Chapitre 10 :

anonyme: Tiens voilà la suite ! Plus rapidement cette fois ahah :) Merci beaucoup! Et pour ce qui est d'une prochaine fanfic si celle-ci plait alors pourquoi pas ? J'y pense depuis un moment ;)

Hello ! Alors voilà le chapitre :) J'espère qu'il vous plaira !

Disclaimer: Les personnages appartiennent à V.R.

Bonne lecture !

Pov Tobias :

Quand j'ouvre les yeux, je mets quelques secondes à comprendre pourquoi il y a tant de choses éparpillées par terre et d'où vient mon mal de crâne.

Une fois que la mémoire m'est revenue je saute de mon lit, regarde le réveil. Il est tôt.

Je vais vite dans la salle de bain et pendant que je prends ma douche, je réfléchis et essaie de trouver une excuse pour que Tris n'ait pas à retourner avec son père, je cherche pour enfin trouver une idée qui tient la route, je souris un peu avec espoir.

Une fois habillé, je descends l'escalier, bien décidé à convaincre mes parents une bonne fois pour toute.

Je rentre dans la cuisine et ils arrêtent immédiatement ce qu'ils étaient en train de faire. Ma mère me regarde toujours avec inquiétude quand je m'assois prudemment à ma place habituelle. Elle reprend ses esprits et pose devant moi une assiette de pancakes aux myrtilles. Je lui souris le plus chaleureusement possible. Et me racle la gorge, je m'apprête à parler mais mon père me devance.

«-Comment te sens-tu Tobias ?

-Ça peut aller, j'ai eu une idée, s'il vous plaît écoutez-la c'est tout ce que je vous demande. »

Ma mère hoche la tête et lance un regard vers mon père qui pince les lèvre et fronce les sourcils sans me regarder. Il accepte à son tour.

«-Hmm... Alors, on en a déjà parlé hier soir mais je le répète, il est hors de question que Tris rentre avec lui. J'ai cherché des moyens qui pourraient le lui éviter et j'en suis venu à cela. Je compte aller la voir à midi et passer l'après-midi avec elle le temps qu'il arrive et que pendant ce temps je puisse essayer de lui faire avouer ce qui se passe. Et si jamais elle me dit que j'ai raison, je compte dire à son père que vous les invitez tous les deux à manger étant donné qu'ils n'ont sûrement pas envie de cuisiner ou quoi que ce soit. Et Tris pourrait faire semblant de s'endormir et comme ça elle resterait dans la chambre d'amis. », finis-je à bout de souffle.

J'ai conscience de m'être peut-être emporté mais je continue à les regarder avec tout l'espoir que je suis capable de renfermer dans mes yeux.

«-Tobias, c'est une bonne idée oui, mais... »

Je ferme fort les yeux.

«-Mais quoi ? Si c'est une bonne idée alors pourquoi on devrait renoncer ? Je ne vous demande que ça, juste ce soir je vous en supplie ! »

Ils se regardent et semblent tous les deux peser le pour et le contre. Ils reportent enfin leur attention sur moi et acquiescent en même temps.

Je souffle de soulagement.

«-Merci beaucoup. »

Je finis mon petit déjeuner, monte me brosser les dents et me dirige tranquillement vers le lycée. Je décide de ne pas attendre le bus et de continuer à pieds.

Je me sens tellement plus léger, je n'arrive toujours pas à m'expliquer pourquoi je me sens aussi impliqué dans cette histoire. Je veux dire oui il y a Sarah mais j'ai l'impression que ça va au delà de ça.

Tris est spéciale et la seule chose que j'ai envie de faire quand je pense à elle c'est de la protéger, de préserver ce qui reste aujourd'hui de son si beau sourire. À penser à tout ça je me retrouve à sourire moi aussi. Je secoue la tête en riant un peu et continue ma route.

J'arrive une dizaine de minutes plus tard, je me dépêche de rentrer à l'inférieur loin du froid qui règne dehors.

Je retrouve les autres aux casiers, comme d'habitude.

«-Quatre ! S'écrie Zeke quand j'arrive à leur hauteur.

-Salut les gars.

-Alors comment ça va ? »

Je fronce les sourcils à sa question.

« Ca va pourquoi ?

-Oh aller Quatre on se doute bien que tout ce qui se passe avec Tris te touche. Et puis pardonne-moi mais la manière dont tu la regarde ne peut pas tromper la fabuleuse Christina Kravitz ! », renchérit l'interressée.

Je secoue la tête dubitatif.

« N'importe quoi ! En parlant de ça je retourne la voir à midi. Seul si ça ne vous dérange pas, je finis ma phrase en lançant un regard noir à Al.

-La fin de ta phrase en contredit le début mon ami. », me sourit Will.

Ils rient tous un peu et me disent qu'il n'y a pas de problème.

«-On comprend va. », dit malicieusement Marlene.

J'écoute ce qu'ils me disent, je ne peux pas me permettre de les contredire étant donné que je ne peux pas non plus leur dire la vraie raison de cette visite.

J'ai sport les deux premières heures. Comme j'arrive un peu avant la sonnerie je tombe sur Max en train de préparer la séance.

Il s'arrête et s'approche quand il me voit.

«-Salut champion !

-Bonjour Max.

-Quand j'ai reçu ton message hier Tori était à côté de moi, on est désolée pour cette petite. Tu as pu en savoir plus ?

-Non, mais j'y retourne cet après-midi.

-Tu sais que tu peux venir me parler si tu as besoin n'est-ce pas ? »

Mon 'non' ne devait pas être très convaincant.

«-Oui oui Max ne t'en fais pas, je te tiens au courant. »

Il baisse les yeux.

«-Excuse-nous, on ne la connaît même pas cette gamine mais Tori s'inquiète vraiment pour elle, elle m'a décrit son regarde la première fois qu'elle est entrée dans la bibliothèque et m'a dit que jamais elle n'avait vu un élève être si émerveillé au même âge. Elle se retrouve un peu dans Tris je crois, rit -il doucement. Et puis c'est vrai qu'elle est attachante cette petite. »

Je hoche la tête en même temps que la sonnerie retentit, je me dirige vers les vestiaires en souriant un peu. Max et Tori couvent toujours un peu les élèves et je trouve ça touchant qu'ils s'inquiètent autant pour Tris.

La matinée passe assez vite. Je passe dans une boulangerie m'acheter un sandwich et me dirige vers l'arrêt de bus.

Une fois en route pour l'hôpital, mon appréhension commence sérieusement à monter.

Je m'annonce auprès des infirmières qui me disent que je peux y aller.

Je rentre calmement dans la chambre après avoir frapper.

Tris me regarde avec de grands yeux un peu effrayés mais qui finalement se changent en pur étonnement.

Je lui souris et m'assois prudemment près du lit. Elle n'a pas cessé de suivre chacun de mes mouvements.

«-Hey, lancé-je doucement.

-Salut. »

Sa voix est rauque et elle à l'air épuisée, ses yeux sont tristes et rouges, son teint est pâle et elle respire profondément. Cette vision me désole mais je ne le laisse pas paraître.

«-Comment tu te sens ? »

Elle hausse les épaules en baissant les yeux pour la première fois.

Je décide de changer de sujet et part sur une note plus légère.

«-Max et Tori s'inquiètent pour toi, ils m'ont demandé de tes nouvelles et espèrent que tu seras vite sur pieds. »

Elle semble mettre un peu de temps à se rappeler de qui je parle puis hausse les sourcils en souriant légèrement.

«-C'est gentil de leur part. », parvient-elle à sortir.

Elle me regarde en baissant les yeux à certains moments, j'ai l'impression qu'elle veut me demander quelque chose et je ne peux que trop imaginer ce que c'est. Elle s'interroge sûrement sur ce que j'ai voulu dire hier.

Je décide que c'est le bon moment. J'ai peur de sa réaction mais je sais qu'il faut que je le fasse.

« Tris ?

Elle hoche la tête en hésitant.

-Tu te souviens de ce que j'ai dit hier ? »

Elle serre ses yeux et sa bouche fermés et acquiesce à nouveau. Je vois ses mains commencer à trembler, j'en prends doucement une dans la mienne. Elle sursaute en premier lieu puis se détends un peu.

« Tris regarde-moi s'il te plaît. »

Elle ouvre les paupières mais fixe son regard au plafond. J'approche ma main de son visage dans le but de le tourner vers moi mais elle s'éloigne brusquement.

« C'est juste moi, je ne vais pas te faire de mal tu te souviens ? J'aimerais juste que tu me regardes. »

Elle prend une grande respiration puis tourne lentement sa tête vers moi. Elle plonge enfin son regard douloureux dans le mien.

« Tris qui t'as fait ça ? »

Je fais signe à son corps encore meurtri, trop maigre j'englobe tout, même le avant l'agression.

Je ne sais pas si elle comprend mais je m'en moque.

Elle hausse les épaules incertaine et je vois la peur s'emparer de son regard. Sa main serre la mienne, je ne sais même pas si elle s'en rend compte elle-même.

« Je sais qu'on ne se connaît que depuis peu de temps, mais tu peux me faire confiance. Est-ce que tu me fais confiance ? »

Elle hoche lentement, très lentement la tête et je souffle de soulagement.

«-Alors dis-moi, qui ? La supplié-je.

Elle secoue violemment la tête et les larmes lui montent aux yeux.

C'est maintenant.

-Est-ce que ton père te fait du mal Tris ? »

Elle ouvre à nouveau grand les yeux, elle commence à secouer la tête mais la baisse et laisse venir les violents sanglots qui s'emparent de son corps.

Elle est pliée sur elle même et laisse aller toutes les larmes en serrant fort ma main. Ma propre vision se brouille d'eau salée.

Au bout de quelques secondes sa respiration se calme, les sanglots se transforment en gémissements de douleur et elle s'affaisse dans son oreiller .Elle a l'air tellement abattue et fragile là devant moi.

J'ose caresser ses cheveux, elle me laisse faire. Elle tourne sa tête dans ma direction et me regarde avec des yeux remplis d'une telle douleur que ça me cloue sur place. Il l'a détruite.

Elle me supplie du regard, son souffle est fragile.

«-Il faut juste que tu acceptes mon aide, c'est tout.

Il y a tellement d'espoir dans son expression qu'elle réussit à faire couler quelques larmes sur mon visage mais je me recompose vite. Elle hoche la tête.

« -Bien, tu n'es plus toute seule d'accord ? Je te le promets. »

Elle laisse échapper un dernier sanglot, se penche vers moi et me chuchote d'une voix tremblante.

« Tu veux bien me serrer dans tes bras ? »

Je lui souris et me déplace sur le bord de son lit, où elle m'a laissé un peu de place. J'hésite, de peur de l'effrayer et de lui faire mal mais dès que je suis à sa portée elle enroule ses petits bras autour de ma taille et enfonce son visage dans mon tee-shirt.

Je la serre doucement à mon tour et place un baiser dans ses cheveux, à la fois étonné, soulagé et heureux qu'elle n'ai pas peur de moi.

Elle tremble encore contre moi mais ne pleure plus que très doucement.

Elle se décrispe petit à petit et lève des yeux honteux cette fois vers moi.

Je fronce les sourcils à son expression.

« J'ai peur.

-Chut, c'est normal d'avoir peur mais ça va aller, rien de mal ne peut t'arriver maintenant, tu es en sécurité. »

Elle secoue la tête et sa respiration s'accélère à nouveau. Je lui caresse l'épaule d'un geste qui se veut apaisant en essayant de la calmer.

« Mais il va revenir me chercher, qu'est ce qui va l'en empêcher ? »

Je lui fait alors part de mon « plan ». Quand j'ai finit j'attends une réaction de sa part mais rien ne vient. Je penche la tête vers elle, ses yeux sont ouverts et elle à l'air choquée par mes propos, j'essaie de les repasser dans ma tête de peur d'avoir dit quelque chose de mal mais elle parle enfin.

« Mais tu...Tu veux vr..vraiment m'aide...m'aider, moi ? »

Elle pose la question avec une sincérité déconcertante.

« Evidemment, la rassuré-je.

-Pour... pourquoi ?

-Tris, je ne veux qu'une chose c'est de te protéger, il va falloir que tu rentres ça dans ta jolie petite tête parce que je ne vais pas te lâcher. »

Elle rit un peu en rougissant à mes paroles et me serre un peu plus fort.

« Merci, merci pour tout. », soupire-t-elle.

On reste l'après-midi sans trop parler, elle m'a juste posé quelques questions sur le gang. Mais sinon nous restons dans le calme de la chambre. Marta est venue une fois dans l'après-midi saluer Tris. C'est la seule membre du personnel qu'on a vu étant donné que Tris n'a plus besoin de soins concrètement. J'ai prévenu ma mère pour qu'elle prépare le dîner.

Tris n'a pas arrêté de lancer des regard stressés vers la porte, jusqu'à ce qu'elle s'ouvre à la volée et que l'on se retrouve nez à nez avec Andrew Prior.

Et voilà !

Comme d'habitude n'oubliez pas de me donner vos avis ça fait du bien de vous lire !

Et je ne sais pas vous mais J'AIME TOBIAS EATON !

Bonne fin de journée :)