciel.
-Ouais, répondit Remus. Un peu étourdissant je dirais.
-En passant, je suis…
-Myriam Jenson, je sais. Moi c'est Remus…
-Lupin, je sais.
Elle lui sourit avec chaleur, mais n'obtins en retour qu'une pâle imitation de sourire. Il y avait quelque chose d'étrange chez lui, songea Myriam. Il avait une carrure solide, mais semblait en même temps d'une maigreur maladive. Ses yeux brillaient avec vivacité et chaleur, mais ils étaient barrés de cernes violets. Pendant un instant, il s'affirmait, plaisantait et parlait avec force et l'autre il semblait s'effacer complètement, jusqu'à disparaître. Tout, en lui, n'était que contradiction.
-Vous venez?
Myriam sursauta et rougis. Elle s'aperçut qu'elle dévisageait Remus depuis un instant déjà et qu'il s'en était aperçut. Gênée, elle détourna le regard et s'élança vers James qui lui fit un clin d'œil moqueur. Elle sentit son cœur se serrer, elle ne voulait en aucun cas qu'il croit qu'elle s'intéressait à un autre que lui…
Comme tous ceux qui étaient présent dans la grande salle pour le souper, Sirius avait bien-sûr remarqué que James s'était une fois de plus donné en spectacle. Un spectacle qui l'avantageait peu certes, mais qui avait beaucoup attiré l'attention. Il avait songé un instant à aller l'aider, mais Remus et une fille s'en était occupés, alors à quoi bon attirer l'attention sur lui inutilement.
Sirius était donc resté assit à la table des Serpentard, seul, à déguster tranquillement son repas. Du coin de l'œil, il observait Cissy qui n'avait même pas prit la peine de se servir une assiette. Elle fixait d'un air absent la cruche de jus de citrouille qui se trouvait devant elle. Elle était comme ça depuis quelques jours. En fait, depuis qu'il avait surpris la conversation entre elle et Bella. Il savait très bien qu'en fait cette conversation portait sur lui et qu'aucune des deux sœur n'ait prononcé son nom ne voulait rien dire. Bella se doutait depuis toujours que Sirius et Cissy étaient très attachés l'un à l'autre et il était sûr qu'elle avait sut qu'il y avait eut quelque chose entre eux dès l'instant où s'était arrivé. Elle connaissait sa sœur sur le bout de ses doigts. Heureusement, elles n'avaient pas prononcé son nom. Sirius songea avec horreur à la réaction qu'aurait eut James si il avait apprit que Sirius était amoureux de sa cousine. Il connaissait bien son opinion sur la préservation des sangs-purs et les mariages que cela occasionnait.
Ayant terminé son assiette, Sirius se leva de table et se dirigea tranquillement vers la sortie. Il sentit le regard de Cissy dans son dos, mais n'y porta pas attention. Il avait prit sa décision et refusait d'en changer.
Il songea un instant à aller voir James à l'infirmerie, mais se rappelant qu'il était déjà avec deux amis, il se dit que ça ne serait pas nécessaire. Il se balada donc un moment dans l'école sans trop savoir où il s'en allait. Puis il eut envie de prendre l'air. Il se rendit donc à la salle commune des Serpentard où il avait l'intention de prendre sa cape d'extérieur pour aller se promener dans le parc. Comme la majorité des élèves étaient toujours en train de souper, la salle commune était presque vide. Sirius put donc sans problème aller récupérer sa cape dans le dortoir des garçons.
Une fois à l'extérieur, le froid mordant du mois de janvier lui pinça les joues. Il enfonça son bonnet sur son crâne et fit quelques pas dans la neige qui crissait sous ses pieds. La neige qui tombait à gros flocons eut tôt fait de blanchir ses sourcils et les cheveux qui dépassaient de son bonnet. Il se mit à songer à Remus. Il n'était toujours pas certain de l'opinion qu'il avait du jeune homme. Après tout, il le connaissait à peine et les révélations que James lui avait faites à son sujet étaient énormes. Il n'avait aucune difficulté à croire qu'un loup-garou puisse être une personne totalement délicieuse dans la vie de tous les jours, mais doutait encore un peu de ce que lui avait dit James. Qu'arriverait-il s'ils lui disaient «Hey mec, on sait que t'es un loup-garou» et qu'ils se trompaient? Il en serait sûrement très offusqué. Peut-être même refuserait-il de continuer à leur parler. Après tout, il sentait que l'amitié qui l'unissait aux trois autres était très fragile. Comment pouvait-il en être autrement alors que tout les séparaient et qu'il devait presque se battre pour pouvoir rester ami avec eux.
Ce qui l'amena à songer à Lestrange, cet imbécile qui se prenait pour un parrain de la mafia. Sirius laissa échapper un rire amusé, il en était ridicule. Impossible de le prendre au sérieux dans de telles conditions. Il avait tout de même réussit à inquiéter un peu Sirius. Il dormait maintenant avec sa baguette sous son oreiller. On n'est jamais trop prudent lorsqu'on est un Serpentard.
Les pas de Sirius le conduisirent vers le stade de Quidditch. Il y pénétra et regarda un peu autour de lui. La neige qui recouvrait le sol et les gradins donnait au stade un aspect un peu étrange. Il se sentait comme enveloppé par une grosse boule de neige. C'est alors qu'il remarqua une tache plus sombre dans les gradins. Quelqu'un semblait s'y être assit. Intrigué, Sirius se dirigea vers la silhouette. Plus il s'approchait, plus il lui sembla qu'il s'agissait d'une jeune fille. De longs cheveux roux foncés s'échappaient du bonnet blanc qui reposait sur la jolie tête de Leslie Evans. Elle pleurait. Sans qu'il sache vraiment pourquoi, il eut envie d'aller voir ce qu'elle avait.
