Après que l'on m'ai bien harcelé, j'ai décidé de vous laisser la suite rapidement, mais peut-être que le reste n'arrivera pas aussi vite :)

Emma sera présente dans le prochain chapitre, patientez !

Sur ceux, bonne lecture et merci encore pour toutes vos rewiews et vos beaux MP :)


CHAPITRE 11

« Un Instant Combatif »

Je savais que ma mère ferait preuve de cruauté et qu'il allait être dur de rivaliser avec la fermeté de ces mots et la souffrance qu'ils allaient faire naitre en moi, mais je n'avais aucune autre solution.

Me confronter à son avis était une nécessité.

Tout d'abord, elle tenta de me convaincre, user de ce don qu'elle avait pour rallier les autres à sa cause.

C'était sans compter sur ma détermination.

- Et depuis quand devrais-je approuver ce choix ? Complétement sordide de plus ! s'écria-t-elle, scandalisée par mes propos.

Au moins, elle n'avait pas pensé à une blague…

- Tu l'accepteras, parce que je me battrais pour te prouver qu'elle est digne de moi ! dis-je, sur un ton ferme.

Allais-je pouvoir résister assez longtemps ?

- Regina ! C'est la première fois que tu sens ton cœur battre plus vivement...Tu réagis de manière insensée !

Je tentai une autre tactique, priant pour que celle-ci la confonde.

- En quoi un homme me ferait plus plaisir qu'une femme ? demandais-je, sur un ton vif.

J'espérais qu'elle reste sans voix, mais elle en savait plus sur ma vie, comme à l'accoutumée.

- Cette femme n'a rien de comparable à John ! Elle s'est fait violée, c'est pour te dire à quel point elle ne pourra jamais te protéger ! répondit Cora, en haussant le ton.

Utiliser la faiblesse de la blonde, voilà de quoi me mettre en colère, de quoi crisper mes nerfs !

- Et qui te dit que j'ai envie qu'elle me protège ? Pourquoi n'assurais-je pas ses arrières ? répliquais –je, pour défendre ma compagne.

Je me sentais confiante tant que j'avais des arguments.

- La personne qui partage ta vie doit assurer ta sécurité quand je ne pourrais le faire.

- Laisse une chance à Emma ! hurlais-je, sur un ton vif.

J'avais laissé mes émotions influencer sur ma réponse.

Et voici qu'elle savait le prénom de ma prétendante, en plus des informations de mon assistant…

Je savais que j'avais commis une grave erreur quand j'entrevis un sourire cruel et satisfait se former sur son visage alors qu'elle murmurait :

- Emma, hein ?! Quel joli nom…

- Mieux que John, hein ?

Ma tentative pour la provoquer ne fonctionna pas, elle se délectait trop de ce qu'elle avait appris.

Alors je la regardai intensément, espérant qu'elle retrouve la raison.

- Je ne suis plus une enfant, mère. J'ai su prendre des tas de choix toute seule qui se sont révélés positif.

C'était véridique et montrer mon détachement face à elle, mon indépendance que je m'étais octroyé, pouvait la faire taire.

- Parce que tu trouves qu'avoir un enfant illégitime et qu'être maire est parfait ? s'exclama Cora, en écarquillant les yeux.

Cela avait encore échoué…Je n'avais plus qu'à défendre mes intérêts.

- Henry est mon fils ! Je subviens à ses besoins et je suis sa mère de droit, rien que pour ça ! Quand à mon travail, il me plait.

- Qu'en sais-tu ?! Tu viens de prendre le poste il y a peu ! déclara-t –elle, sur un ton franc.

- Et alors ?! Ce que je sais, c'est qu'en arrivant ici, j'ai trouvé le bonheur et même quelqu'un à aimer ! Quelqu'un qui puisse supporter ma froideur et tous mes défauts ! répondis-je, pour la contrecarrer.

- Rien ne dit qu'elle ne t'aime.

Je soupirai.

Le dialogue semblait impossible, sans cette fin que je désirais.

Je voulais tant qu'elle accepte l'idée que je ne désire qu'Emma.

Le reste viendrait avec le temps…

Cependant, ma mère était trop obstinée, si bien que j'abatis ma dernière carte.

- Le choix sentimental que j'ai pris se révèle également positif et je ne le changerais jamais pour personne ! annonçais-je, en lui lançant un regard foudroyant.

- Tu finiras par changer Regina, tu n'auras bientôt envie que de John ! insista encore Cora, sur un ton ferme.

- Et qu'est ce qui peut bien me faire ce malotru ?! demandais-je, en haussant les épaules.

N'avait-il pas déjà tenté le pire ?

- Il n'est peut-être que ton assistant, mais figure –toi qu'il a de l'argent, de quoi t'apporter la sécurité !

J'aurais du m'en douter !

L'argent…C'était bien l'unique motif qui pouvait réellement l'intéressé et le pouvoir qu'il générait.

- Mais je n'en veux pas moi ! Je ne veux pas de ces regards étranges et lubriques, de sa cruauté, de sa soif de pouvoir et encore moins qu'il m'interpelle avec des surnoms débiles! hurlais-je, excédée.

Il eut un long moment de silence.

Un léger sourire s'était formé sur ses lèvres.

Je souhaitais tant qu'elle ait enfin compris mon envie de vivre une idylle avec la blonde, mais la phrase qu'elle prononça n'envisageait rien de bon :

- L'amour est une faiblesse Regina…

- La publication des photos ne m'empêchera pas d'outrepasser tes ordres ! clamais-je, en serrant les poings.

Et puis quoi après tout ?

Ne pouvais-je pas la défier sur son propre terrain ?

- Et si je la tuais ?

Ma mère avait posé la question naturellement, comme si l'idée d'ôter la vie à ma compagne ne supposait aucun problème, ni aucun remords.

- Tu n'oserais tout de même pas…

J'étais choquée en pensant que ma propre mère puisse éliminer mon Emma.

J'avais dit « mon ? »

Vint alors le brusque retour à la réalité …

- Je ne veux que le meilleur pour toi ! Et vu que tu n'es pas capable de te résigner…

Je la coupai alors que je criais, effrayée en pensant perdre la blonde :

- Jamais !

Et, avec la haine et la colère qui m'envahissait, ma patience ayant cédé, je l'avais frappé au visage.

Ma main était même endolorie vu la force que j'avais transmise.

Et quand je découvris son étonnement, la douleur qu'elle feintait ne pas ressentir, je n'avais envie que de fuir.

Cependant, la gifle que je reçue en échange répercuta avec violence sur ma fossette.

Le choc avait été si brutal que j'avais été expédiée au sol.

Alors que je tentai de me relever, déjà assez chancelante, le pire des sévices me fut infligé.

Ma mère serrait habilement mon cou, sans pour autant m'étouffer.

- Je te laisse quelques jours pour te décider avant que je n'agisse, ma chérie !

Ma mère m'avait embrassé sur le front, puis elle m'avait laissé choir sur le sol, tousser bruyamment pour retrouver ma respiration.

- J'ai changé ! avais-je crié, à plein poumons.

Ce fut malheureusement trop tardif.

Ma mère n'était déjà plus dans la pièce.

A y repenser, « son » John avait fuit dès son arrivée, laissant uniquement de quoi payer.

Quel lâche !


Une fois en dehors du bar, je commençai à réfléchir.

Je devais en premier lieu discréditer mon assistant, il était moins puissant et moins habile que ma mère.

Il devait avoir une faille lui aussi, une faiblesse à utiliser…

J'étais assez incertaine sur le déroulement de mon plan, mais une seule chose était claire et irrévocable :

L'amour que je portais à Emma serait mon guide et mon meilleur allié contre cette mésaventure.

Et j'allais le prouver à ma mère.


L'espace d'un moment, je humai à nouveau le parfum qui se dégageait du blouson de cuir.

Je désirais tant enlacer Emma un moment pour retrouver du courage face à la détermination de ma mère, mais je ne devais aucunement risquer sa vie.

La menace qui planait déjà sur elle était trop grande pour en engendrer une autre, mais rien ne m'empêchait de la prévenir et de l'embrasser de mon propre gré cette fois-ci.

TBC...(Ah, ah ;))