Disclaimers : Mon imagination n'appartient qu'à moi mais pas les personnages

Merci àNounou et à tous ceux qui m'ont laissé des reviews en se connectant !

Bonne Lecture !


Reviens-moi

Avec précaution, Severus franchissait les derniers mètres le séparant de l'autre.

Il voulait des réponses, bien qu'il hésitait encore entre accélérer la cadence ou, à l'inverse, s'enfuir et mettre le plus de distance possible entre l'ancien vampire et lui.

L'une des planches du parquet craqua désagréablement sous son pas et il maudit sa brillante idée d'acheter ce manoir de campagne où tout sentait l'ancien et où tout grinçait lorsque l'on ne voulait que rester silencieux.

C'était tout de même un comble pour lui, vampire, de voir discréditer sa marche légère par sa propre demeure.

Il resta quelques seconde pensif devant la porte où il sentait la présence de l'autre. Abaissant la poignée de la porte, il sentit plus qu'il ne vit, quelque chose le saisir par le poignet et le propulser contre le mur le plus proche où il s'écrasa.

Tout en sachant que le moindre geste brusque de sa part provoquerait sa mort, amèrement, il observa celui qui l'avait coincé.

A peine éclairée par un faible faisceau de lune, de longs cils délicats, des traits fins mais virils et une grâce toute aristocratique animant ses traits, il insultant presque la beauté naturelle des vampires.

Visiblement, il n'était pas du même monde que lui.

« Qui êtes-vous ? »

Il n'avait pu s'empêcher de poser la question. Après c'était pour cela qu'il était là.

« Edward. Je me nomme Edward Drakul, héritier de Vlad Dracula. » La réponse s'était élevée d'une voix rauque, un peu sifflante où perçait un ton hautain.

Le jeune vampire aurait sans doute blêmit si sa peau n'avait pas été naturellement si pâle.

Edward eut un rire bref en voyant son désarroi et s'évapora. Etonné, Severus chercha sa présence dans le manoir mais ne la trouva pas : l'autre devait surveiller le reste de sa propriété.

Serra les poings, Severus tourna les talons et repartit en sens inverse.

Drakul...

Le clan Drakul...

Edward Drakul...

Ce nom tournait en boucle dans sa tête mais il se refusait d'y croire.

C'était impossible ! Un tel vampire ne pouvait être chez lui !

De nombreuses histoires courraient sur ce prince maudit :

Il était dit que sauvage. Il fixait avec folie les carcasses de corps pourrissantes qui jonchant le solde sa cellule en dégageait une odeur fétide.

Qu'il était retenu par des chaines aux pieds, aux mains et autour du cou.

Qu'il demeurait là, sa chair à vif par les nombreux frottement exercé par le métal.

Sans aucune pensée cohérente, qu'il demeurait prisonnier comme un vulgaire animal et que la folie qui brillait dans son regard ne le rendait que plus dangereux pour ses semblables.

Car il voulait la mort.

Qu'il réclamait vengeance en son nom, en son âme et attendait qu'on lui ramène une prochaine proie à déchiqueter.

Que seul, il rugissait sa souffrance, sa colère.

Qu'il ne lui restait que cela et il n'en devenait que plus fou.

Le vampire sans âme soeur.

Le vampire sans destin.

Severus finit par arriver dans la cuisine et chercha un repas qu'il suffisait de faire réchauffer.

Il était inquiet. Il ne pouvait décidément pas laisser un être si dangereux en liberté mais comment affronter l'inaffrontable ?

Si ce vampire était vraiment Edward Drakul, il devait avoir plus 500 ans et lui qui n'en avait de 80 ne fessait vraiment pas le poids.

Il devait ruser pour gagner.

Trouver son point faible.

Son regard tomba sur l'armoire à pharmacie et farfouillant à l'intérieur, un sourire étira ses lèvres.

Il avait trouvé.

Saisissant le plateau repas, il grimpa les escaliers et rejoignit l'étage. Soupirant, avant de poser une main tremblante sur le bois de la porte, il la poussa doucement pour être plongé dans la pénombre. Une fois qu'il fit un pas à l'intérieur, il s'empressa d'éclairer la pièce et Son cœur se serra lorsqu'il vit le visage angélique de son petit protégé.

« Harry. »

Ouvrit difficilement les yeux et se focalisa péniblement sur son protecteur, Harry mit quelques secondes à réaliser que c'était à lui que l'on s'adressait.

« Severus ? »

Seul un sourire triste lui répondit. En le voyant les larmes de l'humain se remirent à couler.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » Severus s'approcha de lui et voyant que ses beaux yeux, qui habituellement étaient pleins de vie, n'étaient plus que douleur, le pris dans mes bras et l'entraina dans une étreinte réconfortante. C'était tout ce qu'il pouvait faire.

Après plusieurs minutes où il s'accrocha à la présence rassurante de Severus, il s'arrêta de pleurer. Seul sa respiration encore un peu sifflante venait casser le silence qui venait de s'installer.

« Je t'ai apporté de quoi manger, Harry. »

Le petit brun releva la tête pour regarder le plat avant de murmurer un faible « Pas faim ».

« Aller mange, sinon je te ferais manger de force, comme un enfant. » Le gronda le vampire.

Harry soupira mais finit par s'exécuter à contre coeur sous le sourire plein d'inquiétude de son aîné.

Une fois le repas totalement ingurgité, Severus glisse sa main dans les cheveux fous de son protégé avant que ses lèvres ne viennent se poser sur son front et qu'il ne quitte la chambre.

Essayant de faire le moins de bruit possible, Harry se redressa et avec une grande attention commença à faire glisser ses jambes vers l'extrémité de sa couche. Fébrile et s'accrochant au montant du lit, il arrive, après plusieurs essais, à se lever pour finalement avancer dans la pièce, grâce au mur, avec difficulté.

Jamais, il n'aurait imaginé qu'un jour marcher deviendrait un tel calvaire. Il a l'impression d'avoir parcouru un marathon alors qu'il vient à peine de dépasser sa table de chevet.

Très vite, l'effort est trop dur pour ses jambes qui s'affaissent sous lui l'entrainant au sol. A peine, il se voyait chuter que des bras glacé le saisirent pour de le remettre dans son lit.

« Ne forces pas tes muscles. D'après ce que j'ai compris, tu es resté alité depuis longtemps. »

Malgré la surprise, Harry ne cacha pas sa moue boudeuse. Impossible d'être seul dans cette maison ! Comment pouvait-il réfléchir à tous ce qui lui arrivait en paix ?

« Bouder te va bien. Cela te rends encore plus mignon. »

« Je ne suis pas mi- »

Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'Edward l'attrapant par la taille scella d'un baiser ses lèvres.

Le contact lui parut étrange et des larmes de frustration perlèrent aux coins de ses yeux. Il avait l'impression que c'était une sensation familière mais sans pouvoir y mettre de souvenir. Vraiment, il détestait cette impression.

Edward mit fin au baiser en voyant les larmes du plus jeune.

« Je t'aime. »

Sur le coup les yeux d'Harry s'agrandirent. Ces trois petits mots résonnaient dans son esprit.

C'était sûr maintenant il devenait fou !

Levant son regard, il rencontra les orbes ambrés de son vis-à-vis.

« T'es yeux brillent tellement. »

Le commentaire fut à peine soufflé qu'Harry sentit ses joues se rosir. Comment avait-il pu dire une chose pareille ?

Son cœur sembla s'arrêter lorsqu'il repensa à son rêve. Les sensations inconnues qu'il y avait ressenti étaient si fortes et tellement plaisantes.

Était-ce de l'amour ?

Non !

La réalité s'imposa bien vite. C'était à un homme qu'il avait à faire. Il ne pouvait pas. Il n'avait pas le droit de se laisser influencer par les hallucinations qu'il avait eut dans son rêve.

Il était Harry ! Harrison n'existait pas. Il n'avait que faire de ses impressions trompeuses, tout cela ne sortait que de son imagination trop fertile.

Voyant que la confusion avait laissé place à la détermination dans les yeux d'Harry, Edward le regarda malicieusement avant d'attraper son visage, de le pencher sur le côté pour en libérer son cou puis d'y déposer un baiser.

« Tu m'appartiens. »

Harry ne savait comment réagir. Sa peau tremblait sous l'assaut des petits baisers qui y furent posés. Lorsqu'un suçon marqua son cou, il se sentit brûlant. C'était de la torture pure et simple.

« Ton corps, ton cœur, ton âme. Tous m'appartiennent. »

Ce fut comme si un courant électrique venait de lui traverser tout le corps. Pourquoi... Pourquoi fallait-il que les trucs bizarres lui tombent dessus ? Il serra les poings et tenta alors de le repousser sans grand succès.

D'une main Edward lui attrapa les poignets et les maintint fermement au dessus de sa tête avant de planter ses canines dans la chair offerte et de commencer à boire le liquide qu'il convoité tant.

Il eut l'impression d'y sentir un goût latent mais l'ignora : il était trop content d'en profiter.

Ne pouvant lutter, Harry se laissa faire par le vampire. Qu'importe à présent… Il se sentait si faible, si fatigué.

Edward se retira en me léchant les lèvres. Des gouttes de sang dégoulinèrent des entailles faites par ses canines sur le cou gracile du jeune homme, le rendant encore plus au goût du vampire.

Se redressant, celui-ci fut pris d'un vertige. Lentement, il attendit décontenancé que cela passe avant d'observer un instant le corps endormi de son Élu et de s'allonger à ses côtés afin de l'entourer de ses bras. Il avait l'impression de perdre ses forces tandis que sa vue devenait de plus en plus flou. Serrant la mâchoire pour réprimer sa colère, il en vint à la seule conclusion possible : il s'était fait piéger.


A Suivre !

Nanana ! Oserais-je les séparer ? (part se cacher des zentils petits lecteurs et de leurs envie de meurtres)

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