Pour me faire pardonner je vous poste ce nouveau petit chapitre en attendant la suite ;)

Merci Neiflheim pour ton commentaire et la fine lecture de ma modeste histoire qu'il révèle. Je crois que c'est aussi flatteur que stressant pour la suite^^ Pour répondre à ton interrogation sache que le fait qu'il n'y ai pas de passage où Sherlock aurait put recevoir le message est volontaire, ce chapitre revient d'ailleurs sur ce fait. Quand à ton hypothèse, elle est si bien tournée que je m'en veux presque de ne pas y avoir pensé :) Tu as raison pour Sherlock qui a plusieurs coups d'avance, en revanche concernant Joan, je pars du principe qu'il n'arrive pas à prédire ses réactions, il ne la fait donc partir que pour une raison, l'empêcher de rencontrer le personnage introduit dans ce chapitre que je te laisse découvrir

Bonne lecture !

Joan ne savait pas vraiment à quel moment elle s'était endormie, ou depuis combien de temps, mais elle se redresse difficilement. Sa main visée à celle de Mycroft toujours posé sur ses genoux et sa robe incroyablement chiffonnée. Mais aujourd'hui Madame Hudson ne la gronderait certainement pas. Regardant Mycroft toujours profondément endormi, une nouvelle vague d'angoisse submerge Joan à l'idée qu'il ne se réveille pas. Hudson choisit ce moment pour entrer dans la chambre apportant deux plateaux repas.

" Des nouvelles d'Enola ?

- Non, et si c'était le cas, vous en sauriez informé aussitôt.

Joan hoche la tête regardant la gouvernante déposée son fardeau sur la table de chevet avant de quitter la chambre.

- J'ai besoin de vous Mycroft, j'ai cru comprendre quel homme était votre frère, mais aujourd'hui, je suis perdue. Il faut que vous vous réveilliez. Je ne sais pas ce qui se passe et je suis terrifiée."

Sherlock baisse les yeux alors que la main de la jeune femme effleure son torse, il serre la mâchoire. Elle savait précisément où le toucher pour qu'il perde le contrôle de son corps. Une vague de désir se mêle à celle du souvenir et le submerge complètement.

" Ce qui tu recherches est perdu d'avance, je ne jouerais pas avec toi prévient-il alors d'une voix menaçante.

Elle sourit

- j'ai entendu que tu étais sur une affaire intéressante, aurais-tu besoin d'aide peut-être ?

Irène hausse les sourcils avec un sourire face au silence de son invité, elle reprend

- Alors mon amour, tu n'aurais jamais trahi ta petite vierge juste pour discuter, si ?

Sherlock baisse les yeux vers Irène qui ne portait que ses jupons et un corset dévoilant un décolleté que toute femme distinguée serait gênée de montrer, toute femme sauf elle.

- Que sais-tu de Moriarty corp ?

- Absolument rien

- ne me mens pas !

Irène le toise d'un regard autoritaire

- je ne sais pas de quoi tu parles amour

- Si tu le sais très bien, cesse de me faire perdre mon temps. Il soupire bruyamment s'écartant des prises de sa Némésis.

- Comme toujours, tu joues, mais tu ne sais jamais quand t'arrêter !

- Pourquoi m'arrêterais-je ?

- Cette affaire ou plutôt cette mascarade, tu crois que je n'aie pas compris !

La jeune femme hausse les sourcils

- Il ne m'a pas fallu plus de dix secondes pour comprendre

La jeune femme l'ignore, mais Holmes ne le laisse pas faire l'attrapant par le cou.

- Il est évident quand on entre à Moriarty Corps que cette entreprise trempe dans des affaires illégales, je suis certain que tu n'y es pas étrangère !

Sherlock ne desserre pas sa prise

- Il ne s'agit pas de moi Irène, mais de mon frère !

- Ton frère ?

Sherlock serre la mâchoire regardant Irène Adler

- tu n'as aucune idée de ce qui se passe n'est-ce pas ? Lance-t-il finalement relâchant la jeune femme comme si elle était venimeuse.

Elle pose une main sur son cou endolori avant de parler

- J'ai fait affaire avec le patron de l'entreprise, mais rien à voir avec la disparition de ce Fisher, il voulait faire disparaitre de l'argent.

Sherlock s'avance menaçant vers Irène

- Ne t'avise pas de me mentir

- Ce n'est pas le cas. J'ai appris bien après notre arrangement qu'un certain Fisher avait disparu

- Après un travail, tu quittes toujours la ville !

- Je savais que Lestrade t'appellerait, je voulais juste te voir. Je ne comprends toujours pas le rapport avec ton frère !

- Fisher n'existe pas, cette affaire est fausse, elle n'avait pour but que de m'éloigner moi et Joan du manoir

- Mais Fisher avait une femme, ils vivaient ensembles depuis plusieurs années

- et alors ?

Irène fronce les sourcils

- Au moment même où Madame Fisher a déclaré ne pas avoir pu entrer à Moriarty Corp, j'ai compris que je ne cherchai ni un cadavre, ni un mari en fuite, juste un autre homme qui dissimulait son identité. Sinon pourquoi empêcher une pauvre femme d'entrer à l'accueil d'une entreprise simplement pour savoir si son mari va bien ?

- Tu es en train de me dire que Fisher travaille bien à Moriarty Corp, mais sous un autre nom

- Exact tout comme j'essaye de te dire qu'il m'a éloigné du manoir pour tuer mon frère.

- Pourquoi ?

- Je ne me soucie pas de ce genre de détail

- Mais ton frère, est-ce qu'il va bien ?

- Il n'est pas mort si c'est la question

- Comment peux-tu le savoir ?

- C'est élémentaire. Joan n'est pas revenu, et je suis suivi.

Irène secoue la tête, ne comprenant pas

- Arrivé au manoir et découvrant Mycroft, Joan n'a pas eut de mal à comprendre que je lui avais menti, alors la seule raison pour laquelle elle n'est pas revenu pour me hurler dessus, c'est qu'elle reste au chevet de mon frère pour veiller sur lui. Néanmoins, ma future épouse ne manque pas de caractère en m'envoyant des mercenaires pour me ramener au manoir.

- Pourquoi n'y es-tu pas d'ailleurs ?

- Un homme qui se donne autant de mal pour approcher mon frère ne veut pas que le tuer, si je veux essayer de le sauver, il faut que je découvre ce qu'il veut vraiment avant de l'étrangler de mes mains !

- Je pense que tu devrais t'adresser à James Moriarty dans ce cas.